Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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T'attraperas jamais un cancer d'en-dessous du nez, fais-toi la moustache avec des produits toxiques... Pour les cinq prochaines années, j'veux d'la chienne, d'la chieuse... Tu crois qu'un presque quarant'naire ça bande plus sur la salope? M'en branle des lois et des hue-hue qui font la morale, et moi j'baise pourvu que l'sexe soit prêt pour s'faire pécho. J'm'en branle de vos communautés de trous duc, y'a un faux soleil sur ta plage à con. MOi j'baise la pétasse lycéenne attardée d'banlieue, et m'y vide les couilles pendant qu't'essaie d'passer sur Canal Pute...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:16:21 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
La France, c’est un petit mec pas très beau, qui pense qu’un costard, ça le rend beau, qui conduit sa 106 Peugeot le matin, en écoutant une chanteuse à voix très fort ou mieux, Benabar, le comble de la chanson revendicative, en espérant ne pas arriver en retard au boulot. Cette France, c’est Michel, comptable dans la fonction publique, cadre dans une banque, technico-commercial dans l’industrie, secrétaire de direction dans une association humanitaire… Michel, c’est « j’hésite entre le PS et le Modem », c’est « Je préfère l’UMP, au moins j’paierai moins d’impôts », c’est « j’adore Besancenot, il a raison, faut changer ».
Michel met une couche quand Sonia entre dans la pièce. Elle lui met la fessée et lui dit qu’il n’a pas été sage. La France, c’est Michel, c’est Frédéric Lefebvre, ce connard aux cheveux longs UMP à la face haineuse et la bite gluante. La France, c’est Michel, c’est Frédéric Begbeider, ce chevelu à la tête de droite, aux propos de merde qui suce puissamment son brother, ce catho intégriste au regard de merde, c'est le citoyen moyen qui n'a pas autre chose à foutre que dire que Eric Besson c'est un gros méchant et que le Grand Journal de Canal Pute c'est trop d'la balle… La France, c’est Michel, c’est Ségolène Royal qui attend de se prendre une godasse dans sa face… La France, c’est Michel, un microbe qui se chie dessus, n’apporte rien, fait son tri séléctif, trouve ça bien de bouffer bio, et se branle courbé en avant, en regardant des films de cul amateur gratos, où des étudiantes se font défoncer par des ringards comme lui… C’est peut-être la seule chose bien que la France sait faire aujourd’hui, se toucher, gicler, mouiller devant un écran d’ordinateur, le soir, quand les enfants sont couchés (qu'il croit), quand les comptes du foyer sont comptés, quand la série télé est terminée…
La France, c’est Michel qui vient de perdre son boulot, qui se prétend révolté, qui veut faire sauter son usine parce que ces salauds de patrons l’ont spolié… Michel touchera ses Assedic, roupillera plus tard, et dira que c’est dur la vie quand on n’a plus d’travail… Puis Michel ne sera plus révolutionnaire, quand on lui lourdera une mission interim ou un CDD. L’espoir renaîtra, il boira moins, rebandera un peu, mouillera un peu, et rappellera à ses gosses de merde, qu’il faut faire des études, qu’il faut travailler pour ne pas se clochardiser… La France, ce sont les enfants de Michel, aux looks copiant – fabriqués en Chine – les uniformes de rebelles de leurs parents, leurs grands-parents, scotchés devant des films de cul, des jeux en ligne, des vidéos « trop kiffantes » sur internet… Dans la maison de la France, chez Michel – famille recomposée – on se branle tous devant un ordinateur, mais on prétend sa mère qu’on est des vivants, des conscients… La France, c'est Michel, qui aime l'art, les musées, les soirées hype et les torchons comme Technikart ou le PQ bio-informatif Télérama...
Le dimanche, la France, qui a bien regardé la météo la veille, va prendre l’air, respirer la nature qu’il faut protéger… La France, c’est aussi Michel, le con de cité, son fils racaille, ses débiles de filles qui « vazy lolo casse-toi enculé » parlent comme ça…
Moi j’l’aime bien Michel, parce que Michel, c’est moi, Andy Vérol… et Andy Vérol, comme toi ducon, c’est la France… Et la france, c'est une connasse...
Andy Vérol
Allez, mange ta soupe, touche ta pitance et vas voter rebelle de réseau
Publié par hirsute à 19:15:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
« C’est mieux que la ferme de Waco. », gueule Daddy tandis que le téléphone sonne.
J’ai peur, j’ai mal au ventre, l’urine pousse et mouille mon boxer. Nous sommes bien barricadés et les hélicoptères tranchent l’air bruyamment au-dessus de notre toit.
« On lâchera rien enculés ! Si vous approchez, je le bute ! »
Il me tient à la gorge, respire fort dans mes narines avec son haleine d’alcool et de clope. Nous avons basculé, nous sommes sortis de notre réalité pour se ruiner dans une autre. J’ai le cul dans une flaque de sang. Nous étions le sang pur, la suite logique de la race pure. Daddy l’affirmait toujours… Daddy meurtrier et son arme en guise de queue excitée, papa défoncé et son sexe pressé sur mon lard. Le cul.
« Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi ? T’aurais pu être le plus pur et le plus puissant des catcheurs du monde ! T’es qu’une fiotte ! Personne n’approche ou je lui fais sauter le foie, la face, le fion ! »
Daddy postillonne. Mon regard sillonne la pièce en quête d’un objet, quelque chose que je pourrais utiliser. Défoncé. Daddy est défoncé, meurtrier à l’odeur de sueur. Il m’embrasse violemment sur la bouche. Ses mains sont pleines de sangs et ses joues noircies par les mains sales et crispées de ma soeur.
« Je lui arrache ! »
Tremble. Ai peur. Les jambes secouées par des salves de trouille.
« Tire la langue ! »
Le souvenir de son ignoble capacité à croupir jusqu’au bout. Les bulles. La bave. Je tire la langue qu’il plante direct avec son couteau suisse. La lame a traversé la viande de ma langue… ça pisse, le sang, ça coule. C’est terriblement douloureux. Il la divise en deux lentement, en me regardant. Il a dans le regard quelque chose comme le truc après la mort.
"On est meilleurs que la ferme de Waco! On est les pompistes sans essence qui crament tout! La denrée! Le drapeau!"
Il est encore plus beau Daddy comme ça, quand il m'enlève la vie au seuil.
Suite d'Un homme clitoridien, roman en cours d'écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:41:06 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
©Andy Vérol - remix Zombie N°tant - 09/2009
c'est plein de lumière, c'est le hue, les chiasses à à çu... parce que tu ne m'aimais pas... J'avais l'vulve vivant, la ventre à shit, la fumette à pute, ma gaule à gland, l'fion fuyant, dans l'entre-bus au matin , qu'on est bien, bien , y'a mieux que bien, y'a aussi flirt à fist, les fond de tiroir de ces déchets qui s'appellent ma mémoire... Les cadavres qui puent sous les graviers, les lecteurs qui se croient indispensables, la fable de celui qui aide vraiment les gens, le gland qui gicle un instant dans une maison de Pontoise qui s'effondre dans la vagine à la meuf, met du temps à rêver sa mère... C'est comme la SNCF qui accepte les graf' sur ses Thalys, c'est VA TE FAIRE FOUTRE///
je suis pas ta chiennasse la face à maman met du temps à skunker la bite à fiston hon hon et l'dedans du doigt qui bouge euh'dedans l'fion ta fionne... J'ai même plus un bout d'pain chez moi... PlUs que d'la vinasse... on s'lèche, j'bande avec mon doigté, j'vis en nique samère, les salope qu'on baise de n'oimp' l'âge et l'fais pas semblant des hue han de han han ch'fais avec ma chiennasse de ...
On commence à être tranquille tu vois... il y a un peu de sable sous notre cul... on se suce mutuellement mais... mais quelqu'un m'a dit qu'on crevait seul...
J'ai posé ma serviette... J'irai à la soirée dansante ce soir... Finalement j'accepte l'esprit club... pourvu que je m'extirpe de mon quotidien de merde...
ET la gueule à ta mère pue sa race<<<<<;;;
<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:25:31 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Suite du texte à lire ou à relire ici
« Tu as quelqu’un dans ta vie ?
- Disons que j’ai quelques-uns et quelques-unes.
- T’as plein de partenaires alors.
- J’en sais rien.
- T’es un peu lourd toi. Tu fais quoi dans la vie ?
- Ecrivain merdique.
- Hein ?
- J’écris de la merde. »
Elle me donnait des coups de langue en même temps, mais portait sur moi un regard étrange, le même que ces cons d’acteurs américains qui voient le Vaisseau-Mère pour la première fois dans les grosses produc' hollywoodiennes...
« Tu peux te concentrer un peu s’il te plait ? D’jà que j’suis bourré… J’arrive pas des masses à savoir si c’est ta pipe ou l’alcool qui me fait vraiment triper. »
Ça l’a vexée. J’avais humilié cette pute et l’avais touchée en plein cœur. J’avais l’impression qu’elle voulait me mordre le vit jusqu’au sang, mais je ne lui en ai pas laissé l’occaz’. Une sorte de crise de colique niqua toutes mes tentatives de concentration chibresque. Mon intestin bastonné par l’alcool, les gaz et les petites quantités de bouffe destroyées par la vinasse, en avait décidé autrement. Le soulagement viendrait par le cul, la diarrhée… sur le parterre de feuilles mortes… juste derrière la camionnette.
J’avais la tête dans un récit, l’âme dans une cascade d’images, un fleuve de pensées de fiotard, de joueur à la con, les quelques connards fantômes roupillant dans ma gueule, se réveillaient, s’en tapaient une, vitraient ma face… Théolier c’était l’vampire, y’a pire, la puanteur du canal, mes postillons à la gueule de Léonie, le nœud coincé entre les cuisses… La rafale de bière, le goût âcre de la canette… J’avais la jouissance en poteau, l’module à encule en était d'explosif, la terre sainte en saignée.
La rouste par le cul…
ça puait, la pute pestait dans sa taule à roues, je pensais à ses gros pieds énormes et calleux. Pensait à quoi cette conne ? Pensait qu’j’banderais avec des panards aussi merdiques ?! La guerre. La déferlante toujours, le fleuve, la bière, la débande, la débandade, des trous du cul qui passent, passent avec la poussette, leurs marmots moches, areuh areuh retourne chez toi.
Mon postérieur de terreux au-dessus de l’humus, l’anus explosé, l’odeur lourde/tenace et ma queue qui
Doucement
S’est
Mise
A
Se
Soulever.
« Viens là ! Viens j’suis prêt ! Viens putain ! »
Elle déboula, me mata accroupi…J’avais plus ma pudeur… la déferlante dans la gueule, les fantômes, ma colère gigantesque, ma façon d’être barge, la queue bougeait, gesticulait… L’écrivain de merde… dans sa merde, montrant de l’index, son nouille semi-ferme afin que cette pauvre grosse vienne parachever l’orgasme… pathétique d’un alcoolique faussement connu. Abattu.
Mais
Elle
Ne
Le
Fit
Pas.
Fille de pute. Pute de fille. Fille de fille de pute, telle mère telle fille… Fille de putain…
« T’étais fille de putain ? »
Elle m’envoya son gros pied ignoble en plein dans la gueule… La pute… Et je basculai légèrement en arrière, mon cul s’écrasant dans sa propre chiasse mélangée aux feuilles… Finesse. Du. Récit. Déferlante de fantômes là-dedans, un dieu en embuscade et des bières dans le slip. Une liasse de propos orduriers pour la sauver de ma virulence///
A suivre ? (y'a des coquilles oui ta gueule)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:55:46 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
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