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La passion du monde

Le blog de Gilles Huard

"Un prophète" (Film vu le 13 septembre 2009) | 18 septembre 2009

Dans un autre style, évidemment plus actuel et sérieux, Jacques Audiard a un réel talent, dont son père, le réalisateur et dialoguiste Michel Audiard, serait certainement très fier.

Avec "Un prophète" il signe là un excellent film au sujet grave, la vie en prison, une réalisation sombre et parfois austère, mais dont le talent du jusqu'ici inconnu Tahar Rahim nous emporte dans cette histoire à laquelle on s'identifie aisément. Mais il convient de ne pas oublier l'excellent scénario de Abdel Raouf Dafri.

L'histoire : Condamné à 6 ans de prison, Malik, un jeune agé de 19 ans, ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en centrale il est seul au monde et parait plus fragile que les autres détenus. Très vite, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Il devient leur larbin mais bénéficie de leur protection. Il apprend vite. Lors de ses permissions il rend des services, gagne ainsi leur confiance. Il s'endurcit. Intelligent, il prépare l'avenir en développement discrètement son propre réseau...

Le rythme du film est parfait, les interprétations convaincantes de l'ensemble des acteurs donnent au film un réalisme qui nous renseigne sur la réalité des prisons, même s'il ne s'agit nullement d'un documentaire, tout au plus une évocation à travers un parcours individuel. On s'attache au personnage de Malik auquel on voudrait à travers l'écran prodiguer des conseils. Peine perdue, il est dans la spirale du grand banditisme mais la fin nous laisse supposer qu'il s'en sortira.

A VOIR absolument : 4/5

Publié par gilleshuard à 00:07:42 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"Zion et son frère" (Film vu le 15 août 2009) | 20 août 2009

J'espèrais beaucoup de "Zion et son frère", ce film israëlien dont le sujet de l'histoire m'avait intéressé, le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été en partie déçu.

L'histoire : C'est la fin de l'été, dans un quartier populaire de Haifa. Zion, 14 ans, et son grand frère Meir, 17 ans, vivent avec leur mère, Ilana. La relation entre les deux adolescents est soudainement troublée par la mort accidentelle de l'un de leurs camarades, un jeune immigré éthiopien. Eux seuls connaissent le secret des circonstances de l’accident, un secret lourd à porter, qui les amènent à être en conflit l'un avec l'autre...

J'aime le cinéma israëlien, parce qu'il est évocateur de la vie en terre d'Israël, et évidemment du conflit israëlo-palestinien, en apportant un éclairage que les journaux télévisés laissent peu voir, un éclairage sociologique, historique,humain. J'aime aussi ce cinéma pour la lumière et les couleurs différentes qui emportent dans un ailleurs dépaysant.

J'ai aimé cette histoire finalement universelle de deux frères qui, tout en se chamaillant, se recherchent, sont complices et s'aiment, même s'ils ne se le disent jamais et se le montrent rarement.

Je regrette de la fin du film que j'ai trouvé inachevée. On l'a trouve souvent dans les films d'art et essai. Un effet de style sans doute mais qui n'apporte rien sinon une certaine frustration.

A voir à la télévision (car le film est diffusé dans peu de salles).  Note : 2/5

Publié par gilleshuard à 23:59:55 dans Cinéma | Commentaires (1) |

"La Famille indienne" (DVD) | 12 août 2009

Je viens de compléter ma collection de film de cinéma indien. Les vacances me donnent l'occasion d'en voir quelques uns.

Dans le plus pure style du cinéma indien (Bollywood) "La famille indienne" (nom original : "Kabhi Kushi Kabhie Gham") est un film illustre du cinéma indien qui connut un grand succès lors de sa sortie en 2001 (2004 en France).

L'histoire : Yashvardan Raichand (Amitabh Bachchan) est un homme d'affaires indien immensément riche et puissant qui aime sa famille de tout cœur. À l'aube de ses 50 ans, il prépare son fils aîné, Rahul (Shahrukh Khan), à prendre sa succession. Mais quand il apprend que Rahul fréquente Anjalee (Kajol), jeune femme de condition modeste, et n'a aucunement l'intention d'épouser Naina (Rani Mukherjee), belle-fille idéale à ses yeux, Yashvardan Raichand est si déçu qu'il pose un ultimatum à Rahul pour le contraindre à ce mariage.

Rahul comprend l'intensité de ses sentiments envers Anjalee et afin de la protéger alors qu'elle vient de perdre son père, il l'épouse. Apprenant ce mariage, Yashavardan jette à la face de son fils sa condition d'enfant adopté, indigne de lui. Blessé, Rahul quitte la maison et part s'installer en Angleterre avec sa nouvelle famille sans révéler à Rohan, son jeune frère, les véritables raisons de son départ. Dix ans plus tard, Rohan (Hrithik Roshan) découvre ce secret et décide, sans le dire à ses parents, de retrouver Rahul et de réunir la famille.

Prétextant la poursuite de ses études, il part pour Londres où il retrouve Pooja (Kareena Kapoor), jeune sœur d'Anjalee. Elle décide de l'aider dans sa mission et convainc Rahul d'héberger ce jeune et séduisant étudiant indien. Petit à petit, des liens se tissent entre les deux hommes et Rohan révèle son identité à son frère. Malgré la chaleur des retrouvailles et son désir de revoir sa mère, Rahul refuse de rejoindre ses parents. Le décès de sa grand mère vient à bout de ses réticences et la famille est à nouveau réunie.

Même si l'histoire est un peu classique et un peu à l'"eau de rose" (mais que serait bollywood sans cela ?), l'histoire crédible nous emporte durant 2h40. On y apprécie y voir la sincérité d'un message et de beaux sentiments, non masqués. On y retrouve avec plaisir les chorégraphies et musiques qu'on aime ou que l'on déteste carément. Moi, j'aime.

A voir en DVD. Note : 4/5

Bande-annonce :

Publié par gilleshuard à 15:47:42 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"Very bad trip" (Film vu le 31 juillet 2009) | 02 août 2009

Dans la lignée de "Very bad thing" de Peter Berg, Todd Phillips revient avec "Very bad trip" en proposant le même décors, Las Vegas, les nuits folles alcoolisées de jeu où l'on ne contrôle plus grand chose et le même principe de 3 ou 4 amis qui sortent "entre mecs".

L'histoire : Au reveil d'un enterrement de vie de garçon bien arrosé, les trois amis du fiancé se reveillent après une grosse gueule de bois et se rendent compte qu'il a disparu 40 heures avant la cérémonie de mariage. Ils vont devoir rassembler leurs bribes de souvenirs pour comprendre ce qui s'est passé.

Sans star du cinéma, le film est assez déjanté mais on retrouve les ficelles classiques de l'humour un peu potache du cinéma commercial américain. On a connu mieux, mais le film permet néanmoins d'occuper une soirée d'été sans se prendre la tête. Néanmoins, le film fonctionne très bien au box office et jouit d'une très bonne critique à la fois de la presse et des spectateurs. Je me demande pourquoi...

A voir (à la télévision). Note : 2/5

Publié par gilleshuard à 23:39:44 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"The Reader" (le lecteur) (Film vu le 30 juin 2009) | 19 juillet 2009

Les voyages longs courriers ont l'avantage de permettre au passage de voir ou revoir des fims, histoire de s'occuper. A mon retour des Etats-Unis, j'ai ainsi pu découvrir en avant-première le film "The reader".

Une histoire troublante qui au départ plonge de spectateur dans l'univers presque fleur bleue d'un adolescent, Michael, qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, découvre l'amour à travers une passion avec une femme de 35 ans, Hanna. L'histoire serait banale, voire sans réel intérêt, si l'histoire ne se révélait plus complexe. D'abord parce que l'amour physique auquel la femme initie le jeune homme semble être la contre-partie de lectures quotidiennes auquel le jeune homme doit se soumettre, et l'on comprend tardivement pourquoi car elle reste mystérieuse sur sa vie et son passé. Puis, elle disparaît. Plus tard, devenu étudiant en droit Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna sur le banc des accusés. Le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour.

Le film laisse une impression étrange. D'abord on est capivé par l'histoire, son intrigue et la psychologie pesante qui se déroule à l'écran. On admire le talent des deux héros et surtout Kate Winslet dont a du mal à se rappeler qu'elle était l'héroïne de Titanic.

Une impression étrange car sans dévoiler toute l'intrigue, la honte que l'ex nazie aurait à avouer qu'elle ne sait pas lire (ce qui lui donnerait un alibi) est plus forte que l'idée de purger une peine maximum en endossant la responsabilité de chefs d'un groupe de nazies.

Cela semble peut crédible. On ne comprend pas pourquoi Michael n'intervient pas dans le procès pour dire ce qu'il sait, alors qu'il en avait l'occasion.

On ne comprend pas non plus pourquoi Michael, devenu adulte, reprend contact avec elle. Pour se faire pardonner ? A aucun moment cela n'est exprimé. Bref, un film bien interprêté, à l'histoire intéressante et complexe, mais qui laisse un goût d'inachevé.

A VOIR, pour se faire une idée. Note : 3/5

La bande annonce : 

Publié par gilleshuard à 20:26:57 dans Cinéma | Commentaires (1) |

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Présentation

Je m'appelle Gilles, j'ai 37 ans, je suis passionné par le monde, la vie, les idées, les gens.


Dans ce blog vous trouverez mes commentaires de l'actualité, mes coups de coeur ou de gueule, mes récits de voyages, bref tout ce qui me passionne.


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