Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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... à Los Angelès, marcher des heures à Los Angelès, et marcher dans Los Angelès. Sont cons, et sont devenus pauvres... J'ai dormi, pas bien, mais j'ai dormi. J'avais le goût du vin et de la bière en me réveillant. Y'avait William Leymergie et une chroniqueuse blonde qui disait des conneries. Je me disais "putain je suis sûr qu'il la viole dans les vestiaires de France 2".
A France 2, depuis qu'ils ont moins de pubs, je suis sûr qu'ils ont des vestiaires sales. Je suis sûr qu'ils ont des vestiaires, comme avant le match.
William Leymergie traine la bite à l'air, enfile son futal comme on enfile le short. Il briefe son équipe. C'est surtout des salopes pas trop connes. Mecs, meufs, c'est des salopes qui aiment faire des chroniques merdiques pour 2000 euros net par mois et le droit de becqueter gratos à la cantoche de France 2.
Ils mangent à la cantoche avec des uniformes bleus qui font un peu pyjama comme les taulards aux Etats-Unis. Ils ont des plateaux repas avec des creux pour chaque élément: un pour la purée, un autre pour les asperges, un autre pour le bout de viande en sauce marron...
Dans le vestiaire de France 2, William gueule:
"On s'motive hein?! On est les meilleurs!"
Ils sont chauds pour faire des chroniques pourris à des gens qui ont la gueule dans le cul à 7 h 00. ça m'intéresse aussi parce que j'ai la gueule dans le cul, que je me rappelle plus comment, quand et pourquoi je me suis endormi au milieu de la nuit, comme un crevard, tout habillé...
Les seins de la chroniqueuses... La douche. Touche.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:05:07 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
J'essaie juste la rue des putes à Charleroi... Je m'en fous j'ai des meufs... Je suis une star à ce festival de Livresse, et j'y vais comme ça. J'ai les couilles quand on me paie le "à boire hue". Je vais gouter les gens... Les renifler. Me dis que je pourrais lui sucer la bite à Costes... lui lécher la chatte à Delaume... Je ferai peace la love avec Mikaïloff que j'ai envie de buter comme une merde... Et le gardien, il a été quitté par sa femme... parce qu'elle a eu un cancer, s'est mis à baiser avec des blacks qui défonçaient des portes vitrées et étaient autorisés à entrer dans la préfecture...
pour avoir des papelards pour
être autorisé, à entrer dans la préfecture...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 01:09:22 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis officiellement, depuis des années, un vrai allié des blacks blocks... Et je réitère...
Enfin, on parle des Blacks Blocks, plutôt que de casseurs dans les médias... C'est un brin la reconnaissance de la lutte anarchiste, et la mise en lumière de la diversité des stratégies de lutte contre le Capitalisme... La droite va se manger des drapeaux noirs nuit et jour, se fera mettre par des insoumis qui ont su briller à Strasbourg... Un black block en France, c'est la certitude que ce pays de cons redevient un lieu de lutte, la vraie, celle qui menace efficacement le capitalisme, provoque son arsenal législatif, policier et militaire... La France-la-Connasse sent de nouveau bon...
Le principe du bloc noir, en français dans le texte, est simple. Notre lutte est un bloc, un corps commun que les caméras, les appareils photo ne peuvent distinguer... Il n'y a aucun plan décidé à l'avance, pas de chefs, pas de leaders. Chacun apporte à ce corps noir, ses compétences et sa dynamique. Celui qui ne se sent pas d'affronter directement les robocops, peut travailler à l'arrière du front: soigner les blessés, les orienter, leur donner des consignes, mais aussi, pour les étudiants en droit, les défendre au tribunal, etc. Au final, ils sont rares à se faire choper. Personne n'est abandonné.
Le block bloc est une action politique précise, qui correspond à une idée. Tout comme la droite entraine volontier des CRS pour frapper des citoyens manifestant, tout comme la gauche ségoléniste prône un nationalisme maternel socialisant...
Pour les anarchistes, le pouvoir, les hiérarchies et l'argent sont des fléaux vomitifs qui détruisent l'Humain. Que l'on soit d'accord ou pas avec ça, ils défendent leur vision du monde... Ils savent qu'un poste de douane est un symbole et une arme de gouvernance étatique et nationale. Ils pensent qu'un hôtel bourré de flics au repos, qui appartient à la multinationale Accor, est le symbole d'un capitalisme vomitif (exploitant des dizaines de personnes pour des salaires de merde à nettoyer le sperme de technico-commerciaux, sans respect des heures sup', etc.)... Ils pensent aussi que les flics sont les représentants de l'état, qu'ils ont choisi de servir de bras armé à une structure qui est faite pour rendre docile chaque citoyen... par les coups et la menace...
Alors ceux qui ont été "attrapés" ne seront pas des prisonniers de droit commun, mais bien des prisonniers politiques... La loi hypocrite de la "République" française a licencié le concept de "prisonnier politique" depuis François Mitterrand...
Nous sommes dans une "démocratie" qui met certains militants en taule pour leurs idées, et d'autres non...
Ainsi, les anarchistes, qui sont la grosse merde à détruire pour les droitistes chiassards, finiront en taule avec le soutien moral et moraliste (des cocos, socialos, modemistes, et autres...) de ceux qui veulent des hiérarchies à gauche... Des prisonniers politiques dont tout le monde se fout... Que des cégétistes séquestrent un patron oui, pour le libérer ensuite, pour qu'il vire quand même, ok, c'est acceptable... Que l'on veuille détruire ce patron, tout du moins tout ce qui le représente, non...
Faut choisir...
En attendant... les black blocs sont invisibles et voyants partout... et pour très longtemps...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:38:04 dans Andy Verol | Commentaires (10) | Permaliens
"T'as toujours été skin, daddy?
- Arrête de m'appeler comme ça MERDE! Ouais j'ai toujours été skin.
- Même quand t'avais 5 ans?
- Ouais je crois.
- C'est tes parents qui t'habillaient en skin?
- Ouais je sais plus.
- Ils faisaient quoi tes parents?
- Mon père travaillait dans une usine de pneus, et ma mère était à la maison.
- Ils s'occupaient bien de toi?
- Ils m'ont abandonné à 9 ans.
- Ah?
- Ferme ta gueule maintenant."
Je sais qu'il ne faut pas trop le chauffer. Les gouttes s'écoulent le long du mur du salon. Les murs en bois craquent. On dirait la forêt de cette pute de Blanche Neige. On n'a pas vu un seul client s'arrêter ici depuis des heures. L'enseigne ballotée par le vent violent fait un bruit infernal. Ma soeur va se pointer. Je suis content de la voir moi. Mais pour daddy... c'est moins évident.
"Ne regarde pas le ciel. Ne rêvasse pas. Avance tout droit, et garde le front bas. On n'est rien sur Terre. On n'est des minables.
- Tu crois en Dieu Daddy?
- J'y crois oui.
- Ah bon?
- Ouais je crois qu'il existe et que c'est un sale fils de pute de nègre!"
En faisant lentement la vaisselle, je regarde la mousse du produit se dissoudre peu à peu sous l'effet des micro-tsunamis provoqués par mes mains... Daddy ne laisse jamais son assiette vide en fin de repas. Il prétend que celui qui finit entièrement son plat n'est qu'un goindre gauchiste... ça peut paraître incohérent, mais pour lui c'est totalement logique... Il n'y a quasiment plus de mousse... Quelques îles blanches flottent flemmardement à la surface de l'eau crade de l'evier.
"Putain tu fous quoi là? Tu te prends pour l'Marco Polette d'la flotte du lavabo?
- C'est pas un lavabo daddy, c'est un évier. Et c'est pas Marco Polette, mais Marco Polo.
- Rien à foutre c'était quand même qu'un gros portos plein de poils!"
Il est surexcité. La venue de ma soeur, mais aussi l'imminence du visionnage d'un championnat de Free Fight en cassette VHS, le mettent en ébullition. Il n'est jamais plus raciste et abject que lorsqu'il est angoissé et anxieux... et excité... C'est ce qui m'excite moi...
Il n'y a plus de mousse à la surface de l'eau noire... J'enlève le bouchon et place le filtre pour que les résidus de bouffe ne bouchent pas le syphon...
Un Homme Clitoridien (Extrait brut n°19 du roman en cours...)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:05:56 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
Et comme enfin on se rencontre... tous les trois...
AV
Publié par hirsute à 03:08:20 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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