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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Tu as le sexe parallèle au mien... | 14 mai 2009

 

Je porte des slims sa mère et des dreads et j'ai envie de vin dans le parking de dessous la Défense, la défonce. J'ai le corps adipeux, le coeur addict qui pue, et pan, sur l'escalator, on fait un jeu d'enfants avec nos sexes, on pisse à la gueule de la France, ses FRANçAIS, on PISSE A LA CHATTE DE NOS MERES! ON N'EST PAS PACIFIQUE! ON N'AIME ME TERRORISME! ON AIME LE CANNIBALISME! ON AIME LA MEC avec ses petits commentaires tout chelou, le trou du cul aussi qui a un bureau qui va travailler et qui fait des activités artistiques après genre il fait des livres hardcore ou il fait des morceaux de musique genre Warp, ou genre il organise des soirées avec des adolescentes qui imitent le malsain avec des look pourraves de Gothiks hyper stylisés (les fringues hors de prix achetées avec les thunes de ces cons de parents qui ont voté Mitterrand dans les années 80 ou qui ont écouté la Mano Negra dans les années 90).

On

est

moins

sûrs

de

moi

depuis quelques temps. J'aime moins élevé mon enfant depuis qu'il est ado. Je préfère le violer. Dans sa chambre, pendant que le chien dort. Hein? C'est mieux. J'ai pas envie qu'il devienne aussi chien que les salariés, les esclaves du temps présent, je suis l'enclave de temps pourri...

dans la cave où les chiottes sales subissaient le cul géant de ma grand-mère aux odeurs-cadavres...

Andy Vérol

YOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOUuuuuuu  aaaaaaree sooo old hein you are so old ARRETE TU M'ETOUFFEs! ME FAIS SUCER PAR SARKOZY, ME FAIS SUCER PAR SON FILS! ME FAIs suCER par la FRANCE ENTIERE! VOTE DANS MON ANUS!

VOTE DANS MON ANUS!

 

Publié par hirsute à 22:33:21 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Le gros cul stringué de la France de gauche (et ses copines) - Mon Usine, la suite... | 13 mai 2009

 

L'tombe l'mec. La nana aussi. Z'ont deux faces. Sont quelque part dans l'espace. Regardent pas des films de merde. Ils essaient d'être les premiers mollards. Ils ont des petits sons dans la gorge. "J'tombe. J'ai la queue comme de l'huître et la langue pâteuse putain. J'te dis, je t'ai déjà dit que j'avais pas peur de devenir mort, je veux juste qu'on essaie de plus puer comme des merdes hein?"

Il y a le ciel comme du vinaigre de vin. Des souvenirs de rayons-magazines dans le grand magasin de banlieue, au lieu de lire, assis dans le coin des BD avec des ados débiles subjugués par des mangas.

On a dressé une table. Celle-ci est pleine de mousse verte et humide. ça s'est entassé à l'ombre de l'arbre encore vivant, le dernier. Comme jouer au mini-golf en tongues, sous le cagnard connard qui GRIFFE LES MAMANS DES PAPAS!

"Oh t'es mal là! Faut boire de l'eau"

On ne boit plus d'eau pour pas s'intoxiquer. Alors on boit du vin tout le temps. Il y en a des milliers dans la cave. De quoi tenir des siècles, avant que le monde ne redevienne lui-même, celui qu'on a connu.

Nu. Polo crit le cul nu.

"Je tombe. Je tombe dans la seconde, juste avant hein? Tu as vu? Tout nu, je tombe dans la seconde juste avant que je tombe dans la seconde..."

Avant. J'allume la télé. Avale une rasade de vin. Un Petrus que je liquide comme de l'eau, en zyeutant une animatrice chinoise pour enfants à la télévision prononcée à l'américaine.

Hein.

Mon Usine, la suite... (Toujours en cours d'écriture ce roman)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:32:38 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Livresse, Charleroi (2), la face cachée - La gauche et la philosophie, ça sent l'caca... | 12 mai 2009

 

"Non mais attend tu vois le problème avec la toi, c'est que t'es trop radical.

- Ouais, tu critiques tout, t'as pas un pli de respect pour le travail des autres.

- Ben ouais ça s'explique, vous êtes juste pas des journalistes, mais des trucs qui essaient de l'être... Dans la zic, les journalistes, ça existe pas, y'a que des branleurs qui se la jouent érudits."

Je met ma bite sur ma cuisse. Je lui parle d'homme à bite, comme si on jouait aux cartes. J'aime bien l'expression "Gangsta bitch", et ça me fait bander des masses qu'on me dise que je suis qu'un réac... J'ai pas raconté. J'ai baisé un bout de pq pendant que les autres essayaient de partouzer avec leurs sexes mous... Y'avait les rideaux encore gris, plein de la fumée de tabac. Mes voisins aussi loooooosers que moi qui bavaient sur l'oreiller en ronflant... Moi j'essayais les p'tits savons belges, j'essayais les serviettes sèches sur ma bite mouillasse. Je repensais à mes fou-rires, la tête en arrière comme une blondasse en Californie, attrapée par le sourire ravageur d'Hasselhoff.

Je me disais que j'allais going dans la chambre à Raizer pour le pécho, mais trop costaud, l'odeur du tabac dans les dents et le côté éditeur...

Je voulais essayer Delaume, mais trop sévère, maîtresse qui me gifle et me gueule "dégage le consanguin!"...

Je voulais Alban Lefranc qui ressemblait à un copain qui léchait les chattes de ses copines pendant des heures, au point de leur gercer les lèvres et leur miner le moral...

Je voulais going dans la chambre de Théolier et Alister, et toutes les meufs qu'ils  essayaient de baiser, mais j'avais pas assez de bites à trou pour rivaliser, pas assez de cheveux longs et de dents mal lavées...

Alors je suis allé dans Charleroi, à 4 heures du mat', pour me taper la ville, jouir dans les poubelles et gicler sur les vitrines des boutiques à vendre par dizaines... Et c'est sur les quais de ce port pourri, que j'ai vu une grande blonde aux grandes guiboles pour 70 euros la pipe. "Tu connais pas l'Bruno? C'est lui qui t'as sauvé la life hein? Tu l'fais pour 50 euros ok?"

L'as dit "oui". Mais

la

Duvel

la

Chimay

Le live pourri de Théolier et d'Alister...

la vodka,

la vieille techno hard-corps avec Costes et une meuf qui refusait de coucher avec un pote à moi...

Et rien.

Un flic

...

"Vous faites quoi là?"

J'ai répondu

"Une fois..."

Il a dit

"Vous faites le malin hein? Parce que vous êtes français et que vous vous croyez toujours supérieur?"

J'paie mes impôts européens mec, alors ta gueule.

Dans le couloir de l'hôtel, y'a eu Johnny qui m'a dit: "A 66 ans c'est pu d'mon âge!"

J'ai dit: "c'est trop classe, t'es belge, tu t'y connais en rock pourrave et en frite... Hein?"

Un mec est passé: "Tu sais pas où elle est Trinh Thi?

- Non pourquoi tu veux lire ses livres?

- Hein, elle écrit des livres?

- Théolier, il sait où elle est."

Dans l'ascenseur y'avait une moquette en poil de pitbull.

Et je sais plus après.

A suivre...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:46:55 dans Andy Verol | Commentaires (5) |

Les draps dégueulasses... | 12 mai 2009

 

J'marche mais j'marche, je marche. Le macadam, la fille à ta soeur, et ses mains moites sur le chien qui pue... Je paie des im-

 

pôts...

John... T'as la cravate mal réglée. On n'est pas descendu du train pour que tu fasses le branleur. Faut que t'arrêtes de faire claquer les éperons sur l'dudule à dindon, on n'est pas à cornets de baffes...

Quand je te demande l'heure, tu m'ignores, tu sais même plus c'qu'est l'odeur du tabac dans les troquets d'pourrave... T'es beautiful connard. T'as des petits ongles rongés et des rires fluets. A la piscine tu balonnes la mollasse de ton ventre à la con, ton tatouage de daube des années 80 sur ton nombril la boudine...

On s'installe. On regarde le film. Dans une salle. De cinéma. On a payé notre p'tit ticket et l'bruit qui craque de la bande-film qui commence, sans pub... Comme aller au bowling sans jouer au bowling, aller direct au flipper, avec des bières, des Lucky Strike, des ourlets à la guibole du jean... Des sourires en coin comme les rockab' quand les filles hue han , elles passent. Nous ignorent. Elles savent pas encore qu'on va être deux branleurs d'écrivaillons. On joue pas au bowling, on joue pas au billard, on fume des Lucky, on tilte l'flip et on gueule "SA MERE!" en savourant Francky goes to Hollywood...

Après c'est Cure, ça pressent Tricky et les odeurs de chattes de filles de 22 ans, quand on a 16 ans, c'est l'paradis, les odeurs de sueurs de meufs de 35 ans, c'est l'bonnard...

"C'est c'que j'entends d'toi mon bichon".

On vient d'remettre une pièce de 10 francs dans la fente à cette pute de machine à arnaque...

"RECORD DU MONDE!"

"J'te donne du cash et tu m'caches mes couches."

On rigole, et en plus on rentrera pas en RER, pour une fois. On fera tout à pieds, et on s'fera embrouiller par des blackos zulus...

"Elle m'appelle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

C'est comme une croisière ou un solarium aux Baléares.

"Elle veut m'appeler".

On va dans la cabine téléphonique, il nous reste deux pièces de 5 francs, on va pouvoir parler 15 minutes, peut-être plus.

le fil du phone est doux en métal pour pas qu'on l'arrache. On se dit qu'on est en sécurité dans la cabine téléphonique.

"Ouais on peut venir chez toi?"

Elle veut pas.

On va y aller.

Quand même.

"I'm waiting for you"

Salope, m'attend, j'arrive. "Non on n'y va pas s'il teplait"

Je chiale. "JE VEUX PAS Y ALLER! JE VEUX PAS LUI FAIRE DU MAL!"

Presque pas mort...

(Mais la fin est à chier comme d'hab' putain)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:42:03 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Livresse, la véritable histoire du festival (Partie 1) - Charleroi, mon Soweto d'amour | 11 mai 2009

 

Tout ce qui suit est totalement vrai, ou pas, ou si…

 

Tu as un énorme complexe industriel Arselor Mittal à l’entrée de la ville, une sorte de décor hallucinant à la Blade Runner avec l’accent belge, un truc du genre…

 

On était des stars : Thalys, première classe, servis par des meufs qui avaient l’déhanché d’une hôtesse de l’air et la voix d’une voix off eud’film classieux. C’était ce samedi 9 mai, et Chloé Delaume, Coralie Trinh Thi, Johnny Hallyday, Claude Piéplu et Dominique de Villepin, nous dirigions vers l’un des festivals les plus populaires et les plus bordéliques de Charleroi, une sorte de Soweto blanc en marge de Bruxelles, une ville commercialement fantôme…

 

On le savait. Dans le train, c’était tendu, on ne pouvait pas se saquer. C’est toujours comme ça entre stars. On peut pas se fumer, on flippe d’être le moins idéalisé, le moins « centre-of-the-world-of-the ».

 

Johnny envoyait des textos à des meufs, Claude Piéplu faisait le mort et les autres, nous tentions de savoir comment allait se dérouler ce festival : « Tu crois qu’ils mettent des bains bouillonnants dans les chambres d’hôtel ? Tu penses que le fils de Sarkozy va venir comme prévu ? Tu crois que les belges font des frites spéciales pour des stars comme nous ? »

 

Moi j’étais le plus cool du voyage. Forcément. J’avais un petit poste et je passais des trucs de zic à fond la caisse. Des remix de Cabrel, des morceaux de reggae que j’ai enregistré en 1976 à Londres avec Joe Strummer, des conneries comme ça. Avec Johnny, entre deux textos de cul, on comparait nos tiags. Lui c’était du croco blanc, et moi c’était de la peau de vache du Far West avec des fausses taches de dentifrice pour faire funky, cool, un peu trashos.

 

Evidemment, entre stars, on se disait qu’on avait tout lu de l’autre, tout entendu, et qu’on adorait. On pensait évidemment que leurs  œuvres, c’était de la merde.

 

A la sortie du train, on a été accueillis par trois grands blacks massifs, des mecs qui avaient été gardes du corps de Tupak et de Plastic Bertrand, à d’autres époques. Ces mecs étaient super froids, mais ont porté nos tonnes de valoches blindées de fringues à la cool et de produits cosmétiques hors de prix. Moi je n’avais pas ça dans mes valoches. Je n’ai pas encore assez de thunes pour ça. J’avais juste emmené quelques livres, des médocs, du shit, de la beuh, des capotes, un livre de Sudoku et des bouteilles de vin.

 

On est montés dans des limousines avec des sièges en léopard, des vieux téléphones, des écrans plasma et, évidemment, un bar. Claude Piéplu a tout de suite fait un rail de coke que Villepin s’est empressé de nariner comme un crève-la-dalle.

 

On ne savait pas très bien pourquoi le festival l’avait invité là. Hormis son rôle de héros franchouillard, on ne voyait pas très bien son rapport avec le thème : littérature et Rock n’Roll, un truc du genre.

 

Pendant qu’ils faisaient de faire les cool ensemble j’ai voulu parler avec le chauffeur : « Et Dutroux, on va le voir ? Y’a du monde ? C’est pas trop dur de conduire des limousines ? T’as déjà bouffé un bon hamburger à Las Vegas ? Moi pas. »

 

C’était chaud. Un artiste, ça va toujours se pavaner dans des trucs comme ça pour se faire mousser, répondre à des questions débiles et surtout pour partouzer dans les chambres d’hôtel.

 

On est arrivé devant l’entrée monumentale du festival. Un bâtiment de 10 étages, néo-design, avec des centaines de personnes excitées qui braillaient de chaque côté de la route, derrière des barrières, fermement tenues par gros mecs bâtis comme des pylônes électriques sa mère.

 

En sortant, les applaudissements, les hurlements, les mains qui te touchent, les bouches qui t’embrassent, les larmes qui t’inondent, le stupre qui te fait légèrement glisser sur les marches de l’entrée du festival Livresse, ben ça fait plaisir. « Vérol par ici ! Un sourire Vérol ! »

 

Tout le tralalala habituel, rencontré en Afrique, sur la Lune, au Japon ou à Los Angelès.

 

You si wad’aïl mine…

 

Ce fut Bruno, mon pote belge qui vint m’accueillir le premier, avec son beau costume blanc à paillettes. En fait, ce mec a vraiment des goûts de chiottes. A l’intérieur de lui, ça doit sans doute ressembler à une cave malodorante.

 

Et d’emblée, ce p’tit cochon a tenté de m’embrasser sur la bouche : « Arrête Bubu, y’a toute la presse, tu crains. »

 

Il a rougi comme une poule en fleur. C’était émouvant et aussi sensationnelle que l’invention des ponctuations dans les textes…

 

A suivre…

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 16:30:00 dans Andy Verol | Commentaires (6) |

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