Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'herbergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cette espace...
Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.
Depuis le 22-09-2006 :
3369153 visiteurs
Depuis le début du mois :
59027 visiteurs
Billets :
3232 billets
Publié chez Pylône, Léo Scheer ou l'Harmattan, tu ne vaux rien, tu transpires tes textes, tes romans, tes pamphlets, des petites crampes de gueule pour faire le malin. Tu donnes de ta personne pour accoucher une chiasse sans nom, tu cours après la "rebellitude", mais tu ne vis que la "rebelliture", la biture à coups de bière Lidl et de shit coupé au pneu... Et la police se fout de ta gueule, t'ignore, ton esprit subversif reste dans le fond du tiroir de ton blog anodin, ton Myspace pourri, ton Facebook de chiotte.
T'es auteur internet, t'as 200 - 2000 connards qui viennent te siffler comme une gonzesse en mini-jupe dans la rue, et t'es content... T'as eu ta pitance, t'as eu tes applaudissements, t'as reçu des mails de lecteurs, des invitations à des signatures, des salons, des événements nocturnes. T'as des burnes d'écrivain, pleines d'encre, croulant sous le poids d'une inspiration débordante qui épate trois pelés, deux tordus et une colonie de vacances d'esseulés sans nom.
L'écriture, c'est ta biture, donc, c'est une platrée de fierté, ton exutoire, mais t'es le bruit d'une merde qui tombe dans l'eau des chiottes. T'es unique, t'es 10, t'es 10 000, t'es 1 million d'écrivains sur le net, à déverser, t'épancher, te la jouer pour finir comme gérant de ta propre déchetterie. T'es écrivain du net, t'es l'alvin dans l'océan, t'es le crétin des mots, un stupre jaillissant d'un vit, un sperme s'extirpant d'une vulve... La vitre est terne... On a beau essuyer, on ne voit que ta silhouette courbée sur une chaise, dans la pénombre de ton blog, ta revue, ton site, ton forum, ton Facebook, ta Newsletter...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:01:33 dans Andy Verol | Commentaires (12) | Permaliens
Hue-Hue. J'ai eu le cul en feu quand j'ai vu l'premier reportage. J'venais de terminer l'potage que ma grand-mère, cette gentille femme tassée ridée fripée stressée, m'avait préparé, pour me faire le plaisir... Trois jours que je n'avais pas mangé. J'avais l'impression de me transformer en sperme ultra-riche quand la bouffe a
dégouliné
dans
mon oesophage.
Ensuite le journal télévisé, oh les pauvres petits licenciés qui vont toucher le chômage, qui ne vont plus pouvoir payer le crédit de leurs maisons individuelles, de leurs appartements à eux propriété privée interdit d'entrer. C'est chez ouam man, c'est ma propriété privée. Priver de liberté celui qui n'a pas de propriété privée. Tu ne passes pas dans ce champs trou du cul, c'est une propriété privée. Ces arbres, ces plantes, ce pommier, ce trou dans la terre, ces feuilles mortes, ce terreau, ce chemin en terre, c'est à moi. J'ai installé des grillages autour et je dis à mes amis: vous v'nez manger chez moi ce soir? Tu fais griller la bidoche, tu sers des apéros, dans ta propriété privée.
Avec Carlos, on est entré dans la maison, par derrière - comme on pécho une meuf - et on a tout dépouillé. On a piqué, chopé, pas trié, foutu par terre, on a maté des tofs, on a pris le temps de "violer" ta propriété privée, on a senti tes slips, on a pété tes DVD préférés, on a bu tes bouteilles d'alcool, on a décongelé tes réserves de bouffe. On a balancé des conserves dans tes miroirs, contre tes beaux meubles Ikéa, la commode de ta grand-mère, on a niqué sur ton divan, on a dévalisé le tiroir à gods, on a godé le chat pour se marrer avec des gands de cuisine pour pas qu'il griffe ce con.
On a pris un max et on a quitté ta propriété privée, et toi, avec ta gueule enfarinée de proprio, t'iras chez les keufs pour porter plainte pour
viol... euh vol... dégradation.
On sera loin, très loin, à mettre notre dernière goutte de pisse dans ton slip qu'on portera moulant sous nos jeans baggy... hum
Extrait non retenu de Ils se définissent contre (Roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:57:28 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Avec les copains, on huilait la poire. On chatouillait l'Sarko, on frictionnait à la cool, la caille pour qu'elle sorte même en hiver. On dévalait comme des ouf' dans l'quartier des cons, les toubabs frileux qui kiffent l'uniforme, Paris-Plage et les vacances en Breu-Ta-Gneux ou sur la Côteux d'Azouree... les séjours organisés, les soirées où des marocains couillent devant eux pour quelques dinards pourris. Les Toubabs, cernés de régles de lois, de bons sentiments, leur p'tit air chrétien qui se l'avoue pas, se la pète athé, universel et droit de l'hommiste. On chopait des meufs, des 'tasses qu'on prétendait tepus, on vibrait plus, on tripait mieux quand elles se défendaient, se tortillaient du cul en hurlant "non" avec "stridence". Elles dansaient sur nos queues, avec leurs strings, leurs talons, leurs jupes, fallait pas provoquer...
Puis moi, je me rongeais de honte le soir, dans ma chambre cracra. J'avais honte parce que je pensais à maman. Maman dead le cancer, que j'imagine. Quand ils chopent les salopes qui veulent pas, je pense à elle et j'ai mal dans le bide, j'ai envie de me tailler, retourner dans la vie banale des plan-plan classe moyenne qui détruisent la planète en disant que ce n'est pas de leur faute...
Fiste la fange toi qui dirige la France.
Extrait non retenu de Ils se définissent contre (Roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:09:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
"Ecoute petit mec, j'ai pas 5 minutes à te consacrer. Qu'est-ce que tu veux?"
Aime-Si (jeu de mots avec le MC d'soirée) était tellement immense et large qu'il paraîssait n'être qu'une ombre flippante dans l'embrasure de la porte.
"Pourquoi tu viens faire le toutou encore toi hein?
- J'ai besoin de tirer un coup.
- Ah t'y viens merdeux. Tu veux te vider l'poireau, c'est ça?
- C'est ça.
- On va pas palabrer des siècles. J'ai pas 50 minettes sous la paluche. J'ai Fatima et basta. Une rebeu qui rechigne pas à la tache. Si t'aimes la gonz' qui s'attèle sans discuter, une vraie qui te casse pas les couilles avec "lave-toi la bite et le cul d'abord", elle est pour toi.
- Elle est bonne?
- Y'a des docteurs qui baisent bien leurs patientes... Pense juste que t'en es un... Et si t'es un peu plus con, comme t'en a l'air, dis-toi que t'es l'aide soignant qui s'tape une malade bien entamée."
Il disait ça avec aplomb. Il plombait. Il prenait les films de gangstas pour sa réalité. ça faisait dix ans qu'il croupissait dans un foyer Sonacotra, mais il se la jouait milliardaire. Pour les Hue-hue du secteur dont faisait parti P'tit Meurtrier, il s'agissait surtout d'un caïd fauché de quartier, un magouilleur shooté au shit et aux clichés amerloques. Une loque qui refourguait des loques aux loquedus du quartier. Ils n'avaient que ça. Ils pouvaient se pécho un RER et courir se ruiner à Paname, mais très franchement, il satisfaisait à tous leurs besoins en matière de défonce et de sexe-à-la-dépanne (le sexe façon jambon-beurre disent certains mecs pour dire que c'est gras, pas cher, un peu dégueulasse mais bon quand même), en attendant qu'une denrée rare, genre une dulcinée lucide façon maman avec de la tendresse, de la cuisine et de la lingerie sexy dedans.
"Entre"
Chez lui, c'était LA piaule cradingue par excellence. Un 15 mètres carré avec tout le nécessaire sauf les chiottes et les douches que les résidents du foyer n'utilisaient qu'en collectif. P'tit Meurtrier entra presque timide, mal à l'aise et blasé par le bordel sale ambiant.
"Viens t'asseoir".
Il y avait un pouf. Il y posa son cul en se demandant le nombre de gars en rut ou en mal de chichon/ou/d'Coco/ou/d'héro/d'aut'choses qui avait pu lâcher des caisses dans le cuir/et/tissu usé. Une petite table trônait face à lui et Aime-Si vint s'asseoir, sûr, sur le matelas/et/draps/froissés/souillés, en face de lui.
"Faire semblant de pas avoir envie de gerber. Prendre un air dégagé. Penser à la cuisse et la vagine de la pouf plutôt qu'aux derches diarrheux des merdeux qui se sont posés là sur l'pouf. Hum.", pensa P'tit Meurtrier tout en commneçant à bander légèrement. "C'est pas pour Aime-Si que j'bande, mon Dieu, c'est pour la pute, c'est pour la pute."
Il culbabilisait toujours avant la culbute, un truc qui lui venait de son éducation... sans doute, et de sa trouille de nouille virile à ne pas parvenir à contenir l'afflux d'orgasme moins d'une minute... pire, subir le chibre mécaniquement recroquevillé sur lui-même à cause du stress, à cause de l'impatience sexuelle.
"T'as combien de thunes?", lui demanda Aime-Si.
Il plongea la longue main/ongles/rongés dans la poche large de son baggy vert, et en extirpa une poignée de pièces et de billets. Il avait confiance en Aime-Si. Ce grand con d'africain était un commerçant pathétique, pas un voleur, enfin pas dans le sens strict du terme.
A suivre? (Extrait de Ils se définissent contre, roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:49:38 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je te mate là, juste derrière ton écran. Je te mate, je te mate, je te regarde, je te fixe, je te mate juste derrière ton écran. J'aime pas ta façon d'être écolo... J'aime pas les citoyens... Je t'aime pas, je te mate... juste derrière ton écran... Je t'aime pas. Je te mate.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:50:01 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| 242| 243| 244| 245| 246| 247| 248| 249| 250| 251| 252| 253| 254| 255| 256| 257| 258| 259| 260| 261| 262| 263| 264| 265| 266| 267| 268| 269| 270| 271| 272| 273| 274| 275| 276| 277| 278| 279| 280| 281| 282| 283| 284| 285| 286| 287| 288| 289| 290| 291| 292| 293| 294| 295| 296| 297| 298| 299| 300| 301| 302| 303| 304| 305| 306| 307| 308| 309| 310| 311| 312| 313| 314| 315| 316| 317| 318| 319| 320| 321| 322| 323| 324| 325| 326| 327| 328| 329| 330| 331| 332| 333| 334| 335| 336| 337| 338| 339| 340| 341| 342| 343| 344| 345| 346| 347| 348| 349| 350| 351| 352| 353| 354| 355| 356| 357| 358| 359| 360| 361| 362| 363| 364| 365| 366| 367| 368| 369| 370| 371| 372| 373| 374| 375| 376| >>
Commentaires