Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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J'avais comme boulot de visiter Jean, chaque jour. Jean était un homme qui ne sortait jamais sans son costard-cravate et ses deux paquets de clope quotidiens à brûler dans ses poumons de 74 ans. Il ne mangeait jamais chez lui, trop ignare pour cuisiner, trop intelligent pour faire la vaisselle, et assez fortuné pour se payer une salade, un plat, une pizza ou une choucroute dans la crêperie de presque-en-bas-de-chez-lui... Si l'on vire l'odeur de décomposition - odeur de vieux - qui enveloppait son corps et son haleine, il se couvrait d'eau de Cologne, et plaquait ses cheveux blanc en arrière, avec de la bonne vieille laque... Il trainait la patte plus qu'il ne marchait. Il bavait plus qu'il ne parlait...
Mon boulot, c'était donc de passer chez lui, lui parler, et surtout vérifier qu'il n'était pas mort, ainsi que le laver. Ce que je faisais en toute tranquillité. Son corps s'effondrait, fripait de partout, trébuchait en plis sur la surface de son ossature fragile et vascillante... Jean jouissait dans le gant de toilette que j'utilisais pour laver sa vieille peau... Il était émouvant dans la seconde qui suivait la giclée de sperme (avarde): "Désolé Rudy Variole, je n'ai pas pu l'empêcher." Tout en bavant.
Jean ne se rappelait jamais mon nom, mon prénom. Sa mémoire flanchait tout autant que la mienne. C'était impressionnant comme sa bite était grosse: "Je n'ai jamais eu d'enfant. J'ai été veuf trois fois... A chaque fois, celles avec qui je me suis marié, sont mortes prématurément."
Il me faisait peur parfois. Je me disais qu'il les avait tuées, ces femmes, pour palper le fric, pour se payer son resto tous les soirs, un petit mec pour le branler et le torcher, un costume trois pièces avec cravate... C'était troublant ses confessions baveuses... Il finissait par me dégoûter et me faire flipper, avec le temps. J'avais 21 ans, j'étais un raver destroy, un ex-punk, un alcoolique déjà, et je vivais une période où j'aimais goûter aux bastons de rue avec des crétins de cité... Alors, quand je me pointais, pour quelques francs, chez cette vieille carne, je finissais par m'entêter, me retourner l'estomac, mettre du temps à tenter ce que ma part connard exigeait: je voulais simplement perdre cet emploi, sans être viré...
Un matin, il éjacula un peu plus abondamment qu'à l'habitué... Le gant de toilette était rose, et le blanc jaunâtre de son sperme forma une flaque poisseuse et épaisse... Jean exultait... Il souriait: "File-moi une clope Lucien Bariole..." Je lui dis qu'il était trempé, qu'il ne pouvait pas fumer avant de sortir... C'était une époque où je pensais qu'être de gauche, ça signifiait lutter contre le mal, l'autoritarisme, la violence et le pouvoir... Mais mes mains tremblaient, mon envie de chier grandissait et mes pupilles se dilataient de colère... J'allais être de droite, juste un instant...
Je sortis de la salle de bain, et au lieu de prendre une clope pour le vioque, j'attrapai une lame, et me précipitai dans la salle de bain
pour lui trancher les veines du poignet...
(l'idée d'un suicide de vioque honorable)...
Il hurla tant bien que mal... Sa bite eut un ultime soubresaut en l'air, et ses restes de muscles se crispèrent, avant de se relâcher... C'était comme voir une craie se dissoudre dans l'acide... "VIEILLE PEAU DE VIEILLE MERDE!"
J'hurlais de plaisir. J'avoue. Je fais aujourd'hui mon coming out de criminel, mais ça me fait tellement de bien... Hein. Jean s'effondra dans l'eau dégueulasse du bain, et ouvrit la bouche en grand... exposant sa gorge...
Pendant une demi-heure, je regardai son bras se vider dans l'eau. C'était presque comme si son sang était marron, crade, un sang de vieux fumeur cancéreux et multi-veuf... Sans cervelle...
A suivre?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:15:44 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Vérol a un travail, puisque vous ne paierez pas pour me lire... Il a un travail... Et UN "profil"... "Chaque race a sa noblesse"...
Comme une connasse ou un connard a écrit SS sur ma boîte aux lettres, qu'un de mes plus proches est dounier vraiment de gauche... Je te laisse mater ça:
la mort
Publié par hirsute à 21:34:11 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
T'es pas bien ce soir ou jamais hue? En arrière-plan, vieux connard de présentateur réac', y'a des putes ados... Ton service public de sarkozy... M'en branle de tes groupes de pèdes à minuit dix quand tu foutais Didier Super juste après 23 heures... Taddei... des putains de 15 - 20 ans qui vaginent en fond d'écran sur France 3
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:14:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J’aimais Marlène Ottey
L’écran était épais, bombé, ils n’avaient pas encore inventé les écrans plats, coins carrés, marionnettes des Guignols et Dechavanne à volonté. C’était les première chips Flodor, et Hutch qui tentait de se pignoler avec son pédoncule imberbe et juvénile. Car nous ne nous rappelons plus que ces misérables séries, ces Casimirs, Goldorak et Chapi Chapo… Mais nous avions aussi droit à Marlène, la jamaïcaine façon fusée qui ridiculisait des dizaines d’adversaires.
Dans le quartier d’en bas, vinrent s’installer la famille Sérieux, des Guadeloupéens rigolards qui impressionnaient tout le voisinage avec leur peau noire et leur musique… Nous étions racistes, nous n’aimions pas ces « gens-là ». Nous avions du cérumen dans l’cerveau, le vilain dans nos propos. C’était le début d’une époque où nous allions mourir de cancers parce que nous ne consommions plus que des produits hautement criminels… Les années passaient, nous avions l’impression que nos lotissements merdiques nous offriraient la paix, un bout d’allumette d’éternité et de lucidité…
La lucidité, les coups de reins, ça servait simplement à rien… C’était comme cette façon chiassarde que nous avions eu plus tard de parler du trou de la Sécu, comme d’un trou du cul…
A suivre ?
Robert de Niro n’est plus un héros… (Pseudobiographie en cours d’écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:46:53 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'aurais pu me taper Jane Birkin ou Rica Zaraï, mais j'ai eu Lucia Vérone, celle qui allait devenir la star chinoise des années 2070... Une pauvre conne de fille de bourge de parvenu chinetoque que j'ai baisé, un soir d'été, sur le bord du Lacanau... Elle était stupide et pas franchement baiseuse. Je n'avais plus envie des asiatiques depuis des années, depuis qu'ils dirigeaient le monde... Mais elle était si conne et si cultivée, que je me suis jeté sur elle, totalement mâle, focalisé sur ma tige ferme étranglant sa gorge de jaune...
Elle avait plus de doigts que quiconque, tellement j'étais attentif à ses effleurements...
...
Pas envie de continuer.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:35:02 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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