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Dans la gestion des collectivités locales, rares sont les élus qui décident de se faire hara-kiri. La communauté urbaine de Metz, qui regroupe 40 communes représentant 230 000 habitants a réduit d'un tiers le nombre de délébués siégeant à son instance décisionnelle (de 170 à 105) et de moitié le nombre de ses vices-présidents (de 48 à 24). La Communauté comptait plus de délégués que le Grand Lyon, pourtant six fois plus peuplé !
Un cas d'espèce, pas sûr... Imaginez parmi les 48 vice-présidents que comptait la communauté jusqu'alors, il y avait un vice-président aux nuisances sonores, un vice-président chargé de l'archéologie préventive et un vice-président chargé de la fourrière animale.
Sans parler de la question des frais liés aux indemnités d'élus, qui reste un problème mineur, c'est surtout la symbolique donnée dans la gouvernance des collectivités afin de redonner de la crédibilité et du poids aux élus.
Voilà un bon exemple pour les députés et sénateurs dont certains sont conseillers généraux et régionaux, en plein débat sur la réforme des collectivités locales qui doit justement les amener à voter la division par deux le nombre d'élus (de 6000 à 3000) en créant des conseillers territoriaux à la fois élus des départements et régions. Mais les parlementaires également élus d'exécutifs locaux exercent de fortes pressions afin de préserver leurs positions. L'exemple lorrain illustre qu'il est possible avec bon sens et souci de l'intérêt général de concilier démocratie et efficience dans l'utilisation de l'argent public.
Publié par gilleshuard à 21:16:50 dans Politique France | Commentaires (0) | Permaliens
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