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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Je paie mes impôts, j'introduis la vaseline. | 29 avril 2009

On sent bien quand on commence à glisser, à virer connard. On sent qu’on courbe l’échine pour grapiller des secondes de vie. On calcule tout, on conduit mieux, on fait chier les jeunes... On a peur quand on vomit en pleine nuit, dans le silence du lit, les larmes qui schlassent les joues, jouir dans ta gueule, le vide.

Je ne chiale plus quand je coupe les oignons, je rechigne à mettre les mots pet, pisse, merde, pute, salope et gros enculé. J'opte pour des trucs polis qui feront saliver les hue-hue de la vraie vie, qui feront rire les collègues, qui emballeront les journaleux, et qui feront s'apostropher les tontons et les tatas: "Ah alala qu'est-ce que tu vas loin Andy Vérol!"

C'est pas mon vrai nom Vérol. Mon vrai nom, c'est grosse merde, c'est crachat foireux qui t'arrose et te saute à la gueule plutôt que de s'écraser au bout d'un arc de cercle perfecto... Les portières de ma Ford que je lustre avec un kleenex. Mais fou-rires con-plices avec mon débile d'éditeur. Mes rêves de culturiste, de muscles gros affûtés quotidiennement à coups d'altères pour plaire à des blondes frisées de 60 ans qui me font fantasmer... C'est le jour ça. Et la nuit, je bois le vin en prenant soin de ne surtout pas l'avoir mauvais, l'alcool, essayer de me contenir, éviter les sites de cul, lire des bd de Mattt Konture ou regarder des docus sur le cancer.

J'ai idée de changer de papier-peint, dans la salle de bain. Mais je crains les moisissures, la pourriture qui s'amasse sous la baignoire et attire les bestioles petites et agressives. Dans le bain justement... Mon bide énorme, plein de la gélate dégueulasse, flotte à la surface et dévoile sa mangrove aux poils bruns et ondulés. J'écoute Lucchini qui lit du Céline. Je pense à Claude François qui jouait avec une ampoule ou un vibro, et me dis que je vais faire pareil.

Ma queue molle, son gland surtout, flotte à la surface entre les bulles provoquées par le gel-douche. Une île encore, puis deux autres jaillissent de l'eau, mes genoux poilus maintenant déformés par des trucs de vieillissant et la maltraitance de 15 années de free parties de folie...

Je fume un joint dans le bain. Le chat regarde les cendres flotter. Je pense au prochain livre que je ne saurai pas écrire. Je commence à avoir des absences de vieil écrivain. Avant j'aimais pas dire que j'étais écrivain. J'aimais dire que je n'étais qu'une merde.

HH laisse souvent des messages sur mon blog. Je sais que des milliers de personnes maintenant passent sur mon blog. Ils ne savent pas que je marche à 4 pattes dans mon appart', que je renifle les odeurs de pieds qui se sont coincées dans les tapis de merde chèrement achetés à Maisons du Monde.

Avec les boulettes de shit, je me brûle la queue... molle. désespérément. Et pourtant je m'en fous. Elle ne m'intéresse plus ma queue, pas plus que ma gueule, pas plus que ce que j'écris... Je crois, tu vois, que je suis au bord de lâcher tout. Serein comme pas deux, les couilles de merdeux emballées dans l'film étirable "Marque Repère".

Remarque...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:06:38 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Papa explose Maman... | 27 avril 2009

C'est pas tant la pudeur... ni la noirceur...

 

Z'ont menti sur le climat... L'a pas changé le climat ici, fait toujours aussi gris, y'a de la froide en hiver, de la déprime dans le calfiote et l'été qui chauffe la gueule.

L'a pas changé l'époque. Les chinetoques font pas des plus mauvaises chaussettes que les ouvrières french des années 50, puisque nos grand-mères les reprisaient... méprisaient...

On n'a pas de meilleure qualité en zic, parce que de plusieurs jours d'prod' sur un album, on est passé à l'home studio! Hue

On n'a pas une vie pire qu'avant parce qu'on a deux fois l'espérance de vie d'il y a un siècle... On a des médocs pour soigner la dépression, des lois qui nous font moins fumer dans des lieux publics, un capitalisme qui préfère les guerres économiques aux guerres armées.

On n'est pas plus malheureux pas plus heureux, parce que pour la grippe du porc, on nous dit que c'est la même que la grippe espagnole. De centaines de morts, on passe à des millions de morts via la télé, la pute salope la macho qui pue d'la bite, qui nous  gouverne comme des chiens d'face cancéreuse potentielle...

On s'demande comment l'string est plus mode, que l'shorty transparent c'est moins bien que la culotte d'cheval... Au fin fond d'un troquet, on s'dit qu'on vit la plus belle époque, la plus pire époque à chiasseuse...

Chez Nono - on l'appelle NON - on se siffle des litres de bière tous les soirs en filant des médailles aux gosses. Ils ont gagné le tournoi des poussins au foot, et on va leur donner des médailles, on va leur faire des bisous et leur laisser le droit de claquer les crampons sur le carrelage que Didier a installé. Ils auront droit à un chocolat chaud, des pâtes de fruit et un demi-verre de Cacolac... Ils rigoleront pendant que nous les darons, on s'picolera l'rat de notre bonheur: l'alcool,  la binouze, la whisky cette chiennasse, l'ventre à fumasse... La déprime.

Et après, on durera jusqu'à ce qu'il ne reste plus que Nono et Jacqueline qui diront:

"Faut y aller JP, en plus ton fils dort sur la table."

J'me dirai que ma vie est pourrie. Que c'était bien quand j'étais avec les darons, qu'on discutait, qu'on parlait zic, qu'on s'tapait des fou-rires... J'l'aime mon fils là qui dort avec ses crampons et avec la gueule effondrée sur ses mains aplaties sur la toile cirée. Mais il me fait chier. Il gâche ma vie. J'avais une vie où je me faisais pas chier, où j'étais libre. Où je pouvais aller en fonction de mes envies de sexe, d'amour, d'aventure, d'errances.

"T'y vas JP?"

Je veux pas retourner dans le lit. On est là. Y'a pas moyen de m'appeler. (On n'est pas à l'heure des portable ta gueule). Et je

"Debout petit con! J'te dois combien Non?"

L'a la main qui dit que je lui dois rien.

Le gamin je le prend par le poignet, j'lui ai déjà pété le poignet en picolant trop... Et j'ai oublié.

Je le traine dans la rue. J'ai pas d'ouïe , j'ai rien, j'en ai marre. Je le tire par le poignet sa mère, la mule, la putasse, la vie est la vinasse, casse, l'ass, le cul dans le hole, le trou du cul, c'est moi, mais j'arrive à la R5. Je fous , je mets pas, je fous le petit sur la banquette. Chiale.

C'était pas mieux avant, y'avait les nazis.

C'est pas mieux maintenant, y'a les citoyens "libres" et "conscients"...

Je conduis comme une brutasse sa race. La R5 elle tangue et l'autre qui fait: "PAPA j'ai PEUR"

« T’as peur de tout putain ! Sale maigre de merde ! »

 

J’ai mal au ventre, et la maison se rapproche. Je rentre à l’heure que je veux. Et je me gare comme starsky et hutch en dérapage. Et je sors le gosse comme le GIGN le fait avec les otages. Il hurle. Je lui mets des petites claques dans la gueule en lui chuchotant l’méchant : « Tu fermes ta gueule l’fiston… »

 

C’est que du sperme qui est arrivé à ses fins, ce gamin. L’sperme qui avait faim.

 

Mon poing Boum ! Mon poing ! BOUM ! Sur la porte ! MON POING FAIT BOUM !

 

« MAMAN OUVRE LA PORTE » MON POING QUI FAIT BOUM ! SUR CETTE PORTE DE MERDE ! « OUVRE ! »

 

Elle gueule derrière le bois de la porte :

 

« Tu vas pas nous faire de mal ?! »

 

Le fiston hurle là, sur le pallier, il ne comprend pas que je lui ferai rien… Que c’est elle qui mérite, qui m’a gâché la vie en tombant la grosse, le gros bide avec le fœtus dedans…

 

La soirée chez nono, c’était bien jusqu’à ce qu’ils me virent. Y’avait Eurythmics, Frankie goes to Hollywood, Mel and Kim et Rita Mitsouko, et on avait aussi Eddy Mitchell et Johnny Hallyday… On buvait au point d’oublier qu’on était vivant…. Et là

 

« OUVRE ! »

 

Elle ouvre, et je lui mets direct, une grosse baffe dans la gueule. Elle tombe en arrière sur le congélateur… Gueule :

 

« Aïe ! »

 

Je laisse tomber le petit par terre. Le boxer gigote de la queue de joie, comprend rien le chien, et j’envoie un coup de pied dans les côtes de la connasse… HAN! HUMFFF! Les côtes craquent...

 

Le petit chiale :

 

« Arrête PAPA ! Arrête TOUCHE PAS MAMAN ! »

 

Je lui en remet une couche. Mon pied explose la joue du petit… Mais je vois, mais je vois qu’elle aussi et les coups que je peux lui foutre pour avoir gâché ma vie…

 

« SALOPE ! T’ES QU’UNE PUTE HEIN ? »

 

Le cleb’s couine comme une mégère, je lui envoie un coup de pied dans la gueule… aussi…

Le petit braille. Je lui gueule :

 

« Toi, tu vas dans ta chambre… TOUT DE SUITE ! »

 

On n’a même pas allumé. Il déguerpit. Je suis encore bourré. Mais plus assez. Je l’attrape par les cheveux cette conne… Et la tire jusque dans le salon. Elle hurle. Ça me soulage. Je sais pas pourquoi, mais ça me soulage… Je la lâche sur le tapis, et lui gueule dessus :

 

« VAS ME CHERCHER UN VERRE DE WHISKY SALOPE ! VAS CHERCHER ! »

 

Elle se lève pas tout de suite. C’est une loque, une daube, c’est une merde. J’entends le gamin hurler dans sa chambre :

 

« ARRETE PAPA ARRETE ! »

 

Cette salope se lève, je lui envoie un méchant coup dans le lard, et dans le foie.

 

« Grouille toi ou je te BUTE ! »

 

Elle y va à quatre pattes… Je sais pas. Je me sens bien. Je sais pas exactement. Je me sens bien. Elle allume la lumière de la cuisine. Elle va chercher… un verre. Je suis les jambes écartées comme la Tour Eiffel, derrière elle. Et je sens que j’ai un sourire haineux sincère sur les lèvres… Je vais la tuer. Je sais que je vais la tuer. Et que ça va me soulager… Mais

 

Je

 

Vais

 

La

 

Laisser

 

Me

 

Servir

 

Mon

 

Verre

 

De

 

Whisky

 

AVANT TOUT...

 

 

Showing Out

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:55:54 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

On s'occupait bien pendant la séquestration... | 24 avril 2009

Comme je vais séquestrer mon éditeur ce week-end pour obtenir qu'il maintienne les emplois, qu'il me file une prime de Fils de Cleb's et que je veux qu'il se pisse dessus, se chie dessus pendant quelques jours, comme je veux qu'il fasse des affiches de 4m sur 4m avec ma face dessus estampillées "Vérol est une grosse merde qui te reluque par le cul" et qu'il les placarde partout en France-la-connasse... et bien je vais disparaître quelques jours et ne reviendrai que lorsque les CRS, mes copains aux visages si rouges, m'auront délogé et viré des locaux de mon éditeur-ce-capitaliste...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:14:00 dans Andy Verol | Commentaires (53) |

T'es comme un cancer qui me ruine la vie... | 23 avril 2009

 

Les gestes... On te donne la soupe. Tu fais des séquestrations, MAIS T'AS TOUJOURS ETE QU'UN BEAUF! Les syndicalistes sont des beaufs qui pensent qu'ils pensent, qui pensent qu'ils ont vraiment des idées.

Je suis les cuisses écartées. J'ai la matraque dure plaquée sur la hanche prête à être extirpée. Eh! Avant j'étais anarchiste, j'étais punk, j'aimais pas que l'Etat frappe sur les citoyens. Je trouvais ça injuste que les justes soient vomis crachés comme des molards comme des huîtres pourries qu'on bouffe pendant les FETES DE FIN D'ANNEE!

On te donne la soupe. T'aimes pas la soupe. Tu préfères le pâté. T'as un gros nez plein de morve. Tu es militant du parti socialiste, tu es militant du parti anti-capitaliste, tu es militant du parti UMP, du parti FN... Mais j'ai la matraque qui te fera fermer ta gueule...

Quand tu rentres à 23 heures, y'a même plus d'médicaments remboursés. C'est vré. vré

Vré

Vré

VRE

AV

 

Publié par hirsute à 23:47:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Un Homme clitoridien (20) | 22 avril 2009

 

Hors texte: Il a surtout des poils un peu doux sur le menton... Hein? Aujourd'hui le banquier de mon éditeur a dit: "C'est qui ce Vérol? C'est quoi les cow-boys? Ah oui, j'adore! Et Manu Chao et Noir Désir j'adore, alors ça va marcher ça, c'est sûr." L'a dit le banquier. L'aime Vérol le banquier et il a aligné les thunes pour lancer mes prochains books, pour partout eud'sur le national. Tu vois quoi.

Il y a une bande de cul qui ont laqué leurs tifs pour faire les cakos, des p'tits rebeus habillés façon tektonik à la nique qui veulent niquer la pute qui traine à 13 ans avec des bas pourris d'mémé... pour faire bander.

J'parle avec ce musicos aux dents sales qui m'annonce que Fab   euh Fabien,  tu t'rappelles? Le mec qui squattait au Columbia... Tu t'rappelles pas? Non? Fab', ah tu te rappelles pas? Ben Fab', il est décédé. Il a fait un arrêt cardiaque.

Hors texte: Je pense si ce soir je vais pouvoir écouter Nonstop, et me palucher sur "les matchs nuls arrangent tout le monde".

ça s'écoute en stéréo. ça pue l'rot quand j'entre dans la sous culotte de la grand-mère sur laquelle je fantasme. Je parle à sa musique. Je commence à peine à me rappeler qui est Fab', Fabien. C'est bien. Il bouffe l'herbe qu'il fumait par la racine.

Quand j'travaillais. J'adorais sécher, inventer un déplacement pour aller faire des courses en feuj. J'faisais l'bourgeons en jouissant dans mes réflexions à la con.

J'ai bu un verre à la Musarde avec Sylvain, en fin d'après-midi. J'étais épuisé et j'ai beaucoup parlé. J'ai dit que j'en avais marre de ces beaufs crétins qui coinçaient d'autres crétins dans leur bureau, juste pour rien, faire les malins devant les caméras. Une ultime fois. Dire qu'ils sont des entubés, pour se faire pleurer. Quand ils faisaient des pneus, ils trouvaient ça bien. Ils étaient heureux. Ils étaient fiers de faire des pneus pour un salaire à chier, une vie à chier, une femme ou un homme à chier. Ils étaient contents, ils ont voté Ségo ou Sarko ces zozos, ils ont astiqué l'chibre sur des matchs de foot et braillé sur des films de cul. Ils ont regardé des émissions de télé, ils ont hué les arbitres, insulté les colorés quand ils perdaient...

Des coups de baffes dans ma gueule. Je termine ce texte. Papa, mon daddy dort comme s'il était mort. Il a les couilles et le gland qui sortent du caleçon... Juste la courbe de sa bite est couverte par le tissu vert de son calbute.

J'le bute. Mais je prend la télécommande. J'étais la télé avec la télécommande. C'était une émission sur rien, comme d'habitude. J'ai regardé le papier peint, je regarde toujours le papier peint. Et j'ai regardé sa bite à daddy... Il a l'intelligence d'une tomate farcie, mais le décor intérieur d'un film de John Ford, mon daddy...

Oui...

Je suis une homme clitoridien (Roman en cours d'écriture, extrait exhaustif, sera coupé au montage)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:55:03 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

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