C'est décevant et même inquiétant. Après le formidable espoir que portait la jeunesse iranienne en organisant quotidiennement depuis plusieurs semaines des manifestations de soutien au candidat réformateur Mirhosein Musavi , opposé au Président sortant, c'est finalement l'actuel Président, le très contesté et ultra conservateur Mahmoud Ahmadineja, qui a été élu à 62,2 %.
Le climat est tendu depuis la proclamation des résultats, les émeutes sont nombreuses et les arrestations d'opposants réguliers. Je suis inquiet pour mon ami Alireza, connu cet été en Turquie, et qui habite à Téhéran dont je suis sans nouvelle depuis quelques semaines.
Karoubi et ses soutiens dénoncent un strutin qui a souffert d'irrégularités. Il est également possible que le poids des régions rurales reculées ait pesé plus fort que cette révolution pacifique qui n'était pas sans rappeler la révolution orange d'Ukraine.
Le Président, Mahmoud Ahmadineja est un danger pour la région, et plus généralement pour les relations internationales. Un danger immédiat pour Israël dont il a déclaré vouloir la destruction, mais aussi pour tous les pays qui soutiennent l'occident ou qui adoptent une position neutre.
Mehdi Karoubi représentait le symbole d'un renouveau pour ce grand pays historiquement et stratégiquement dans une région du monde au coeur du conflit israëlo-palestinien. Néanmoins cela était à relativier puisque, en Iran, ce sont les Molah (les chefs religieux) qui ont le dernier mot.
L'Iran n'en a donc pas fini avec l'obscurantisme mais la force que constitue cette jeunesse majoritaire dans ce grand pays donne espoir pour demain ou après-demain...
Publié par gilleshuard à 23:55:43 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Un proverbe dit "on lèche, on lâche, on linche" voulant dire que ceux qu'on a adoré, on n'hésite pas à les brûler. Voilà ce qui risque d'arriver à Soan, le gagnant de la Nouvelle star 2009.
Certes on a assité successivement au départ de Mahdi, Salé, Camilia Jordana qui, selon moi, étaient des artistes de talents prometteurs.
Soan quant à lui proposait un style, plutôt rebelle, plutôt rock, fort de ses interpretations originales, décalées parfois, cherchant en permanence à proposer artistiquement quelque chose, autre chose ; c'était sa force. C'est justement ce que j'aimais chez lui car ni sa voix, ni sa technique vocale ou rythmique n'étaient à la hauteur.
Le problème c'est qu'en se plaçant comme le définitif rebelle incompris de tous et harcellé par tous, il a conforté une image de chanteur de rue qui n'est en soi pas honteux mais qui n'est pas un statut pour durer dans une carrière exposée. Il semble croire que c'est par l'image qu'on devient artiste alors que c'est par le talent. Et le talent ça se démontre. Bref il a fait du people, marrant pour un rebelle (!) au lieu de faire le métier dont il rève, être artiste, faire de la musique et proposer quelque chose qui plait. C'est ce qu'a bien compris Julien Doré qui, sans être un révolutionnaire forcené a su "jouer" avec les médias et les maisons de disque, pour mieux être libre de faire ce qu'il voulait, son style de musique. Et ça marche.
Si Gainsbourg, Higelin, Arno et d'autres encore ont pu faire la carrière qu'ils ont fait c'est avant tout en raison de leur talent ; l'image au contraire, parfois, si le talent n'avait pas été là, aurait pu leur jouer bien des tours...
L'étoile qu'il a cru devenir risque de ne pas briller longtemps...
Publié par gilleshuard à 10:37:31 dans Télévision | Commentaires (0) | Permaliens
Le résultat des élections européennes est porteur à la fois de déception, de satisfaction et d'espoir.
De déception, car la campagne qui a duré 15 jours, peu mise en avant par les médias et peu portée par la plupart des hommes politiques (à l'image d'une UMP qui a constitué ses listes au dernier moment), et abordant très peu les problèmes qui préoccupent les français au quotidien a entrainé un forte abstention et cela, on ne peut que le regretter.
Déception également en raison du faible score du MoDem (8,5 %), dont il faudra tirer les conséquences. Quelques tentatives d'explication : un positionnement sur le jeu politique pas toujours clair, une posture anti-sarkoziste qui a sans doute été contestée alors que les français semblent avoir apprécié la Présidence française de l'Union européenne, et puis sans doute François Bayrou jugé pour ne pas avoir assez parlé d'Europe et qui a troublé son message par son intervention hors propos contre Daniel Cohn-Bendit lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.
Satisfaction et espoir avec le score des listes des verts Europe-Ecologie. Même si l'alliance Bové / Cohn-Bentit pouvait surprendre, la stratégie de rassemblement au delà des verts non identifiée spécifiquement à gauche, avec un chef de file très européen et très populaire, Daniel Cohn-Bendit, a payé. La diffusion vendredi soir sur France 2 (vu par 6 millions de télespectateurs) et dans le monde entier du film évênement "Home" de Yann Artus Bertrand, mettant en avant les richesses de la planète, mais aussi dangers de nos comportements et une surtout une vision d'avenir très pessimiste, aura certainement pesé chez nombre d'indécis de la dernière minute. Mais ce score est porteur d'espoir car je me félicite que les écologistes soient plus nombreux au Parlement européen pour peser sur les décisions de l'Europe.
Enfin, on peut noter le score plus que médiocre du Parti socialiste. Englué dans ses divisions internes et son absence de projet, le PS n'a pas réussi à convaincre et s'enfonce encore un peu plus. Le PS fait jeu égal avec les listes Europe Ecologie avec 14 sièges chacun. C'est cela la grande surprise de l'élection.
Au niveau européen, la tendance est une confirmation d'une majorité de droite au parlement européen. Mais on le sait, à Strasbourg et Bruxelles, le parlement ne fonctionne pas comme à Paris, et les clivages dépassent souvent les clivages traditionnels français. On notera également une forte poussée des verts en Européen et, malheureusement, une montée des extremistes.
Publié par gilleshuard à 23:03:29 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Sans doute un effet colatéral de l'accident, la campagne pour les élections européennes qui se déroulent dimanche prochain n'aura duré que quelques jours. Comme si l'Europe n'existait pas ; comme si les députés avaient un rôle réduit alors qu'ils prennent de plus en plus de décisions qui concernent la vie quotidienne des français et des enjeux importants tels que l'environnement... C'est regrettable mais ce n'est pas un hasard.
Les responsables ?
Les politiques d'abord : en ne rendant pas lisibles les actions pourtant positives de l'Europe, en renvoyant sur "l'Europe de Bruxelles" les propres dérives des gouvernements successifs (déficits, délocalisations...), mais aussi en constituant des listes de manière à mettre en avant le plus souvent des recalés des scrutins nationaux, ou d'anciens ministres en disgrace, des candidats dont on sait le plus souvent à l'avance que l'Europe serait être un tremplin à une carrière politique en devenir ou en relance, ou pire, une moyen de subsistance...
Les médias ensuite. Le rôle des médias est de vulgariser l'action de l'Union européenne. Pourquoi y-a-t-il toutes les semaines des rendus des conseils des ministres à l'Elysée, des questions d'actualité à l'assemblée nationale et au sénat, et rien sur l'Europe ? Pourquoi la chaine d'information européenne Euronews qui remplit cette vocation n'est-elle pas sur la TNT ? Par ailleurs, durant cette campagne, très peu de débat ont été organisés, y compris sur Francetelevisions. Ce soir, un débat minable avait lieu sur France 2, organisé de manière à provoquer les altercations entre représentants des listes (comme entre F.Bayrou et D.Cohn Bendit, où tout le monde parlait en même temps etc... Voilà qui risque de dégouter encore un peu plus les français peu enclins à se tourner vers les urnes.
Malgré tout, je ne suis pas dégouté. Je crois plus que jamais en une Europe forte, démocratique et laïque, tournée vers les peuples, fière de son histoire et de ses valeurs, et tournée vers l'avenir...
Le Dimanche 7 juin, VOTEZ !
Publié par gilleshuard à 22:09:25 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
On l'attendait depuis longtemps. La version cinématographique de la série culte "Star Trek" ne m'a pas déçu. Au contraire, elle fournit quelques éléments d'explication que la série ne m'avait pas fourni : les origines, c'est à dire comment chacun des personnages a été amené à intégrer l'équipe, et en particulier les amis James Kurk et Spoke, le vulcain.
On appréciera l'humour apporté dans le personnage de James Kurk qu'on ne trouvait pas dans la série. Seul point faible, la fin donne trop à mon goût dans le happy end, qui est le propre souvent du cinéma commercial américain.
A voir. Note : 4/5
Publié par gilleshuard à 13:21:43 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
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