Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Comme je vais séquestrer mon éditeur ce week-end pour obtenir qu'il maintienne les emplois, qu'il me file une prime de Fils de Cleb's et que je veux qu'il se pisse dessus, se chie dessus pendant quelques jours, comme je veux qu'il fasse des affiches de 4m sur 4m avec ma face dessus estampillées "Vérol est une grosse merde qui te reluque par le cul" et qu'il les placarde partout en France-la-connasse... et bien je vais disparaître quelques jours et ne reviendrai que lorsque les CRS, mes copains aux visages si rouges, m'auront délogé et viré des locaux de mon éditeur-ce-capitaliste...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:14:00 dans Andy Verol | Commentaires (53) | Permaliens
Les gestes... On te donne la soupe. Tu fais des séquestrations, MAIS T'AS TOUJOURS ETE QU'UN BEAUF! Les syndicalistes sont des beaufs qui pensent qu'ils pensent, qui pensent qu'ils ont vraiment des idées.
Je suis les cuisses écartées. J'ai la matraque dure plaquée sur la hanche prête à être extirpée. Eh! Avant j'étais anarchiste, j'étais punk, j'aimais pas que l'Etat frappe sur les citoyens. Je trouvais ça injuste que les justes soient vomis crachés comme des molards comme des huîtres pourries qu'on bouffe pendant les FETES DE FIN D'ANNEE!
On te donne la soupe. T'aimes pas la soupe. Tu préfères le pâté. T'as un gros nez plein de morve. Tu es militant du parti socialiste, tu es militant du parti anti-capitaliste, tu es militant du parti UMP, du parti FN... Mais j'ai la matraque qui te fera fermer ta gueule...
Quand tu rentres à 23 heures, y'a même plus d'médicaments remboursés. C'est vré. vré
Vré
Vré
VRE
AV
Publié par hirsute à 23:47:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Hors texte: Il a surtout des poils un peu doux sur le menton... Hein? Aujourd'hui le banquier de mon éditeur a dit: "C'est qui ce Vérol? C'est quoi les cow-boys? Ah oui, j'adore! Et Manu Chao et Noir Désir j'adore, alors ça va marcher ça, c'est sûr." L'a dit le banquier. L'aime Vérol le banquier et il a aligné les thunes pour lancer mes prochains books, pour partout eud'sur le national. Tu vois quoi.
Il y a une bande de cul qui ont laqué leurs tifs pour faire les cakos, des p'tits rebeus habillés façon tektonik à la nique qui veulent niquer la pute qui traine à 13 ans avec des bas pourris d'mémé... pour faire bander.
J'parle avec ce musicos aux dents sales qui m'annonce que Fab euh Fabien, tu t'rappelles? Le mec qui squattait au Columbia... Tu t'rappelles pas? Non? Fab', ah tu te rappelles pas? Ben Fab', il est décédé. Il a fait un arrêt cardiaque.
Hors texte: Je pense si ce soir je vais pouvoir écouter Nonstop, et me palucher sur "les matchs nuls arrangent tout le monde".
ça s'écoute en stéréo. ça pue l'rot quand j'entre dans la sous culotte de la grand-mère sur laquelle je fantasme. Je parle à sa musique. Je commence à peine à me rappeler qui est Fab', Fabien. C'est bien. Il bouffe l'herbe qu'il fumait par la racine.
Quand j'travaillais. J'adorais sécher, inventer un déplacement pour aller faire des courses en feuj. J'faisais l'bourgeons en jouissant dans mes réflexions à la con.
J'ai bu un verre à la Musarde avec Sylvain, en fin d'après-midi. J'étais épuisé et j'ai beaucoup parlé. J'ai dit que j'en avais marre de ces beaufs crétins qui coinçaient d'autres crétins dans leur bureau, juste pour rien, faire les malins devant les caméras. Une ultime fois. Dire qu'ils sont des entubés, pour se faire pleurer. Quand ils faisaient des pneus, ils trouvaient ça bien. Ils étaient heureux. Ils étaient fiers de faire des pneus pour un salaire à chier, une vie à chier, une femme ou un homme à chier. Ils étaient contents, ils ont voté Ségo ou Sarko ces zozos, ils ont astiqué l'chibre sur des matchs de foot et braillé sur des films de cul. Ils ont regardé des émissions de télé, ils ont hué les arbitres, insulté les colorés quand ils perdaient...
Des coups de baffes dans ma gueule. Je termine ce texte. Papa, mon daddy dort comme s'il était mort. Il a les couilles et le gland qui sortent du caleçon... Juste la courbe de sa bite est couverte par le tissu vert de son calbute.
J'le bute. Mais je prend la télécommande. J'étais la télé avec la télécommande. C'était une émission sur rien, comme d'habitude. J'ai regardé le papier peint, je regarde toujours le papier peint. Et j'ai regardé sa bite à daddy... Il a l'intelligence d'une tomate farcie, mais le décor intérieur d'un film de John Ford, mon daddy...
Oui...
Je suis une homme clitoridien (Roman en cours d'écriture, extrait exhaustif, sera coupé au montage)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:55:03 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Mes yeux s'amusent dans leurs orbites. Quand j'étais assis à mon bureau, je faisais tout le temps semblant d'avoir de la compassion pour les chômeurs qui blablataient devant moi. Moi je pensais à "quand j'aurai des vacances?". Je cherchais à faire du pied aux gonzesses qui me paraissaient les plus bandantes... ça me faisait rire dedans. Elles se lançaient dans leur complainte et je faisais l'compatissant l'compatisseux: "Pas évident vu l'état du marché".
Elles viraient leur pied illico. Et moi çA ME VEXAIT! ALORS JE DEVENAIS SEVERE: "Mais vous savez qu'il existe une règle simple? Vous ne POUVEZ PAS REFUSER UNE OFFRE RAISONNABLE D'EMPLOI!"
Elles avaient l'scorbut des yeux bordés de leur rimmel de putes! J'en avais marre et pour l'salaire de merde, j'en avais encore plus marre.
J'essaie de plonger mes doigts dans un livre, parce que je pense que c'est liquide. Et les connasses, j'y pense plus tellement les neuneus de mon passé m'ont brisé... (M'ont dit de plus écrire ordurier mais j'suis grossier sauf quand au petit matin, complètement bourré, j'ai roulé à 120 km/h en ville toute la nuit, je suis assis au bord de l'Oise près de Jouy-le-Moutier, l'ancienne de ville d'un ami qui détestait Noir Désir et Manu Chao.
Le soleil levant. J'regaarde les courses de ch'vaux sur l'écran. J'suis le plus puissant CONNARD DE TOUTE CETTE VILLE PAUMEE DE MERDE QUE PERSONNE CONNAIT SAUF POUR LE FESTIVAL FURIA ,OU LES POMPIERS LAVENT LES FESTIVALIERS COMME LES NAZIS ARROSAIENT LES JUIFS DANS LES WAGONS DE MERDE POUR LES RAFFRAICHIR!
Dans le PMU, y'a des connards de noirs, de blancs, de jaunes, qui parlent racistes! ILS CRITIQUENT LES CHEVAUX, ILS CRITIQUENT LEURS TICKETS! ILS CRITIQUENT LE GOUVERNEMENT EN BUVANT DES BIERES A 9H00 DU MATIN! JE GUEULE AUSSI: "ROYAL DU TANGO EST UN
ENCULE ET
RISQUE DE LA PRINCESSE
EST
UN
ENCULE!"
L'infirmière plante l'aiguille de seringue pleine de calmant dans la veine de mon bras... Et même si elle porte des talons aiguilles, je l'ai senti son poul de pp
p
pppp
pppppp
j'peux pas dire puuiu
puuuu
puuuu
j'peux pas l'dire
teeee
teeeeee
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:54:44 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Je claque mes genoux, l'un contre l'autre, mes genoux nus avec quelques poils... Ils m'ont étudié les boules dans les jambes et les flancs. Ils ne m'ont rien dit là-dessus. Ils m'ont dit que c'était le test, l'expérience, qu'il s'agissait surtout d'étudier l'effet de l'attente d'une mauvaise nouvelle: boules cancéreuses ou simples kystes? ça durera des heures, des jours, peut-être des semaines. Ils ne me diront rien. J'aurai les électrodes posés sur la tête et tout le tralala de fils sur le corps. Mon coeur qui palpite quand j'ai peur, quand je suis submergé par les angoisses. Membres tremblants. Sexe perpétuellement au repos malgré des tentatives d'excitation. Ils étudieront aussi mes faits et gestes grâce à des caméras allumées tout autour de moi. Ils seront plusieurs à m'observer. Quand je serai au-dessus de la cuvette, ils regarderont mon dos trembler et mes doigts essuyer le vomi qui aura giclé sur ma gueule. Quand je lirai des livres, ils se focaliseront sur mes doigts:
"Il ne tremble pas lorsqu'il lit des passages où le personnage se sent paisible."
Quand je penserai à des recettes de cuisine, à des solutions pour réparer des moteurs de voiture, ils scruteront les courbes, des graphiques, des lignes sinueuses dessinées par mon esprit sur une longue feuille de papier déroulée.
Dans le dépotoir de mes pensées, je ne trouverai rien de sain. Ils essaient de comprendre pourquoi je me destructure aussi vite.
L'infirmière stagiaire a 18 ans à peine. ça me gêne. Je sens que j'ai son âge dedans moi, mais mon corps est celui d'un type de quarante ans, plein de mauvaises graisses, des rides, des plis, des poils géants, de la corne aux pieds, un visage avachi, des cheveux éparpillés sur le désert de mon crâne... Des goûts de vieux, des mouvements de vieux, des angoisses de vieux...
Juste avant d'être incarcéré dans cette étude, j'avais le goût de "je m'en fous de tout". Quand j'étais frappé par une brise, où face à un paysage sublime, je m'en foutais, je ne pensais plus qu'aux documentaires de la télé:
"C'est pareil que le truc que j'ai vu sur France 5 la semaine dernière."
Quand je baisais, je m'emmerdais... et pour pas m'emmerder, je cherchais à aller toujours plus loin, pour renouveler, pour dépasser ces sensations de blasé. J'allais très loin, de plus en plus loin... et je pense que si l'on ne m'avait pas incarcéré ici, j'en serais venu à devenir un fait divers ambulant.
"Ce Vérol est un cas très intéressant. Il est l'archétype du quadra actuel. Ses centres d'intérêt se sont rétractés au fur et à mesure qu'il tentait de retrouver les sensations de plaisir, de joie et d'orgasme qu'il avait connu lors de sa jeunesse. Une sorte de quête perpétuelle pour redevenir le glorieux obsédé sonique qu'il avait été... A cela, vous ajoutez qu'il est confronté, comme tout adulte, au fait qu'il n'existe pas d'avenir pour un individu... Sans reproduction, il n'y a pas d'avenir... et il a fini par le comprendre, trop tard."
Ils me disent qu'avoir des enfants m'aurait préservé de la perversité qui engonce mon être... Je regarde l'infirmière jeune en coin...
A cause des vidéos de partouzes sur le net (3) - A suivre?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:12:17 dans Andy Verol | Commentaires (30) | Permaliens
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