Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Je lisais ce truc, cette bd ouais à "L'association" où le mec se sent mort. Et il "vit", mais "mort". J'ai trouvé ça super. Me suis dit qu'il avait tout compris le gars. C'est un des machins les plus puissant que j'ai pu lire depuis longtemps. L'auteur, c'est Matt Konture. ça s'appelle Tombe, auto-psy d'un mort-vivant" et c'est précisé qu'il s'agit d'une bd "pour adultes". Cet avertissement "pour adultes" m'a fait rire. C'est glauque, c'est triste, c'est drôle et intrigant. Voilà où il est le problème con de lecteur. Il manque des vrais, des écrivains, des dessinateurs, tout ça, qui ont des choses à dire. Pas des concepts. Pas des histoires que personne n'a écrit. Il faut des éditeurs qui injectent du fric dans le fond, comme Le-Mort-Qui-Trompe, Pylône, l'Association, etc. des éditeurs, pas des marchands de tapis, pas des mecs qui te disent, lorsqu'ils éditent ton livre: "T'es un investissement à long terme pour moi." J'ai pas à me plaindre. Mais je reste vigilant. Je suis pas une cruche les gars. Quand un bouffon m'a écrit: "Ouais le livre sur Cantat, c'est pour gagner du fric, c'est pour l'alimentaire." Je me suis marré. En France, il y a environ 20 000 écrivains répertoriés, et environ 2000, seulement, vivent de leurs écrits (je te dis pas sa mère les daubiens en général, qui en vivent). La moyenne des revenus d'un écrivain est d'environ 650 euros par mois... ça te laisse une idée. C'est pareil que cureton, sauf que t'es pas obligé de peloter des gosses pour prendre plaisir. Et puis tu as le lecteur. Ah le lecteur! Comme ce bouffon, le lecteur estime que son avis a un quelconque intérêt. Tu es dans le bus, le RER, dans le train, et tu écoutes les citoyens-lecteurs parler de lecture. Et là tu flippes. Je résume pas, mais franchement ça casse pas des briques. Tout comme il faut travailler entre 20 et 40 heures par semaine pour pondre de la littérature (ben ouais, même quand elle est à chier comme la mienne), il faudrait que les lecteurs bossent tout autant sur leurs commentaires...
T'as aussi ceux qui ne lisent jamais de livres "commerciaux". Ceux-là, ils ont un avis "aiguisé", ils s'y connaissent grave... Beurk. T'as aussi toute la floppée de lecteurs qui se croient obligés de te cirer les pompes au premier abord. Bon ensuite, quand je les traite de larbins ou de connards, ou autres, ça y est, c'est parti, me voilà classé dans la case "t'es pas un écrivain, ou pour un écrivain ben dis donc, etc." En fait, dans ce genre de réaction tu comprends que nombre de lecteurs ne sont effectivement que des connards de larbins. Ils ont une image arrêtée de celui qui écrit. Celui-ci doit être charismatique, poli, s'exprimant bien, avec la braguette bien fermée et la queue rabattue contre la cuisse, dans un slibard d'merde à poche, un truc du genre.
Bon tout ça pour dire que là tu vois je bois des cafés et mes doigts ils ont crié:" On veut écrire! On veut écrire." Alors moi, à la cool, pas contrariant: "Bon ok les doigts, allez jouer un peu, tapotez sur l'clavier, allez écrire va! Mais quand j'vous dis d'rentrer dans l'pull ou dans l'calbute pour la branlette, on obéit!". Ils tremblent de plaisir les doigts: "Oh oui papa, on te fera la branlette après! Ouaiisss!" Et les v'là qu'ils partent en courant vers le clavier en criant "youpiiii"...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:19:44 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
J'aime pas les soirées parisiennes, les artistes à gogo qui se pavanent avec des semi-œuvres.
J'aime bien n'être personne, n'exister pour personne, écrire ma daube dans mon coin, chercher des trucs gore sur internet, faire mon blog de moins en moins lu, écrire mes livres que tout le monde il aime bien mais qu'il a pas acheté. J'aime pas me lever le matin. J'aime pas me dire qu'il y a un smic à prendre. J'aime bien la possibilité de me faire des piqûres. J'avais en tête de garder ma dignité c'est mes mains qui tremblent pas quand je parle dans les yeux de l'autre. J'aime bien l'idée des piqûres et j'ai finalement aimé me faire défoncer le cul par une triplette de racailles techtonik...Je mens pas. Me sens pas bien dans les soirées parigotes avec les artistes, les vrais, ceux qui savent prendre des attitudes d'artistes qui ont l'air d'artistes qui sortent des phrases d'artiste/// Moi j'ai toujours l'air d'un con là-dedans. Je suis un beauf, un cul-terreux qui vomit les prétentieux qui sont fiers de montrer leurs sales gueules en public. Les artistes fauchés, les artistes riches, les artistes de classe moyenne ne font pas que m'effrayer avec LEURS univers weuuhh ils me font mal au cul imbibés dans les concepts.
Je suis un gros beauf, un cul-terreux. J'ai rien d'un artiste. Ma daube je l'aime bien je l'aime pas. Je la fais. Hier j'appelle un éditeur, pour un truc futur, après j'appelle mon éditeur pour autre truc futur. Après je me dis, j'me fais chier dans ma banlieue où les gens s'en foutent de moi. Moi j'vais aller dans les soirées d'Paris, dans les bars avec des trucs en fer forgé, et aussi des gens qui sont tendance, qui se connaissent, des gens qui se parlent entre eux qui rigolent qui boivent. Les artistes, ils sont là, ils ont des têtes mal rasées souvent, ils ont l'air de trouver ça drôle d'avoir l'air triste. C'est chiant. Moi j'picole et j'aime bien lancer les artistes dans les soirées confinées (ça sent la bière, la sueur, le tabac et les pieds) dans des conversations qui les gavent à mort.
Je parle de foot. Je parle fort de politique, façon normal, français de base, moi quoi, je dis
« Putain Sarkozy c'est vraiment un gros fils de pute, mais les gens qui critiquent Sarkozy sont vraiment des fils de pute aussi en pire sa mère ».
L'autre jour, j'accepte d'aller à Paris pour rencontrer un jeune réalisateur de mon âge, autant dire qu'il commence à plus être de la première fraîcheur. Et j'arrive habillé en mec normal. Ça le surprend. J'ai l'air normal, pas l'air d'un artiste, pas l'air d'un mec de paris pas l'air d'un mec de banlieue, un mec normal en jean en chemise avec un béret H&M. On se parle et moi je bois. Je bois vachement. Ça c'est vrai. Je me shoote toujours, enfin souvent, si tous les jours c'est souvent ou tout le temps, je ne sais pas très bien. On dirait que j'ai un balai dans le cul ou que je reviens du front si j'ai pas bu.
Andy Vérol, c'est un mec tout raide, avec un air con, qui se branle avec précision, baise essentiellement avec des mecs racailles de banlieue et fais risette à des gosses dans des poussettes avant de leur tirer une langue chargée sa mère à vomir. Le réalisateur jeune un peu, donc, je bois avec lui et il se trouve que je trouve que j'ai rien à dire. J'ai rien à dire. Je sais pas raconter. J'augmente les doses d'alcool et prends discretos un Xanax pour en accélérer l'effet. Fait beau. Faisait beau. Je sais pas ce que je fais là. Je suis un beauf basic le vrai, pas le )à moitié. Je suis un français archi-moyen avec pas de moyens.
Les artistes à Paris ont toujours l'air fauchés, ils cultivent ça. Je sais pas s'ils sont sales exprès. Je sais pas pourquoi quand je dis « Sarkozy c'est un gros fils de pute et tous les parisiens aussi ! » ils me regardent de traviole avec leur petit air précieux. Moi j'ai un frère qu'était leader d'un groupe qui marchait grave dans les années 90. Je me dis que tous les gens morts autour de moi, c'est bien pour eux. Ils ont de la chance. Ils ont réussi là où j'ai pas encore réussi : ils sont morts. Le réalisateur, le cinéaste, il me propose de faire une signature. Puis deux trois jours après, la débandade, zou, il me dit que c'est pas possible et me sort un baratin pour que, finalement, ce gros beauf d'Andy Vérol vienne pas signer ses livres pendant la projo de ses navets. Je sais pas si c'est des navets ses films. Mais j'aime pas le cinoche. Les gens qui font du cinoche sont toujours les fils de les copains de les cousins de les amis de.
Une fois je vais au ciné avec un de mes petits amoureux racailleux de banlieue. Saïd il avait une énorme bite avec une couleur d'olive verte claire. Chelou. Mais toute propre comme un sous neuf, avec la calotte coupé et le gland impeccable. Ce petit merdeux n'aimait que du rap de boîte de cité avec des gros culs de putes dans les clips. Alors je l'ai trimballé voir le film sur Ian Curtis. Je trouve que ça fait semi-intello de la trentaine bien tapé, d'aller voir le film sur le chanteur de Joy Division. Finalement. Ben tout ce qu'il y a t'intéressant dans le fait d'aller dans une salle obscure pour mater un film, c'est de se sucer mutuellement, reluqués à fond par deux trois autres mecs autour. Saïd, il aimait pas ça. Il disait qu'il détestait le vice, que sa religion l'interdisait de faire ça. Mais ensuite, et grâce à ma paluche, experte, il se décontractait soudainement et zou, oubliés les interdits !
Enfin tout ça pour dire quoi. J'sais pas quoi.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:04:20 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Polo pue la mort imminente...
On vivait dans une société où la seule liberté individuelle, était celle de consommer... C'est stupéfiant de se remémorer ces supermarchés débordants de victuailles, une variété hallucinante de produits dont on pouvait la plupart du temps se passer. Toute la société gesticulait au cœur des villes, autour des centres commerciaux, des zones commerciales, des rues marchandes, ... Il faut imaginer ! Se rappeler ! Près de 80% de la population occidentale se goinfrait sans fin. La ville, c'était tout, sauf un espace de liberté : les lieux couverts ouverts au public étaient essentiellement des commerces, des musées payants, des boîtes de nuit, des bars, etc. Tout était payant. Lorsqu'on était piéton, il fallait sillonner entre les étales et la circulation, sous l'œil avisé des caméras de surveillance. Il n'existait, pour seuls loisirs gratuit, que des musicos fauchés s'exprimant aux coins des rues, que des sdf braillards qui, parfois se foutaient sur la gueule, ou crevaient dans des cartons. La population n'étant plus qu'un amas de consommateurs abrutis, des silhouettes de formes humaines frissonnant du cul dès que le biffeton ou la blue card vibraient sous leurs yeux d'hagards...
Si l'on souhaitait faire sauter tout ça, on était que de dangereux terroristes. Si l'on disait que les occidentaux n'étaient que des sordides criminels, on était fichés, ou insultés, ou jugés, ou humilié, ou médiatiquement bâillonnés, ou ridiculisés, ou considérés comme des cons ou des dingues, ou tout ça, à la fois...
En bons consommateurs-citoyens crétins que nous étions tous, nous étions simplement autorisés à nous exprimer sur... ce que nous consommions, ce que nous vendions, ce que nous achetions, ce que nous ingurgitions...
J'avais eu le malheur, un après-midi glacé d'automne (putain y avait encore du froid parfois à cette époque-là), d'entrer dans un supermarché et de gueuler « Aux voleurs ! Le commerce c'est le vol de nos libertés ! Le commerce nous abrutit ! Le commerce nous humilie ! Le commerce assassine ! L'entrepreneur est un piteux criminel ! »
Garde à vue sa mère... ça fouette sa race hue autour de la cuvette... J'ai soudain les pensées claires, le cul trempé, eh le cul mouillé j'ai le cul trempé je pense bien un instant et je pense mal un autre Polo a un accent je crois qu'il s'appelle Marco l'a une barbe Polo/Marco l'a quel âge pourquoi on va pas à la maison hue ?
Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:21:05 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
« On a l'funky qui s'installe dans l'trou d'balle de nos vies... » Natif tortille, sublime, du cul, son, petit cul tout rond bombé... Il a reniflé trois rails d'affilée. « La Colombie en p'tits paquets d'60 euros ! » « yeaahh Natif ». Ils remuent tous les trois leurs fessiers façon saillant, leurs sexes oubliés au profit du cerveau engoncé dans le lolo protubérant gélatineux qu'est la cocaïne. Mains en l'air, le lait tourné façon fromage de leurs déhanchés à chier...
« On a l'funky mal mis qui s'prend pour la hue hue au président ! » Natif tortille d'une seule fesse. Ça existe... Les autres se frottent façon zouk, zyeutent la technique du p'tit malin, mettent les mains, discretos, l'bout des doigts, contre le tissu des fringues fines en lin c'est bien de Natif, « LE ROI D'LA NUIT ! J'AIME LA POLICE, LA TEKTONIK, LE GEL SA MERE PLAQUE SUR L'CRANE ».
Ce morceau, Open, de Dub Pistols sur lequel l'gros bide de Carlos se secoue comme un vieux pneu d'Michelin, est le... P'tit Meurtrier s'effondre tranquille ment sur le fauteuil, le marron en cuir pourri, il rend, ravale le filament de bave bileuse et se reprend. Se relève... RE-DEHANCHE ses hanches, un peu haché, au début, dans ses mouvements, puis plus souple, moins bûcheron, le couillon.
« On a l'funky pourri ! Mais tout l'monde s'en branle puisqu'on est la jeunesse ! Et tout le monde chie sur la jeunesse ! » Natif le chante ça, puis le scande : « Ils ont, han, les parents, ruinés nos vies ! Z'ont fait de nous des larbins, des riens, des merdiques ! Z'ont bien bouffé le gras les vieux, pour nous r'filer le maigre, les dettes, leurs soirées raclettes, les risques de fin d'planète ! Sont bien nos vieux avec leurs leçons d'morale ! Nos Parents han, ils nous ont dit pas s'droguer mais nous ont racontés que la défonce des années 70 c'était bien, mais pas bien... Ils ont dit que la violence c'est pas bien, mais ils aiment bien les immeubles avec digicode, les bagnoles avec fermeture centralisée, les quartiers « tranquilles », les boutiques avec des caméras, les jeunes fliqués à tout va pour un oui, pour un non, quand eux passent leur life d'enculés à détruire le monde avec leurs leçons, leur fric, leurs comptes en banque... »
Les deux autres se sont avachis sur le canapé. Le regardent avertir le vide de l'air de la seule pièce du garage.
Carlos : « Putain, où c'est qu'on pisse et qu'on chie ici ? P'tain, t'as oublié ça, les vieux y nous ont même pas appris à pisser ou à chier n'importe où, comme on l'faisait depuis des millions d'années. On est que des culs-terreux. C'est tout ce qu'ils nous ont légués de bien les vieux en France, c'est l'expression culs-terreux... han. »
Ils font han han très fort sur Open de Dub Pistols qui braille en boucle sur l'MP3 avé les amplis...
Ils se définissent contre...
(Extrait du roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:26:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Progressivement, les Etats tentaient de racheter les entreprises monstrueuses qui coulaient dans l'océan tempéteux de la crise mondiale. Des milliards d'euros, de dollars US, de thunes injectés dans les caisses craignos de ceux qui n'avaient cessé de dire, durant des années:
"Endettez-vous bande de cons, pour vous acheter une maison à la con, celle-là qu'il faudra revendre dans la douleur, à l'heure de votre divorce. Empruntez d'la pognon les merdeux d'citoyens, prenez la thune qu'on n'a pas qu'on te donne à toi, pour que tu puisses acheter le kit complet "je détruis la planète avec mes rêves consuméristes basiques, mes envies pathétiques de vacances en club, en camping, en maison d'hôtes; ohhh que c'est bien." Tenez p'tits consommateurs cochons, achetez tout, tout, vous pouvez souscrire à un crédit sur 25 ans pour un appartement ou une maison pourrie, loin de votre lieu de boulot, ce boulot parasitaire qui consiste à vendre, qui consiste à assister, qui consiste à assurer, qui consiste à accueillir, qui consiste à ranger les rayons, porter les palettes, assister des vieux, amuser des enfants, qui consiste à réjouir des abrutis de touristes, à faire bander des hommes d'affaires, qui consistent à écrire des articles et des chroniques sur tout ce qui bouge et ne bouge pas, qui consiste à "créer", à préparer, à servir des clients, qui consiste distribuer, importer, exporter, enseigner ... Prend des sous sur ton compte, avec l'illusion, durant 30 jours, que tu as les moyens de t'acheter comme le footballeux plein aux as qui fait des pubs de pute pour des assurances, que tu peux vivre pépère comme ces gros cons de patrons, ces ordures de bourges m'as-tu-vu "mais-parfois-je-vote-à-gauche-ou-centriste-c'est-sûr-avec-toute-cette-pauvreté"..."
Les dirigeants des Etats qui rachetaient les boîtes géantes de leurs copains PDG se foutaient bien que la moitié du personnel soit mise à la rue. Ils nous avaient vendus le libéralisme, le capitalisme, comme le seul système acceptable. Ils nous avaient transformés les élections en laboratoire d'expérimentations de publicités politiques. On votait pour celui qui avait le mieux propagandé, celui qui avait "parlé" vrai dans des meetings qui coûtaient des fortunes... Les élus étaient les frères, les pères, les enfants, les copains, les collègues de ceux qui dirigeaient l'économie... Le politique était la pute de l'économique. Le social était lui la petite gonzesse sur laquelle, les chefs d'Etat, les députés, les sénateurs, les chefs d'entreprise, les consultants de tous poils, les "experts" en ci, en ça, pratiquaient des tournantes hardcore...
ça virait au vinaigre. Le système avait provoqué des situations incroyables. De nombreuses personnes, en Occident, nées durant les trente glorieuses, avaient accumulé des économies substantielles. Leurs enfants, avaient un pouvoir d'achat, en euros courants, 30% inférieur au leur, au même âge. Ainsi, pour la première fois, des parents, possédant maisons, appartements, voitures et vacances, avaient plus de moyens que leurs progénitures. La société avait généré des monstres.
Les plus vieux, encroûtés dans leurs égoïsmes décennaux, refusaient de donner une partie de ce qu'ils avaient accumulé aux plus jeunes... Ils votaient réacs, de plus en plus. Les partis classiques de gauche, à tendance "socialiste" ou socio-démocrate, radicalisaient leurs discours, se droitisaient, affirmaient que le capitalisme était le bon système, qu'il fallait "lutter pour le pouvoir d'achat". Les plus vieux se liguaient contre leurs jeunesses, refusaient le partage, s'obstinaient à interdire un système politique et économique hors-capitalisme... Les vieux, et contrairement à leurs prédécesseurs durant des siècles, étaient devenus prescripteurs de mensonges, étaient des accélérateurs du système, repliés qu'ils étaient sur leur condition propre, envers et contre leurs enfants... Il aurait simplement fallu, à l'orée de la crise, libérer les épargnes et les injecter à 100% dans le monde, dans le réel, pour détruire un système économique violent, criminel, arrogant, hégémonique...
Polo pue et pète. Il rit comme une hyène. Il dit qu'il est un spéléo coincé dans l'conduit humide d'une grotte creusée par une rivière souterraine.
J'lui dis, la bouche pâteuse: "C'est pas une grotte, c'est le monde entier..."
Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 07:59:25 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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