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Municipales :
Avec plus de 60 % des suffrages sur nom, c'est une véritable claque que Marc Gricourt et sa liste viennent de donner à la liste portée par Nicolas Perruchot à Blois.
|
VILLE DE BLOIS |
Nombre de voix |
% |
Sièges gagnés |
| Nicolas Perruchot (NC-UMP) |
6 763 |
39,31 |
8 |
| Marc Gricourt (PS) |
10 441 |
60,69 |
35 |
| Total |
17 204 |
100 |
43 |
En dépit d'un très bon bilan, le Maire sortant n'a pas réussi à conforter une implantation souvent mise à mal sur la seule ville dans les autres élections locales ou nationales depuis 2001 (cantonales, régionales, législatives, présidentielles).
Je profite de ce billet pour adresser un coup de gueule contre tous ceux qui veulent voir dans le Mouvement démocrate blésois le responsable de la défaite de Nicolas Perruchot. C'est facile, trop facile. D'abord, parce que le MoDem a fait la démonstration au plan national de son posionnement central et indépendant des autres formations politiques. Au nom de quoi celui-ci devrait-il se considérer lié à l'équipe du Maire sortant, alors même que celui-ci a fait un autre choix que celui de suivre les convictions du parti dont il était issu, l'UDF ?
Considérer que les 16 % de Jean-François Mortellette lui étaient acquis est non seulement inexact en l'absence d'une quelconque consigne de vote, mais aussi faux alors même que les électeurs sont libres de voter en conscience pour qui bon leur semble, quand bien même il y aurait consigne, et plus encore, stupide, car si l'on fait la somme des scores obtenus par N.Perruchot et JF Mortellette au 1er tour on obtient tout au plus 45,28 % et non les 50 % nécessaires pour l'emporter. Ce n'est donc pas le MoDem qui a fait perdre Nicolas Perruchot.
Non, en fait, je vois plusieurs explications à cette défaite :
- D'abord le fait que la gauche ait réussi à dépasser ses différents pour se rassembler dès le 1er tour, le fait aussi qu'elle ait fait une campagne de proximité, avec une tête de liste déjà très implantée dans les quartiers nord de la ville ; faute de mobilisation de l'électorat de droite, la sociologie de la ville donne structurellement la majorité à la gauche... ;
- Ensuite car Nicolas Perruchot a été victime de son soutien à Nicolas Sarkozy depuis le 2ème tour de la Présidentielle, dont l'image est plutôt défavorable actuellement dans l'opinion ;
- Enfin et surtout car dans un monde de plus en plus médiatique, un bon Maire est un bon gestionnaire, il l'a été, mais aussi un bon communiquant, il l'a été, mais ceci dans la proximité avec les citoyens, c'est sur ce point qu'il a pêché me semble-t-il, non intéressé qu'il fut d'aller à la rencontre des habitants, dans la simplicité de la rencontre au détour d'une rue, ou d'une rencontre sur le marché ; lui qui se prévalait d'appartenir à la "génération terrain" s'est embourbé sur le terrain des relations humaines.
Comme je l'indiquais à une nouvelle élue de la majorité, comme républicain et démocrate, j'adresse mes félicitations à la nouvelle équipe et lui souhaite bonne chance dans la mise en oeuvre des nombreuses promesses qu'elle a pu faire. Je fais également le voeu qu'elle agisse dans l'intérêt général, sans esprit partisan ou idéologique, ni sans revenir sur les méthodes du passé qui ont montré leur échec, notamment dans le domaine de la jeunesse...
Cantonales :
En dépit des manoeuvres de ses adversaires, Marie-Hélène Millet a été réélue sur le canton de Blois 1. Elle sera accompagnée au Conseil général d'un autre élu MoDem, Jean-Paul Pinon. Tous les deux ont été élus avec environ 60% des voix.
Publié par gilleshuard à 21:29:26 dans Municipales - Cantonales 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
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