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On en a très peu parlé en France, le 17 juillet 2009, la Cour européenne des droits de l'homme a déclaré irrecevables six requêtes concernant l'exclusion d'élèves français de leur établissement scolaire en raison du port de signes ostensibles d'appartenance religieuse.
Rappelons d'abord les faits : dans des établissements publics, des jeunes filles de confession musulmane se sont présentées avec les cheveux couverts d'un voile ou d'un couvre-chef le 1er jour de la rentrée des classes en septembre 2008, contrairement à ce que prévoit la loi. Après une période de dialogue, les proviseurs ont définitivement exclu les élèves. La famille des jeunes a porté l'affaire devant les juridictions jusqu'à la plus haute, au niveau européen.
La Cour rappelle que "dans une société démocratique où plusieurs religions coexistent au sein d'une même population, il peut se révéler nécessaire d'assortir cette liberté de limitations propres à concilier les intérêts des divers groupes et à assurer le respect des conviction de chacun". Elle relève ainsi que ce sont des impératifs de protection des droits et libertés d'autrui, de l'ordre public et de la laïcité, qui motivent les décisions d'exclusion, et non des objections aux convictions religieuses des élèves.
Ainsi la Cour rappelle le droit fondamental de liberté religieuse reconnu à tous les européens. Mais elle l'assorti à la nécessaire conciliation avec les règles de vies collectives des Etats qui fondent le "vivre ensemble" des sociétés démocratiques.
C'est un signe très fort que vient de donner la Cour européenne des droits de l'homme en reconnaissant de manière forte le principe de laïcité, jusqu'à présent souvent appliquée chez nos voisins européens, mais souvent avec une certaine ambiguïté et peur d'être taxé de racisme, alors qu'évidemment, il ne faut y voir rien de tout cela.
Cette décision est un encouragement pour toutes ces femmes qui se battent ici ou là à travers le monde pour promouvoir le droit des femmes à exister comme personne à part entière. Je pense fortement à Frozan Fana et Shahla Atta, toutes deux candidates aux élections présidentielles en Afghanistan, mais aussi évidemment à la prix nobel de la paix birmane Aung San Suu Kyi qui est en liberté surveillée depuis 17 ans et vient d'être à nouveau condamnée par la "pseudo justice" du pays.
Je pense aussi à ces femmes iraniennes qui luttent sans relache contre la terreur du régime islamiste, mais cela sera l'objet d'un prochain billet...
Publié par gilleshuard à 20:03:12 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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