Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
D'ailleurs, tes compliments tu peux te les foutre au cul parce que je vais publier ce texte tel quel avec ce que je suis en train d'écrire en direct sans traduire pour le lecteur. et je te dis ZAFT pourquoi je te mets le texte sa race chez moi, c'est parce que tu viens d'écrire un bon texte quand tu pensais simplement me cirer les pompes pour que je te file quelques roupis de succès, mais t'as raison, on est des écrans LSD pas des Plasmas, on est des "we are the world we are the children" et pas Manu chao qui chante sur les putes pour faire style c'est cool comme combat même si c'est cool, mais les putes c'est aussi les filles à son père qui se vante jamais de la baiser dans les soirées de Noël... Zaft, ma réponse vient chronologiquement derrière ton mail, mais se pose devant, c'est parce que maintenant le ZAFT, je te laisse le texte à toi pour lire, et le lecteur se doit han han de comprendre que Zaft et un pote et qu'il s'amuse à dire du bien parce qu'il pense du bien, mais pas à c'point là han! A toi l'ZAFT:
"Une grosse envie de le lire ce roman de merde!
Parce que j'aime vraiment bien ce que vous faites Mr V!
Souvent j'ai l'impression que j'écoute le larsen en te lisant. Un truc qui dure, comme une intro d'un morceau que j'ai pas encore écouté, mais qui me plait. J'ai pas lu des masses dans ma vie, parce qu'en général ça me fait chier. Question de rythme. De pauses. De pause aussi. Faut arrêter de tourner autour du pot pour rien dire à la fin. Et tu tournes pas autour, vu que tu sais pas où il est le pot! Et que tu t'en branles on dirait... (bon, loin de moi l'idée de causer à ta place... souvent j'ai tout faux et je crois super dur que j'ai vrai!) Pis j'aime aussi parce que quand j'ai fini de lire tes textes, je suis énervé en général. Bon, ça m'empêche pas de dormir, mais quand même, ça me donne envie d'aller aux putes, de boire de la gnôle, de buter du kheuf, de faire des trucs biens. T'es pas un écrivain Andy... sorry... t'es beaucoup mieux que ça. T'es une vraie personne qui écrit. Et même si tu l'as jamais la villa sur Malibu, t'auras plongé tes mains dans le bide pour en ressortir un vieux mélange de crasse et d'amour. Du moins c'est l'impression que ça me donne... Rendre à l'écriture la puanteur de la vie... C'est pas à la portée de tout le monde!
Pour ça merci!
Pis merci aussi de m'avoir fait une place sur ton site... je sais pas si je l'avais dit. En vrai, je m'en tape... mais même, ça fait super plaisir. J'ai rien demandé, j'attends rien, et j'ai rien à donner... mais merci parce que c'est toi...
Voilà. Je vais pas te sucer la bite, parce que j'ai déjà essayé et que passé le premier moment d'excitation je me suis vu en femme et ça m'a fait flipper, mais le coeur y est."
"Rien à battre du succès! Le tien je m'en accomode. Le mien il m'attire pas.
Je suis que moi.
J'ai jamais eu la moindre ambition. Tout ce que je fais c'est au dessus de mes forces. Et j'ai pas du tout l'intention de me crever. En gros j'te refile le mioche, t'as qu'à te démerder avec! Parle pour moi, parle pour nous, pis quand tu seras une star, on te crachera à la gueule, moi et tous les autres, et tu seras bien emmerdé! Tu diras "ceux là je les connais pas... j'ai jamais traîné avec la France d'en bas, j'ai juste respiré ses pets." Pis nous on dira rien. Parce que des stars on en a déjà croisé plein. Des qui avaient du talent pas toujours, des qui causaient bien c'est forcé. On aura la nostalgie de d'andy v, on dira que c'était mieux avant, on dira "t'as pas une clope vieux?" et tu répondras non. Je fume pas. J'suis écrivain.
T'es con!
Je t'embrasse... sur la joue. Droite. Pour faire chier."
"Shit!
And just another bullshit!
Tu fais chier, quand on aime on est stygmatisés!
Suis sur écoute?
"blablablabuzzzzzzzzzzzzz.... see you later...............cum plase, and......... what da fuck!.........röte armee frakzion... No nononono! Andreas Baader's pleasure zone... verbotten... this is a democracy! Les éoliennes c'est la vie, même si ça fait du vent dans les plumes des poules rousses... Kurfürstendamm pas cher sexy show welcome... lick your tongue baby? lick your tongue and tell me 'bout love. Feed my hell and doesn't be me... heaven on high heels juste parce que c'est à toi des minutes et des heures.
N'importe quoi.
N'impote qui.
Economie."
Publié par hirsute à 22:47:20 dans Zaft | Commentaires (6) | Permaliens
Quand je serai grand...
J'habiterai dans une maison en verre, perchée au dessus des nuages, au sommet d'une falaise. Avec un puits sans fond au milieu du jardin, un puits magique dans lequel je balancerai des pièces du monde entier. Je fermerai les yeux un instant. Pour laisser au temps l'illusion d'exaucer mes vœux.
Je peindrai une porte sur un mur de briques. Une porte ouverte sur le jour d'après. J'en franchirai le seuil chaque matin, juste après les tartines. Pour me promener dans les conséquences de mes actes. Innocent. Naïf. Détaché. Comme le Vésuve se baladant dans Pompéi un jour de foire. Avec des lunettes de soleil... Et rentrer apaisé de ne plus avoir à choisir qu'en connaissance de cause... Libre de contempler l'horizon qui s'éloigne dans le présent sans pour autant s'enfoncer dans les brumes du destin.
Etre mon destin. Choisir la bonne option ou la mauvaise, mais savoir au moins que la mauvaise ouvre un chemin tortueux vers le jour suivant... et ainsi de suite. Ne plus laisser aux autres la force d'agir sur ma vie, qui ne les concerne en rien vu qu'elle est à moi. Que je n'en ai qu'une, qu'elle est mon plus grand bien. Distribuer mes actions au compte gouttes, à tous ceux qui sauront m'apprivoiser, à tous les bluffeurs qui m'amuseront le temps de me berner. Aux gens doués de raison, de déraison, aux agités qui font des vagues dans des verres d'eau avant de les renverser sur les têtes des badauds... " C'est de la pisse ? " ils diront effrayés...
Je fabriquerai le bonheur, mon bonheur, ma vision du bonheur. Je me roulerai dedans et je rirai aux éclats avec mes dents pourries... insensible aux miroirs qui n'ont d'autre pouvoir que celui de réfléchir la réalité... Dans la boue ou dans la soie, je me roulerai selon mes humeurs... tout en décidant ce qui est boue, ce qui est soie, ce qui n'est rien aussi...
Quand je serai grand...
Je ferai pousser des arbres à femmes.
Je sais qu'elles poussent pas dans les arbres les femmes... Et je sais aussi tout ce qu'elles ont de précieux. Je sais que sans elles on se serait tous éventrés depuis des siècles, que même si on s'éventre parfois pour elles on n'est qu'une minorité, et que la pyramide des âges elle en souffre pas des masses... Mais j'aime bien l'idée de l'arbre à femmes... les vrais mâles iront jusqu'à plébisciter l'arbre à morceaux de femmes... arbre à bouches, arbre à seins, arbres à culs, arbres à vagins... Parfois je les comprends... Quand je suis amoureux et qu'elle m'aime pas.
Bref... un verger d'arbres à femmes... complètes... imaginez les mecs !
Bien sûr, certaines se feront dévorer par les oiseaux, mais les meilleures, j'irai les récolter la nuit, quand tout le monde dormira. J'en ferai des confitures, des guirlandes et des parfums. Certaines iront sécher entre les pages de mon journal intime. L'essence de leurs souvenirs dessinera les contours des histoires que nous aurions pu vivre ensemble... allez, imaginez !
Si j'avais été grand maintenant. Et pas dans vingt ans. Pas trop tard. Pas jamais.
©Zaft > http://www.myspace.com/unmoinsdeuxtiersegalzero
Publié par hirsute à 20:09:28 dans Zaft | Commentaires (2) | Permaliens
" Dans la vie, y'a le pire et le meilleur... Moi je suis le pire ! "
Je le regarde sans juger. Après tout s'il l'affirme, pourquoi j'irai le contredire ?
Il a pas vingt ans. Il chante dans un groupe punk qui se fait couper le jus après trois morceaux. Je me souviens juste d'une chanson qui disait " Je rampe à poil dans mon plumard, les cafards courent au plafond " Il prononce ces mots le regard fixe, la main crispée sur le micro, sa voix trop grave pour son corps me fait penser à ces petites filles qui parlent avec la bouche du diable, dans les films d'épouvante du siècle dernier. Derrière le bar, le patron moustachu essuie le même verre depuis une bonne minute. La jambe droite du chanteur semble mue par un réflexe post mortem. Il l'observe d'un œil dégoûté.
Personne pour rigoler... et même les plus rougeauds des raisins qui meurent au comptoir n'en voudraient pour fils, de ce grand couillon qui bave sur le micro. La lumière crue tombe des néons, teinte ses grimaces d'un mauvais reflet jaune. Il arrête de chanter en plein milieu d'un couplet. Se tourne vers le batteur qui ne le regarde pas. Attrape une bière. L'avale d'un trait avant d'en cracher la moitié sur ses pompes. Il se débat pour envoyer valser sa veste en cuir sur le sol, sans bouger les bras... juste des contorsions pathétiques qui finissent par la faire glisser. Il la piétine... Classe la veste ; elle en a vu d'autres... Le larsen achève le morceau. Personne n'applaudit. Je balaie du regard les quelques personnes debout derrière moi... Des yeux remplis de questions muettes. Tout le monde cache son nez dans un verre, en espérant une suite. Des voyeurs, je me dis. Un public de voyeurs désarçonnés par la seule présence de ce type qui pue le malaise, qui transpire le suicide, qui ne les voit pas... C'est la basse qui redémarre la première. Une sorte de bourdonnement pas bon pour l'estomac. Rythme binaire à la batterie et grésillement suraigu de la guitare. En boucle. Le pire disparaît un instant derrière les autres. " Vous ne m'aimez pas, vous ne m'aimez pas, vous ne m'aimez pas... ".
Il chuchote et puis on l'entend tousser et cracher. Il revient une bouteille de vin à la main. Il en vide un tiers dans sa gueule ouverte et son t-shirt blanc trinque avec lui. Le patron parle à sa femme dans l'oreille. Elle fait non de la tête, sans sourire. Un vieux gueule " casse-toi merdeux " et l'autre lui met un joli doigt, lui tourne le dos pour lui montrer son cul. Le vieux bondit de son tabouret, au ralenti. Une nana lui prend son verre des mains et il la bouscule. La nana tombe à cause du sol embièré. Le vieux, emporté dans son élan, se vautre à son tour. Au passage il encaisse un léger coup de pied dans le dos, discret, au niveau des reins. L'autre se remet à chanter... un truc sur la röte armee fraction, mais le vieux se relève et bondit vers le groupe. Je le repousse d'un revers de bras, sans réussir à le faire tomber. Il reste là debout, comme un taureau mort saoul... Le chanteur gueule pour le vieux tout seul, ses yeux le bombardent d'un mépris qui donnerait des frissons à Superman... et puis il ouvre sa main sur une lame à rasoir et commence à se lacérer le torse. D'abord on comprend pas ce qui se passe, on croit à un numéro de cirque... et puis le rouge marron du vin sur le t-shirt vire au vif, et l'autre qui taillade encore, en rythme... dès qu'il a mis au point, le patron se rue vers le disjoncteur et plonge le rade dans le noir.
Silence.
Briquets.
Il ne chante plus. Hurle sans micro, sans ampli. Juste la batterie qui continue. Un beau bordel dans le noir. Le vieux raisin essuie les coups portés par les lâches de service, ça siffle, ça gueule, les tables commencent à se renverser... bris de verre, incendie des affiches sur la vitrine... des éclairs jaunes orangés. Des types rappliquent de la rue. Passent derrière le comptoir pour choper la caisse. Le patron gueule qu'il appelle les flics. Des baffes dans le noir. L'autre saute sur le comptoir pour exhiber ses plaies. Le bassiste finit par le maîtriser. Du sang sur le front et dans les cheveux. Le Pire crache encore un peu en se débattant. Il envoie des coups de latte en aveugle. " Une balle dans la nuque pour les vieux ! " qu'il gueule encore quand le batteur se rend compte qu'il est temps de filer... Le patron chope le Pire en aveugle. Il se débat. Fait valser tous les verres du comptoir. La vieille arrête pas de crier. C'est la fête.
Sur le trottoir, ça pue la pisse, la gerbe et la vinasse. Comme toujours en fin de soirée. Je me tire avec le Pire un peu plus loin. Il saigne méchant ce con ! Et je déteste l'odeur du sang. Elle me fout des frissons dans le cœur. Je lui demande si ça va, il répond pas, juste il fait non de la tête. Avant de balancer un coup de latte dans une porte de garage. Blam ! Les deux autres du groupe rappliquent en rigolant. Attrapent le Pire sous les bras. Le fourrent à l'arrière d'une 504 noire. Je suis. Pour finir dans une tour, à jouer au poker, avec des cafards énormes qui courent au plafond.
Mr Zaft
Publié par hirsute à 22:21:27 dans Zaft | Commentaires (0) | Permaliens
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