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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Obsessionnel convulsif | 13 juin 2009

Sur le forum, ces cons se plaignent, critiquent, crachent, hurlent et insultent. Quand je me suis trouvé en bas de l'immeuble de Jiji555, il a blémi.

"C'est moi "fils de pute de vérole de merde écrivain de daube". Et je viens m'expliquer sur mon terrain, le trottoir".

J'avais en tête les dizaines de messages du mec: "Ses bios sont des grosses merdes, ce mec c'est du zan, les écrivains comme ça je me torche avec leurs livres."

Ma queue enflait vite. ça me fait toujours cet effet juste avant d'entrer en action...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:07:18 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Amanda, y' sont cool avec leurs chibres... | 10 juin 2009

On s'tortille Amanda hein?

Arturo vient se carrer tout contre ta fesse, et moi de te presser l'pubis... Tu bouges entre les deux fions survivants d'Hirsute, Amanda, et ça te fait kifaille...

T'as un peu grossi Amanda depuis que tu as fait une fausse couche, une grossesse extra-utérine, que ton père est mort d'un cancer du poumon, que tes nichons ne rentrent plus dans les balconets à la con de tes soutifs d'ado mal élevée.

Arturo et moi, on t'emmène en boîte comme au bon vieux temps, pour tortiller de la fionne sur une piste de danse qui glisse car sueur, la tienne, la mienne, celle d'Arturo qui fait de l'Aïkido, un truc pourrave du genre - Il te casse le poignet comme on te sert un verre sur une terrasse maintenant -

On est mort les survivants Hirsutes, on est la daube de la daube de ce qu'on a inventé. On a un BM d'occaz' qu'on a acheté 5000 euros et la notoriété de Vérol pour une remise sur les essuies-glaces... Hein?

Et toi Amanda, shootée, perturbée, masturbée des centaines de fois enivrée par des blaireaux de rebeus trentenaires eud'banlieue (Tout dans l'brillant du ch'veux, rien dans la couille), et par des bourges de Maison-Lafitte ou de Paris l'XVIème (avec le drapeau français planté dans le cul et le cocktail Sarko-le-fils shaké sur le zinc d'un bar à jambons de droite), ...

On était juste des good fucking personnes si tu vois ce que je veux dire (what i mean).

Quand on te partouzait, fraîche comme le gardon Amanda, on te cassait l'pubis avec du Depeche Mode, du The Smiths, du The Fall, du Two Unlimited (putain...) et tu nous pompais les premières rides avec tes trucs de Guetta (la flaque trempe les chaussures dedans hein?) et les groupes de Goths (mi-FAF/ Mi-Mollards) et les japonaises hardcore à chattes baveuses hein?

Et le mur est venu se mettre dans notre...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:11:31 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Un Homme Clitoridien (22) - Nous sommes le Peuple mon Daddy/Skin | 09 juin 2009

 

Papa ne sort plus de sa chambre, depuis quelques heures. L'approche de l'arrivée de ma frangine ne fait qu'amplifier son stress. Pour parfaire cet isolement, il a pris la télévision (C'est comme son église), et l'a installée face à son lit (Ce sont des taches, des froissements, des poils). J'entends derrière la porte qu'il regarde des vieux championnats de catch déroulés en cassette VHS. Il rembobine, cale les séquences qui lui permettent de zapper le réel.

Un client s'est pointé à la borne. Il possédait une Cayenne, un truc de folie, avec une couleur inqualifiable, unique, une peinture de luxe... Son visage me disait quelque chose. C'était celui d'Alain Delon, du moins de loin (J'ai regardé toutes les cassettes des Inconnus en cachette). Donc j'ai salué Alain Deloin et lui ai dit que nous ne vendions plus de carburant.

"Et comment je fais moi? Je suis presque à sec, et ce genre de bagnole, ça suce l'essence à une vitesse!"

Je lui ai précisé que nous ne vendions plus de pétrole depuis belle lurette.

"Et pourquoi vous ne mettez pas un panneau "Fermé définitivement"?"

Je lui ai dit que nous vendions quelques produits d'épicerie, de confiserie, du produit à essui-glace, de l'huile de vidange et des magazines (pas de journaux).

"Vous trompez les gens sur votre commerce. C'est illégal. Je vais immédiatement contacter la police.

- C'est inutile monsieur. Je vais pouvoir vous dépanner de quelques litres d'essence pour pouvoir rejoindre la prochaine station.

- Espèce de petit escroc.

- Je vais vous chercher ça monsieur."

Illico, je suis allé jusqu'à la porte de la chambre de Daddy/Skin et j'ai frappé du poing:

"Daddy! Y'a un gros bourge qui veut appeler les keufs pour dénoncer ce qu'on fait!"

J'ai entendu "clic", suivi de l'arrêt immédiat des braillements des commentateurs de championnat de catch. Puis j'ai entendu le craquement des lattes du lit, puis les bruits de tissu qui se frottent délicieusement aux poils des jambes (Je vois tout au travers, je vois toujours daddy quand il s'habille/se déshabille), puis les "boum" des rangos qu'on enfile, puis un "clac"... et enfin la serrure qui se mit à parler comme ma soeur (le son aigü, un peu intello, un peu agressif des intellos).

Papa apparut sur le seuil:

"J'ai l'manche"

en acier en l'occurence, récupéré sur un chantier du côté de la Seine Saint-Denis.

Il est passé devant moi. Le couloir de la maison ressemblait au corridor, l'entrée avant l'arène (c'est nul de parler comme ça, ça put la redite). Daddy/Skin, rasé de près et la voix rocailleuse (40 tiges/jours durant 25 piges, l'amour de la nico-tine): "Va pas faire chier un patriote l'enflure de bourge altermondialeux!"

J'essayais mollement de le calmer en tapotant, tant bien que mal, sur son épaule (mes yeux se focalisaient essentiellement sur son cul rond archi-musclé, dur comme l'acier et mon sexe de quelques fois). 

"T'AS QUOI TOI?!"

L'autre a sursauté, auto-plaqué contre la belle peinture de la carrosserie de sa massive (bagnole de luxe).

"T'AS QUOI FILS DE CHIEN DE METEQUE!"

Direct Daddy s'est planté comme un chêne massif contre le faux Delon, front contre front, haleine de malade, respiration de furibond.

Les énormes postillons: "TU VAS APPELER LES FLICS C'EST çA?! T'ES MORT FILS DE CHIEN DE BATARD DE MERDE!"

L'autre s'est mis à trembler comme une feuille. On était une seconde dans un grand ouest du nulle part (j'ai des pensées de mule comme ça, ma tronche qui s'barre).

Puis j'ai aperçu cette tache grise grossir à l'entrecuisses du bourgeois monsieur. Son froc en lin semblait envahi par une grande marée.

Il ne prononçait pas un mot. Son visage était mort, gris, comme si son cerveau et son corps avait anticipé la suite et préparé sa conscience à l'ultime instant (comme l'agonie ignoble qui dure des heures comme pour faire accepter enfin que l'on va dormir à jamais, que le monde autour s'évanouit, que les rêves, les espoirs se terrent dans l'oubli... du genre).

"JE VAIS TE SECHER RACLURE DE BOURGEOIS PRO-LIBERAL DEGENERE! JE VAIS TE FAIRE RESPIRER LA MORT A PLEIN PIF!"

C'était une réplique d'un champion de catch ça. ça me fit sourire vraiment. C'était bien vu à ce moment là.

Puis j'ai tourné les talons et je me suis avancé jusqu'à l'entrée de la boutique. Les bruits des coups suffisaient à me faire jubiler. Daddy/Skin respirait fort et l'autre poussait des cris stridents, un peu comme si l'on égorgeait un porc.

Un Homme Clitoridien (Un roman  toujours en cours d'écriture).

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:31:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Mes petits plaisirs d'occidental rondouillard | 08 juin 2009

 

Les écolos voulaient nous interdire le pq, du moins mettre des quotas sur le nombre de feuilles à utiliser pour chaque caguague... A l'époque, j'étais plutôt du genre ouvert à ces idées consistant à lutter contre le réchauffement climatique. On était tous plus ou moins d'accord avec ça de toute façon, parce que nous voyions bien que la planète était détruite à vitesse grand V.

En même temps, je bossais à 35 kilomètres de chez moi. Je n'avais pas le choix. Là où je trimais, les logements étaient hors de prix, bien au-dessus de ce que mon pauvre salaire pouvait supporter. Je vivais/m'emmerdais/zonais donc en banlieue et travaillais/servais/subissais dans une entreprise de merde qui me payait de la merde pour que je gère des projets pour l'équivalent d'un salaire minimum +15%. Bon c'était ça ma vie. Ensuite, j'avais envie de cultiver, mais je n'avais qu'un balcon nain. Alors sitôt ingurgité les 4 carottes minuscules et les 6 fraises des bois qui avaient péniblement pu pousser à la force de mes arrosages désorganisés, je n'avais plus qu'à aller dans le supermarché du coin où je pouvais pécho des kilos de carottes/pesticides/fongicides/engrais-chimiques et des barquettes de fraises produites à coups de massacre de l'Espagne toute entière.

Et je n'avais pas le choix, parce que je ne savais plus très bien ce qu'on produisait autrefois dans ma région. Et je ne pouvais pas non plus me payer du bio qui était certes meilleur mais me contraignait à supprimer mes petits plaisirs d'occidental rondouillard: un jeu pour la console eud'jeux ici, un cd de Tricky ou d'Aphex Twin là.

Mais après tout ça, j'étais entièrement d'accord avec l'écologie. Il fallait CHANGER LE MONDE TOUS ENSEMBLE.

Dans l'immeuble où je vivais (c'était un HLM quoi), on se parlait pas. On se disait parfois bonjour, parfois, on se le disait pas. Ce n'est pas qu'on s'ignorait, mais disons que nous n'avions pas d'atomes crochus, et nous n'en voulions pas. Nous avions Internet et ses t'chats, la télé et ses émissions de débats, les passants s'engueulant/riant qui passaient sans cesse en bas... ça suffisait largement à remplir nos besoins en relations sociales.

Et puis il y avait la fête des voisins. Mais pour moi, becqueter des salades avec des gens qui votaient, ça m'emmerdait. ça me génait. ça me génait moins d'exhiber un  morceau de salade sur les dents que de parler avec des hommes et femmes avec lesquels, à cette occasion, je n'aurais pas le droit de m'engueuler, me friter, me créper la croupe comme un dingue. Tout ça parce qu'il ne fallait pas gâcher la "fête". Ben voyons. J'aurais fait chier mon monde, j'aurais trop picolé, et je me serais énervé à tout-va: "c'est pas bio la salade... Ah tu prends ta bagnole pour aller bosser? C'est écologiquement irresponsable ça... Tu sais comment on élève les cochons en Bretagne?". Etc.

Tu avais le couple qui votait FN assis à côté des rebeus pro-Besancenot, les jeunes abstentionnistes qui clopaient en ricanant des conneries balancées par un fan de Johnny et de Carla Sarkozy... Une joyeuse fraternité de façade, un bel échec... Parce que lorsque chacun rentrait chez soi, c'était parti pour la foire aux critiques (après la "foire aux mensonges" comme dirait Manu Chao) où l'on balançait sa purée à la gueule de celui ou celle avec qui ont avait fait risette durant toute une soirée. "Et t'as vu comment ils élèvent leurs gosses? Non mais l'autre il a une Mercedès alors qu'il est au chomedu. Ils sont gentils ces arabes, mais franchement quand il a refusé ma salade avec juste quelques bouts de jambon, ça prouvait bien qu'ils sont pas intégrés..." Le bonheur.

Enfin voilà. C'était comme ça.

C'était bien pour tout le monde de vivre l'illusion d'une vie sociale... Mais lorsque les écolos ont commencé à vouloir mettre des quotas sur le nombre de feuilles de PQ à utiliser, les choses ont commencé à dégénérer.

Mon Usine, la suite... (Extrait non retenu de mon roman en cours d'écriture, encore et toujours).

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:48:47 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Sarkozy aime le sexe... et la France-la-Connasse... | 06 juin 2009

Nicolas pue des pieds quand il rentre de son footing, et Nicolas répugne Carla qui chope ses chaussettes et les balance à la face de la nana qui lui sert à tout, y compris de machine à laver. Nicolas Sarkozy touche la musculature de Barrack qui, lorsqu'il rentre du sport, pue grave des pieds, de dessous les bras, au point de dégoûter Michelle.

Nicolas est petit et ne connait rien à la France, à la littérature, au foot, aux femmes et au maquillage. Nicolas est avocat, et quand il fait caca, il barratine sa propre merde, lui promettant qu'elle retournera au chaud dans son cul, un peu plus tard. Alors ses étrons s'en vont heureux et se ruinent dans les tuyaux de chiottes de l'Elysée. Car Nicolas est sale, mais se brosse deux fois les dents chaque jour, au cas où il pourrait rouler une pelle à Michelle Obama pendant que Barrack bidonne Carla et tente de lui enfiler une main sur le cul.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:19:42 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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