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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Le rock est mort en 1945 | 25 septembre 2009

On dirait moi, mais pas moi... Moi je montre pas mes egotrips à tous les connards de SDH ni d'ailleurs, je les filme pas... en fait t'es comme tout le monde, tu te trouves destroy... on se croit tous destroy depuis que le rock est mort en 1945 et rediffusé en boucle sur Arte et France 2/3/4, écrit dans Technikart, Rock & Folk, les Inrocks, Fan De, les pages "hue destroyasse sa mère" de Libé, Métro, Lepost, Agoravox, etc, depuis des années... On en est réduit à des diarrhées des MYspace(sss) et des réseaux sociaux de has-been reproduisant la décadence rock n'roll d'autres décadents pathétiques des années 60-50-70-80-90-00...

Je te prédis qu'on ne fait que recycler (avec la qualité et l'odeur qui se détériorent), des lamentables décadences chiassardes... Putain subir des clochedus Sud-Amerloques qui interprètent les slows de Scorpion à la flûte de pan façon péruvienne, c'est un peu comme rêver des soirées barbeuks sans jardin putain... On est des p'tits rebelles à la grignote-moi-l'poilu-du chibrasse heu heu han han/////

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:17:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Ce fumet dégagé généralement par les vieux | 24 septembre 2009

Il y avait un point qui compliquait le boulot. Les odeurs, de merde, de jus de sueur et de pisse, et ce fumet dégagé généralement par les vieux, prémices de l’érosion accélérée du corps/cadavre. Ils ne me faisaient plus pitié à la longue… ils me dégoûtaient et m’amusaient ces vioques. Quand j’en branlais un, que son cul baignait dans une flaque de diarrhée pigmentée de sang, je parlais au bonhomme dont je m’occupais consciencieusement.

 

Je me rappelais pour lui qu’il avait été un homme, avec une conscience, une connerie, des rêves de maison, de vacances pourries et de sexe sévices… Des années passées dans un boulot, sur les bancs d’une classe, des bastons dans la cour, des accidents et des fantasmes, des engueulades, des débats, des parties de tarots, des défonces de taré, des enfants, des areuh areuh, puis la lente décrépitude… Des questions abruptes pendant que je branlais son « pendant » semi-dur :

 

« T’étais du genre à penser que le monde ne tournait pas rond tout en niquant ce monde avec ta bagnole de merde… »

 

Les vieux de l’usine à sperme avaient souvent l’œil torve, la morve marinant la commissure de leurs lèvres desséchées. Ils avaient été chopés, chez eux, au petit matin, arrachés de leur vie/ombre comme on déloge des squatteurs. Deux brancardiers, un médecin et quelques flics formaient la brigade d’intervention. Capitaine Bidule venait chercher sa pitance, son vioque qu’il devait, au nom de la loi, enlever et diriger dans un centre de rétention…

 

L’Etat avait décidé de massicoter nos vies : une phase de croissance et bourrage de crâne capitalisto-pseudo-humaniste… une phase de vie active avec salaires de merde, rêves de merde, journaux télévisés de merde, pubs de merde, musiques de merde, érotisme de merde et reproductions malheureuses… Une vie faite de copains de classe, de collègues et de faux amis. Une vie pour faire un curriculum vitae, pour pointer, pour faire ses heures, pour faire risette au chef, pour faire la gueule aux « clochedus »… Une existence de froussard, de soldes débiteurs, de violeurs virtuels et de suceurs de principes. Une existence a-jolie, a-belle, annihilée par l’espoir de lendemains qui tenteraient.

 

« Il m’en faut beaucoup pour être choqué »… disait ce vieux avant de virer au verdâtre. On avait peur de tout en réalité, blasés… J’enviais parfois ces pré-cadavres aux chibres-robinets, des vits violacés par ma poigne experte. Je me disais que c’était bon, là, ils y étaient, juste derrière la barrière de trouille. Ils étaient là où nous craignions tous de finir.

 

« J’ai pas peur de la mort, j’ai juste peur de souffrir ou de devenir un légume. Si ça devait m’arriver, j’aimerais qu’on m’euthanasie. »

 

L’Etat et ses sbires, les pseudo-élus, en avaient décidé autrement. La Morale et les principes interdisaient que l’on zigouille un proche souffrant, qu’on décide de l’abattre pour lui couper l’envie de morfler. L’Etat avait décidé, en revanche, que les résidus de vie qui croupissaient encore dans ces vieux séniles, ces cancéreux, ces comateux, ces accidentés, pouvaient servir à sauver ceux qui souffraient le lamentable d’un quotidien pathétique, dans une mégapole quelconque. Tout dans ces vieux était légalement exploitable. On bourrait le mou des proches, leur expliquant que ce serait un geste incroyable de donner le corps de papy Ducon pour que cela puisse sauver d’autres vies, celles de petits « nenfants » innocents, si purs, si bons, si tendres, des gosses dont il serait, sans le savoir, le paternel.

 

On inséminait des femmes avec la gicle de ces types. Elles accouchaient de ce que l’on appelait affectueusement, de « petits monstres ». Et c’était ce qu’ils étaient… Des monstres, progénitures d’un Etat qui avait commencé à pousser la logique de recyclage à son paroxysme. Avant qu’un être ne meure, on le vidait de ses organes sains, que l’on greffait sur des êtres défectueux du cœur, des poumons, du foie, de l’estomac ou de l’ovaire…

 

Ceux dont je m’occupais n’en étaient qu’à la première phase de recyclage de leurs corps. Ceux-là possédaient encore des couilles en état de marche, et parfois pour très longtemps. D’autres n’avaient pas cette chance et finissaient quasiment à la découpe dans un hôpital militaire ou une clinique privée qui surfacturaient, comme habituellement, ces équarrissages humains. On avait besoin d’un foie dans la région PACA ? Pas de soucis, on extirpait la viande d’un vioque et on la transmettait illico à un malade. S’ensuivait une mort qualifiée d’accident opératoire, ou provoquée par une hémorragie interne. La famille était appelée dans la foulée pour qu’elle organise à ses frais, et dans les plus brefs délais, des obsèques émouvantes… On dénonçait bien sûr ces procédés ici et là, surtout dans l’usine à gaz qu’était Internet… Les médias effleuraient la question, suspectueux, puis se rangeaient à la version officielle : « Ces actes ignobles sont le fait isolé de médecins irresponsables… » Des chirurgiens que l’on balançait au trou pour longtemps et qu’on faisait taire…

Je masturbais généralement une dizaine d'hommes dans la journée... et le responsable du service, quand je commençais à me resaper, me proposais de gagner un peu plus de fric encore, en nettoyant la pièce... Urine, vomis, merde, liquides étranges et inconnus, sang, ... à la serpillière, fenêtres fermées, sans masque, sans gant, mais pour une grosse poignet de fric... de quoi acheter trois bouteilles de tord-boyaux pour rincer la chambrée...

Extrait de Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture, toujours)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:39:14 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

C'est rose cette guerre | 24 septembre 2009

et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés  et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés et c'est joli, ses mains ligotées, ses poignets usés 

Extrait non retenu de Mon Usine, la suite...

Andy Vérol 

Publié par hirsute à 08:11:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Hitler a sauvé le monde (titre ironique, précision pour les abrutis) | 23 septembre 2009

(c'est un titre de mec qui écrit, les putains de modérateurs!)

Je dis ça pour une raison... il n'y a plus et jamais plus il n'y aura de wagons qui gazeront des vivants... il y avait des juifs, bien sûr, des pédés, des Tziganes, des communistes, de socialistes, des droitistes anti-collabo et souverainistes, il y avait des gens qu'on déportait avec les méthodes utilisées pour manager les équipes aujourd'hui dans des grandes boites à cons, pour générer de la misère humaine distillée, pour détruire ta gueule...

Grâce à Hitler, on a évité une troisième guerre mondiale des nations, on a permis l'humiliation sourde et la mort incognito, on a permis à la bête de sucer toutes les bites, toutes les chattes, toutes les créations, toutes les diarrhées honteuses dans les squats et les hlm, on a obligé les gens à croupir encore dans le sexe du chef, la fionne à connasse...

Grâce à Hitler, on pense que c'est pire en Afrique en Quart-Etat, en road  on the the bac c'était mieux avant, les gosses on les aime enfin, les cadavres qui puent l'envie de vomir à cause du cancer: "j'ai acheté un portable, j'ai pris un crédit, une mutuelle, un emprunt, je comprends pas, mes gosses me haïssent et les médecins n'arrivent pas à guerir mon cancer..."

Sinon ça va? T'as la fionne contente?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:20:43 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

La semoule de l'Histoire, c'est le présent et le cancer que je ne guéris pas... | 22 septembre 2009

©Ma femme a enfin des mains et une queue - Andy vérol - 09/2009

La petite phase maladive avant la mort mais la petite seconde avant l'orgasme mais juste, la seconde avant la lune les lents lits la main au pack'ssif euh uhe hue...

Source la touchaille les lunes en long (avec du pas vulgaire inside) = Source, Arturo B = http://crocnique.blogspot.com/

A.V.

et j'ajoute des élastiques sur la place de Nouzonville, les mineurs, les papas qui obligent les fistons de 6 ans à boire de la bière en regardant la chatte de leur maitresse - y'en n'a qu'une chez nono le bistro. Que des mauvaises notes<; On vit dans une zone les murs sont plutôt mieux aujourd'hui que lorsqu'ils étaient neufs et la maison des syndicats est abandonnée demain il travaillait papa, les joues gonflés des coups des journées passées sur des terrasses avec des mongoles d'asiat' les nuits racistes où il passait chaque seconde à gueuler viole ta maman ils diraient la daronne maintenant malik me rassurait il avait de beaux yeux derches un fion noir et offert l'amitié en vrai et à la caserne quand aicha chiait on l'entendait c'était une rythmique assez négresse façon vacances aux antilles en période hors vacances scolaires et les molaires sa mères qui niquent l'humeur sur la place des touleuses au franprix les caissières payées la merde sont pas désagréables et le lent lu le lit j'ai tout lu...

 

 

Publié par hirsute à 21:17:52 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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