Alors que j'étais dans le métro parisien, j'ai eu la bonne surprise de faire une découverte musical que j'ai beaucoup apprécié. Souvent, les musiciens que l'on rencontre, même s'ils y mettent de la bonne volonté et du coeur, ils n'ont pas forcément un talent à la hauteur de l'aubole à laquelle ils prétendent.
Ici rien de tout cela, non seulement Oumar Thiam (puisqu'il s'agit de lui) est un artiste au vrai sens du terme, mais en plus il ne venait pas chercher la pièce mais distribuer des tracts d'annonce de ses prochains concerts (il paraît qu'on dit "flyer" en bon français de France comme dirait Linda Lemay !...). C'est un artisan de la musique qui construit sa carrière pierre après pierre.
Avec son grain dans la voix et la musicalité de ses chansons mélangeant différents univers, il a fait naître de nombreux sourires dans les regards souvent tristes et transparents des parisiens dans le métro. J'ai aimé cela. Et j'ai ressenti se dégager de sa musique et de son attitude une certaine fraicheur qui m'a fait plaisir à voir tant elle est rare.
A DECOUVRIR : Oumar Thiam sur Myspace
Publié par gilleshuard à 22:08:19 dans Musique - Spectacles | Commentaires (0) | Permaliens
C'est un voyage qui reste pour moi une expérience forte. Du 30 juillet au 15 août 2001, je suis parti avec un groupe du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) de Blois pour un voyage à caractère humanitaire dans un village zapatiste du Chiapas.
Durant une semaine, à Mexico, nous avons appris à mieux connaître la culture mexicaine, mais en particulier la culture des indiens du Chiapas (à 3 000 km au sud du pays) qui ont été longtemps masacrés et déportés par l'armée mexicaine. Nous avons appris les dures réalités de ce Mexique vivant qui regarde toujours devant lui, luttant et espérant pour un avenir meilleur. Nous nous sommes préparés à ce contexte difficile pour mieux être à l'écoute des personnes que nous allions rencontrer, et pouvoir à notre retour raconter sous forme de conférences dans le Loir-et-Cher.
Souvent loin de chez eux, les indiens du Chiapas ont reconstitué des villages, sous la forme de communauté zapatistes, vivant modestement de bouts de terre qu'ils cultivent. Quand nous y sommes allés, ils étaient protégés par un statut international, bénéficiant de la présence d'observateurs internationaux de la Croix rouge.
Retour sur ce voyage dans mon album photo "Mexique 2001"...
Publié par gilleshuard à 22:51:58 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Ce midi il y avait dans l'émission "l'édition speciale" sur Canal +, un reportage sur les dangers des sites appelés plus communément réseaux sociaux (facebook, copaindavant, myspace...).
En effet, les informations contenus sur ces sites restent sur les serveurs de ceux qui les hébergent, ceci même si on efface ses propres contenus que l'on ne souhaite plus afficher. C'est un fait, il convient en permanence d'être prudent à ce que l'on écrit, qui peut se retourner contre vous, à la faveur d'un employeur ou d'esprits mal intentionnés. D'ailleurs, peut-être ce blog est-il scruté par tous les angles par je ne sais qui pour savoir je ne sais quoi sur moi, ma personnalité, mes opinions, passions ou projets.... ? Mais à ce rythme là c'est une vraie paranoïa que l'on peut craindre.
Dès lors que l'on se donne une éthique personnelle, que l'on est conscient et que l'on assume ce que l'on écrit, dans le cadre de la législation (notamment sur la diffammation) mais aussi des libertés, d'expression en particulier, on peut tout écrire, ou presque.
Non aujourd'hui je voudrais plutôt me féliciter de ce que ces réseaux sociaux permettent : le contact, la mise en relation de personnes connues ou inconnues, mais surtout les retrouvailles d'amis ou connaissances.
Ainsi, je viens de retrouver 2 amis, l'un français, l'autre espagnol perdus de vue après plus de 15 ans au hasard de la vie, mais aussi de nos projets réciproques, de chemins différents, de rencontres et parfois de négligences dans l'entretien qu'on doit apporter à l'amitié. C'est génial de voir ce que chacun est devenu. C'est encore plus génial d'envisager de se retrouver pour, peut-être, rattraper un peu le temps perdu...
Pourquoi entamer ces démarches qui me ramènent de nombreuses années en arrière : nostagie d'un passé heureux dans un contexte de morosité et de crise, qui sait ? ce que je sais c'est que j'y trouve une motivation particulière d'aller de l'avant, et de nourir ces amitiés anciennes ou naissantes.
Merci à ces réseaux, en particulier Facebook pour cela, et ceci n'est pas de la publicité gratuite !...
Publié par gilleshuard à 00:01:38 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
La Crise financière mondiale qui s'est doublée en France d'une crise sociale a donné lieu aux manifestations gigantesques qui vont amener le Gouvernement et le Président Sarkozy à mettre en oeuvre une relance par la consommation (à quel degré ?) à côté de la relance par l'investissement.
En Outre-mer, la situation à laquelle nous assistons depuis plus d'un mois dépasse largement le cadre de la crise financière et sociale. Elle montre les travers de la gouvernance française dans l'Outre-mer. Certes le manque de pouvoir d'achat est prégnant en Outre-mer, car les conditions de vie légitimement calquées sur la métropole puisque faisant partie du même Etat via amènent mécaniquement à une baisse du niveau de vie. En effet, la faible diversité des produits, les coûts de transports, la structuration de l'offre concentrée autour de quelques familles (descendants de colons de surcroit) sont tels que le marché ne permet pas une vraie concurrence au niveau de l'offre et donc une garantie pour une baisse des prix. Et aucun système de compensation ou de régulation n'intervient.
Loin de prôner un étatisme de régulation, l'Outre-mer est montre qu'il y a deux républiques françaises. Et la départementalisation n'y a rien changé. C'est non seulement contestable, c'est surtout choquant et inacceptable pour tout républicain attaché aux principes qui ont fondé notre régime.
Les conséquences de cette situation : des retards de développement mais surtout des taux de chômage et de érémistes records. Ce n'est pas nouveau ; cela dure depuis la fin de la décolonisation des années 60. La métropôle semble restée dans une vue et une relation à l'Outre-mer de "France de papa".
Il est temps de passer d'un régime néo-colonial à une République post-coloniale ; c'est à dire qu'il est temps d'abandonner la situation de domination de fait des blancs qui se sont implantés parfois depuis des générations entières sur les noirs autochtones de ces territoires.La métropôle ne semble pas intéressée par l'Outre-mer : peu de reportages sur les chaines nationales, pour montrer une vision de l'outre-mer cantonnée à des reportages montrant les clichés touristiques classiques ou les situations de crise, ou une chaine spécifique France Ô visible depuis quelques années seulement sur le satellite et maintenant sur la TNT.
Et que dire du gouvernement : aucun ministre issu de l'Outre-mer ; au parlement, aucune fonctions importantes confiées à des députés ou sénateurs issus de l'Outre-mer. Seule Christine Taubira est identifiée du grand public pour s'être présentée une fois aux élections présidentielles.
La France met à raison en avant en permanence ses grands principes de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Il est temps de les oeuvre PARTOUT sur le territoire de la République, des campagnes aux villes, des quartiers en difficultés à l'outre-mer. Il est temps de renouveler le contrat social source de cohésion sociale, de paix civile, de développement et d'espoir pour tous les habitants qui consituent la nation...
Si l'on ne fait pas cela, on assitera à la même crise et aux drâmes que les quartiers sensibles ont connu en novembre 2005...
Publié par gilleshuard à 13:53:37 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
L'Office de tourisme de l'Inde n'a pas trouvé meilleur ambassadeur et outil de communication que le magnifique spectacle "Bharati" que je suis allé voir hier soir au Palais des Congrès.
Passionné par ce pays que je rêve de visiter, passionné de cette culture et de cette sociologie complexe et difficile à appréhender, j'ai d'abord été attiré par l'Inde après avoir vu le merveilleux film "La cité de la joie". Puis, plus tard, j'ai découvert le cinéma indien, plus connu sous le nom de Bollywood. Et là, la fascination a agi. Dès lors, rien de plus normal que je me rende au spectacle qui a connu un énorme succès à travers le monde.
Le fil conducteur du spectacle est une histoire d'amour entre un ingénieur indien de naissance qui a grandi et élevé aux Etats-Unis et une belle indienne dans la plus grande tradition de son pays. Tout les oppose, l'Inde les rapprochera...
Mais l'histoire n'est qu'un prétexte. Bharati c'est plus que cela : c'est mélange de danses, musiques et traditions de l'Inde. D'ailleurs, dans le cinéma indien, l'histoire, la musique et la danse sont aussi importants. La musique est d'ailleurs le support de promotion préalable à la sortie des films. De bonnes chansons garantissent le succès des films.
La mise en scène du spectacle est impeccable : peu de décors mais une lumière magnifique et un jeu de couleurs avec les rideaux et drapés. Le fond de scène accueille diverses projections d'images qui permettent de conforter l'histoire.
Dans la scénographie, musiciens et chanteurs sont présents sur scène. On découvre durant le spectacle la beauté des voix féminines et masculines, et le mystère des instruments de musique indiens qui ajoutent à la magie.
Les personnages ne parlent pas mais l'histoire est racontée par un narrateur. On retrouve à certains moments l'humour du cinéma indien. La complicité avec le public qu'il invite à danser en fin de spectacle finit de faire adhérer le spectacle à la magie qui se déroule sous ses yeux.
Note : 5/5
L'ensemble de la musique du spectacle sur ma playlist deezer : http://www.deezer.com/#music/album/161184
Le clip officiel de la bande-annonce du spectacle :
Publié par gilleshuard à 19:36:16 dans Musique - Spectacles | Commentaires (1) | Permaliens
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