Du 19 juin au 1er juillet 2009, je suis parti pour la 1ère fois à la découverte de l'est des Etats-Unis.
Au tant le dire, jusqu'à présent, j'avais plutôt des préjugés sur les Etats-Unis. Un mode de vie et des valeurs relativement éloignées des nôtres, un libéralisme exacerbé et l'héritage de la période de Bush qui a fait beaucoup de mal à l'Amérique (et au monde)... jusqu'ici peu de choses m'y attiraient exceptée la volonté de découvrir New-York et San Francisco, villes qui m'apparassent mythiques, et les grands parcs. Mais je remettais sans cesse cela à plus tard, me concentrant sur d'autres pays du monde.
Comme toujours lorsque l'on ne connait pas un pays et que l'on ne peut s'y rendre, le seul moyen de se faire une idée est de s'appuyer sur ce que l'on voit à la télévision : reportages et documentaires, séries et feuilletons, présentent autant de clichés ou de vues parcellaires qui donnent une représentation pas toujours fidèle à la réalité. Bref, comme beaucoup de français, j'étais influencé par un certain anti-américanisme primaire et ambiant.
Entre temps, Obama a été élu, redonnant espoir et confiance au monde. Et puis surtout, j'ai fais la connaissance à Paris de New-Yorkais avec lesquels j'ai lié amitié. L'envie de leur rendre visite et de découvrir New-York est devenue forte et donc, j'ai franchis le pas. Une seule chose à dire : je n'ai pas été du tout déçu.
Certains de mes clichés ont été confirmés : la place de l'argent qui reste une valeur très importante par exemple, mais j'ai appris je l'avoue à nuancer mes opinions et aimé les bons côtés, par exemple le fait qu'on sente un vent de liberté dans ce pays où tout semble possible...
J'ai aussi découvert un certain art de vivre chez les américains où la table et le vin tiennent une bonne place. D'ailleurs, avec mon ami Greg, j'ai découvert d'excellents vins californiens qui valent largement certains vins français.
J'ai été également surpris par la gentillesse des gens, toujours prêts à rendre service ou donner une indication dans la rue. J'ai aimé la spontanéïté ambiante : pas de snobisme apparent, les gens se parlent facilement. Cela change de la fraicheur de l'accueil parisien, et parfois français à l'égard des touristes ou des provinciaux !
J'ai adoré New-York, été intéressé par Washington et supris par Philadelphie. De manière plus précise, à New-York où je suis resté une semaine, j'ai adoré découvrir et aprofondir une ville animée en permanence, très attractive et diverses dans ses différents quartiers.
Evidemment, il m'aurait fallu plus de temps pour connaître parfaitement les 5 districts qui composent la Ville de New-York : Manhattan (où je suis resté le plus souvent), Queens, Brooklyn, le Bronx, Staten Island. Une énorme ville d'une énorme diversité et où à aucun moment je ne me suis senti en insécurité. Bon, il est vrai que je ne suis pas allé dans les quartiers les plus "chauds"... Les quartiers que j'ai préférés sont Greenwich village et East Village, au charme fou, qui m'ont quelque peu rappelé certains quartiers de Londres, et que dire de l'immense Central Park que j'ai traversé du sud au nord.
J'ai aimé aussi la charmante petite ville de Hoboken dans le New-Jersey, en face de New-York, de l'autre côté de l'Hudson River, où vivent mes amis.
A Washington, j'ai aimé visiter le quartier historique, même si j'ai regretté de ne pouvoir visiter la Maison Blanche (nécessité de réserver 2 mois à l'avance ou d'être "pistonné" par son ambassade) et le Capitole. En revanche, la possibilité offerte de d'accéder à tous les musées gratuitement m'a permis de visiter le Musée national des indiens d'Amérique, le Musée de l'air et de l'espace et le Musée de l'holocaust. J'ai apprécié sortir à Dupont circle, le quartier branché de la ville ou à Downtown ("bas de la ville") où les restaurants se succédent dans une ou de 2 rues, alors que le reste de la ville semblait désert. En revanche, la perpendicularité des rues m'a donné une impression plus négative qu'à New-York, bien que cela facilitait mon orientation. J'ai eu la chance de tomber au moment de 2 fêtes : la fête des natives americains (où le Pays de Galle était à l'honneur) et le concours annuel de barbecues, original et sympa.
Enfin, à Philadelphie, où je me suis décidé tardivement à m'arrêter, j'ai aimé le charme de son quartier historique, en particulier les maisons de style victorien de la Elfreth's Alley, et la ville dans son ensemble qui m'est apparu être de taille humaine alors qu'elle est la 5ème ville des Etats-Unis.
Je vous propose de découvrir toutes les photos de mon voyage dans l'album photo consacré.
Et pour les amis et la famille découvrez d'autres photos, plus personnelles, sur ma page facebook.

Publié par gilleshuard à 19:58:38 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Elvis Presley était le roi du rock, Michael Jackson restera comme le roi de la pop. Avec un swing très soul, il s'est imposé avec les années comme un des plus grands de la musique et de la pop internationale, avec un style imcomparable, un génie créatif tant au niveau de sa musique et de ses clips dont il a été le premier à en faire un art avec Thriller. Tous ses titres en solo étaient très attendus tant il proposait toujours quelque chose de nouveau. Mais c'est au niveau de la danse qu'il a apporté le plus, avec des chorégraphies géniales qui n'appartenait qu'à lui. Le fait qu'il ait été copié et adulé dans le monde entier n'est pas un hasard.
Malheureusement le personnage est devenu avec les années très controversé. Semblant ne pas accepter sa couleur de peau, il s'est enfoncé dans un désir de changer son apparence qui donnait l'impression qu'il avait un réel problème psychologique et qui constituait une forme d'afrront envers les noirs (l'Afrique lui a d'ailleurs beaucoup reproché).
Pire, même s'il a été innocenté par la suite, les problèmes qu'il a connu avec la justice ont jeté le trouble sur ses moeurs, dont on ne saura jamais quelle aura été la réalité. Il cultivait volontairement ou non un jeu trouble et malsain dans ses relations avec les enfants apparaissant tantôt comme un adulte resté dans l'enfance, tantôt comme un malade pervers.
Mais je préfère garder en mémoire le génie de sa musique, ses mots et sa voix. Le hasard a fait que je sois à New-York au moment où j'ai appris son décès. Le choc de sa disparition était perceptible à travers les médias américains et dans les rues, notamment à Times Square où les écrans géants commentaient en direct les nouvelles sur sa mort.
Publié par gilleshuard à 00:38:04 dans Musique - Spectacles | Commentaires (1) | Permaliens
Ca ne vous a jamais fait cela : alors que vous rentrez de vacances, que vous avez été dépaysé, le retour à la vie quotidienne, à votre travail et ses aléas, embettement, pressions... tout cela vous pèse et non seulement, vous aimeriez repartir, mais en plus, vous avez l'impression que ce quotidien ne correspond plus à vos aspirations dans la vie... ? Eh bien pareil !
Mes 10 jours passés aux Etats-Unis m'ont permis de prendre un peu de recul, de rencontrer des gens intéressants, différents, de découvrir d'autres réalités et vivre d'autres contextes de vie qui m'ont finalement renvoyé à mes propres aspirations.
Peut-être le quotidien reprendra-t-il le dessus. On verra. Mais quoiqu'il en soit, le fond reste. Reste à trouver comment concrétiser cet objectif...
Publié par gilleshuard à 12:58:05 dans Le temps qui court... | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai reçu ce soir des nouvelles de mon ami iranien, Alireza, à qui j'ai écris de ma page Facebook. Heureusement, tout semble aller même si le climat pèse et inquiète dans les esprits. Voici ce qu'il m'écrit (j'enlève volontairement son adresse électronique) et que je voulais vous faire partager :
> Date: Lundi 15 Juin 2009, 20h58
> Hello my friend
> thanks for your message
> now i'm already fine and alright
> i didn,t participate in meetings because its very dangerous
> but i support mirhosein musavi and i want the freedom of iran
> facebook and many sites now is filter in iran and i read your message in yahoo mail.
> i hope everythings go fine in iran and see you and all tourists of europeans, americans in my free country
> your friend alireza
je traduis pour ceux qui ne comprendraient pas anglais :
salut mon ami
merci pour ton message
actuellement, tout va bien pour moi
je n'ai pas participé aux meetings car c'est très dangereux
mais je supporte Mirhosein Musavi et je veux la liberté pour l'Iran
Facebook et beaucoup de sites internet sont actullement surveillés (filtrés) en Iran et je lis tes messages sur la messagerie yahoo
j'espère que les choses vont s'améliorer en Iran et que je te verrai toi et beaucou de touristes européens et américains dans mon pays, libre.
ton ami alireza
Voilà qui en dit long sur les aspirations des jeunes iraniens et de la situation actuelle du pays.
Si la pression internationale est nécessaire, il convient de soutenir et favoriser les réformateurs et ceux qui les soutiennent, mais compte tenu de la personnalité du Président, cette pression a plus de chance de porter des fruits si elle vient de l'intérieur, ce qui se passe actuellement. C'est avec un vrai courage et malgré les risques qu'un million de manifestants étaient dans la rue aujourd'hui et continueront probablement dans les jours prochains...
Publié par gilleshuard à 21:52:46 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
En annonçant à grand renforts médiatiques que le gouvernement Israël est désormais favorable à la reprise sans condition des négociation visant à la création d'un Etat palestinien, le Premier ministre israëlien, Benjamin Netanyahu tente une manoeuvre afin de se relancer, alors que Barack Obama semble infléchir la position traditionnelle des Etats-Unis de soutien.
Mais il s'agit bien d'une manoeuvre. D'abord car le processus qui doit aboutir à la création de l'Etat palestinien est engagé depuis bien longtemps, avec le processus de Madrid engagé en 1991, qui a abouti après de nombreux tumultes, à une feuille de route adoptée à l'ONU en 2003.
Ensuite et surtout parce que le Premier ministre israëlien a complété son allocution en indiquant qu'il n'interromperait pas la colonisation en Cis-Jordanie. Et c'est là justement qu'est le problème. Comment imaginer un état palestinien souverain comprenant de nombreuses enclaves d'un autre Etat et pour lequel ce dernier exigera des accès et conditions de sécurités propres ; c'est déjà favoriser une ingérence quotidienne innaceptable et irréaliste. C'est une manière de faire reculer encore un peu plus l'application de la feuille de route.
L'espoir que l'on peut avoir c'est que Barack Obama hausse le ton et négocie les nombreux dollars (le nerf de la guerre !) que les Etats-Unis apportent chaque année à Israël. Mais cela, il ne peut le faire que dans les 2 années qui viennent. Car ensuite, on entrera très vite dans la pré-campagne des éléctions américaines lors desquelles le Président, s'il est à nouveau candidat, ne se risquera pas à froisser un électorat juif très puissant aux Etats-Unis...
Publié par gilleshuard à 00:16:31 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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