Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Tu mets tout le temps... du temps, à réagir... Les morceaux dans la bouche. "Manger des peaux de pomme de terre".
"Doummmmmmm", il dit avant de s'endormir, avec sa jolie bouche pâteuse. J'ai finalement quitté le salon, la cuisine, la piscine, à jamais, pour rester avec lui et le regarder, et lui parler. Et l'aider, et lui donner à manger.
"T'es dingue ou quoi?
- Non, je suis exalté, j'ai le droit. Vous faites des choses à vous, je fais des choses à moi.
- Syndrôme de Stockholm à l'envers.
- Non à l'endroit... Rappelez-vous seulement de qui était la Vérole pour nous."
Non, ils ne veulent pas se rappeler. Comme ils ne se souviennent plus qu'on nous vendait des crèmes pour l'été-la-plage qui n'avaient aucune efficacité contre le cancer. J'avais eu à attraper un de ces malins, qui avait pourri ma vie pendant huit mois.
De justesse.
On chopait des cancers. On nous soignait. On nous disait qu'on creusait le trou de la sécurité sociale qui était un système pas si mauvais... Maintenant qu'on y repense. On nous soignait très cher pour nous guérir de cancers qu'on chopait à cause de notre système de production globale, notre façon de consommer. On nous faisait payer des franchises quand on tombait malade, on nous privait de soins fondamentaux quand on n'avait pas de boulot, plus de mutuelle. On avait de moins en moins d'hôpitaux, du matériel ultra-coûteux qu'on ne pouvait pas dispatcher partout, faute budget. Ils mouraient les espèces d'humains qui n'avaient rien (dans le silence, contrairement aux icônes salopes du rock, de la pop ou les ...) faute d'être au bon endroit, au bon moment, ... C'était un monde injuste qui se dépeignait en monde juste... tout en ne cessant de se démolir... Chaque conquête sociale avait finalement été abattues par les dirigeants et leurs sbires... les citoyens...
Il a des sortes de soubresauts. Il est couché sur le côté. "Je te kisse en me la coulant douce dans l'agonie. Tu es si gentil de rester à côté de moi. Et m'aider."
Je n'ai plus qu'un corps, fébrile, à ma merci, à quelques instants de la nuit. Je pense, avec le manque de sexe, à l'utiliser pour soulager mon sexe, et mes pensées/ombres... et mon sexe, pour vider mon sexe dans son pré-cadavre d'ancien puissant... Là.
"Tu te rappelles quand les gens qui votaient ont commencé à tout détruire par pure lâcheté?"
J'avale une gorgée de Rhum. C'est
le rhume
de ceux
qui faisait la fête
dans les fions chauds, les succursales de l'Occident: les Antilles... Ce genre d'endroits où les noirs étaient toujours considérés comme des noirs - qui amusaient la galerie toute neuve de ceux qui étaient contre le racisme-c'est-dégueulasse et le tralala qui allait avec : "Ouais je suis juste intolérant avec les intolérants..."
On était comme des chiens bouffant le cadavre de leurs maîtres...
La Vérole se retourne et tente de me regarder avec ses pupilles pleines de pisse: "Je suis content que tu me sois resté fidèle."
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:39:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'était sur l'album Maxinquaye de Tricky en 1995, et le morceau, c'est de la balle... C'est du Michael Jackson en excellent (Le son est pas top):
Suivi du plus beau morceau de Tricky (Sinon un des plus beau morceau contemporain qui puisse exciter... J'ai la salive bulleuse là à force hein...):
Publié par hirsute à 19:20:39 dans Infos cul-ture | Commentaires (14) | Permaliens
"Lève-toi mon petit, t'as besoin de laver ton sexe et tes pieds, chercher du travail... et ranger ta chambre, couper ton ordinateur, éteindre ta console, ton MP3, ton portable. Il faut que tu donnes des caresses. Il faut que tu changes ta chambre, que tu mettes les meubles autrement. Il faut que tu ailles aux Etats-Unis, pour apprendre l'anglais, c'est important d'être bilingue dans le monde dans lequel on vit, c'est comme ça que tu trouveras un travail digne de ce nom, que tu comprennes la politique, que tu arrêtes d'essayer mes robes de gala, les robes de gala de papa, c'est pour qu'on puisse manger correctement. Que dans l'hiver canadien, je puisse proposer des spectacles travestis pour aider à sauver les ours blancs, faut avoir des bonnes notes à l'école hein?."
"Tu fais chier papa."
Je lève ma grande paluche vers le ciel avant de l'éjecter contre la joue du fiston.
"Tu dois le respect à daddy/papa. Tu n'es qu'un merdeux. Tu t'amuses, tu vis à la cool dans ta piaule dégueulasse. Mais c'est moi qui te nourrit. Tu me rentres dedans sans cesse pour me dire que les africains sont tes frères, que tu es solidaire des asiatiques qui se font buter, des sud-américains qui luttent pour leurs droits. Quels droits? Tu m'expliques? T'as des droits ici non? Mais tu me balances que je te fais chier. Et je vais te dire pourquoi tu me lances des trucs de connard comme ça à la gueule. Parce que tu as plein d'hormones dans ton corps. T'as juste envie de baiser tout le temps, tu n'as aucun courage, tu joues au coq qui veut contrôler la basse-cour pour te dire que tu es quelqu'un. Mais moi je suis papa-daddy, et tu sais que si tu lèves la main sur moi aujourd'hui, je te pulvériserais contre un mur... même si tu fais du Kick Boxing et du Karaté. Je te pulvériserais."
Je referme le cahier. La Vérole a écrit ça en janvier 2008. Apparemment, il avait un fiston et retranscrivait intégralement leur relation sur ses cahiers pourris.
"Oh shit, What a fuck... Yé Truuuu".
J'écoute un vieux truc. Le rap c'était bien. ça a contribué à la destruction du monde et sa grosse queue bien raide, pour le bonheur de chaucun. La Vérole est tordu de douleur. Il a des diarrhés depuis des jours et des jours. Une fièvre colossale. Le maître du monde qui croupit comme une huître sur le macadam de la cave.
"Tu vas tenir le coup la Vérole? Parce que je te rappelle qu'à cause d'enculés comme toi, on n'a plus de système de santé rentable. Tout comme les Arabes ont niqué leurs avancées fondamentales en se laissant submerger par une nouvelle religion et baffer par l'occident,...; les occidentaux sont en phase de finir dans le même coulis de décadence non assumée... Et..."
La porte de la cave s'ouvre. La lumière artificielle déboule dans les pupilles comme une explosion atomique de forme rectangulaire.
"La relève".
Je ramasse ma serviette, mon coussin et mon flingue. Mes clefs sont restées dans la poche.
"Salut la Vérole, je récupère et je reviens à toi."
Polo fait sa gueule de con. Les séances de surveillance nous extirpent de notre confort volé.
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:54:00 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Putain que je regrette d'être aller là-bas. Je ne suis pas du genre à regretter, sauf dans des cas particuliers, du genre je me suis pris un platane parce que j'avais pas gonflé les pneus, ou j'ai pas acheté de pq parce que je voulais faire l'écolo des chiottes.
C'était pourtant bien parti. J'étais aveuglé par une illusion. Avec la sortie de la bio sur Manu Chao, je me suis dit qu'il serait bien que j'aille là-bas pour le voir sur scène et me faire une idée du débris fiévreux qu'il serait éventuellement devenu. Ensuite je comptais passer la soirée avec le groupe la Phaze, me torcher aux frais du festoche et me propulser dans le ciel orageux de ma fin du monde, un truc comme ça.
Mais arrivé à Porte Maillot, ça s'est compliqué direct. Il y avait des fils à papa, des genres de jeunes meufs instits ou en passe de le devenir avec des fringues de fausses hippies (ou vraies, je m'en tape le coquillard de cette culture du "je flippe, j'utopise puis finalement j'aime pas trop avaler à la fin"). Là je monte dans la navette et m'aperçois qu'il n'y a que des clônes de ce genre, que ça! Des centaines de ça! Ahhh! Le cauchemar. Pas un keupon, pas un destroy, pas un malade mental, pas un viocque, pas un gugusse aviné, pas un type qui parle trop fort, rien... Juste des étudiants blancs, officiellement de gauche (avec tout le tralala nauséabond qui va avec: belles pensées, raccourcis idéologiques, obstination à ne pas reconnaître la violence naturelle, etc. Bref des gens qui pensent bien pour les autres mais qui ont une vue aussi étroite qu'un candidat de Secret Story [Le secret de Coline, elle est de gauche et dé-tes-te les gens violents, aime manger bio, adore Renaud, Ferré et Amadou et Mariam]), avec une pure personnalité de dauphin (fonctionne en groupe et est faussement gentil).
Bon voilà, j'étais engoncé dans la navette gratos et j'avais une boule dans le ventre. J'avais envie d'un pogo, de brutaliser tous ces gogos répugnants... "Qu'est-ce que je fous là putain..."
A suivre?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:54:36 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
D'autres infos kifailles sur l'excellent site d'Arturo B (Historique de la Fondation Hirsute): http://crocnique.blogspot.com/
Publié par hirsute à 19:41:08 dans Arturo B | Commentaires (0) | Permaliens
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