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La passion du monde

Le blog de Gilles Huard

"D'une seule voix" (Film vu le 16 novembre 2009) | 18 novembre 2009

Le film-documentaire "D'une seule voix" que j'ai vu à Chartres suivi d'un débat en présence du réalisateur Xavier de Lauzanne est l'histoire de l'extraordinaire aventure que vont vivre une centaine de musiciens et chanteurs d'Israël et de Palestine, juifs ou arabes, lors d'une tournée de trois semaines en France. Le credo (si j'ose dire !) est pas de politique sur scène ou dans les discours. Si tous sont là c'est pour la Musique.

S'il montre les superbes prestations les musiciens venues de ces contrées judeo-arabes, le film veut surtout montrer les coulisses de cette aventure. Il en montre les difficultés et les tensions qui naissent de cette rencontre improbable, qui, petit à petit disparaissent. La méfiance et la peur laissent la place à l'ouverture et la recherche de la connaissance de l'autre et, par l'échange et les complicités naissantes, se transforment en amitiés sans faux semblants.

La démarche peut sembler naïve. Et pourtant. Ca n'a pas forcément été facile pour Jean-Yves, ce français chrétien, d'organiser cette rencontre mais sa passion pour la musique et pour les défis impossibles lui a permis de déplacer des montagnes et montrer que décidément rien n'est impossible, dès lors qu'on le veut.

Le message le plus fort du film est que si l'on connait l'autre, si l'on a partagé avec lui, on ne peut le bombarder. Le parallèle avec le film "Joyeux Noël" est proche, même si le sujet est différent.

Un très beau film, même si la fin amène un peu au pessimisme et montre que les murs d'Israël seront longs à tomber, la paix réelle longue à venir. Je prèfère y voir une espérance en l'homme et sa capacité à dépasser ses peurs et ses ignorances pour accueillir celui qui est différent. 

A VOIR. Note : 4/5

Publié par gilleshuard à 00:16:50 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"2012" (Film vu le 12 novembre 2009) | 13 novembre 2009

Amateurs de films catastrophes tels que Hollywood sait si bien le faire, de la démesure et de la disparition de symboles mondiaux, tels que la destruction de la Maison blanche, de St Pierre de Rome ou du Christ Roi de Rio de Janeiro, vous en aurez plein la vue.

Le synopsis : Les Mayas ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, nombre de scientifiques ont confirmé cette hypothèse. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps... Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...

Avec "2012" on passe un bon moment : un suspense haletant qui n'a d'égal que les grands effets spéciaux déployés, quelques scènes sentimentalistes, des héros qui sauvent les autres, ... bref les bonnes recettes habituelles du cinéma hollywoodien. Une bonne détente même si on n'y croit peu tellement c'est gros. Peut-être a-t-on atteint les limites du crédible dans ce genre si particulier.

L'originalité du film par rapport à d'autres films catastrophne réside dans le fait qu'il s'agisse d'une version moderne de l'Arche de Noë, un passage de la bible. Il nous interroge (brièvement, car ce n'est clairement pas le but recherché) sur la sélection possible en les humains, qui est plus important que les autres, et d'abord qu'est-ce qu'être humain et pourquoi subsister si les valeurs qui différencient l'homme de l'animal ne sont pas préservées...?

En dehors de cet aspect, pour les effets spéciaux un son exceptionnel, cela vaut le coup de se déplacer dans une salle de cinéma pour voir "2012".

A VOIR. Note : 3/5

Publié par gilleshuard à 00:03:36 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"Un prophète" (Film vu le 13 septembre 2009) | 18 septembre 2009

Dans un autre style, évidemment plus actuel et sérieux, Jacques Audiard a un réel talent, dont son père, le réalisateur et dialoguiste Michel Audiard, serait certainement très fier.

Avec "Un prophète" il signe là un excellent film au sujet grave, la vie en prison, une réalisation sombre et parfois austère, mais dont le talent du jusqu'ici inconnu Tahar Rahim nous emporte dans cette histoire à laquelle on s'identifie aisément. Mais il convient de ne pas oublier l'excellent scénario de Abdel Raouf Dafri.

L'histoire : Condamné à 6 ans de prison, Malik, un jeune agé de 19 ans, ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en centrale il est seul au monde et parait plus fragile que les autres détenus. Très vite, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Il devient leur larbin mais bénéficie de leur protection. Il apprend vite. Lors de ses permissions il rend des services, gagne ainsi leur confiance. Il s'endurcit. Intelligent, il prépare l'avenir en développement discrètement son propre réseau...

Le rythme du film est parfait, les interprétations convaincantes de l'ensemble des acteurs donnent au film un réalisme qui nous renseigne sur la réalité des prisons, même s'il ne s'agit nullement d'un documentaire, tout au plus une évocation à travers un parcours individuel. On s'attache au personnage de Malik auquel on voudrait à travers l'écran prodiguer des conseils. Peine perdue, il est dans la spirale du grand banditisme mais la fin nous laisse supposer qu'il s'en sortira.

A VOIR absolument : 4/5

Publié par gilleshuard à 00:07:42 dans Cinéma | Commentaires (0) |

"Zion et son frère" (Film vu le 15 août 2009) | 20 août 2009

J'espèrais beaucoup de "Zion et son frère", ce film israëlien dont le sujet de l'histoire m'avait intéressé, le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai été en partie déçu.

L'histoire : C'est la fin de l'été, dans un quartier populaire de Haifa. Zion, 14 ans, et son grand frère Meir, 17 ans, vivent avec leur mère, Ilana. La relation entre les deux adolescents est soudainement troublée par la mort accidentelle de l'un de leurs camarades, un jeune immigré éthiopien. Eux seuls connaissent le secret des circonstances de l’accident, un secret lourd à porter, qui les amènent à être en conflit l'un avec l'autre...

J'aime le cinéma israëlien, parce qu'il est évocateur de la vie en terre d'Israël, et évidemment du conflit israëlo-palestinien, en apportant un éclairage que les journaux télévisés laissent peu voir, un éclairage sociologique, historique,humain. J'aime aussi ce cinéma pour la lumière et les couleurs différentes qui emportent dans un ailleurs dépaysant.

J'ai aimé cette histoire finalement universelle de deux frères qui, tout en se chamaillant, se recherchent, sont complices et s'aiment, même s'ils ne se le disent jamais et se le montrent rarement.

Je regrette de la fin du film que j'ai trouvé inachevée. On l'a trouve souvent dans les films d'art et essai. Un effet de style sans doute mais qui n'apporte rien sinon une certaine frustration.

A voir à la télévision (car le film est diffusé dans peu de salles).  Note : 2/5

Publié par gilleshuard à 23:59:55 dans Cinéma | Commentaires (1) |

"La Famille indienne" (DVD) | 12 août 2009

Je viens de compléter ma collection de film de cinéma indien. Les vacances me donnent l'occasion d'en voir quelques uns.

Dans le plus pure style du cinéma indien (Bollywood) "La famille indienne" (nom original : "Kabhi Kushi Kabhie Gham") est un film illustre du cinéma indien qui connut un grand succès lors de sa sortie en 2001 (2004 en France).

L'histoire : Yashvardan Raichand (Amitabh Bachchan) est un homme d'affaires indien immensément riche et puissant qui aime sa famille de tout cœur. À l'aube de ses 50 ans, il prépare son fils aîné, Rahul (Shahrukh Khan), à prendre sa succession. Mais quand il apprend que Rahul fréquente Anjalee (Kajol), jeune femme de condition modeste, et n'a aucunement l'intention d'épouser Naina (Rani Mukherjee), belle-fille idéale à ses yeux, Yashvardan Raichand est si déçu qu'il pose un ultimatum à Rahul pour le contraindre à ce mariage.

Rahul comprend l'intensité de ses sentiments envers Anjalee et afin de la protéger alors qu'elle vient de perdre son père, il l'épouse. Apprenant ce mariage, Yashavardan jette à la face de son fils sa condition d'enfant adopté, indigne de lui. Blessé, Rahul quitte la maison et part s'installer en Angleterre avec sa nouvelle famille sans révéler à Rohan, son jeune frère, les véritables raisons de son départ. Dix ans plus tard, Rohan (Hrithik Roshan) découvre ce secret et décide, sans le dire à ses parents, de retrouver Rahul et de réunir la famille.

Prétextant la poursuite de ses études, il part pour Londres où il retrouve Pooja (Kareena Kapoor), jeune sœur d'Anjalee. Elle décide de l'aider dans sa mission et convainc Rahul d'héberger ce jeune et séduisant étudiant indien. Petit à petit, des liens se tissent entre les deux hommes et Rohan révèle son identité à son frère. Malgré la chaleur des retrouvailles et son désir de revoir sa mère, Rahul refuse de rejoindre ses parents. Le décès de sa grand mère vient à bout de ses réticences et la famille est à nouveau réunie.

Même si l'histoire est un peu classique et un peu à l'"eau de rose" (mais que serait bollywood sans cela ?), l'histoire crédible nous emporte durant 2h40. On y apprécie y voir la sincérité d'un message et de beaux sentiments, non masqués. On y retrouve avec plaisir les chorégraphies et musiques qu'on aime ou que l'on déteste carément. Moi, j'aime.

A voir en DVD. Note : 4/5

Bande-annonce :

Publié par gilleshuard à 15:47:42 dans Cinéma | Commentaires (0) |

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Présentation

Je m'appelle Gilles, j'ai 37 ans, je suis passionné par le monde, la vie, les idées, les gens.


Dans ce blog vous trouverez mes commentaires de l'actualité, mes coups de coeur ou de gueule, mes récits de voyages, bref tout ce qui me passionne.


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