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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Feu fooohh han han han... | 29 février 2008

Eu'l lieu d'travail, l'bouchon dans l'autoroute avec la voiture à crédit pour cotoyer les bouffons qu'ont les thunes pour payer à Paris, pour se "lâcher" à Paris, s'la jouer speed, responsables, capables de comprendre les croûtes les payer misère et leur dire c'qui faut écrire comme book. Dans l'fond d'mon HLM et mes merdeux d'la "minorité visible", j'traine, j'm'embrouille en baston les nuits à gueuler puissant sur l'fils à pute qu'est l'colabo black qui s'fait payer par l'gérant metalleux qui vend d'la binouze à des "darkeux" limite faschos pédés et suce-bite à souhait... Ici à Cergy, on n'aime pas les suce-bites, parce que la nuit on est avec personne. Qu'on soit important ou pas, on est d'la shit à chieur, du fion entrou'vert à la vindict rue piétonne déserte dans la nuit. Pas d'terrasse pour siffler des café des piz e des sandwich ha nhan    ahn n   HANN z d l'rond à rta ta mère y pue putain puissant tu m'as pris pour l'chien d'quel maitre hien han? §Fiiiiiiiggguuuuuuuuuufooooo   l'dieu y la lé zyeux bleu l'putain han!

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:51:40 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Il est ton p'tit Ricard après l'suicide raté… | 29 février 2008

Expertise... Tu ne viens plus par ici depuis un moment. Ça ne t'intéressait pas plus que ça. Tu pensais qu'il avait pris la grosse gueule façon j'suis la star. Le garde du corps qui protégeait Depardieu à Paris t'a chopé les couilles comme il se doit. Tu avais un peu de dentifrice séché sur le menton t'avais l'air con mais on se refait pas. Enfermé, analysé par les proches. Le gosse qui pleure avec la couche pleine de merde. La maman qui te dit : « Il va bien le petit ? ». Tu n'oseras jamais lui dire que tu préfères le laisser chialer plus d'une heure pour te palucher sur des films amateurs sur Internet, l'genre avec des allemandes qui croupissent sur l'chibre à des costauds dans des boîtes aux spots roses...

J'arrête. J'ai pignon sur rue, je devrais pas parler comme ça, y a des gens bien façon vin qui a tourné au vinaigre qu'on réutilise pour la salade.

Je l'ai pas volé l'enfant plein d'caca. Je regardais Canal +, je jure. La maman rentre et sent tout de suite le vomi du petit. Putain d'instinct maternel des féministo-capitalistes...

 

Lurg

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:29:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Jacques Attali, c'était Robocop déguisé en Charles Ingalls… | 29 février 2008

 

 

Aux alentours de 1983, nombre d'adultes commençaient à faire la gueule. On comprenait assez vite que les années Mitterrand ne ressembleraient finalement pas à une chanson d'amour. Dans tout l'attirail mis en place pour faire illusion auprès des ouvriers commençant à sérieusement croupir dans le chomdu dans les bassins industriels, il y avait des personnages à la mord-moi l'fion comme Jacques, Jacquot (une sorte de Jacquouille avant l'heure comme dans l'navet avec Clavier l'mauvais visiteur et Reno cette tête de pine qui joue la dure avec des lunettes noires argh !), l'Attali, l'Attila sans l'cheval et la bravoure fougueuse du guerrier sanguinaire... Une cohorte de mecs qui te prédisait l'avenir du progrès (forcément technologique et bienfaisant) avec une voix posée, paisible, des phrases bien faites, des beaux costumes bien "rech", des binocles hors de prix et les coiffures furtives de p'tits mecs qui-savent-mieux-que-toi-ce-qui-est-bon-pour-toi-et-ta-mère-et-ta-femme-et-tes-gosses. Ce genre de mecs tu ne les vois jamais trainer leurs guêtres dans les patelins sinistrés par le chômage. « J'ai conscience du malheur subi par les gens mais ça ira mieux grâce à une économie de marché à visage humain ». A te faire plier en douze jusqu'à l'arrêt cardiaque les millions de naufragés de la France-la-connasse... Bleu blanc sang passe ton tour trou duc, Jacques a dit « C'est pas grave ! » alors tu souris, tu finis ta vinasse et tu meurs sans rechigner l'miséreux.

 

Mine de rien, son discours était efficace. Sous la coupe d'un président qui en jetait pas mal façon gauche monarchiste, l'Attali distillait, lumineux, ses idées, ses verrous, ses cloaques idéologiques... Il construisait une sorte de barrière blindée autour des utopies et des fous désirs de libération des personnes socialement victimes d'un système capitaliste ouvertement criminel.

 

Il proférait (et continue encore) des principes idéologiques purement infects sans que personne n'ose l'interrompre, dans les milieux « autorisés », de peur de passer pour un con. Il suffisait pourtant de mettre le mec aux oubliettes, lui dire qu'il n'était qu'une huître capitalisto-socialiste de plus et basta... Mais non.

 

Nous avions un maire assez inconsistant qui dirigeait, de main molle, la déliquescence de la ville postindustrielle (c'est excellent ce terme « post » que j'utilise aussi à outrance, qui ne signifie simplement qu'une chose : mort. Une société postindustrielle est une société morte... On utilise « post » parce qu'on n'a aucun mot qui pourrait qualifier un système « termitien » hyper-poussé)... Nous savions que le mec qui dirigeait vraiment notre trou, c'était Jean-Pierre M., un docteur en gynécologie, qui avait fait bâtir sa petite maison dans la prairie avec la Mercedes qui allait avec, une femme bonne à te faire bander en un clin d'œil et deux filles que nous étions tous prêts, les mecs d'l'école, à violer sans même avoir de poils aux couilles... C'est un peu ce qui arriva.

 

Jean-Pierre M., c'était notre Jacques Attali local, le mec pas élu, ne se mélangeant surtout pas à la lie du patelin, et passant son temps à dire posément au Maire, durant les fêtes privées qu'ils s'organisaient en toute discrétion (tout en faisant en sorte que tout le monde le sache a posteriori) ce qu'il fallait faire pour insuffler de l'optimisme, de l'espoir et de l'amour à tous les trous du cul paumés que nous étions à ses yeux. Le mec passait ses journées à trifouiller les chattes des femmes de chômeurs et dispensait des cours d'idéologie minable au maire : « L'économie de marché est la seule voie, mais il est vrai que parfois, elle engendre des malheurs. Nous devons tendre à améliorer le système pour qu'il ne laisse personne sur la touche, même si ce sera long et difficile ». Sûr que s'il avait dit ça en face d'un de mes voisins, on lui aurait sans doute coupé ses couilles de gynéco pour les carrer dans l'vagin à sa femme, histoire de le rappeler au pathétique de son humanité...

 

Tout comme pour Jacques Attali, J.P, le Robocop déguisé en Charles Ingalls, le bipartisme était un système démocratique, et une société sous surveillance était un gage de sécurité, et donc de bien-être... Et là, c'aurait été son cerveau qu'on aurait grillé au chalumeau...

 

Pour rester dans le rythme de ces souvenirs d'enfance, je vais éviter de prolonger un suspens à deux balles... Sa fille aînée, Lucie, se fit violer par deux mecs de Bogny, venus expressément montrer au Jacques Attali local que le malheur se vivait tout de suite, maintenant, qu'on en sortait jamais indemne et qu'il valait mieux parfois fermer sa grande gueule d'idéologue du progrès, pour le bien de tous... Elle resta clouée à une chaise roulante (Les mecs de Bogny étaient férus de braconnage et de cassage de colonne à mains nues, semblait-il)... et Robocop, l'Jean-Pierre l'Gyneco entra dans une dépression d'où il ne sortit jamais. Il se suicida en 1984, noyé dans les dettes, alcoolique...

 

La prairie redevint sauvage, sa femme et ses filles allèrent vivre en Région parisienne et nous étions débarrassés de ces amas de conneries idéologiques d'intello-bourgeois de gauche qui n'avait fait que nous déprimer un peu plus encore...

 

Robert de Niro n'est plus un héros...

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 14:35:45 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Chez nous, Bobby était pauvre et sentait l'pipi | 28 février 2008

L'essentiel de la pièce était constitué de jouets cassés et le Bobby faisait le ronchon dans le fond, sur un matelas souillé par ses excréments. Il souriait comme le Diable. On l'aimait pas, mais on venait supporter toutes ces chiures pour pouvoir lui chourer des jouets et le taper un peu. Il était habitué avec ce que lui mettaient son père et sa mère à longueur d'année. Il avait des bleus partout sur le corps, des griffures, des plaies, des plaques de peau séchée. Il parlait comme un attardé, très lentement avec le début de chaque mot grinçant, accroché aux aigus vifs de sa voix de définitivement perdu... Michaël (on prononçait à l'américaine évidemment t'as compris) était exclu de tout, tout le temps. C'était ce qu'on appelle un morveux, dans le premier sens du terme. "Y veut un mouchoir l'Bobby?" On l'avait surnommé comme ça parce qu'il contrastait radicalement avec le beau personnage de la série Dallas. Il avait 7 ans à ce moment-là, laid et semblait condamné à n'être rien d'autre qu'une merde, pour le restant de ses jours.

Nous n'étions jamais certains, Papy et moi, de devoir être entièrement cruels avec le Bobby. Mais la règle, dans le quartier, était de ne pas toucher au statut de chacun. Bobby était une merde, et pour toute une année scolaire, au moins, il devait le rester. C'était un principe sous jacent. Alors, Papy et moi, tout stressés sur nos joysticks Atari, nous parlions du merdique. Et nous lui trouvions des circonstances atténuantes. Nous nous demandions si c'était normal de frapper un enfant battu... ça n'allait pas très loin, parce que nous étions focalisés sur nos jeux, nos bagarres de quartier, nos ragots, nos émissions de télé (oui Casimir et toutes ces conneries qui font triper les pédés parisiens et les agents technico-commerciaux de province en boîte de night)...

Un terme qui apparut durant ces années-là et qui allait devenir l'une des raisons de la décadence intellectuelle et sociale de l'Occident, voire de l'Humanité entière, c'était le mot "look". Après les chewing-gums, les sandwichs, les séries télé, les westerns, les Etats-Unis nous proposaient encore de la profondeur, un rêve : « avoir un look branché ». C'était très poussé comme terme. Le fait de le dire rendait la personne supérieure aux autres. Tu mâchais un chewing-gum, tu portais ton jean Lois, tes chaussures Noel à scratch (ouais personne ne peut être parfait), ton sweat-shirt bleu ciel (ouais c'était l'top ces trucs bien mous moches amples) et tu disais : « T'as vu mon look ? » Et là, pas un mec du coin ne bronchait, les yeux écarquillés d'admiration... Et pour ce qui était des filles, ce mec-là était sûr de pouvoir rouler des patins avant l'âge de 10 ans...

Bobby, c'était le contraire. Il était malsain pour nous tous. Nous n'avions pas le recul d'un psy ou d'un éducateur. Chez nous, toutes les personnes frappées par le malheur, toutes les personnes qui, de ce fait, avaient un comportement considéré comme déviant, étaient à bannir, à écarter du champ du quotidien. De plus, les parents de Bobby étaient très pauvres, avec une hygiène minable. On les appelait les pouilleux, ou les miteux, et il n'était plus question, pour personne de tendre la main à ces merdes humaines. Le mot solidarité était très syndicaliste, intello voire parisien. Nous, on utilisait pas ce genre de mots. On les évitait soigneusement. On ne cherchait pas à savoir si tel ou tel avait besoin de plus d'attention.

Bobby, sans doute parce qu'il était à bout, en état de choc permanent, se vengeait sur des chats qu'il torturait à mort... On retrouvait généralement des cadavres de ces bêtes à griffes dans des états ignobles. « L'Bobby, il a tué l'chat à Julie, on va l'tuer ».  C'était l'union sacrée entre toutes les bandes des quartiers du haut, du milieu et d'ailleurs. Nous nous ruions sur lui et le rouions de coups dans sa gueule de laideron définitif... Le sang et les os qui craquent. La peau dure et tannée de Bobby.

Depuis que j'ai commencé le récit de ces années-là, il est vrai que la violence et les cruautés semblaient récurant. Mais voilà. C'était comme ça, pas autrement. Loin des mœurs cul serré d'aujourd'hui où le terme « pauv'con » devient une affaire d'état.

Nous utilisions des noms d'oiseaux pires encore et cela était généralement suivi de coups en cascade sur la face d'un « pauv'con » ou un Bobby plein d'odeur de pipi...

Quelques années plus tard, celui-ci devint un vrai gros dur. Un pur killer qui passa de la torture mortelle de chat au viol de jeunes femmes... Voilà, je t'ai expliqué pourquoi ça existe les circonstances atténuantes... Qu'est-ce que tu veux que ce Bobby fasse de sa vie ? Qu'il fasse des hautes études ? On lui en mettait tellement plein sa gueule que son cerveau était, inévitablement, ébranlé et défectueux...

Désert. On construit des prisons à l'infini... Au fond du puits l'Bobby, le sourire d'un boxeur loser mis KO à vie. L'Bobby.

Robert de Niro n'est plus un héros.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:45:47 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

On va vous en inventer des gangs et des sectes contre vous les gangueux et les secteux bourgeois... Tu sais pas lire le temps présent... Ta flicaille ne servira à rien, juste le temps pour toi de penser que tu vas t'en sortir correct, l'bourgeoiseux.. | 27 février 2008

On va aussi t'en faire des leçons l'président, sur ta famille, ta pute et ta morale d'fils à bouzeux... Deux constructions pas mineures comme les os avec la peau maigre en dessus. J'suis pas l'coquin, ni l'cocu, j'suis l' tranquille qui te fusille l'regard sans que tu saches, tu sais pas que j'suis déjà en train de t'engloutir dans mon monde, de mon monde. Je l'ai écrit ce soir ça. C'est pas la suite. C'est sans sac pour s'étouffer d'exaltation au manque d'oxy GENE.

Let's kill him HERR PRESIDENT EL DICTATEUR EL PATRON L4BOSS DES BEAUFS DES BOURGES DES FRANçAIS CITOYENS OFFICIELS D'LA FRANCE-LA-CONASSE. LA littérature c'est moi même si tu me lis plus et moi je suis le tri sélectif, je suis l'pack'sif à la mord-moi l'paquet l'cul les couilles. J'ai du produit à vaisselle dans mes idées écologistes. J'ai des biffetons dans mes farces idéologiques anarcho-communiste. LEs trottoirs sont sales et l'humide a laissé place à sécheresse. J'deviens tellement con que j'fais l'minable en pensant au passé l'soi disant l'meilleur. La fille avec ses longues jambes noires façon l'Nutella m'a pas vu approcher han. L'a morflé dans l'dernier train pour Persan-Beaumont. On a du finir à pieds à cause d'une baston dans l'dernier wagon. Ben voyons.

Andy Vérol

 

 

Publié par hirsute à 23:18:38 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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