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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Je déteste les écrivains qui ne parlent que de défonces, de putes (2) | 28 septembre 2009

 

Suite du texte à lire ou à relire ici

« Tu as quelqu’un dans ta vie ?

- Disons que j’ai quelques-uns et quelques-unes.

- T’as plein de partenaires alors.

- J’en sais rien.

- T’es un peu lourd toi. Tu fais quoi dans la vie ?

- Ecrivain merdique.

- Hein ?

- J’écris de la merde. »

 

Elle me donnait des coups de langue en même temps, mais portait sur moi un regard étrange, le même que ces cons d’acteurs américains qui voient le Vaisseau-Mère pour la première fois dans les grosses produc' hollywoodiennes...

 

« Tu peux te concentrer un peu s’il te plait ? D’jà que j’suis bourré… J’arrive pas des masses à savoir si c’est ta pipe ou l’alcool qui me fait vraiment triper. »

 

Ça l’a vexée. J’avais humilié cette pute et l’avais touchée en plein cœur. J’avais l’impression qu’elle voulait me mordre le vit jusqu’au sang, mais je ne lui en ai pas laissé l’occaz’. Une sorte de crise de colique niqua toutes mes tentatives de concentration chibresque. Mon intestin bastonné par l’alcool, les gaz et les petites quantités de bouffe destroyées par la vinasse, en avait décidé autrement. Le soulagement viendrait par le cul, la diarrhée… sur le parterre de feuilles mortes… juste derrière la camionnette.

J’avais la tête dans un récit, l’âme dans une cascade d’images, un fleuve de pensées de fiotard, de joueur à la con, les quelques connards fantômes roupillant dans ma gueule, se réveillaient, s’en tapaient une, vitraient ma face… Théolier c’était l’vampire, y’a pire, la puanteur du canal, mes postillons à la gueule de Léonie, le nœud coincé entre les cuisses… La rafale de bière, le goût âcre de la canette… J’avais la jouissance en poteau, l’module à encule en était d'explosif, la terre sainte en saignée.

 

La rouste par le cul…

ça puait, la pute pestait dans sa taule à roues, je pensais à ses gros pieds énormes et calleux. Pensait à quoi cette conne ? Pensait qu’j’banderais avec des panards aussi merdiques ?! La guerre. La déferlante toujours, le fleuve, la bière, la débande, la débandade, des trous du cul qui passent, passent avec la poussette, leurs marmots moches, areuh areuh retourne chez toi.

 

Mon postérieur de terreux au-dessus de l’humus, l’anus explosé, l’odeur lourde/tenace et ma queue qui

Doucement

S’est

Mise

A

Se

Soulever.

 

« Viens là ! Viens j’suis prêt ! Viens putain ! »

 

Elle déboula, me mata accroupi…J’avais plus ma pudeur… la déferlante dans la gueule, les fantômes, ma colère gigantesque, ma façon d’être barge, la queue bougeait, gesticulait… L’écrivain de merde… dans sa merde, montrant de l’index, son nouille semi-ferme afin que cette pauvre grosse vienne parachever l’orgasme… pathétique d’un alcoolique faussement connu. Abattu.

 

Mais

Elle

Ne

Le

Fit

Pas.

 

Fille de pute. Pute de fille. Fille de fille de pute, telle mère telle fille… Fille de putain…

« T’étais fille de putain ? »

 

Elle m’envoya son gros pied ignoble en plein dans la gueule… La pute… Et je basculai légèrement en arrière, mon cul s’écrasant dans sa propre chiasse mélangée aux feuilles… Finesse. Du. Récit. Déferlante de fantômes là-dedans, un dieu en embuscade et des bières dans le slip. Une liasse de propos orduriers pour la sauver de ma virulence///

 

A suivre ? (y'a des coquilles oui ta gueule)

 

Andy Vérol

 

 

Publié par hirsute à 18:55:46 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Je déteste les écrivains qui ne parlent que de défonces, de putes | 27 septembre 2009

Me suis endormi sur une meuf hier dans le RER... C'était lamentable... Au moins 6 litres de bière dans le corps et la sensation d'être arrivé au bout de tout. Je me suis mis un thermomètre dans le cul, et me suis endormi avant... C'est quand je me suis mis sur le dos, que j'ai ressenti la douleur immense et dure dans le fion, que je me suis réveillé... Je n'avais pas de fièvre, je n'avais plus ma tête. Je suis descendu dans le parking et j'ai roulé à fond jusqu'à la forêt de Saint-Germain-en-Laye. J'ai repéré un sac plastique accroché à un arbre, me suis garé, et j'ai rejoint une grosse black de 50 ans.

"J'ai 80 euros sur moi. Tu suces pour ce prix-là?

- ben oui!

- Même si je te fucke ta bouche à mort en te traitant de grosse garce frigide?"

Elle a approuvé. J'étais trop bourré, et dans sa camionnette décorée kitch qui puait le sperme, la sueur et le pet, je me suis affalé, sur la sorte de canapé. Je ne sais plus qu'écrire ce genre de banalités. Je déteste les écrivains qui ne parlent que de défonces, de putes, ... Je suis l'écrivain que je déteste... qui va voir une pauvre pute hideuse parce qu'il s'est mis la flingue dans la mou avec ce mec barbu-là, Théolier...

Elle s'est mise à pomper. J'avais un mal fou à bander///

A suivre?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:21:55 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Ben les juijs on leur a fait le même coup, les juifs, scuse | 25 septembre 2009

yo

salut

ça va? voui, les deux gamins malades :(

mais moi ca va…

on s’en fout de toi non  Cool, paraît que la grippe c'est dangereux, nan, angine et otite

 j'ai hâte ou hate de venir ! te dégénérer ta corps tha fionne…

:) tes enfants vont crever parce que tu les as pas vaccinés mère indigne

 je ne les vaccinerais pas

saloperie

ni personnes de la famille

et voui! on t'a dit de le faire!!

 héhé  l'Etat a dit! alors vaccine!

c'est la loi! Ah si l'Etat l'a dit alors!

 C'est pour sauver la vie de tes enfants saloperie de mère irresponsable!

 Et oui, j'avoue je suis irresponsable

:)

l'Etat est là pour toi

pour t'aider

ptdr

je m'en rend compte tous les jours

il te donne des médicaments d'industries pharmaceutiques désintéressées

Arrête je vais mourir de rire

Et toi tu provoque le trou de sécu

Egoïstement    vouiiiii! J'adore héhé

Tu es contre les générations futures, contre tes enfants!

Tu mérites de crever pendue haut et court en direct sur le journal de tf1, mère indigne de merde

Rien que ça? Ah non alors, j'veux toutes les chaines qui diffusent !

On te hait tous

mdr

Arrête tes conneries

:)

Et tes gosses sont mauvais à l'école parce que tu les fous à l'école publique

Sale pute de mère de merde

Nos humanistes de l'UMP vont te trancher la gueule

Oh les méchants

D'ailleurs je tremble

On arrêtera des gens de ta famille qui promènent tes gosses pour pédophilie

Tu verras

Tiens, ca me rappelle quelque chose ...lol

Ah merde on t'a déjà fait le coup

 Pas grave

On te foutra dans un RER et on te dira que c'est pour partir en vacances, et on te fera prendre une douche contre la

Grippe et tu agoniseras d'un cancer, avec une équipe soignante concentrée sur ta guerison mais tu vas crever à la fin et c'est pas not'faute

Beau tableau :(

ben les juijs on leur a fait le même coup

 juifs

dans les années 30-40

 avec un peu moins d'outils de com'

 Horrible...:(

bouhouhou

ca y est je craque...

je pense que je vais tourner ma veste

...

cool

attends je réfléchis

on t'envoie ta carte de l'UMP par mail si tu veux

 Bah nan, ya rien à faire j'arrive pas être de leur côté

côté

^^

 tu ne paieras plus d'impôts

tu vivras dans un monde de gentils

lol

un peu comme ton monde de gauchiste de merde, mais avec des gens pas laxiste qui appellent un bois dans le nord, la jungle, et qui vivent avec beaucoup de sous, qui disent qu'ils sont jamais racistes et qui te font cuire du foie gras au barbeuck du dimanche

quand toi tu fais des pauvres merguez de supermarché

j'adore! j'hésite, je sais plus quoi penser...en tout cas, je publie ces morceaux de texte sur mon blog

j'ai eu la forme là et la manière

Tu as raison, je trouve ça très bien tourné

ouais c'est marrant

après je risque de retourner dans mes

trucs glauques

Ben là je trouve que c'était très bien moi!

faut continuer monsieur!

ça dépend de la dynamique

en tout cas

c'est grâce à toi

j'ai hâte ou hate de venir ! te dégénérer ta corps tha fionne…

 Andy Vérol & Asso Salom’ en guest star pas star

Publié par hirsute à 19:47:50 dans Andy Verol | Commentaires (6) |

Le rock est mort en 1945 | 25 septembre 2009

On dirait moi, mais pas moi... Moi je montre pas mes egotrips à tous les connards de SDH ni d'ailleurs, je les filme pas... en fait t'es comme tout le monde, tu te trouves destroy... on se croit tous destroy depuis que le rock est mort en 1945 et rediffusé en boucle sur Arte et France 2/3/4, écrit dans Technikart, Rock & Folk, les Inrocks, Fan De, les pages "hue destroyasse sa mère" de Libé, Métro, Lepost, Agoravox, etc, depuis des années... On en est réduit à des diarrhées des MYspace(sss) et des réseaux sociaux de has-been reproduisant la décadence rock n'roll d'autres décadents pathétiques des années 60-50-70-80-90-00...

Je te prédis qu'on ne fait que recycler (avec la qualité et l'odeur qui se détériorent), des lamentables décadences chiassardes... Putain subir des clochedus Sud-Amerloques qui interprètent les slows de Scorpion à la flûte de pan façon péruvienne, c'est un peu comme rêver des soirées barbeuks sans jardin putain... On est des p'tits rebelles à la grignote-moi-l'poilu-du chibrasse heu heu han han/////

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:17:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Ce fumet dégagé généralement par les vieux | 24 septembre 2009

Il y avait un point qui compliquait le boulot. Les odeurs, de merde, de jus de sueur et de pisse, et ce fumet dégagé généralement par les vieux, prémices de l’érosion accélérée du corps/cadavre. Ils ne me faisaient plus pitié à la longue… ils me dégoûtaient et m’amusaient ces vioques. Quand j’en branlais un, que son cul baignait dans une flaque de diarrhée pigmentée de sang, je parlais au bonhomme dont je m’occupais consciencieusement.

 

Je me rappelais pour lui qu’il avait été un homme, avec une conscience, une connerie, des rêves de maison, de vacances pourries et de sexe sévices… Des années passées dans un boulot, sur les bancs d’une classe, des bastons dans la cour, des accidents et des fantasmes, des engueulades, des débats, des parties de tarots, des défonces de taré, des enfants, des areuh areuh, puis la lente décrépitude… Des questions abruptes pendant que je branlais son « pendant » semi-dur :

 

« T’étais du genre à penser que le monde ne tournait pas rond tout en niquant ce monde avec ta bagnole de merde… »

 

Les vieux de l’usine à sperme avaient souvent l’œil torve, la morve marinant la commissure de leurs lèvres desséchées. Ils avaient été chopés, chez eux, au petit matin, arrachés de leur vie/ombre comme on déloge des squatteurs. Deux brancardiers, un médecin et quelques flics formaient la brigade d’intervention. Capitaine Bidule venait chercher sa pitance, son vioque qu’il devait, au nom de la loi, enlever et diriger dans un centre de rétention…

 

L’Etat avait décidé de massicoter nos vies : une phase de croissance et bourrage de crâne capitalisto-pseudo-humaniste… une phase de vie active avec salaires de merde, rêves de merde, journaux télévisés de merde, pubs de merde, musiques de merde, érotisme de merde et reproductions malheureuses… Une vie faite de copains de classe, de collègues et de faux amis. Une vie pour faire un curriculum vitae, pour pointer, pour faire ses heures, pour faire risette au chef, pour faire la gueule aux « clochedus »… Une existence de froussard, de soldes débiteurs, de violeurs virtuels et de suceurs de principes. Une existence a-jolie, a-belle, annihilée par l’espoir de lendemains qui tenteraient.

 

« Il m’en faut beaucoup pour être choqué »… disait ce vieux avant de virer au verdâtre. On avait peur de tout en réalité, blasés… J’enviais parfois ces pré-cadavres aux chibres-robinets, des vits violacés par ma poigne experte. Je me disais que c’était bon, là, ils y étaient, juste derrière la barrière de trouille. Ils étaient là où nous craignions tous de finir.

 

« J’ai pas peur de la mort, j’ai juste peur de souffrir ou de devenir un légume. Si ça devait m’arriver, j’aimerais qu’on m’euthanasie. »

 

L’Etat et ses sbires, les pseudo-élus, en avaient décidé autrement. La Morale et les principes interdisaient que l’on zigouille un proche souffrant, qu’on décide de l’abattre pour lui couper l’envie de morfler. L’Etat avait décidé, en revanche, que les résidus de vie qui croupissaient encore dans ces vieux séniles, ces cancéreux, ces comateux, ces accidentés, pouvaient servir à sauver ceux qui souffraient le lamentable d’un quotidien pathétique, dans une mégapole quelconque. Tout dans ces vieux était légalement exploitable. On bourrait le mou des proches, leur expliquant que ce serait un geste incroyable de donner le corps de papy Ducon pour que cela puisse sauver d’autres vies, celles de petits « nenfants » innocents, si purs, si bons, si tendres, des gosses dont il serait, sans le savoir, le paternel.

 

On inséminait des femmes avec la gicle de ces types. Elles accouchaient de ce que l’on appelait affectueusement, de « petits monstres ». Et c’était ce qu’ils étaient… Des monstres, progénitures d’un Etat qui avait commencé à pousser la logique de recyclage à son paroxysme. Avant qu’un être ne meure, on le vidait de ses organes sains, que l’on greffait sur des êtres défectueux du cœur, des poumons, du foie, de l’estomac ou de l’ovaire…

 

Ceux dont je m’occupais n’en étaient qu’à la première phase de recyclage de leurs corps. Ceux-là possédaient encore des couilles en état de marche, et parfois pour très longtemps. D’autres n’avaient pas cette chance et finissaient quasiment à la découpe dans un hôpital militaire ou une clinique privée qui surfacturaient, comme habituellement, ces équarrissages humains. On avait besoin d’un foie dans la région PACA ? Pas de soucis, on extirpait la viande d’un vioque et on la transmettait illico à un malade. S’ensuivait une mort qualifiée d’accident opératoire, ou provoquée par une hémorragie interne. La famille était appelée dans la foulée pour qu’elle organise à ses frais, et dans les plus brefs délais, des obsèques émouvantes… On dénonçait bien sûr ces procédés ici et là, surtout dans l’usine à gaz qu’était Internet… Les médias effleuraient la question, suspectueux, puis se rangeaient à la version officielle : « Ces actes ignobles sont le fait isolé de médecins irresponsables… » Des chirurgiens que l’on balançait au trou pour longtemps et qu’on faisait taire…

Je masturbais généralement une dizaine d'hommes dans la journée... et le responsable du service, quand je commençais à me resaper, me proposais de gagner un peu plus de fric encore, en nettoyant la pièce... Urine, vomis, merde, liquides étranges et inconnus, sang, ... à la serpillière, fenêtres fermées, sans masque, sans gant, mais pour une grosse poignet de fric... de quoi acheter trois bouteilles de tord-boyaux pour rincer la chambrée...

Extrait de Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture, toujours)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:39:14 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

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