Voilà un vaste programme que la question posée dans le titre de ce billet. En fait tout est parti du week-end que je viens de passer dans l'Allier, département où je vivais jusqu'en octobre dernier et où je suis allé retrouver des ancien(e)s collègues - connaissances - ami(e)s connu(e)s durant mes 3 années passées à Moulins (chacun choisira le terme qui convient...).
Le débat est lancé : qu'est-ce que l'amitié ? Au détour d'une conversation à propos de facebook et du côté virtuel des réseaux dits "sociaux", le débat est venu sur la valeur qu'il fallait donner aux personnes que l'on connait de manière fortuite, avec lesquelles on peut avoir des affinités, des contacts qui sont pris et que chacun veut prolonger... Peut-on parler là d'amis ? En ce qui me concerne, oui.
D'aucuns passeraient rapidement à autre chose, le temps jouant son rôle ; ils continueraient leur petite vie, même sans arrières-pensées. Je ne suis pas de ceux-là. Après ma famille, l'amitié est l'une des valeurs les plus importantes me semble-t-il.
L'amitié n'est pas pour moi un concept de vague lien amical prétendument entretenu et qui ne tiendrait que par des souvenirs peinant à ne pas s'effacer. Au contraire, cela signifie pour moi partager des moments de convivialité, de complicité, d'échanger autour de valeurs et de préoccupations communes, de partager sur ce qui fait la vie de chacun, y compris parfois les aspects les plus personnels. Sans cela, me semble-t-il, il y a convivialité, mais rien de plus.
Mon problème, car il s'agit bien d'un "problème", c'est que cela demande un investissement important que d'entretenir ces amitiés. C'est même parfois difficilement compatible avec une vie professionnelle active et une place pour la vie personnelle. Et pourtant...
De même, en amitié il faut être deux. C'est pourquoi j'ai aussi appris à prendre de la distance avec ceux de mes amis qui ne savaient pas passer un peu de temps à entretenir cette amitié, par manque de temps, de volonté parfois. La lassitude faisant son travail j'ai parfois démissionné.
Mais je renonce difficilement. Voilà pourquoi j'investis tant de temps à entretenir ces amitiés. Cela me coûte des litres de gasoil, des heures dans les trains ou les avions, mais je ne regrette jamais. Pire, je ne me lasse pas de développer de nouvelles amitiés, en France et de part le monde. C'est pour moi, non seulement un moyen de donner à mes voyages un sens plus authentique que le seul tourisme ; mais c'est surtout un moyen de m'enrichir culturellement de la différence de l'autre. Quoi de plus normal après tout lorsqu'on a la "Passion du Monde" (cf titre de ce blog).
Pour entretenir ces amitiés au-delà des frontières, c'est évidemment plus compliqué, mais pas impossible puisque j'ai conservé et parfois retrouvé des amis connus il y a plus de 15 ans... Et pour cela, encore, les réseaux sociaux...
Publié par gilleshuard à 00:17:24 dans Identité | Commentaires (1) | Permaliens
Je partais ce soir au cinéma afin de voir "Gran Torino" qui fait l'objet d'une très bonne critique tant spectacteurs que presse. Finalement la bande-annonce m'a plutôt porté à voir un film plus léger, histoire de me détendre.
Avec "Lol" j'étais un peu sceptique mais Canal + faisait l'éloge d'un film dit "de génération". Avec la présence de Sophie Marceau, j'avais peur en fait de revoir "La Boum" 20 ans après, en pire. Bien mal m'en a pris. J'ai passé un excellent moment.
L'histoire : LOL signifie Laughing out loud ("mort de rire" en anglais dans le texte) en langage MSN. Mais c'est aussi comme cela que les amis de Lola l'appellent. On voit plusieurs histoires d'une bande mixte d'amis s'entrecroiser : les amours des uns avec les autres, les séparations, les fêtes, les parents qui ne comprennent décidément rien aux jeunes, qui sont toujours sur leurs dos, qui les harcèlent sur le port du préservatif ou sur les punitions s'ils fument un joint, bref, il n'y a qu'avec les copains qu'ils sont biens ces amis. Pour Lola, c'est un peu différent car elle est très proche de sa mère qu'incarne Sophie Marceau, depuis que ses parents sont séparés.
C'est un film agréable, frais. On aime suivre cette bande de jeunes. Beaucoup d'humour pour ce film dans lequels les jeunes s'identifient facilement. Ce sont déjà 2,6 millions de spectateurs qui l'ont vu en un mois. Nous adultes sommes rapidement renvoyés dans les souvenirs de cette période que l'on a bien connu, l'adolescence, où tout se construit sans que l'on ne maîtrise ni ne comprenne tout.
Les acteurs ne sont pas forcément excellents, mais leur jeu est juste. On retrouve Sophie Marceau telle qu'on la connait et dans un registre où elle est plutôt bonne. Elle a réussi a ne pas tomber dans la caricature d'une Vickie ("La Boum") devenue adulte. Au contraire elle peint le portrait d'une femme moderne qui, à la moitié de sa vie, cherche à tourner la page du père de ses enfants, et qui peine à tout assumer à la fois, être femme, maîtresse, mère.
Ce film est une très bonne détente qui pourra donner quelques clefs à certains parents ... ou les inquiéter ! En effet, je regrette un peu l'apologie du "pétard" qui revient souvent dans le film et qui n'apporte rien.
A VOIR. Note : 3/5
Publié par gilleshuard à 01:00:48 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
En ouvrant présentant un projet de loi sur l'autorité parentale, la Ministre de la famille, Nadine Morano, vient de jeter un pavé dans la mare. De quoi s'agit il ? De permettre aux conjoints de parents reconnus légalement de pouvoir exercer une autorité parentale alors qu'aujourd'hui la loi ne reconnait pas leur existence officielle, y compris pour aller chercher un enfant à l'école, l'emmener chez le médecin, ... bref une situation inacceptable, qui ne correspond à rien. La future loi visera donc à donner un statut au beau-parent.
Finalement, rien de plus normal car il ne s'agit rien de plus que de reconnaître des situations qui existent. Ce sont ainsi quelques 1,6 million de familles recomposées, 2,7 millions de foyers monoparentaux, mais aussi "30.000 enfants qui vivraient, dans un foyer composé de deux adultes de même sexe", qui mis en avant dans les estimations de l'Ined (Institut national d'études démographiques). La reconnaissance officielle de cette dernière réalité est une nouveauté.
Cette tentative de prise en compte de l'évolution de la société est une avancée majeure qu'il faudra concrétiser par une loi mise en oeuvre. Mais ceci est une autre affaire car en attendant les débats risques d'être difficiles. Déjà Christine Boutin, un autre membre du Gouvernement Sarkozy (cherchez l'erreur ?) s'est déclarée hostile et inquiète pour la survivance de La Famille... Pas de commentaire.
Bravo donc à Nadine Morano de vouloir faire évoluer les choses, doucement, certes, mais surement, enfin on l'espère...
Publié par gilleshuard à 20:46:25 dans Société | Commentaires (0) | Permaliens
Alors que j'étais dans le métro parisien, j'ai eu la bonne surprise de faire une découverte musical que j'ai beaucoup apprécié. Souvent, les musiciens que l'on rencontre, même s'ils y mettent de la bonne volonté et du coeur, ils n'ont pas forcément un talent à la hauteur de l'aubole à laquelle ils prétendent.
Ici rien de tout cela, non seulement Oumar Thiam (puisqu'il s'agit de lui) est un artiste au vrai sens du terme, mais en plus il ne venait pas chercher la pièce mais distribuer des tracts d'annonce de ses prochains concerts (il paraît qu'on dit "flyer" en bon français de France comme dirait Linda Lemay !...). C'est un artisan de la musique qui construit sa carrière pierre après pierre.
Avec son grain dans la voix et la musicalité de ses chansons mélangeant différents univers, il a fait naître de nombreux sourires dans les regards souvent tristes et transparents des parisiens dans le métro. J'ai aimé cela. Et j'ai ressenti se dégager de sa musique et de son attitude une certaine fraicheur qui m'a fait plaisir à voir tant elle est rare.
A DECOUVRIR : Oumar Thiam sur Myspace
Publié par gilleshuard à 22:08:19 dans Musique - Spectacles | Commentaires (0) | Permaliens
C'est un voyage qui reste pour moi une expérience forte. Du 30 juillet au 15 août 2001, je suis parti avec un groupe du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) de Blois pour un voyage à caractère humanitaire dans un village zapatiste du Chiapas.
Durant une semaine, à Mexico, nous avons appris à mieux connaître la culture mexicaine, mais en particulier la culture des indiens du Chiapas (à 3 000 km au sud du pays) qui ont été longtemps masacrés et déportés par l'armée mexicaine. Nous avons appris les dures réalités de ce Mexique vivant qui regarde toujours devant lui, luttant et espérant pour un avenir meilleur. Nous nous sommes préparés à ce contexte difficile pour mieux être à l'écoute des personnes que nous allions rencontrer, et pouvoir à notre retour raconter sous forme de conférences dans le Loir-et-Cher.
Souvent loin de chez eux, les indiens du Chiapas ont reconstitué des villages, sous la forme de communauté zapatistes, vivant modestement de bouts de terre qu'ils cultivent. Quand nous y sommes allés, ils étaient protégés par un statut international, bénéficiant de la présence d'observateurs internationaux de la Croix rouge.
Retour sur ce voyage dans mon album photo "Mexique 2001"...
Publié par gilleshuard à 22:51:58 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
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