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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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La grippe tuera des dizaines de milliers de pequenots en France | 24 juillet 2009

J'ai la grippe, tu as la grippe, il a la grippe, nous avons la grippe...

Expurger l'Homme de sa capacité de réflexion, d'esprit critique et d'analyse... Nous y sommes, la Vaste Machine à Communication/Propagande prépare les masses au pire: tout le monde attrapera la grippe et 50 000 - 70 000 personnes en mourront en France (Ah les chiffres nos copains nos amis nos relous nos amants)...

On vide l'Homme, on fait du citoyen un être chiassard, un pleurnichard, un trouillard et un plaintif.

La "Vérité" est balancée: la crise économique monstrueuse sera rallongée de deux années à cause de... la grippe. Oui oui, on l'a dit, des "économistes" l'ont dit, alors s'ils l'ont dit, on est certain d'une chose: ce n'est pas à cause du capitalisme et de ses mécanismes que nous sombrons dans la précarité systématique, c'est bien viral, c'est la faute au H5N1, à la grippe à bière, au manque de Tamiflu, aux cancers des poumons et aux excès de vitesse...

J'ai du taf moi encore, alors en attendant de chomeduïser, je vais trimer, croiser des salauds de chômeurs qui vont me transmettre la grippe pour que je perde mon travail... J'ai des courbatures et des migraines depuis deux jours, mais ça, c'est à cause de la grippe à trop-de-vinasse... Connasse.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 08:15:36 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Ségolène Royal, une sale pute? | 23 juillet 2009

Ségolène Royal n'aime pas ce morceau, autant dire que je me fais un plaisir de dire que j'ai kiffé de A à Z, avant même qu'elle ne déteste, cette pute! Cette bourge est une bourge, rien d'autre... Elle se tape une queue avec Bruno Gaccio, se prend pour une hue hue des idées politiques. Elle s'amuse avec son personnel, elle se fout de la gueule des r-m-istes, elle fiste les ouvriers avec ses tailleurs de caca de bourge, c'est Paris Plage sur la page piège de la pensée que-dalle... Avec son zozo des Guignols, elle monte son scenario d'pétasse de bourgeoise, s'habille, se la joue décontract'... Orelsan crachait à la gueule de toutes les putes du capitalisme, Britney Spears, Paris Hilton, etc...  Ségolène, la migraine, la défenseuse des putains capitalistes, et défonceuse de socialisme, de souffrances... Ségo aime M (putain, quelle merde), aime Delerm (je caresse ma queue comme je la chirurgeais ma bite), son militaire de daddy...

J'ai pris ma carte de la CNT aujourd'hui... puis j'l'ai cramée...

Tu reveux du smurf avec ton qui H-O-P la pute?

Sarko me suce la bite dans le buffet, je lui enquille un stylo (le pen in english), et l'modem y déconne comme d'hab, t'as pas un peu de cul d'clebs pour que j'finis ma coke?

Voilà le clip, sachant qu'il a été interdit sur signalement anonyme par des internautes, suite aux déclarations de la beauf/bourge de gauche de Gaccio:

http://crocnique.blogspot.com/search/label/Orelsan

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 22:55:59 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Andy Vérol aime follement Arturo B | 22 juillet 2009

C'est sur le meilleur site d'info culturelle underground et générale, Crocnique, qu'un de mes vieux textes a été publié, eh eh!

http://crocnique.blogspot.com/2009/07/andy-verol-loves-hot-city-ii.html

 

Publié par hirsute à 21:54:11 dans Arturo B. & Andy Vérol | Commentaires (0) |

Mes carnets perso: L'urine des SDF... | 21 juillet 2009

11 mars 2009: une vraie grosse baisse de régime. J'ai pris douze kilos et ne parviens plus à maintenir mon attention sur l'écran d'ordinateur, plus de deux minutes.

12 mars 2009: le chat a faim, moi aussi... Je regarde toujours l'heure tourner sur l'écran de TéléMatin. Leymergie me fait triper, avec son regard méchant et ses remarques d'inculte. Ses chroniqueuses ont le côté salope des fausses bourgeoises. Je - bois - mon - café - bien - sucré.

13 mars 2009: Un mec de Flammarion m'a appelé pour me proposer un projet. J'ai raccroché comme on raccroche à la gueule des mecs qui essaient de te vendre des double-vitrages. J'ai regretté ensuite.

14 mars 2009: C'est une fille de Grasset qui m'a appelé cette fois pour écrire une biographie sur... Téléphone... L'horreur. Je préfère encore être parolier pour Patrick Sébastien.

15 mars 2009: journée normale, sur mon canapé, à courir vomir dans les chiottes tous les trois heures. J'ai lu un carnet entier de mon frangin. Ce Duno était furibond, j'ai de son sang et de sa mort dans mes veines.

16 mars 2009: je dis à Nico qu'il faut qu'il continue à s'appeler Vidal, qu'il doit lâcher son boulot de journaliste pour devenir biographe, au moins chroniqueur dans des trucs underground. Il m'a dit que j'avais un parcours super, "à la Obama avec des glaviots dedans", a-t-il rajouté. Puis il a décliné mon offre de collaboration. J'avais idée d'aller casser la gueule à Mikailoff avec lui. J'irai tout seul.

17 mars 2009: une fille m'a indiqué dans un mail, qu'elle avait envie de coucher avec moi... enfin "coucher avec toi Andy, oh oui, dis-moi oui"... Et si j'écrivais une bio des Rita Mitsouko? J'ai chié de la merde avec du sang. Je recule mon lynchage à demain mais...

18 mars 2009: Je ne sors plus depuis un moment. Je reste enfermé chez moi à bouffer, à boire et m'enquiller des rails de coke... Le SDF que j'héberge commence à me gaver. Je vais appeler les flics pour qu'ils le foutent dehors. M'en fous de l'humanitaire. J'ai pas d'amis. Je crois.

19 mars 2009: j'ai fait une lecture dans un rade dans l'Oise. J'y suis allé seul. Il n'y avait que des pochetrons et des femmes de 30 - 40 ans , ex-punks, toutes maigres qui essayaient de me lécher la bouche. Je leur disais que je n'étais pas Costes, que je n'étais pas Bukowski... J'ai bu comme eux pourtant. J'ai lu avec ma voix de merde, mes textes de merde, et ça n'a pas tellement plu, sauf aux meufs qui savaient que j'étais un peu connu. La lèche. Elles lèchent. Je n'ai baisé avec personne, ai parlé de cyclisme avec un vieil ivrogne au bar. Il était cool, il trouvait ça super que j'écrive et que je me tue au vin et la coke.

20 mars 2009: mon éditeur m'a appelé pour me proposer une nouvelle attachée de presse. J'ai dit non, j'ai dit que je voulais pas de suceuse, que mes livres je les défendrais seul. "Mais Andy, tu les défends pas tes écrits, tu les lapides, tu les massacres, tu les décrédibilises auprès de ceux qui peuvent parler. T'es trop agressif, trop intègre, trop con, ordurier et fanatique." J'ai raccroché après lui avoir dit que je ne voulais plus écrire pour lui.

21 mars 2009: j'ai t'chaté avec mon shemale rebeux. Il était chaud et a étalé ses grosses couilles d'éléphant sur le faux cuir de son fauteuil de bureau. J'ai bandé, puis débandé, parce que je me suis rappelé que je n'étais qu'une merde en écriture.

22 mars 2009: deux meufs sont venues chez moi. On a bu de la bière et du vin. Elles ont commencé à se lécher sur mon clic-clac. j'ai réalisé que je ne savais même pas comment j'avais pu les faire venir chez moi. En buvant du lait, je les ai regardées puis me suis branlé super vite comme un ado... C'était super.

23 mars 2009: le mec de Flammarion m'a relancé. Je l'ai laminé en raccrochant. Finalement je pense que je vais missionner mon shemale pour pecho en missionnaire le Mikailoff. Ou l'inverse.

24 mars 2009: j'ai fait du ménage, la vaisselle et j'ai regardé un reportage sur un SDF qui pissait dans la bouche de sa copine... Elle s'est quasiment noyée comme ça. J'ai un morceau de Dany Brillant dans la tête depuis le réveil.. Je vais me faire exploser la tête pour que ça sorte de moi.

A suivre?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:21:04 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Du chômage, des coups et des cris étouffés… | 21 juillet 2009

Le travail salarié est une façon simple et efficace d’infantiliser les citoyens. Sitôt déchus de son statut de salarié, l’individu devient un demandeur d’emploi (Alors qu’on réserve ce terme, en économie, à l’employeur, c'est-à-dire l’entreprise, l’association ou la collectivité publique), un chômeur - plus vulgairement - et se voit jeté dans l’existence et le marché du travail sans aucune arme, sans plus aucune capacité à se prendre en main.

 

Parce que le drame de notre belle époque réside-là. Pour ceux qui ont toujours galérés, qui ont vécu dans des zones, qui connaissent l’exclusion sociale, les choses paraissent parfois moins compliquées que pour un ingénieur, un  responsable de projet ou encore une secrétaire polyvalente. Sans aucune capacité réelle à décider de leur destin, certains s’enferment dans la complainte, la dépression, la colère, pire, dans la logique de chasse aux boucs émissaires…

 

Sébastien est dans ce cas-là. Il vient simplement de casser le crâne d’une conseillère à l’emploi qui sortait de son boulot… Il bave, a du mal à déglutir, respire fort, et avec quelques éclairs de lucidité, il sent la trouille lui durcir l’estomac, contracter ses intestins. A 31 ans, il sent qu’il vient de signer son arrêt d’existence…

 

En traversant le centre commercial Parly 2, il se rend parfaitement compte que les gens le reluquent. Il est sale, boueux, parce qu’il s’est roulé par terre avec sa victime avant de la fracasser. Son cœur bat fort, puis ralentit, puis accélère de nouveau. Il a parfois des débuts d’érections, et urine par à-coups dans son pantalon noir marque Levi’s qu’il s’était payé avec ses indemnités de licenciement.

 

Il bossait chez Alcatel jusqu’en novembre 2008. Il occupait un poste d’agent de maintenance informatique, payé 2230 euros brut par mois plus les avantages du type mutuelle, comité d’entreprise et autres réjouissances. Cela faisait  six ans qu’il occupait cette fonction et s’entendait bien avec ses collègues. Pour l’essentiel, ses relations avec ceux avec qui il bossait se cantonnaient à tous les clichés rébarbatifs liés au statut de salarié de grande entreprise : grosses blagues, copinages dans les pubs le soir, histoires de cul pathétiques, petites guéguerres sous-jacentes pour bouffer la prime au mérite, etc. Conversations insipides, résumés de séjour au retour de congés, discussion sur les actualités « t’as vu encore un crash d’avion, c’est de pire en pire », « encore un violeur récidiviste qu’on a libéré ».

 

La belle vie pour Sébastien qui avait des horaires, un revenu régulier pour payer ses crédits immobilier et automobile, qui avait une fiche de poste claire, des habitudes, des certitudes sur le travail, sur la vie, sur le bien, le mal…

 

Quand le DRH lui a notifié son licenciement, il a été surpris, un peu vexé, mais il était confiant. Avec un dispositif financier avantageux pour les licenciés économiques et son parcours de formation et professionnel, il retrouverait vite un emploi.

 

Donc, quand en décembre 2008, il annonça à Julie, sa meuf, qu’ils allaient se barrer quinze jours à Bali pour profiter de cette période de répit, celle-ci devint blême et lui demanda de retrouver rapidement un taf. Ce qu’il ne fit pas.

 

Un matin, le lendemain d’une énième soirée d’engueulade (Elle avait été licenciée à son tour le 17 décembre 2008), il lui apporta le petit déjeuner au lit, une rose et deux billets d’avion pour New York New York, la Grosse Pomme, son gros musée d’Art contemporain, ses sirènes de flicaille et son trou béant ground zero tout le tralala…

 

Elle souriait et se dit qu’après tout, ça leur ferait du bien, qu’ils se lanceraient à fond dans leur nouvelle vie, à leur retour…

 

Il n’y a pas plus con qu’un européen qui voyageait à NY. Les visites, les marches forcées pour mater tout ce que cette ville peut offrir pour en mettre plein la vue. Ça n’avait pas de sens ce séjour. Sébastien était toujours dans sa logique de salarié à la con, avec ses envies de voyages, de « découverte » dans un confort réel… La vie égoïste d’un merdeux occidental.

 

Tous deux baisaient assez peu. Elle n’avait plus tellement envie de ses à-coups. Pour elle, le chômage n’était pas l’occasion de se la couler douce… Bien au contraire. L’image de son mec s’était modifiée en raison de l’espace-temps qui se tordait peu à peu, au fil des jours. Plus de contraintes réelles, plus d’horaires, plus de missions journalières, plus de pression…

 

« Le chômage, c’est comme un saut à l’élastique sans élastique » lui lança un jour Béatrice, la sœur de son con de tonton. Les esprits deviennent tellement flasques dès qu’il s’agit de parler de crise, de maladie, de chomedu mais aussi d’avenir… Ils étaient les prisonniers de leur milieu. Leurs proches qui, eux, avaient encore du travail, qui savaient tout sur tout avec leur « quand on veut on peut », « ceux qui cherchent du travail en trouvent », etc. C’est tellement beau l’entourage quand tu moulines dans la merde et la boue. C’est tellement classe cette pression incessante, ces phrases couperets durant les repas de famille, ces gros clichés sur le « trouver un job », ce fac-similé de pensée sur des destins éventrés par la perte d’un emploi, la désocialisation, le bannissement sourd de ceux contre ceux qui n’ont jamais eu ou qui ont tout perdu.

 

Au retour de NY, Julie ne défit pas ses sacs. Elle les garda bien en mains et décampa chez ses parents, installés, à la retraire dans une grosse maison havraise. Grosse chienne de vie qui consiste à retourner chez ses vieux, remplir le lave-vaisselle, se promener le dimanche, se rappeler papa qui aimait sa grande fille comme la prunelle de ses yeux.

 

Et Sébastien s’accorda le droit de sombrer. Il donnait des gages à sa conseillère à l’emploi en acceptant de participer à des ateliers « CV » ou encore « lettre de motivation ». Il répondait mollement à des offres d’emploi, mais surtout, il « profitait de la vie », en déprimant complètement.

 

Il réalisa qu’il aimait cette fille vraiment quand elle lui dit d’aller se faire mettre et de ne plus jamais l’appeler. Il l’aimait parce qu’elle répondait à son schéma de vie dictée par son éducation de mec de classe moyenne. Elle avait été le rythme, le dessein et le dessin. Elle avait été le frigo plein qui nourrissait son sexe en orgasmes. Elle avait été l’aspirateur, l’idéal, le chemin tout tracé. Elle avait été celle qu’il enlaçait en famille, faisant le branleur « t’as vu qu’elle est belle, parfaite, classique ma gonz’ ? ». Elle avait été la capote anglaise qui le préservait de la réalité. Elle avait été sa femme, sa chose, sa connasse, son vide-nerfs. Il l’aimait. Il se branlait en pensant à elle. Elle, ses nibards, sa chatte, sa façon salope de l’avoir laissée.

 

Il l’appelait en pleine nuit, sur la ligne fixe de chez ses parents. Son père se fâcha un jour : «Tu laisses ma fille tranquille maintenant ou j’appelle les flics pour harcèlement. »

 

Il perdit onze kilos en un mois, se mit à picoler beaucoup et seul. Il devenait le dépressif type, cet être humain pas comme les autres qui fait chier tout le monde.

 

Il voyait les fantômes et s’astiquait le viandeux en vociférant devant son écran plat. Ne se lavait pas, s’astiquait encore, et regardait les fantômes. Il se viandait dans la baignoire et bouffait des boîtes de thon. Il insultait les fantômes et reniflait ses caleçons. Il était bien. Il était vide. Flasque. Il était humain. Plaintif. Isolé, coupé du monde. Il s’en foutait bien du monde. Leur famine, leurs attentats, leurs guerres, leurs crises économiques… Leur planète… En orbite autour de la bouteille, vautré dans une nappe de fumée de shit.

 

A suivre ?

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:48:07 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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    Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

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