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Après la visite du Pape Benoît XVI, l'heure du bilan est venue.
Accueilli avec tous les honneurs de la République par le Président Sarkozy et son épouse Carla Bruni, le Pape a répondu par sa présence et ses paroles aux nombreuses interrogations qui subsistaient. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a réussi a rassemblé une immense foule à la fois à Paris et à Lourdes, ce qui montre que l'église catholique sait encore mobiliser ou que ce Pape mal connu des français attirait. En cela, ce voyage a été un succès. Mais pour ceux qui attendaient une parole nouvelle de l'église sur le dogme notamment, ce qui n'était pas mon cas (connaissant les écrits de l'ex Cardinal Ratzinger), la déception a été nette.
Ce qui m'a surtout surpris, à la fois de sa part et de celle du Président Sarkozy, c'est la brèche ouverte par l'un et l'autre sur la question de la laïcité. Le premier se dit partisan d'une "saine collaboration entre la communauté politique et l'Eglise" et prone une "nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité" et dit qu'il faut trouver une voie nouvelle "dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur".
Le second, le Président Sarkozy, a réitéré ses propos antérieurs en faisant la promotion de la laïcité "positive". Je cherche encore le sens de cette expression. Serions-nous sous le régime de la laïcité "négative" ? C'est un non sens. La laïcité n'a de sens, selon moi, que dans la neutralité, la séparation entre l'église et l'Etat, le respect des prérogatives de chacun, dans sa sphère.
Les deux orateurs se sont retrouvés sur cette nouvelle vision proposée de la laïcité. Mais une vision qui ne fait pas l'unanimité. Encore une fois, comme croyant et, je l'espère, homme d'ouverture et de dialogue, je ne peux que me satisfaire de la volonté affichée de favoriser la réconciliation entre les religions, qui passe par le dialogue, l'écoute et le respect. Mais l'affichage que ce doit être sur la sphère publique, officielle, que ce dialogue ait lieu, il y a de quoi s'interroger, voire s'inquiéter.
Publié par gilleshuard à 21:53:28 dans Foi et conscience | Commentaires (0) | Permaliens
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