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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Un Homme clitoridien (20) | 22 avril 2009

 

Hors texte: Il a surtout des poils un peu doux sur le menton... Hein? Aujourd'hui le banquier de mon éditeur a dit: "C'est qui ce Vérol? C'est quoi les cow-boys? Ah oui, j'adore! Et Manu Chao et Noir Désir j'adore, alors ça va marcher ça, c'est sûr." L'a dit le banquier. L'aime Vérol le banquier et il a aligné les thunes pour lancer mes prochains books, pour partout eud'sur le national. Tu vois quoi.

Il y a une bande de cul qui ont laqué leurs tifs pour faire les cakos, des p'tits rebeus habillés façon tektonik à la nique qui veulent niquer la pute qui traine à 13 ans avec des bas pourris d'mémé... pour faire bander.

J'parle avec ce musicos aux dents sales qui m'annonce que Fab   euh Fabien,  tu t'rappelles? Le mec qui squattait au Columbia... Tu t'rappelles pas? Non? Fab', ah tu te rappelles pas? Ben Fab', il est décédé. Il a fait un arrêt cardiaque.

Hors texte: Je pense si ce soir je vais pouvoir écouter Nonstop, et me palucher sur "les matchs nuls arrangent tout le monde".

ça s'écoute en stéréo. ça pue l'rot quand j'entre dans la sous culotte de la grand-mère sur laquelle je fantasme. Je parle à sa musique. Je commence à peine à me rappeler qui est Fab', Fabien. C'est bien. Il bouffe l'herbe qu'il fumait par la racine.

Quand j'travaillais. J'adorais sécher, inventer un déplacement pour aller faire des courses en feuj. J'faisais l'bourgeons en jouissant dans mes réflexions à la con.

J'ai bu un verre à la Musarde avec Sylvain, en fin d'après-midi. J'étais épuisé et j'ai beaucoup parlé. J'ai dit que j'en avais marre de ces beaufs crétins qui coinçaient d'autres crétins dans leur bureau, juste pour rien, faire les malins devant les caméras. Une ultime fois. Dire qu'ils sont des entubés, pour se faire pleurer. Quand ils faisaient des pneus, ils trouvaient ça bien. Ils étaient heureux. Ils étaient fiers de faire des pneus pour un salaire à chier, une vie à chier, une femme ou un homme à chier. Ils étaient contents, ils ont voté Ségo ou Sarko ces zozos, ils ont astiqué l'chibre sur des matchs de foot et braillé sur des films de cul. Ils ont regardé des émissions de télé, ils ont hué les arbitres, insulté les colorés quand ils perdaient...

Des coups de baffes dans ma gueule. Je termine ce texte. Papa, mon daddy dort comme s'il était mort. Il a les couilles et le gland qui sortent du caleçon... Juste la courbe de sa bite est couverte par le tissu vert de son calbute.

J'le bute. Mais je prend la télécommande. J'étais la télé avec la télécommande. C'était une émission sur rien, comme d'habitude. J'ai regardé le papier peint, je regarde toujours le papier peint. Et j'ai regardé sa bite à daddy... Il a l'intelligence d'une tomate farcie, mais le décor intérieur d'un film de John Ford, mon daddy...

Oui...

Je suis une homme clitoridien (Roman en cours d'écriture, extrait exhaustif, sera coupé au montage)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:55:03 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

A cause des vidéos de partouzes sur le net (Annexe, le off du texte) | 20 avril 2009

 

Mes yeux s'amusent dans leurs orbites. Quand j'étais assis à mon bureau, je faisais tout le temps semblant d'avoir de la compassion pour les chômeurs qui blablataient devant moi. Moi je pensais à "quand j'aurai des vacances?". Je cherchais à faire du pied aux gonzesses qui me paraissaient les plus bandantes... ça me faisait rire dedans. Elles se lançaient dans leur complainte et je faisais l'compatissant l'compatisseux: "Pas évident vu l'état du marché".

Elles viraient leur pied illico. Et moi çA ME VEXAIT! ALORS JE DEVENAIS SEVERE: "Mais vous savez qu'il existe une règle simple? Vous ne POUVEZ PAS REFUSER UNE OFFRE RAISONNABLE D'EMPLOI!"

Elles avaient l'scorbut des yeux bordés de leur rimmel de putes! J'en avais marre et pour l'salaire de merde, j'en avais encore plus marre.

J'essaie de plonger mes doigts dans un livre, parce que je pense que c'est liquide. Et les connasses, j'y pense plus tellement les neuneus de mon passé m'ont brisé... (M'ont dit de plus écrire ordurier mais j'suis grossier sauf quand au petit matin, complètement bourré, j'ai roulé à 120 km/h en ville toute la nuit, je suis assis au bord de l'Oise près de Jouy-le-Moutier, l'ancienne de ville d'un ami qui détestait Noir Désir et Manu Chao.

Le soleil levant. J'regaarde les courses de ch'vaux sur l'écran. J'suis le plus puissant CONNARD DE TOUTE CETTE VILLE PAUMEE DE MERDE QUE PERSONNE CONNAIT SAUF POUR LE FESTIVAL FURIA ,OU LES POMPIERS LAVENT LES FESTIVALIERS COMME LES NAZIS ARROSAIENT LES JUIFS DANS LES WAGONS DE MERDE POUR LES RAFFRAICHIR!

Dans le PMU, y'a des connards de noirs, de blancs, de jaunes, qui parlent racistes! ILS CRITIQUENT LES CHEVAUX, ILS CRITIQUENT LEURS TICKETS! ILS CRITIQUENT LE GOUVERNEMENT EN BUVANT DES BIERES A 9H00 DU MATIN! JE GUEULE AUSSI: "ROYAL DU TANGO EST UN

ENCULE ET

RISQUE DE LA PRINCESSE

EST

UN

ENCULE!"

L'infirmière plante l'aiguille de seringue pleine de calmant dans la veine de mon bras... Et même si elle porte des talons aiguilles, je l'ai senti son poul de pp

p

pppp

pppppp

j'peux pas dire puuiu

puuuu

puuuu

j'peux pas l'dire

teeee

teeeeee

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:54:44 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

A cause des vidéos de partouzes sur le net (3) | 19 avril 2009

 

Je claque mes genoux, l'un contre l'autre, mes genoux nus avec quelques poils... Ils m'ont étudié les boules dans les jambes et les flancs. Ils ne m'ont rien dit là-dessus. Ils m'ont dit que c'était le test, l'expérience, qu'il s'agissait surtout d'étudier l'effet de l'attente d'une mauvaise nouvelle: boules cancéreuses ou simples kystes? ça durera des heures, des jours, peut-être des semaines. Ils ne me diront rien. J'aurai les électrodes posés sur la tête et tout le tralala de fils sur le corps. Mon coeur qui palpite quand j'ai peur, quand je suis submergé par les angoisses. Membres tremblants. Sexe perpétuellement au repos malgré des tentatives d'excitation. Ils étudieront aussi mes faits et gestes grâce à des caméras allumées tout autour de moi. Ils seront plusieurs à m'observer. Quand je serai au-dessus de la cuvette, ils regarderont mon dos trembler et mes doigts essuyer le vomi qui aura giclé sur ma gueule. Quand je lirai des livres, ils se focaliseront sur mes doigts:

"Il ne tremble pas lorsqu'il lit des passages où le personnage se sent paisible."

Quand je penserai à des recettes de cuisine, à des solutions pour réparer des moteurs de voiture, ils scruteront les courbes, des graphiques, des lignes sinueuses dessinées par mon esprit sur une longue feuille de papier déroulée.

Dans le dépotoir de mes pensées, je ne trouverai rien de sain. Ils essaient de comprendre pourquoi je me destructure aussi vite.

L'infirmière stagiaire a 18 ans à peine. ça me gêne. Je sens que j'ai son âge dedans moi, mais mon corps est celui d'un type de quarante ans, plein de mauvaises graisses, des rides, des plis, des poils géants, de la corne aux pieds, un visage avachi, des cheveux éparpillés sur le désert de mon crâne... Des goûts de vieux, des mouvements de vieux, des angoisses de vieux...

Juste avant d'être incarcéré dans cette étude, j'avais le goût de "je m'en fous de tout". Quand j'étais frappé par une brise, où face à un paysage sublime, je m'en foutais, je ne pensais plus qu'aux documentaires de la télé:

"C'est pareil que le truc que j'ai vu sur France 5 la semaine dernière."

Quand je baisais, je m'emmerdais... et pour pas m'emmerder, je cherchais à aller toujours plus loin, pour renouveler, pour dépasser ces sensations de blasé. J'allais très loin, de plus en plus loin... et je pense que si l'on ne m'avait pas incarcéré ici, j'en serais venu à devenir un fait divers ambulant.

"Ce Vérol est un cas très intéressant. Il est l'archétype du quadra actuel. Ses centres d'intérêt se sont rétractés au fur et à mesure qu'il tentait de retrouver les sensations de plaisir, de joie et d'orgasme qu'il avait connu lors de sa jeunesse. Une sorte de quête perpétuelle pour redevenir le glorieux obsédé sonique qu'il avait été... A cela, vous ajoutez qu'il est confronté, comme tout adulte, au fait qu'il n'existe pas d'avenir pour un individu... Sans reproduction, il n'y a pas d'avenir... et il a fini par le comprendre, trop tard."

Ils me disent qu'avoir des enfants m'aurait préservé de la perversité qui engonce mon être... Je regarde l'infirmière jeune en coin...

A cause des vidéos de partouzes sur le net (3) - A suivre?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:12:17 dans Andy Verol | Commentaires (30) |

Le flou des mains qui coulent | 18 avril 2009

"C'est plus du surmenage que de la fatigue habituelle. Ils ont les doigts sales, les gens qui servent dans les cafés parisiens. Comment veux-tu qu'ils fassent autrement? Il leur faudrait se laver les mains toutes les dix minutes pour que ce soit parfait. Mais avec le nombre de clients, les commandes non stop, ils ne peuvent s'attarder et penser à l'hygiène. Il serait pourtant indispensable de remédier à ce problème, peut-être en installant, comme dans les hôpitaux, des distributeurs de savon désinfectant... Je cherche des solutions, sans pour autant en trouver. Je tatonne, je cherche, et surtout, je veux que ma réflexion bénéficie au plus grand nombre."

Ils me retirent les diodes. L'infirmier ne me sourit pas. Le docteur Bellard entre, le visage figé comme celui d'un personnage de cire. "Vous pouvez vous rhabiller Vérol. C'était parfait. Nous vous communiquerons les résultats de notre expertise."

Faits divers. Des images de meurtres dans une maison individuelle basée en banlieue... Dans le Val d'Oise. C'est une construction moderne, comme il en existe des milliers en France, de nos jours. Le crépis est abîmé, et des traces de boue ont assombri la base des murs. La pluie battante et le mauvais entretien du terrain ont provoqué ce pourrissement. Dans l'entrée, il y a le corps d'un berger allemand, le poil imbibé de sang. On entend le "tic tac" d'une horloge et le "sploc sploc" d'un robinet mal éteint.

J'ai enfilé mon pyjama, me suis assis sur mon lit et j'écris sur mon cahier de notes qui est posé sur mes genoux. Il fait soleil, et on entend, au loin, l'explosion des canons.

Le parc est paisible...

A cause des vidéos de partouzes sur le net (A suivre?)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:47:47 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Les cinémas de cul ont disparu... | 17 avril 2009

J'ai franchement jamais été la plus grande star de ma vie à la con. Quand j'ai vécu - 4 mois - à Londres, j'attendais mon bus pour aller faire les photocop's de zines. C'était au début des années 90. J'allais vers Camden, c'était la zone, pas du tout un truc de branchouilles blanches faussement fauchées. ça sentait les pieds... et tout le tralala sur la guedro, les putes à 20 Livres et les quelques pounds pour une part de pizza bien tomatée et une salade sans doute, hue, salée à la sueur... Je ne comprenais rien à ce qu'on me disait. J'étais une merde en anglais, et pour moi, ça importait peu. Je me sentais plus libre dans un pays où je ne comprenais rien que dans un quartier où tout le monde braillait ses oppositions en français.

L'Angleterre, c'était un exotisme, des filles faussement prudes, des homos épanouis, des nazis à fond, des islamistes à l'essence... C'était comme ça... que last week, je suis allé voir un film de cul dans un cinoche... Y'avait de moins en mois de mecs qui allaient voir des films de cul... A paris, ceux qui allaient dans les cinés porno, c'était comme les consommateurs de putes: des paumés d'expatriés, d'immigrés, de diasporisés et des dégénérés, des tarés, des facteurs qui trouvaient pas la fente... Quoi...

Moi j'avais pas d'intentions particulières. Je bossais dans une boutique de New age travellers à Brixton, quartier noir par excellence, à l'anglo-saxonne. ça signifiait que tout blanc n'était qu'un étranger, un danger et un ennemi... ça me faisait bander.

On sonnait. On faisait un code. On était ensuite vérifié par le juda d'une porte blindée...

Puis j'allais bosser. ça consistait en la reprographie de centaines d'exemplaires de fanzines underground et politiquement à la lisière de ce que la société et ses lois à chier, autorisaient. On préconisait, dans certains cas, le meurtre de grands patrons, et dans d'autres cas, on orientait les gens vers les mondes parallèles: les soirées illégales et interdites (y compris par une démocratie fondée sur les libertés individuelles comme en Grande Bretagne) qu'étaient les rave(s) hardcore plantées dans les campagnes... humides.

ça me crevait de faire ça. Mais j'étais le chien de ces libertaires, un chien volontaire...

et pour me relaxer de toute cette violence... j'allais assister à des séances ciné de cul... juste avant que tout ça ne soit interdit... par les cassettes vidéos à pas cher, les copies, et finalement internet qui ouvrait le monde entier, de 7 à 107 ans à l'urologie, la scatologie, les incestes, les partouzes multi-religieuses, les speed-fucking, les "spécial" obèses et femmes qui vomissent, et les...

A l'in térieur, on était que des mecs, et on se sentait... enfin libres, avec nos queues, notre film, nos mains précises sur nos queues moitié dures...

A suivre?

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 22:40:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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