Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
écouter jacques mesrine
regarder la télé
lire samira bellil
regretter que papa
est au front national
regretter que maman
se situe très à droite
au conseil général
quand une vieille dame pleure
sa famille massacrée
ce qu'il y a de génial :
c'est la réconforter
peut être par quelqu'un
peut être par la mort
regretter d'être là
dans cette identité
vieux tee shirt abîmé
et chaussures moyennes
rêver d'être un autre
dans un autre costume
pour bien s'en souvenir
de
cette souffrance d'or
big up à jesus christ
et à charlie chaplin
et à richard virenque
pour les monts bien franchis
dans une hypsocrisie
qui fait les grands acteurs
et les petits bonheurs
de nos âmes en déroute
supporteur mal lavé
aux bords l'été des routes
qui jette une bouteille d'eau
dans le front du cycliste
comme on bande à l'église
lors de sa communion
Publié par hirsute à 01:34:17 dans Jean Gorzar | Commentaires (1) | Permaliens
_je ne sais pas. le problème du roman, c'est que c'est long. (queue c'est long). Ecrire, cela dure généralement quelques mois, puis je reviens dessus, en m'apercevant qu'il y a des petites incohérences de scénario, si l'on peut dire. Les titres, c'est un véritable problème aussi, et je n'arrive pas à choisir vraiment, mais je me dis que c'est à l'editeur de ses débrouiller avec ça. Je suis très mauvais dans la finition. Quand Flammrion m'a contacté et m' ademandé de reprendre le manuscrit pour refaire le premier chapitre, j'en ai été complètement incapable, c'est pour ça que Zoo Paradise a mis autant de temps à sortir. Il m'arrive souvent de regeretter cette vie d'écrivain sans succès. ça me prend beaucoup de ma force, même si c'est vrai que cela doit me tenir quelque part. A cause de l'écriture, je bois, je fume beaucoup trop, ce qui n'arrange pas ma santé déjà précaire. C'est vraiment un long travail de solitude, et j'allais dire déjà de mort. Physiologiquement, donc stylistiquement, comme dirait Buffon, que Houellebecq a aussi cité, je suis à part. L'édition en ligne, finalement m'a sauvé, et l'édition papier, finalement c'est au fond un geste commercial et anti ecologique, ce qui n'est pas forcément pour me déplaire.
_Vous n'arrêtez jamais la poésie, contrairement à ce que vous anonciez dès 2006...
_(silence)...Euh...(jean Gorzar fait une moue de circonspection)...Non.
_c'est plus fort que vous ?
_Il y a tellement de choses plus fortes que moi. J'ai pris avec la littérature le même chemin finalement que celui que j'ai pris avec le football. Sauf que le footbal c'est quantifiable, la littérature aussi, mais enfin, il y a beaucoup d'histoire là dessus, sur ces artistes qui ne sont connues que d'une centaine de personnes, aimées par quelques dizaines de personnes, et qui ne marchent pas vraiment, ou alors cela met un temps fou. mais cela c'est la mordernité, c'est un schéma assez ancien qui ne fonctionne plus qu'à demi, qu'un peu. j'ai du mal à penser qu'on ne parlera pas de Houellebecq, d'Angot (c'est beaucoup moins sûr), ou de bret Eston Ellis dans trente ans. Mais on s'en fout. au final, je m'en fout, c'est un peu un abandon, une sorte de dépit, mais je m'en fout. C'est une douce folie, mais je m'en fout. Je regrette seulement de ne pas avoir accès aux très grands restaurants, je voudrais aussi de temps en temps être sur un plateau avec des célébrités, mais, bon. C'est la rançon de l'insuccès.
Publié par hirsute à 12:35:36 dans Jean Gorzar | Commentaires (0) | Permaliens
Passer chez Ruquier
suite aux succès des mots
snober des invités
et voir Candelloro
ému par ce beau livre.
faire l'éloge du hash
puis finir un peu ivre
invité par BH
à manger chez Arielle.
Utiliser l'humour
pour faire venir l'amour
"si j'ai de grands talents
je sais par des instants
resembler à Jamel
et survivre à ce point
qu'on devient surhumain
plutôt que survivant"
Publié par hirsute à 13:27:04 dans Jean Gorzar | Commentaires (0) | Permaliens
je déteste les filles qui aiment d'autres garçons
déteste aussi vomir en te sachant qui pense à ma mort
possible comme un banco qu'on gratte avec le pouce
la coeur dans les deux cas me cogne comme une secousse
souvent la vie bascule sur un coup de dé
un poisson décongelé, un angine qui dérive
le choix d'un numéro, une danse en boîte de nuit
puis cela suit son cours, nous nous stabilisons
dans quelques beaux efforts qui font le caractère
et parfois la légende, et les quelques amis
qui feront des histoires à notre enterrement
c'était vraiment un con, un gars vraiment gentil
m'a répararé ma caisse, a bien niqué ma meuf
cet enfoiré ! il la prenait pour une salope
je déteste les filles qui aiment les glaçons
(car autour d'un glaçon, y'a toujours une liqueur
qui les rendent maboules, prêtes à sucer la suite
pourvu que ça soit au bout, au bout d'un beau garçon)
Publié par hirsute à 17:18:11 dans Jean Gorzar | Commentaires (0) | Permaliens
je suis mort à Paris dans une nuit de vipère
j'ai vu bernard kouchner s'éprendre de ma mère
il était 5h30 et j'avais dévissé
la dernière capsule
j'ai dit dans un souffle : "c'est la vie qui recule"
à 48 ans, il adore fumer des joints en se faisant sucer
par des adolescentes
on a rien trouver mieux pour les adoucir
ces terribles descentes
Publié par hirsute à 11:27:41 dans Jean Gorzar | Commentaires (0) | Permaliens
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