Je suis assis sur un banc face à la Mosquée bleue. Une soirée sereine sous le beau ciel d'Istanbul bercée par une musique occidentale et orientale. C'est ce contraste que je suis venu chercher et que je ne manquerai pas de trouver ici.
La journée a mal commencé. Un lever sans doute tardif et un retard du RER m'ont fait arriver a seulement 1/2h du décollage. Frayeur, stress, finalement je suis bien parti pour un marathon qui m'amène d'abord à Amsterdam puis à Istanbul et traverser toute la ville jusqu'à la Mila Guesthouse, une sorte d'Auberge de jeunesse juste derrière la Mosquée bleue et le Palais de Topkapi. Le confort y est certes sommaire, mais l'hébergement est peu cher et bien situé. Je préfère toujours privilégier la durée de mes séjours au confort ; c'est sans doute grâce à cette recette que j'ai pu visiter autant de pays... Je ne suis pas spécialement baroudeur (pas de trek à mon actif) mais l'aventure m'attire. Ici, je suis néanmoins dans une culture proche de la mienne, même si, à n'en point douter, la réalité est plus complexe qu'il n'y parait. Aventure relative, mais aventure tout de même qui m'oblige à m'ouvrir aux autres et à la culture locale ; c'est cela que j'aime, c'est ma manière de découvrir le monde. Premier aperçu de cette Turquie qui m'attire depuis que mes parents y sont venus deux fois il y a bien longtemps (ça a bien change depuis j'imagine) mais surtout depuis le débat et même la polémique sur l'entrée de la Turquie dans l'union européenne. Je veux vivre cette expérience turque, me faire un avis. Ces 12 jours ici seront une première étape. Initialement envisagé de manière combinée avec Istanbul, un séjour en Cappadoce sera pour plus tard. Je préfère vivre a fond cette découverte d'Istanbul, en découvrir les moindres recoins et surtout vivre à la mode turque, ce que les circuits de visites au pas de charge ne permettent pas. Je ne suis pas surpris de mon premier regard. Dans la banlieue de l'immense capitale, les gratte-ciel les plus modernes prennent la place des petites rues que je devine populaires. Dans les rames du métro ou du tram, jeunes aux tenues vestimentaires façon dernière mode occidentale côtoient les cinquantenaires et plus voilées de couleur (rien a voir avec l'Iran) ; mais je sens que les générations se respectent mutuellement, ce qui n'est pas toujours le cas en France. C'est cela Istanbul, un contraste permanent... 2eme jourCe matin, alors que je découvre un ciel sombre et très pluvieux, je finis ces quelques lignes sous un soleil naissant, Ma journée sera finalement belle. A moi Istanbul...
Publié par gilleshuard à 09:46:13 dans Découverte du monde | Commentaires (0) | Permaliens
Qu'elle soit créative, innovante voire surréaliste ou destructurée, au point d'en être incomprise, voire stigmatisée, l'architecture nous raconte quelque chose de notre temps, de notre société, des hommes et de leurs rapports à l'espace.
Avec ce livre, outre quelques pages sur l'histoire de l'architecture durant le XXème siècle, de l'art nouveau à la "transparence", du post-modernisme à la guerre des tours, j'ai appris avec passion de multiples choses sur l'architecture d'aujourd'hui qui vit une mutation, inventant de nouvelles règles du jeu. Les nouvelles technologies et la révolution numérique ont ajouté une dimension virtuelle à l'architecture. Elles ouvrent de nouvelles voies pour un aménagement de l'espace que se veut plus respectueux de l'homme et de sa place dans l'univers.
Enfin, dans une troisième partie, elle fait état des nombreux architectes de notre temps et de leurs réalisations à travers la planête. Passionnant et magnifiquement agrémenté de nombreuses illustrations photographiques.
Publié par gilleshuard à 23:50:46 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Je reste un peu mitigé après la signature, le 13 juillet, à Paris, du Traité insituant l'Union pour la Méditerranée.
Certes, la photo était belle ; non pardon, avec la présence de Bachar el Assad, le Chef d'Etat syrien, elle était plutôt gachée. Mais pouvait-on réellement l'éviter ?
Le sommet aura au moins permis que des chefs d'Etat de nations ennemis se rencontrent, voire se parlent, Israël et la Syrie notamment. Le Président Syrien a également indiqué vouloir envoyer un représentant diplomatique au Liban, reconnaissant de fait, l'existance souveraine jusqu'alors contestée de l'Etat libanais.
Mais les multiples conciliations auxquelles il a fallu concéder pour que le Président Sarkozy puisse s'enorgueillir d'avoir fait avancer les choses sur le terrain diplomatique et économique dans une région en mal d'Europe, notamment la Turquie et le Maghreb, ont dénaturé ce qui était au départ un projet ambitieux : une Union méditérannéenne, à l'image de l'Union européenne : un espace de paix et de prospérité.
La volonté de la Syrie de voir figurer dans les pays européens signataires l'ensemble des 27 plutôt les seuls pays ayant la mer méditérannée en partage a clairement mis à mal l'esprit initial du projet et son ambition de créer un espace de solidarité et de coopération entre peuples de la méditérannée. Au lieu de cela, on aura une conférence à 44 pays représentant 750 millions d'habitants mais sans réelle capacité à agir.
On aura noté outre l'absence annoncée du colonel Kadhafi, celle du Roi Abdallah de Jordanie et surtout celle totalement imprévue du Roi Mohammed VI du Maroc. Ces deux derniers ne croient-ils déjà plus à la démarche ?...
Publié par gilleshuard à 23:37:55 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Une des rubriques de ce blog est intitulée "Foi et conscience", une autre "Contre l'intolérance". J'aurais pu mettre ce billet dans l'une ou l'autre de ces rubriques, finalement il figurera dans la rubrique "Identité".
La République française est régie par le principe de la laïcité qui permet à chacun de vivre sa différence, spirituelle ou de conviction dans le respect des règles communes qui nous rassemblent et qui figurent dans la Constitution et le Droit français. Ces règles sont là pour dire quelles sont les valeurs qui nous rassemblent et qui contribuent à favoriser le "vivre ensemble". Elles constituent le socle commun de l'identité française. Celui-ci n'est pas négociable ni amendable, sauf à modifier ce qui nous unit.
Une Marocaine vient de voir sa demande de naturalisation refusée par le Conseil d'Etat au motif qu'elle avait "adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes". La cour s'est notamment appuyé sur sa tenue vestimentaire et sa vie privée : vêtement la recouvrant de la tête au pieds, soumission à son mari et vie recluse à son domicile, alors qu'elle ne portait pas le voile avant son arrivée en France.
Si je combats toutes les formes de racisme, d'antisémitisme ou d'intolérance, il m'apparaît néanmoins essentiel de préserver notre patrimoine commun que constitue la laïcité. Je salue la décision du Conseil d'Etat qui pour la première fois a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère. Loin d'interdire la pratique d'un islam librement consentie, elle vient contrevenir aux distorsions de cette pratique religieuse que constitue l'extremisme islamiste. Je l'aurais évidemment saluée de la même façon si s'était agit du Christianisme ou du Judaïsme.
J'admets néanmoins que la question n'est pas aisée car dès lors que l'on entre dans la sphère privée, la frontière avec l'atteinte à la liberté individuelle et la liberté de conscience est ténue. Mais il s'agissait là d'un cas manifeste qui ne souffrait d'aucune sorte d'ambiguité et qui nécessitait une réaction claire.
Publié par gilleshuard à 22:37:36 dans Identité | Commentaires (1) | Permaliens
J'aurais dû m'en douter, avec un scénario aussi léger le dernier film de Will Smith ne pouvait pas être un chef d'oeuvre.
L'histoire : ni héros, ni super-héros, Hancock (alias Will Smith) est un anti-héros. Doté de pouvoirs qui lui permettent de sauver des vies, il cause à chaque fois qu'il agit des troubles et dégâts importants ; ses réactions peu sympathiques irritent et le rendent impopulaire. Il est pris en main par un spécialiste de la communication qu'il vient de sauver qui va lui permettre retrouver l'image d'un vrai héros.
Après les Superman, Spiderman, Batman ou autres 4 fantastiques, on assiste là à une pâle copie de super héros qui n'a pour lui ni l'humour du personnage excepté les 5 premières minutes, ni des pouvoirs jamais vus jusqu'alors. Et ce ne sont pas les effets spéciaux qui rattrapent la cause perdue d'avance du film, en dépit de la grande campagne de promo dont il bénéficie.
Au secours "navet". A ne surtout pas voir.
Si vous ne me croyez pas, regardez la bande annonce, on sait déjà à quoi s'attendre (dommage que je l'aie pas regardée avant !)
Publié par gilleshuard à 20:14:23 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens
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