Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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J'veux commencer par rentrer chez moi. Je mens pas. Les morceaux de peau. Et les yeux de salope du maton me cassent les couilles. Je veux rentrer chez moi. J'ai rien à foutre avec ce nègre d'Obama ou cet enculé de flic qu'essaie d'être cool pour me faire passer aux aveux. On se dit rien en préventive. On se menace. C'est la première fois que je l'écris. Je prends le risque, papa, de tout te dire. Je sais que tu vas m'en vouloir. Mais
Il faut que
tu comprennes pourquoi j'ai fait ça.
(petits dessins de planches à voile parce que j'adore ça.)
J'ai tout le temps pour t'expliquer. T'es vieux. T'as bossé à la SNCF. T'en as chié. Tu collais les wagons les uns avec les autres. Tu vois que je faisais attention à ton boulot. T'étais pas un vieux con pour moi. Mais je voulais pas finir comme toi. Et finalement j'ai fini pire. Mais c'est à cause du syndrôme, c'est une maladie qui m'empêchait de bander. Et j'avais envie de femme, de sexe, comme toi avec maman. Mais moi, c'est impossible. C'est un truc génétique.
Et moi ça me bloquait papa. J'avais envie de faite ce qu'il faut. Mais je pouvais pas. Tu te rappelles sûrement quand j'avais 14 ans. Je ne disais plus rien. J'ai refusé de parler pendant des mois. Mais c'était parce que j'étais avec Michaël, et qu'il m'avait montré comment on se branlait. Moi je n'arrivais pas à avoir la bite dure comme toi ou lui. Ou tous les copains. C'était impossible. Tu vois. Je ne pouvais pas. J'avais envie de sexe. ça me serrait la gorge de pas toucher des filles. Mais je ne pouvais pas. Parce que moi, ma bite, elle ne réagissait pas. J'ai su trop tard que c'était une maladie qu'on peut soigner.
Alors chaque mois qui a passé. C'était les mois qui passaient et il ne se passait rien. ça m'angoissait. Je disais rien. Je n'aurais jamais osé le dire.
A ce moment, vers 13 - 15 ans, j'ai commencé à bousiller des animaux. Je les défonçais à coups de poing dans la gueule jusqu'à ce que leur tête ne soit plus que de la viande hâchée. Tu m'emmenais souvent à l'hôpital parce que je te disais que c'était à l'entrainement de boxe que je me tuais les poings comme ça. Je n'ai jamais fait de boxe, dans aucun club. J'avais inventé un bobard pour que maman et toi, vous croyez que j'allais au club de boxe. Et t'étais con quand même. Tu trouvais ça bien que ton fils fasse de la boxe.
Tu te rappelles pas?
Je suis sûr que tu te rappelles bien maintenant comme tu es passé à côté des choses...
Je détruisais surtout des chiens et des chats dans les bois au-dessus de chez nous. Je m'acharnais. J'avais trop de nerfs, de frustrations, de haine, de rage... Je le faisais parce que ça me faisait du bien. Je les tuais à coups de poing après avoir joué avec. Pour les chats, je faisais zigzaguer des bouts de ficelles, et pour les chiens, je balançais des bouts de bois qu'ils allaient chercher.
Ces connes de bêtes adoraient ça.
C'était bien. Elles étaient toutes lascives après. Elles acceptaient mes câlins qui allaient les amener à la mort. Après. A coups de poing. Je les démolissais ces merdes papa. Fallait voir ça papa... J'ai commencé à bander plus tard. Mais juste quand je matais. Je bandais jamais quand j'étais en contact direct avec des filles. C'est le syndrôme ça, papa. Tu vas te moquer de moi hein? Tu vas avoir la rage contre moi hein?
Je suis Franck qui rêve de te buter papa... (En cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:41:00 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Tout petit, Bastien, de Cergy à Ivry, baignait dans la culture de quartier, l'impérieuse nécessité d'être dans une équipe du ballon rond. La chose la plus banale au monde, la non passion, les poncifs lourds du jeu d'équipe, de la compétition, de la concurrence, de la virilité universelle et de la victoire... Car ce sport ne véhicule pas la fraternité, il transporte les virilités, la masculinité basique, celle capable de coup de « bouler » un abruti, d'être le roi d'un championnat pathétique, d'être la chose pourrie d'un système, le capitalisme. Car le football n'est que ça : un échange de bons procédés. Donner à ceux qui participent à cette machine, une place en haut, aux côtés des puissants, les possédants. Le sport le plus populaire du monde occidental est l'un des vecteurs et pourvoyeurs de la pensée capitaliste que Bastien, plus tard, dira combattre...
Le football est sans doute si populaire parce qu'il assoit la puissance des forts (qu'ils fussent « cools » ou récalcitrants) et qu'il exclut d'emblée ceux qui ne se sentent pas capables de s'adapter à la violence hormonale des couillons fiers de la chaussette, du short et du dribble (« C'est un artiste ! » ils disent...). Le foot est un sport inégalitaire. C'est un sport d'apartheid sexuel au minimum, comme la plupart des sports.
Le seul intéret de ce sport, c'est de pouvoir observer, en concentré, tout ce qu'un groupe de couilles peut faire de pire...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:03:29 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 22:53:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je mets des parfums de poules merdiques eud'Paris.
J'sens les bras, les poils sous les bras. On fait plus la politique. On et les trucs les houaahhh hueeeeee bouuuuuuuhhhh à base de belles vieilles dans l'TGV. En direction de l'étranger et attend
jnfduj dansd l la salle de concert les pute s les pute s les femmes qui parlent d'liberté dans les bras d'un mec en lançant avec sa vagine béante sur le matelas:
"Les mecs c'est tous des connards! C'est tous des Connards!"
Mon poing s'écrase sur sa gueule de pute s'écrase la truie j'explose sa gueule de pute! j'me pète les phalanges en lui pétant sa gueule de pute! j'la baise pas j'vais gicler dans l'pot! et j'y r'tourne dans l'noir, je lui remets sa race m'en pète les phalanges j'lui pète l'arcade, les lèvres on dirait d'la viandasse c'est d'la viandasse!
C'est l'matin. Je suis lascif avec de la sueur entre les couilles. Ma bite pue parce que j'suis allé pisser 30 fois la nuit dernière dans les chiottes du pub où j'me suis ruiné la gueule. Ma bite pue la pisse giclette des dizaines de pisses des autres blaireaux qui sont venus pisser ici...
Après j'suis retourné. J'avais le cul qui dandinait comme celui d'un chien nain de bourge! QUI ABOIE! J'étais encore bien... J'avais plus ma tête. J'dansais que du Claude François et du Elvis P., du Licence IV, du Noir Désir, du Julien Doré, des etc aussi des etc...
Avec mon noir de service. Mon deuxième noir de service.
Et ma fille. L'a 12 ans. Je l'avais jamais vu avant avant-hier matin.
Sa mère c'était pas ma copine ou ma femme, c'était ma meuf, juste ma meuf. On se roulait des pelles, on se vidait nos sexes l'un dans l'autre... et ça a donné ce truc. La bipède petite, la gosse. C'est comme un os que j'peux péter en un coup de poing aussi...
Je l'ai forcée à boire de la bière. Et le gérant gueulait. « Tu sers et j'te payes. »
J'ai la tête qui tourne comme un
Et aussi la misère EST UN CA DEAU DE
DIEU
LA MISERE EST UN CADEAU DE DIEU ! ESSAIE D'EN PROFITER ! UN CADEAU DE DIEU !
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:06:59 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai même pas d'arme. ça me rend triste. On se caresse le cul et on essaie de violer la pauvre pour rien. Mais rien. On est obligé de parler anglais et d'éviter le balayeur qui fait la gueule à chaque fois que j'crache dessus... Qu'est-ce que c'est ça? Michel était un clochard. Maintenant c'est un connard qui me pourrit la vie chez moi...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:05:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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