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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Casting: La texture de ta gueule | 30 juillet 2009

 

AB: Tu faisais quoi dans cette association?

AV: Je défendais les sans-papiers.

AB: T'en avais à foutre quoi des sans-papiers?

AV: Ils sont mal traités, c'est inhumain.

AB: Ton incarcération est inhumaine?

AV: Elle l'est, et elle est antidémocratique.

AB: C'est vrai. Mais on s'en fout non?

AV: Non je défend des valeurs démocratiques et l'esprit de ceux qui ont fait la révolution.

AB: Tu sais qu'ils ne se torchaient pas le cul ceux qui ont fait la révolution?

AV: je ne vois pas le rapport.

AB: moi je vois que ce sont des porcs dégueulasses, comme les sans-papiers.

AV: vous êtes un facho.

AB: je vais te démollir la gueule pédale.

AV: voilà pourquoi vous n'aimez pas la démocratie. Parce que vous n'avez aucun sens de la répartie.

AB: Tu vis en démocratie?

AV: jusqu'à nouvel ordre oui.

AB: tu vis dans un état de droit?

AV: j'en suis moins sûr.

AB: alors la démocratie peut exister dans un état sans droit?

AV: non.

AB: tu penses que je suis quoi dans ce régime si démocratique?

AV: un flic à la solde de la droite.

AB: tu as le niveau intellectuel d'un moineau toi non?

AV: en tout cas je vaux plus que vous.

AB: tu n'aimes pas les hétéros en uniforme?

AV: non.

AB: tu aurais des préjugés?

AV: non une opinion claire sur les serviteurs aveugles de l'Etat.

AB: l'état est le sommet du système démocratique?

AV: vous êtes moins con qu'un flic lambda.

AB: Je suis un flic lambda. Mais c'est peut-être toi qui est con non?

AV: je ne suis pas prétentieux, mais je ne pense pas être un con.

AB: Tu penses qu'on vit en démocratie, que l'état de droit n'est pas respecté, mais que ceux qui sont censés permettre à l'état de droit de survivre, les flics et les juges, ne sont que des beaufs fachos... Tu es un con de naissance ou ça t'est venu avec le temps?"

La lumière s'éteint. Coupure d'électricité. Rupture/lumière, le flic rote sa bière, puis s'approche du ligoté et lui craque un os niveau côte. (Pense à boeuf). Amanda entre dans le trait de lumière mollardé par le couloir du juste derrière. On entend une voix dans le combiné d'un téléphone décroché. On entend les ongles du flic qui claquent sur le tissu de son pantalon noir. Dans le noir. Elle

s'approche. Et

s'agenouille

ouvre

la braguette facile du paniqué tremblant.

"A: Je suis Amanda, je suis là pour te sucer. Te césu, je ne sais pas si tu es de banlieue, si tu comprends bien la langue française... en étudiant de cité que tu sembles être"

C'est à l'odeur de ses couilles lavées au mauvais savon qu'elle reconnait. Amanda.

A suivre?

Extrait d'un mix de deux romans en cours d'écriture: Il se définissent contre et Baise de boîte...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:20:02 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Le culte du moche/Comme maman sa bite | 30 juillet 2009

 

On se concentre essentiellement sur ses seins, ses tétons fermes? On ne pense plus aux salopes d'idées qui nous diviiiisent... Il est l'heure pour le CRS, le syndicaliste CGT et le militant de d'AC! de baiser la pute d'Amanda, avec R. et Hue, membres d'la banlieue attention c'est dang'reux... Le p'tit rock n'roll des leaders, chefs, porte-paroles, maîtres de tous les bords, c'est passer sur la fente sèche et hue (ses yeux pleurent et ses rêves de de berline avec le siège bébé dedans)... L'rock n'roll, l'j'passe dedans la belle Amanda, 15 ans, aveugle, tortillant l'cul, la croupe, le cran d'arrêt de ses lèvres un peu humide...

Ils préparent leurs tracts, leurs matraques, leurs haut-parleurs pour ... Elle veut manger de la salive sur le gland de ces grands daddy, elle veut partir en vacances dans des clubs tunisiens avé les animations de connards payés au lance-pierre.

Ils font des films gore avec des bites frottées par la buldozer, les ronrons du chat qui griffe...

27 mars 1997: La connasse, la poubelle, la REVOLUTION! J'ai PAS MIS d'CAPOTE, j'ai pas la poubelle, j'ai la REVOLUTION! Et ... (la salive vient vient , elle putain je suis crevé).

Bon j'arrête. Je suis une merde. Lis pas duconne ducon.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:46:03 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Bollocks... | 29 juillet 2009

Dans les légumes, il y a des morceaux noirs que je ne supporte pas. Il-je cherche à m'échapper de cette soirée. Ils n'arrêtent pas de me photographier, j'ai bu et je sais que je-il veut prendre un peu de coke dans les toilettes (avec ce papier-peint pourri qui plait tant aux gens riches). Je regarde ma montre, fais mine de ramasser un truc quelque chose par terre, et lâche un pet à la face de Lucia, cette actrice invalide qui ne joue que des rôles de figurante dans des films qui ne marchent jamais... elle non plus ne marche jamais, du haut de sa chaise roulante... (Il parait qu'elle est lesbienne. Quand elles sont belles et un peu suceuses, les lesbiennes, je les aime). A l'urne. La lutte.

Tic.

"Tu vas où Tim?"

J'essais de m'esquiver via les chiottes. Il n'y pas moyen avec ces photographes bons pères de famille qui font un métier de merde. Je-il pense de plus en plus comme ça.

C'est...

Ment-Songe, extrait du roman en cours d'écriture

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:52:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

L'ayatollah de l'humanitaire | 28 juillet 2009

"On avait envie d'aider les gens, de leur donner leur semoule dans le bec. Alors, comme les cathos, les anarchos, les socialos, les humanistes apolitiques, les libéraux sociaux, les centristes compassionnels, les croyants libertaires, les athés universalistes, et tout ce bouillon de connards saisis par le désir de donner quelques bonbons à ceux qui ne bouffaient pas de sucre, je suis devenu l'un des membres actifs d'une association d'aide aux victimes des maladies osseuses en Amérique Latine. C'était une façon pour moi de transmettre l'amour qui me submergeait et que j'évitais soigneusement de montrer durant les repas pathétiques familiaux, au boulot, quand je parlais avec la boulangère avec qui je n'étais jamais d'accord.

On était peu dans l'association. Merci, tu es gentil. J'avais la dalle."

Je lui ai donné deux morceaux de saucisson congelés, les derniers retrouvés, mais pourris... Nous n'avons pas de médicaments ou de flingues et nous n'avons pas de courage pour le pendre ou lui exploser le cou avec une hâche de cuisine.

"On faisait la quête. Il fallait récolter un max d'argent pour être honorable. C'était cool, mais on sentait une sorte de pression à trouver l'argent nécessaire pour sauver ces gens. On en voulait. J'étais dans une école de commerce et j'en voulais. Pas question pour moi de décevoir. Celui qui était la matière grise de l'assoc', c'était mon oncle, et comme Carlos, Herbert Leonard, Michael Jackson, Elton John, George Michael ou Carla Bruni, il avait défendu des causes qui avaient sans doute sauvé son âme et considérablement changé la face du monde."

Ce fils de pute est un bourgeois. Un de ces connards qui redistribuent à sa guise ses revenus gigantesques. Je vais le défoncer. L'enquiller. Il va choper mon Sida par son cul, et le pissage de sang par mon cuter nickel-j'aic-assé-la-lame-pour-que-ça-re-coupe.

Je lui dis: "La vérole, t'es intègre, t'as pas changé. On t'affame, on t'humilie. Tu restes un chef (comme le mot chef est ), pour pas trop longtemps hein?"

A suivre...

Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture - yeah depuis 3 ans hue!)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:41:56 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Je regardais le ciel en la pénétrant | 26 juillet 2009

Pour compenser, ils ont installé des "pièces de soulagement". Des sortes de bordels où on peut vider nos couilles gratuitement. Le patronat nous paie merde, alors il nous compense et met des putes à notre disposition. J'ai vu son sourire. La fille était jolie, elle ressemblait un peu à ma soeur. Je n'avais pas le droit de lépar de parler, je devais m'allonger sur elle, derrière elle, sur le côté d'elle, pour me vider les couilles, pour vider ma paire de cerveau mâle qui sature qui d'vient fou-folle et fait de moi un brûlé.

On était dans la salle d'attente. J'avais des traces sur le cul après, à cause de leurs fauteuils en osier. Je ne pensais ni à maman, ni à ma femme, ni à Dieu et son con de fils. J'avais envie de sexe, après des 12 - 13 heures à couper l'blé comme l'esclave que je vis (dedans mon ventre, devenu la statue moche de ma vie passée).

La fille était maigre, très maigre, avec une tête de cadavre. Probablement cocaïseuse, dépressive, une rien. J'y pensais pas. Je pensais à son trou, je pensais à ses restes de seins plats, tétons marrons énormes et côtes apparentes là-dessous. Je l'ai tétée comme ma mère avant de la téter comme une pute, avant de la bouffer, la mordre, l'enfoncer comme une plaque de marbre qu'on déteste... Les vas et les viens, sa tête impassible tournée vers sa gauche, et mes fourmis dans les cuisses, mes envies de meurtre, mes souvenirs de vie de famille, de fête, de Noël, de l'illusion que nos parents nous mettaient dans la gueule pour qu'on devienne les daubes lâches et connes...

que l'on est...

La nuit. Je regardais le ciel en la pénétrant. Elle était sèche comme du coton démaquillant, elle respirait à peine et j'avais envie qu'elle me dise qu'elle kiffait, qu'elle m'aimait, qu'elle en voulait encore... avant que je ne me vide, dedans ses tuyaux de viande...

pour m'effondrer sur sa carcasse, et respirer fort, et de moins en moins fort... mon cerveau peu à peu reconnecté...

je me suis levé pour me sauver.

Dehors je gelais. Comme si j'avais la fièvre. Cette fille m'obséderait humainement jusqu'à ce que ma queue ne reprenne le contrôle et n'en fasse plus qu'une planche squelette à baiser (à moins qu'elle ne soit...)

Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:19:12 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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