Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Bon comme je suis exclus de partout, et qu'enfin tous les médias, les corbeaux, les cailleras, les skins, les bourges, les vigiles, les keufs, les juges et les médias décident de m'ignorer ou me harceler de menaces... Je vous règle vos comptes, avant de crever... C'est une lettre de suicide.
Je vais pas finir ma vie à tenter de soumettre des soumis à populard le pouvoir la salope qui les hue hue dans un isoloir, à mes balivernes...
Puisque ce soir, Vérol, va se blesser gravement avec une lame... Pas pour mourir, mais pour risquer de crever... Essayer de faire chier la nuit, les clochedus qui dorment avec leurs odeurs de fromage... bien fait.
Et on m'a supprimé Myspace. Comme on m'a supprimé 7 blogs, 12 Facebooks, j'ai pas essayé tous les supports de réseaux sociaux que la salope de Canal + recommande à ses patients, ses clients.
J'ai été le premier à interviewer Siebert, alias Konstrukt, et Chronicart, son dirlo frileux de publication, me balançait: "Toi on te parle pas Vérol, t'es qu'un pleurnichard." (il dira que ce texte est un truc de pleurnichard pathétique ce gros bourge)
Technikart idem, mais dans un autre registre: "Vérol, t'es aussi pourri que les juifs."
Les Inrocks: "On n'est jamais sûr de qui se cache derrière un pseudo" (faut surtout le sucer dans son appart' ou quoi le journaleux?)
Le Parisien: "Vous êtes provocateurs, vous ne ferez que choquer nos lecteurs."
Rock & Folk: "Vérol n'est qu'un taré qui m'a traité de taré" - pauvre taré Agnès...
Elle: "C'est un pur misogyne, un salaud, qui en plus ne condamne pas Cantat qui a massacré une femme."
TF1, 50 minutes Inside: "Monsieur Vérol, on s'occupe de tout, vous n'aurez qu'à dire ce qu'on vous dit."
M6: "On voudrait parler autrement de Cantat, et vous êtes l'homme de la situation. Avec qui vit l'ex de Bertrand, Andy?"
Le Point: "Nous préférons Mikaïloff, il est honnête lui. Vous, vous êtes grossier et vulgaire Vérol"
Minute: "Nous serions intéressés par une interview, vous semblez vraiment jeté par le système."
Un pote: "Arrête de te tuer mon Vérol..."
La Verge de Vérol: "J'appelle les pompiers... Tu es en train de mourir."
Vérol: "Je vous encule tous. Me reste juste quelques instants pour vous dire que je vous encule tous..."
A.V.
Publié par hirsute à 22:20:10 dans Andy Verol | Commentaires (6) | Permaliens
©Andy Vérol - Payer avec la poigne - 08/2009
Par la force des choses, j’ai du sortir aujourd’hui. Il y avait du vent chaud, de l’air et je n’ai pas vu un virus.
Sophie est partie. Je ne sais pas encore très bien si ce sera pour toujours. Mais hier soir, j’avais bu, j’avais le calbute en jus, la jute frelatée et le cigare en berne entre les prises de vue forcées par mon cerveau-réalisateur.
Evidemment, j’avais sifflé une bouteille de rhum blanc, un bon shoot pas trop cher mais violent, hyper violent… Elle m’a dit, ce matin, avant de claquer la porte :
« ça m’étonne pas que tu ais écrit sur Cantat, ce gros salaud. »
J’étais plutôt gêné pour elle. Ce type de réflexion me met mal à l’aise. Depuis un an, je reçois des mails, des commentaires de merde à ce sujet :
« Tu te fais du fric sur le dos des morts, t’as pas honte. C’est dégueulasse, on prend que 4 ans quand on bute une femme, etc. »
Ben voyons. La réalité, c’est que Sophie n’a pas supporté que je la balance du lit. En plein coït, j’ai réalisé l’horreur de ce que je faisais. C’est évidemment politiquement incorrect de dire que quelqu’un vous répugne. Moi j’appelle ça : « Ce que je pense vraiment putain de merde. »
Il y avait un tas de pommes de terre dégueulasses dans ma tête à cet instant-là. Quand j’étais gosse, je n’avais pas le temps d’angoisser, la réalité étant abominable durant ces années-là. Mais maintenant, je suis préoccupé. J’angoisse en pleine baise. Avec une lectrice avec qui j’avais couché à la mi-août, je me suis mis à penser au fait que mes droits de 2009 seraient si dérisoires que je serai forcément vidé de mon logement. Même Cantat ne me sauvera pas de l’expulsion !
Donc là, j’étais en pleine forme. J’avais l’esprit vulgaire et pervers, et une certaine préférence pour la fermeté. Le tas de pommes de terre sales me revient souvent, se jette à ma gueule dans les moments de transition psychologique. J’y vivais un peu beaucoup dans cette cave où ma grand-mère stockait ses légumes. Dans ce trou, j’ai pigé le sexe, les rapports humains. Je n’ai jamais eu besoin de regarder TF1 pour comprendre que les Hommes ne sont que de piètres zombies sexués. Alors que nous copulions comme d’hab’ avec Sophie, j’ai revécu ces jours et nuits passés dans la cave (de mon esprit), et les baisers plein de bactéries d’un fantôme-salope. Choper l’atome de mon cerveau cloîtré dans le noir. Je grattais les murs en brique dans le noir, nettoyais l’emplacement, écoutais Des Chiffres et Des Lettres en sourdine.
Je n’avais que ça en tête… pendant que Sophie s’évertuait sur mon chibre. J’suis un gentleman, un gars qui conduit juste avec l’index sur le grand volant de l’Américaine… La bedaine bourrin que le vit vieux, veut.
J’ai le stress blanc, la piste vicieuse laissée par mes passages nocturnes… Sophie était au sommet de mon gland, glandant un instant, histoire d’admirer la face de rat de Vérol, ses grimaces de plaisir pathétiques, ses mimiques pleines de tics toquant dans ses yeux quelconques.
« Quel con ! » Je gueule à chaque fois que le sperme jaillit comme la flotte compressée, dans la fissure d’un barrage chinetoque, amerloque… La filière de l’eau, la filiale du sperme. En permanence
« Oh Sophie tu essss belle ! »
L’hideuse souriait de nouveau.
Je croupissais dans la cave au tas de pommes de terre sales tandis que je regardais à travers les barreaux de mon orgasme : une lumière du jour terne. Sa tête. Son sourire monstrueux. Ses cuisses poilues peau d’orange, de citron, croûte de châtaigne… Un âne qui se vide dans une femme pour ne sait faire que de la fiente de sentiments.
J’ai eu comme une crampe de dedans… Il y avait de la lecture. Ces cons de prolos tarés français planquaient des livres de Lénine, de Staline, des trucs de cul, des livres, des journaux de collabos, des photos de soldats, des cartes « du Parti », des promesses électorales, des couches, des cons, des couennes, des femmes faites en papelard, des déclarations de paix, des pets de présidents élus, des émissions de télé du 18ème siècle, des crèmes solaires pour soldats romains, les mains dans la marmite, les mains, les merdes, les sourires, les mains dans les patates, le jupon de la grand-mère, la bite de travers de grand-père, sa grande paluche dans la gueule, les rêves de lune, la boule en poussière grise où l’on marche léger, la gicle, la jute, le militantisme, la pute au rabais, la croûte du gruyère et la couille
Se vida
En même temps que le poing s’écrasa sur la joue juteuse de Sophie. Le sang. L’orgasme à l’alcool, le pôle poils de son entrecuisses, sa gueule sur le parquet, l’instant des yeux qui tournent hors-bite, l’orbite de mes yeux blancs et ses cris de femme-veut-être-belle-pour-toi-Vérol…
C’était comme ça… Cette nuit passée-là…
J’ai besoin de prendre encore l’air.
Elle n'a pas de...
A suivre… ?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:31:42 dans Andy Verol | Commentaires (12) | Permaliens
©Andy Vérol - L'info-main-au-paquet - 08/2008
Ils m’ont encore inventé des reportages, les « journalistes »
Ils me pinent avec leur barratin, leurs magouilles,
Leur propagande associée au système central.
Les journalistes, leur liberté de merde pour qu’ils nous bourrent le crâne avec leurs sujets, leurs reportages, leurs invités, leurs experts, leurs enquêtes,
De merde
Les écouter, les lire, les regarder, c’est comme donner le sein à sa mère, torturer un cadavre, violer un mur, tagger un rideau d’fumée, pisser au milieu de l’océan, télécharger des navets, idolâtrer des suicidaires, plastiquer des volcans, danser sexy pendant un séisme, faire des blagues de cul à un sidaïque qui rend l'âme, persuader le Pape que Dieu n'existe pas, laver des fringues propres, plonger dans une marmite, donner toutes ses thunes à un milliardaire, aller chez le coiffeur quand on est chauve et imberbe, …
Rien.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:01:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Elle envisage un peu plus qu'une relation éphémère. Je la suspecte de vouloir se planter chez moi, ne plus en bouger, se laisser mettre en cloque et même me forcer au mariage. Pourtant, et il faut vraiment rester un tant soit peu réaliste, elle a l'air bosseuse et acharnée à ne jamais tomber plus bas que classe moyenne inférieure... Avec mes droits qui tombent au compte-goutte et qui me permettent à peine à payer cette pauvre piaule, je me dis que Sophie, avec son air de ne ressembler à rien, pourrait me sauver la mise.
Quatrème café depuis 9h00 ce matin. On n'a pas dormi de la nuit. Elle est allée bosser crevée mais repus de sexe et d'amour.
Elle me fait peur.
Je voudrais fuir. J'ai besoin de raconter cet sorte de cauchemar jouissif sur mon site... Que tout le monde sache que je suis en prison, avec des barreaux d'alcool, des matelas de shit, des lavabos en coke, des murs durs construits avec les cheveux, le stupre, la sueur, les poils, la bave, les odeurs d'anus et de pisse de Sophie... Elle se lâche complètement. Je fais comme des instantanés Polaroïd plusieurs fois pendant que nous baisons. Le grain de l'image est un peu vaseux... La vaseline ce sont ses sécrétions, ses postillons par centaines qu'elle crache à chaque expiration... Il y a dans sa laideur et sa façon saccadée, mal foutue, de bouger, quelque chose d'unique, quelque chose d'assez violent. Un cadeau que Dieu aurait fait à la race des nihilistes de mon genre, histoire d'occuper les quelques années de vie qu'ils se sentent obligés de subir. Ou quelque chose de cet ordre-là.
Quand on fait l'amour, on est un peu évanoui dans l'autre. Là non. Avec Sophie, c'est un peu comme si je faisais un reportage sur elle, que j'étudiais, photographiais, que j'interviewais ses nibards malsains, sa peau qui a la texture des cloques, ses difformes (puisque les formes, elle n'en a pas), ses expressions infernales... Et je pense que mon sexe est là-dedans, je pense qu'elle est meilleure que toutes les démocraties réunies, qu'elle est plus menaçante que Poutine et plus talentueuse que Victor Hugo. J'ai l'impression de faire dans une gouine, j'ai envie de ses pets incontrôlés, ses pipes qui raclent le gland avec les dents, ses yeux exorbités/fascinés posés sur mes tétons (comme s'il s'agissait de furoncles au chocolat)...
Je dois sortir aujourd'hui. Je dois m'obliger. Je dois prendre l'air...
A suivre?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:44:24 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
©Andy Vérol - Il est trop tard pour faire jouir l'autre - 08/2009
Voilà deux jours qu'on galipette bien ma pauvre Sophie et moi. Elle est sortie ce matin pendant que je dormais, pour s'acheter une paire de bas noirs et une nouvelle culotte... A mon réveil, la gueule défoncée par une migraine chimiothérapique ou presque (je n'avais plus aucun souvenir de la seconde moitié de la nuit passée), j'ai vu l'hideuse se pencher sur moi, me poser un baiser épais sur ma bouche pâteuse, et me tendre un plateau, avec du bacon grillé, des oeufs brouillés, du jus de chaussette et une rose rouge.
Putain... terrifiant... pas dans le sens où la vision de cette fille m'horrifiait. Bien au contraire, j'ai eu immédiatement une érection, et j'ai pensé à toute cette société neuneu avec des canons de beauté hue-hue, qui se prive du meilleur plat de sexe que le bon dieu ait inventé.
Elle portait ses bas et je voyais quelques longs poils au travers, sur les cuisses et les mollets. Ses pieds pourris, hyper larges et abîmés comme une travailleuse de chantier. Sophie sentait un peu mauvais. Sentait un peu le vieux, le kitch, le vioque, la croûte de gruyère qui se coince entre le prepus et le gland quand on a perdu l'hygiène pour cause de dépression (ce qui est mon cas, con).
J'ai peloté ses cuisses. Je bandais direct.
"Il faut que tu déjeunes petit coquin! Oh quel fougueux!"
Argh, sa politesse acharnée, sa manière vieillotte de parler me renvoyaient sans cesse à ma propre incapacité à me détacher de la grosse bestiasse fanatique que je suis depuis l'adolescence.
"Y'a pas un peu de bière ou de vodka plutôt que ton mauvais café du Missouri?"
Elle a commencé à faire la gueule, alors je lui ai chopée la nuque et l'ai retournée sur le lit, son gros dos broyant l'intégralité de son petit dej' pourri. Pendant que je léchais ses seins étranges (blancs, totalement différents l'un de l'autre, avec quelques poils sur les aréoles), je pensais à des factures à payer, et le fait que je n'étais qu'un looser. Hier, j'ai encore jeté un journaliste, celui-là du papelard Le Parisien, parce que sa voix me cassait les couilles... Mon éditeur perd patience... Il m'a braillé au téléphone:
"C'est la dernière fois que tu bosses avec les éditions Pylône connard! On écoule le Manu Chao et le Noir Désir, et ensuite, tu prends tes clics tes clacs et tu déguerpis."
Le fait que tout cet été m'ait entrainé dans l'enfer, me rend fragile... Des années que j'écrivais, et voilà que je n'ai plus rien à dire, que je ne défend plus rien alors que les médias commencent à se ruer sur ce que je fais, que des dizaines de milliers de blaireaux savourent la vulve de mes mots...
Bref... J'ai baisé Sophie en missionnaire, comme une demi-feignasse... puis je l'ai fait tomber du lit en la poussant avec mon talon gauche (le tien lecteur, c'est ton talon qui l'a balancée par terre)... Elle s'est relevée en saignant du nez.
"Non surtout pas en arrière la tête! Il faut faire un point de compression!"
Elle m'a remercié et a stoppé la narine glicleuse toute seule dans la salle de bain.
J'étais aux anges. On avait forniqué dans la bouffe du dèj', j'avais un peu de soleil de dehors dans la gueule, et j'étais résolu à sortir, pour aller me bourrer la gueule dans mon bar perpétuel depuis 18 ans: La Musarde.
Sophie irait à son taf, couturière et aide à domicile "pour pouvoir payer les dettes de papa".
Moi je resterais chez moi... en écrivain hardcore adulé, abandonné aux Xanax, à l'alcool, au shit et la coke... (les odeurs de sueur aussi)... Je regarderais sans doute encore, et en boucle Electroma de Daft Punk, ponctué par des morceaux de Damny, son prochain album, Nonstop de Fredo, Agent Réel et son ex-Programme... Il est si loin le temps où on joue aux Playmobils et à rêver de devenir astronaute... (ou vendeur de glaces dans la camionnette)
A suivre...?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:48:26 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
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