Dans la gestion des collectivités locales, rares sont les élus qui décident de se faire hara-kiri. La communauté urbaine de Metz, qui regroupe 40 communes représentant 230 000 habitants a réduit d'un tiers le nombre de délébués siégeant à son instance décisionnelle (de 170 à 105) et de moitié le nombre de ses vices-présidents (de 48 à 24). La Communauté comptait plus de délégués que le Grand Lyon, pourtant six fois plus peuplé !
Un cas d'espèce, pas sûr... Imaginez parmi les 48 vice-présidents que comptait la communauté jusqu'alors, il y avait un vice-président aux nuisances sonores, un vice-président chargé de l'archéologie préventive et un vice-président chargé de la fourrière animale.
Sans parler de la question des frais liés aux indemnités d'élus, qui reste un problème mineur, c'est surtout la symbolique donnée dans la gouvernance des collectivités afin de redonner de la crédibilité et du poids aux élus.
Voilà un bon exemple pour les députés et sénateurs dont certains sont conseillers généraux et régionaux, en plein débat sur la réforme des collectivités locales qui doit justement les amener à voter la division par deux le nombre d'élus (de 6000 à 3000) en créant des conseillers territoriaux à la fois élus des départements et régions. Mais les parlementaires également élus d'exécutifs locaux exercent de fortes pressions afin de préserver leurs positions. L'exemple lorrain illustre qu'il est possible avec bon sens et souci de l'intérêt général de concilier démocratie et efficience dans l'utilisation de l'argent public.
Publié par gilleshuard à 21:16:50 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
Pour sensibiliser et inciter les usagers du métro de Stockholm, la capitale suédoise, à l'exercice physique, un site internet en partenariat avec Volkswagen, ont fait transformer les marches d'un escalier du métro en piano géant. Plus insolite encore, lorsque les piétons l'empruntent, l'escalier fait entendre des notes de piano. Ce dispositif a séduit : l'escalier habillé de la sorte a enregistré une hausse de fréquentation. Comme quoi, contrairement à ce que l'on dit parfois, on peut à la fois éveiller à la pratique sportive et musicale !...
Publié par gilleshuard à 20:45:29 dans Insolite | Commentaires (0) | Permaliens
L'entretien télévisé que Frédéric Mitterand a accordé ce soir au journal de 20 heures m'a rappelé le soir où Dominique Baudis était venu défendre son honneur face à un scandale monté contre lui à Toulouse.
Là, évidemment, les faits sont différents. En plein débat et polémique sur l'arrestation en suisse de Roman Polanski pour avoir eu, il y a 32 ans, des relations sexuelles avec une fille de 13 ans, Marine Le Pen, dont on connait le sens de la mesure, a volontairement fait le lien lors de l'émission télévisée "Mots croisés" entre les faits qui sont reprochés à Polanski et le livre que Frédéric Mitterand a publié il y a 4 ans, "La Mauvaise Vie".
Dans ce livre, que je n'ai pas encore lu, Frédéric Mitterand y décrit sa descente aux enfers, ses difficultés à accepter son homosexualité. Un passage y mentionne ses voyages en asie où il paye pour rencontrer des garçons et avoir des relations sexuelles. Le livre a rencontré un large succès à l'époque sans qu'il ne fasse réellement polémique ; sans doute parce qu'on n'y voyait pas d'ambiguité. Un témoignage que l'on a décrit comme bouleversant, courageux, et honnête. Dans une société de la langue de bois, la sincérité a quelque chose de touchante.
Le problème soulevé à ce jour est la compatibilité entre les aspects de la personnalité et les expériences dans son intimité que Frédéric Mitterand raconte et sa nouvelle fonction de Ministre de la Culture, de ministre de la République.
Evidemment, le tourisme sexuel qui consiste pour des occidentaux à s'acheter des relations sexuelles avec des hommes ou des femmes dans des pays pauvres, est innaceptable, insupportable. C'est une négation même de la dignité et de la valeur de l'homme. Frédéric Mitterand l'a d'ailleurs très nettement condamné ce soir, même si il a pu le pratiquer par le passé.
Marine Le Pen, qui peine à s'imposer comme chef de file du Front national, a bien manoeuvré afin de replacer l'extrême droite comme parti de la protection des valeurs morales et chrétiennes, et récupérer les électeurs les plus à droite de l'UMP. Ce qui est écoeurant, c'est que tout le monde tombe dans le panneau et aboie en même temps que les chiens enragés. Le PS a envoyé ainsi son jeune "loup" Benoit Hamon condamner un homme sans connaître le fond des choses. Sans doute manque-t-il de sujets à opposer au travail gouvernemental...?
Je n'aime pas l'injustice et encore moins le linchage médiatique. Je salue le courage de F.Mitterand qui a dû répondre à la calomnie publiquement sur ce qui constitue son intimité. S'il a fait une erreur, c'est en soutenant trop fortement Roman Polanski pour des faits indéfendables. Pour ce qui est de son livre, il a eu cette honnêteté de conter ce qui constitue souvent une difficulté, un déchirement, voire une croix pour nombre d'homosexuels : accepter son identité.
L'amalgame qui est fait par certains dans cette polémique entre homosexualité et pédophilie est insoutenable, insupportable. Je pensais que la France avait fait des progrès sur la question homosexuelle depuis une dizaine ou quinzaine d'années ; mais avec ce genre de polémiques, on a l'impression de repartir en arrière...
Je parie que cette polémique sera, au détriment de son auteur, une très bonne publicité pour son ouvrage. Certainement, ceux qui ne l'ont pas lu vont se précipiter pour le lire et se faire une idée, librement.
Publié par gilleshuard à 23:45:26 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
La nouvelle a fait sensation : Rio de Janeiro sera la première ville d'Amérique du Sud a organiser les jeux olympiques, en 2016.
Il a fallu 3 tours pour que Rio soit élue, mettant en compétition l'émotion et la conviction du Président brésilien Lula avec le talent oratoire du Président américain, Barack Obama, venu spécialement à Copenhague défendre la candidature de sa ville, Chicago. La surprise est venue de la défaite de Chicago, dès le premier tour, avec le moins de voix. La candidature n'a pas suivi et, c'est rassurant, le poids de la première puissance économique du monde n'y aura rien fait.
La victoire de Rio est une bonne nouvelle pour les brésiliens d'abord qui pourront se préparer en accueillant en 2014 la Coupe du monde de football. D'abord sportivement mais aussi et peut-être surtout économiquement. Ce sont des milliers d'emplois qui être créés, des infrastructures nouvelles qui permettront un nouveau développement du pays. Le pari le plus grand pour le pays sera de réussir sa lutte contre l'insécurité et la terreur que les mafias font régner dans certains quartiers. Ce serait un atout supplémentaire pour la réussite de ces jeux mais aussi pour la population, une fois les jeux passés.
Au contraire des J.O. chinois, gageons que le Brésil accueillera avec toute la chaleur qu'on lui connaît les milliers de visiteurs venant soutenir leurs athlètes, mais surtout, faire la fête.
Le détail des résultats du vote du Comité international olympique.
1er tour
Madrid: 28 votes
Rio de Janeiro: 26 votes
Tokyo: 22 votes
Chicago: 18 votes
2ème tour
Tokyo: 20 votes
Rio de Janeiro: 46 votes
Madrid: 29 votes
3ème tour
Rio de Janeiro: 66 votes
Madrid: 32 votes
Publié par gilleshuard à 23:28:26 dans Sport | Commentaires (0) | Permaliens
Comme je l'avais indiqué dans mon billet du 15 juin 2008, le principe d'organiser un deuxième référendum sur une même question, quand bien même la réponse ne me satisferait pas, heurte mon esprit démocratique et je l'avoue les propos de Jean-Luc Mélanchon aujourd'hui même résonnent en moi, et pourtant je suis loin de partager ses idées.
Si j'ai revu mon point de vue sur le fait de passer par des référendums populaires sur des questions oh combien compliquées que le projet européen, dont on sait qu'il cristallise souvent les oppositions aux politiques nationales, le référendum irlandais sonne comme un avertissement pour ceux qui veulent faire avancer l'Europe dans le sens d'une intégration plus forte : un avertissement à entendre et à répondre aux craintes des populations car l'Europe ne saurait se faire contre les peuples.
Je suis néanmoins soulagé, comme beaucoup d'observateurs et politiques, par le résultat du 2ème référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne (67% en faveur du oui). Soulagé car le traité permettra de donner à l'Union européenne les moyens de fonctionner à 27, moyens qui lui manquent aujourd'hui. Reste à espérer le processus ira jusqu'à son terme c'est à dire la ratification tchèque et la promulgation polonaise, sinon l'Europe se trouvera à nouveau dans la tourmente. Mais avec l'imprévisible Président tchèque, tout est possible...
Publié par gilleshuard à 23:09:07 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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