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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Une sorte de soeur, avec un sexe dedans… (Extrait de « Ils se définissent contre ») | 14 mars 2008

On a le vent en poupe. On vire le temps. On vire le temps. On lui botte le cul avec des orties et des épingles-chiennasses. On reste là. Je roule une clope. Le détail de la bande collante humidifiée sous ses yeux faciles de féline. La câline, le clin d'œil. On est amis, mais elle aime ma bouche. On est les identiques, mais elle glisse la langue, la lisse contre ses lèvres à elle, charnues. Je roule la clope. On fuit le temps, on compte les têtes des passants. On évite la vie, la vraie, la vendue pas cher, pour nos chers parents. Payer SMIC nos jeunesses pour s'payer l'H&M, l'Morgan, et l'HLM.

Ses lèvres humides, et ses yeux qui se plissent, puissant regard, en matant ma bouche en rond pomper la clope/pénis. Ce rythme est à chier. L'instant résumé avec le mauvais rythme.  La queue à tabac, l'Amsterdamer. On ne dit pas un mot dans l'obscurité et ce mec qui me promet des tonnes de thunes est un fils de putain. Dans ma tête. Le temps suspendu. Pendu aux lèvres de l'un l'autre, pour se bouffer en rêve, la gueule de désir, de french kiss fraîchement sur les peaux lisses de nos lèvres, jeunes gourmandes, nos gueules de merdiques condamnée à ... la laideur...

Elle, c'est les cheveux longs peignés au féminin. Moi, les cheveux ébouriffés au masculin. Malins nos doigts imaginés sur ses seins, les fesses, les caresses... Elle. Moi. Pompe fort sur la clope la roulée : « Tu veux tirer dessus ? ». Son regard lubrique recommence, s'imbrique presque brillant dans l'espace invisible l'air je ne peux pas dérouler des mots comme ça je veux plutôt les chier ou les tirer comme des boulets l'canon « à l'assaut ! ». Elle demande : « Qu'est-ce qui t'arrive pauv'con ? », puis elle rit, je vois un peu de salive au bord de sa lèvre. De dire ce mot, de rappeler bouche, c'est baiser sa bouche. « Chut ». Le nuage de phéromones que je balance dans l'air comme un pet silencieux mais odorant... « Tire sur la clope ». Elle sourit, suante et suave, sa peau élastique et ses traits parfaits, arrondis, ses seins rebondis, ses mains mignonnes posées silencieuses sur l'opaque de ses collants pourris. On l'a pensé des milliards de fois, ça nous les mecs, les bites fusée qui décollent et percent la lune.

Le miracle de ses « oui » non dits. Je recommence. J'la déchire comme une chienne. Je sais que j'peux ressortir l'pogo lui mettre des coups dans la gueule en gueulant qu'elle est belle. « T'es trop belle quand tu tires... Sur la clope... » Dit pas merci la vagine. Je pense : « Démonte-lui la bouche pour qu'elle arrête de faire monter ma queue... » Il fait noir. Les aspérités des murs de béton du garage. Une danseuse gothique sur un poster au mur. Les styles jeunes c'est du vomi. L'dégueulis.  Mes envies frustrées remuent le ventre à l'intérieur. C'est évident. Chieur, le désir, le temps s'étire et je reste, les yeux contre elle, l'envie dans le garage, l'obscurité. Les choses qui recommencent. Le temps plein de trous béants dans nos mémoires. L'gavage, l'trop de dehors, retord. Le rester dedans. Elle et moi. Moi qui tire encore une fois sur la clope et brille de l'esprit en trifouillant, démontant sa bouche... avec les yeux.  Sa face désir, belle à bander... Tous les mecs écrivent comme ça pour dissimiler/habiller leurs queues de romantisme à la cligne-moi d'ssus. Belle à bender, jusqu'à en vomir de plaisir.Han ! Tringler. Trincler, puis repousser. Chut. « Finis-là ».  Elle pince le bout mouillé/marron de la fin d'la roulée. C'est laid comme un roman d'Malzieu, vulgaire comme un « Excellent » d'Sollers. Chut.  J'me casse. M'arrache machinal. Les filles de mon âge sont machinales en amour, en sexe, avec leurs rêves de verges pleines... J'mens. Mais nan. Attend. L'temps s'en va. Revient en rasades dès que je décolle hors du garage.  Ma sorte de sœur avec un sexe en plus. Pour cet entretien, je prends le bus. Mes doigts sentent le tabac. Mon anus me gratte. Je prends le bus avec le chauffeur qui siffle du zouk. Les mots glissent en cascade. Quel con !  

 

Extrait d'un roman-projet: Ils se définissent contre 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:40:00 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Chlorure de potassium | 14 mars 2008

tu m'interroges avec tes certitudes Vérol, quand tu dis qu'il serait tellement simple de bouffer trois boites d'antidépresseur pour en finir. T'es le premier a flipper de crever, malgré le fait que tu souffres d'une certaine manière, alors tu files a la supérette t'acheter du Rouge te tu t'enquilles quelques anxio quand t'es en plein Down, et c'est naturel. Moi je suis content que cette femme mette les politiques et les médecins face à une certaine réalité, médecins et politiques qui s'offusquent comme s'ils n'avaient jamais tués personne, tu parles, des dizaines meurent tous les jours a causes d'eux ! On pourrait appeler ça les dommages collatéraux, les impondérables quoi. Tu sais moi je crois que les gens malades, du moins ceux qui en prennent conscience, n'hésitent pas a s'en remettre gentiment au corps médicale ; les cancéreux feront des chimios pendant des années, des dépressifs boufferont des AD, les diabétiques de l'insuline, et j'en passe des pires et des meilleurs. Les gonzes veulent vivrent en majorité, meme les plus cons, les plus inutiles, les plus souffrant et les plus coupables ! Mais tu vois, hormis le fait que la maladie sert la médecine, ils se trouvent qu'aujourd'hui, il y a une nouvelle donne. Le lobbie de la médication. Je ne parle pas d'éthique chrétienne dans un pays comme le notre, hop hop, loin de la le sujet. Nan. Cette Chantal Sébire souffre depuis des années, a cru en la médecine, mais est incapable malgré tout de se suicider, parce que tout le monde n'en est pas capable comme toi Vérol, hein, il est tellement facile de dire « putain mais moi j'suis comme ça j'me flingue » je l'ai tellement entendu cette phrase à la con, et curieusement j'ai croisé tant de types qui se pissaient dessus quand ils avaient le sentiment de souffrir, s'accrochement misérablement a la vie comme des chialeuses. Cette Chantal Sébire, à des enfants, qui ne veulent plus la voir souffrir, mais personne ne peux la tuer. Cette maladie est incurable et la science se tape de la soigner ; pas assez rentable, ni assez fréquente. Si cette même science ne possède pas les moyens de guérir tout, elle a su mettre au point des produits pour « soulager », certes, jusqu'à une certaine mesure, et des produits pour « tuer » également...Mais tuer qui, quand et pourquoi ? Alors on parle du fameux « droit de mourir », mais le fameux « droit de soigner », ça veut dire quoi, et pour qui ? A priori, personne n'a le droit d'obliger quelqu'un de se faire soigner, sauf s'il représente, ou a représenté un danger pour la société. Mais les institutions ne veulent pas se rendre complice d'un devoir de tuer un individu souffrant d'une maladie qui tôt ou tard le tuera, dés lors qu'il en fait la demande, parce que ça ébranle toute la machinerie spéculative médicale, et la puissance « sacré » des blouses blanches. On ne tue pas à la demande chez ces gens, mais par contre on peux s'acharner de manière sourde, thérapeutique, on peux prescrire a tout va de la molécule franchisée. Alors on a pas les moyens de s'attarder sur la cause, mais on prendra le temps de s'allonger sur les symptômes, en prescrivant religieusement du « produit » coté en bourse. La maladie fait l'argent, la maladie fait des puissants, mécréants, détruisant a petit feux les mendiant de vie. Et les politiques savent tout ça, savent que chaque malade reste une rente quelque part ; même si les plus atteint ne cotisent plus, d'autres le font pour eux, et se rendre complice de la mort de se qui nourrit, remettrai en cause tout un système tellement bien huilé. Alors voilà, on ne tue pas les gens, mais on les laisse toujours crever finalement, c'est étrange ..

HH

Publié par hirsute à 21:07:02 dans HH | Commentaires (1) |

Connard de blanc dépressif | 14 mars 2008

jsais pas combien de temps je vais tenir dans le panier, j'ai toujours la dalle comme une enceinte expansive. Jpense a cameron et sa blouse, mon urètre et son doigt, aie, hum aie, vous n'avez rien de grave. Connard de blanc dépressif. L'homme a la queue de 21 cm détient la puissance des dominateurs, gicle et frappe. On lui dira toujours encore. Hein maman ! H sur le triple, 12 points, putain, 12 points. Je repense a cette nana qui a une tumeur sur la gueule et qui demande a ce qu'elle puisse mourir de manière digne et volontaire. Il est sur que c'est contraire au diktat ecclésiaste, encore plus au délire d'Hippocrate. Pourquoi on prendrai pas des taulards ou des RMIstes pour faire avancer la médecine. Plutôt que des mourants malades, des mourants sociaux. C'est pas plus con. C'est pas NAZI, c'est juste pragmatique. Parfois la mort rend sa beauté a certain, qui l'ont perdu dans des vies à la con. Les visages se relâchent et les yeux peuvent oublier. A quoi bon regarder toujours la même chose, surtout si ce n'est que sa propre gueule dégoûtée. Qu'attendons nous a se toucher si ce n'est que pour en parler. Autant ne rien dire, et confronter l'unicité du retrait à la vulgaire mendicité charnelle. Les vulves n'offrent désormais plus que des cellules a pervertir, a scinder, à redessiner. L'homme ne se suffit plus. L'heure n'est plus au mimétisme, ni à la consternation, mais aux formulations génétiques et curieusement, mystiques. Les plus valeureux seront les plus faibles, les plus sensibles. Offrir la mort à sa vie, contrariera la sauce sacré du Darwinisme fataliste. Rien de ce qui nous a été dit, n'est vrai. La conscience n'instruit pas. Je repense a cette nana, qui veut crever parce qu'elle souffre, de ne plus jamais tutoyer les miroirs du sentiment d'avoir été belle un jour. Ne pouvant plus porter un regard curieux sur elle-même, ne voulant plus d'un regard furieux ou faussement compatissant que l'on lui offre désormais, ne voulant plus d'une souffrance mal-ordinaire a combattre pour soi-même seulement, le choix est fait. Le respect n'a plus sa place dans le millénaire eugéniste.

HH

Publié par hirsute à 21:04:22 dans HH | Commentaires (0) |

Le salon du livre de Paris 2008. Israël à l'honneur. Boycott? Suite... | 14 mars 2008

Un point de vue plus proche de celui de Régis Nivelle quant au boycott du salon du livre. Je ne suis pas fermé à cet argumentaire, mais pourtant j'y décèle une forme de partialité malsaine. Contrairement à ce qu'il est dit, être contre le boycott ne relève pas d'un soutien tacite à la politique d'Israël au Moyen-Orient. Ce type d'article mis en ligne par la République des Lettres est avant tout une contre-vision politique à une vision et une manipulation politique... C'est ainsi qu'il est parlé de la non-selection d'écrivains israëliens de langue arabe. Pourquoi pas? A vrai dire, il semblerait douteux qu'aucun d'entre eux ne soit présent... Et pourtant, la République des Lettres qui n'est pas le dernier espace quant à la connaissance en matière littéraire omet purement et simplement de citer ces fameux auteurs isaraëliens de langue arabe... Serait-ce un oubli? Ou l'auteur de l'article n'en connaitrait-il pas? Voilà qui me laisse perplexe. Je réitère mon point de vue, si l'on soutient ce boycott, il est aussi nécessaire de soutenir celui qui serait fait en cas de mise à l'honneur d'écrivains marocains, iraniens, saoudiens, etc. Tout d'un coup, les dirigeants merdiques de ces pays seraient plus crédibles que ceux d'Israël a décider d'un boycott d'un salon ultra-commercial (bien plus que politique), contraignant officiellement "leurs" écrivains à ne pas assister à cet événement... Allons, la République des Lettres se sent-elle capable d'assumer un tel soutien plus longtemps? Des libertaires ou considérés comme tel peuvent-ils devenir les complices d'une démarche qui n'est en fait qu'une initiative politicarde de régimes autoritaires, criminels souvent, loin des considérations des auteurs de ces pays, ... C'est inacceptable!

L'article de la République des Lettres, c'est ici

AV

Publié par hirsute à 10:09:28 dans Infos cul-ture | Commentaires (1) |

Chantal Sébire est une arnaque... | 14 mars 2008

Etrange cette femme au cancer incurable héréditaire inguérissable sortie du chapeau entre les deux tours... Comme si l'euthanasie concernait cette meuf et sa souffrance... Des centaines de milliers de personnes tentent de se suicider chaque année en France. Certains réussissent, d'autres pas. Mais bizarrement, entre deux tours, soudain, une femme en pleine forme pour se suicider seule débarque dégueulassement dans l'actu, les télés, les radios, les journaux... Bizarre. On sait tous qu'à la vue de ce qu'elle sur-vit il serait pleinement suffisant qu'elle avale trois boîtes d'antidepresseurs... Voilà. C'est évident. C'est horriblement logique... Mais non, soudain, entre les deux tours, il ne faut parler politique qu'avec des quotas, alors voilà mon gars, on te montre un cancer de la gueule ignoble que tu supporterais pas pourquoi? Parce qu'évidemment, c'est tellement terrifiant (et pourtant exceptionnellement exceptionnel) que tu es abattu... comme si tu avais inocculé cette maladie... Allons voyons, pourquoi ce débat totalement incongru entre deux tours des municipales? On en parlera encore de cette femme dans une semaine, un mois? Non jamais. Plus jamais. Elle va mourir humiliée et mentie par toi, vous, eux... TU voteras toujours comme un gros con.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 00:47:29 dans Andy Verol | Commentaires (19) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

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