Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr










Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'herbergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cette espace...









Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.

A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

....

Rechercher

De moins en moins intéressant... | 14 avril 2008

 

La franchement, je me suis fait pitié tout seul. En même temps, ces rats qui essayaient de péter la porte en bas de chez moi, dans la nuit, en hurlant "on va t'faire la peau Vérol!", ça m'a saoulé... Je suis descendu direct avec un manche à balais. Pleuvait. J'bavais. Après ils n'ont pas insisté... Dur d'être écrivain aujourd'hui. Ces rats ne lèveraient pas la main sur le fils de con qui leur vend des abonnements téléphoniques...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:25:19 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Le capitalisme, c'est dire que c'est toujours mieux ailleurs et qu'un système solidaire ultra efficace qui fait vivre les gens considérablement vieux et heureux est un système de profiteurs minables... | 13 avril 2008

 

Alors nous sommes obligés d'accepter dans ce monde de putes vénales tant mec de merde que meufs de merde, que les occidentaux anglo-saxons qui ne garantissent aucune sécurité à ceux qui subissent la vie, nous obligent à vivre comme des chiens, des queutards en quête comme des clebs de jobs de merde... être commercial, technico-commercial, être banquier, être banquier stagiaire, être trader, être contre les grêves, être contre les retraites, être contre ceux qui refusent les OGM, se contenter de se foutre royalement de 80% de l'Humanité qui NE VEUT PAS DU CAPITALISME, regarder la télé, supporter Capital sur M6, Naguy sur France 2, imaginer que revendiquer c'est regarder le Grand Journal sur canal + qui soutient comme une merde des fanatiques bourgeois pro-Tibet, des bobos vomitifs, accepter l'implantation des Morgan, des H&M, des Zara, des La Redoute nouvelle version, et autres CK, Funky shit of business, la lessive à ta mère est plus importante que ses moyens de survie à 80 ans... Maintenant ceux qui sont des gens bien sont des combattants de rien, ce sont des enculés sortis d'écoles de commerce, des blancs ultra racistes qui trouvent ça coooool les noirs et autres rebeus...

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

C'EST L'HEURE DE ME SENTIR LES COUILLES CAPITALISTES! JeVOUS FAIS RENIFLER MES COUILLES D'ANARCHO-ROUGE HARDCORE!

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 21:41:52 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Intervention d'Andy Vérol sur Second Life sur invitation du groupe Pierre Bourdieu, un hommage. | 13 avril 2008

 

Il y aura évidemment des dédicaces en librairie, des présentations publiques ou encore des émissions de radios, de journaux consacrés aux Derniers Cow-boys français, mais je vais aussi inaugurer une nouvelle façon de parler d'un roman, en utilisant les outils et les opportunités qui se présentent. Second Life est un jeu virtuel qui accueille des millions d'internautes chaque jour. Ce monde virtuel hyper-réaliste (sauf que tu chies pas, tu manges pas, etc.) est surtout un espace d'expression pour des hordes de bouffons hallucinants, des huîtres focalisées sur la bite et la chatte, des incultes, des zombies, des merdiques, des fils de cons, etc.

Mais si l'on creuse un peu, il y a aussi des activistes, des artistes, des intelligences, ... Second Life, c'est comme la vraie vie, en faux, et carrément fascisant (la charte à laquelle on est censé adhérer, privilégie un ultra-capitalisme sauvage, un consumériste d'enculés, la prostitution, mais interdit les insultes, les discours politiques, et toutes les formes d'expression libre hardcore)... Mon premier avatar a été détruit il y a quelques jours seulement parce que je posais des bombes dans des boîtes de nuit virtuelles, parce que je traitais de putains toutes les personnes que je croisais, parce que je menaçais de mort tous ceux qui affirmaient que je n'étais qu'un écrivain de merde, et bien d'autres choses encore...

Pourtant, quelques 250 personnes cachées derrière des avatars soutiennent ma démarche virtuelle, totalement en adéquation avec ma démarche dans le vie réelle... Il y a aussi un groupe qui m'a convié, au milieu d'interventions d'universitaires (des tronches), à présenter mon roman. La séance du 11 avril a du être annulée pour des raisons techniques, mais elle est reportée au vendredi 25 avril 2008 à 21h30.

Alors comment y assister? C'est assez simple en fait. Inscrivez-vous gratuitement sur Second Life, téléchargez le logiciel, gratuitement également, créez votre avatar et apprenez à utiliser ce machin en moins d'une heure. C'est rapide. Mon avatar s'appelle AndyVerol Mai. Démerdez-vous pour me trouver... Si vraiment, ça vous parait totalement invivable, mon intervention, avec micro, donc orale, sera mise en ligne sur internet. Quoiqu'il en soit, pour avoir plus d'informations sur la question, connectez-vous ici .

A.V.

Publié par hirsute à 18:51:52 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

La chronique complète de Mademoiselle Poussin sur les Derniers Cow-boys français | 13 avril 2008

 

Voici la chronique de Mademoiselle Poussin, version écrite et complète, sur mon roman Les Derniers Cow-boys français:

Le premier roman d'Andy Vérol vient de sortir en librairie : Les Derniers Cow-boys Français (Collection Pylône, Editions Pimientos)..:

 

Certains d'entre vous connaissent peut-être déjà Andy verol puisqu'il sévit énormément sur le web. Il fait partie du collectif Hirsute. Hirsute, c'est une nébuleuse littéraire sur Internet, un collectif qui s'est dissous, reconstitué, agrandit, diminué... J'ai demandé à Andy Vérol de m'en dire plus sur Hirsute :« C'est une nébuleuse très floue, très étendue qui touche des poètes amateurs, des errants Internet, des scribouillards énervés, etc. De tout. Vraiment. Je garde l'appellation Hirsute sur mon site parce que chacun peut venir y vomir, y crier, y gueuler. Des souffrances sont exprimées, des illuminés parlent, des tarés, des dépressifs, des gens décalés, ... Toute la frange du monde qui me plait... Je ne suis pas le chef, ni le leader, ni le directeur de publication. Je mets en ligne un tas de choses, parfois sans corriger... »Si vous avez envie d'aller voir ou de vous répandre à votre tour dans cette nébuleuse littéraire allez sur  http://andy-verol.blogg.org/. Vous pouvez également découvrir Andy Vérol sur myspace : www.myspace.com/andyverol où il se présente lui-même comme 'Une petite frappe de la littérature'.

 

Sur son blog, il vous invite à :  « plonger dans (m)a littérature de qualité aléatoire, imbibée de contradictions, mais qui n'est autre qu'une quête... Nier le monde, déformer les idées reçues, emmerder tout, tout le temps, éternellement, merde! Je m'y engage solennellement devant vous, quidams affamés! ». Voilà, Andy Verol est dans cette conception de l'écriture désinhibée, libérée des carcans littéraires, libérée tout court. Il le dit lui-même : la qualité de ces textes diffusés sur le web est aléatoire et répond à une forme de quête littéraire bien à lui...  Son premier roman, Les Derniers Cow-boys  Français, s'inscrit dans le contexte de cette forme de quête  littéraire bien spécifique. C'est publié dans la Collection Pylône, une maison d'édition vouée au pilonnage comme le montre la note d'intention de son fondateur Alexande Hurel.« Pylône : des livres énervés. Insolents, râleurs, rageurs. Bien écrits.Autant dire , des livres énervants.Pas seulement une nouvelle maison d'éditions.Plus certainement, une nouvelle façon d'être énervé. »Si ça vous intrigue, visitez-leur site : http://pylone.wordpress.com/ Les Derniers Cow-boys Français, c'est l'histoire d'un flic qui est surtout un pauvre type : passif et  insignifiant, il mène une vie pas drôle partagée entre ses patrouilles dans Paris et sa vie de couple/vie de famille pas reluisante. Banal ? Pas vraiment, dans le sens où il est encore plus lâche et couard que la plupart des types comme ça... A titre indicatif, voilà comment il présente son boulot de flic, qui consiste à patrouiller dans Paris : « Montmartre est la planque idéale pour un flicard sans courage. Les mecs comme moi font encore tremper quelques femmes... je crois. Inopinément je termine souvent mes nuits dans des lits/clic-clac* d'anciennes étudiantes. Je fantasme... »Quant à sa femme, il a accepté dès le début de leur relation qu'elle couche avec d'autres types, plein d'autres types... Et qu'elle lui raconte tout en détail, même lorsqu'elle s'envoie en l'air avec des collègues à lui: « En petit chien obéissant à la virilité lacunaire, j'ai accepté, supporté et relativisé ses aventures pour la garder, pour moi. » Elle le méprise tellement qu'elle finit par le quitter en emmenant leur bébé d'un an, et c'est à peu près là que l'histoire commence...

 

De quel genre de roman il s'agit ? Pas facile à dire, une sorte de plongée en enfer initiatique, un Voyage au bout de la Nuit contemporain, ou, comme le dit le narrateur lui-même dans le texte « C'est une non road-story bousillée par mon incapacité à planter le décor. »  C'est Andy Vérol lui-même n'aime pas décrire les paysages. Son roman est une fiction totale, mais il dépeint malgré tout une conclusion du monde bien réelle, en tous cas à un instant T. Ce n'est pas un décor mais la réalité d'une perception. Ce n'est pas une histoire mais un parcours.Pour résumer l'intrigue, je vous livre le pitch écrit en 4ème de couverture : « Un flic se fait virer par sa femme et cogne sur de sales petits vendeurs de shit. Dégoûté, il démissionne pour se jeter dans les bras d'un gourou, un énorme black dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, dans une virée sans issue, ils vont rentrer dans un infernal cycle de décadence, physique et moral. »Voilà pour les grandes lignes, mais il faut savoir qu'il y'a autre chose derrière ce pitch, une intrigue en filigrane, qui se lit confusément, au moins aussi confusément que le personnage ne l'appréhende lui-même... La pauvre cervelle de ce flic totalement dépressif tourne bizarrement, il est emporté par un flux de pensées agité, tantôt extrêmement lucide, et tantôt pas du tout (il délire réellement, il hallucine pour de bon...) La toile de fond du récit est portée par le titre : Les Derniers Cow-boys Français, qui désignent une certaine race de flics : les cow-boys, ceux qui font la loi sans foi ni loi et abusent de leurs plus ou moins petits pouvoirs. Il faut savoir que ça devient une forme d'idéal pour le personnage. (Un idéal qu'il cherche à atteindre tout au long de l'étrange périple que le personnage vivra sous l'égide de son gourou Mimou. ) Parce que notre héros est tellement couard qu'il lui faut se dépasser pour atteindre cet idéal du Cowboy... Qui consiste à savoir abuser du pouvoir qu'on a entre les mains, le pouvoir de l'acier froid d'un canon par exemple, pour défouler les frustrations nées de l'exercice même de la profession policière.  Pour résumer cette frustration, imaginez ce que ça fait de s'engager dans la police pour répondre à la vocation de devenir Starsky et Hutch, et de faire ensuite l'expérience du quotidien sordide des fonctionnaires de police... Une description/dénonciation éparse des pratiques policières abusives, voire dégueulasses, structure le récit et en définit peu à peu l'intrigue. Lors d'une patrouille avec son collègue Marc, subtilement surnommé  par ses semblables 'Le boucher de Montmartre ', le narrateur se retrouve impliqué dans plusieurs scènes de bavure policière qui ne sont pas sans rappeler l'ambiance du Bad Lieutenant d'Abel Ferrara....C'est violent, et ça va crescendo : le flicard apprenti cow-boy découvre ensuite que la cave de son commissariat a été transformée en une sorte de geôle honteuse et moyenâgeuse. Une pièce dans laquelle sont entassés une dizaine de mecs, soi-disant des terroristes, à poil, au milieu de leurs propres excréments, et soumis aux sévices de leurs tortionnaires... Et ces tortionnaires, c'est une bande de flics violents et frustrés qui se prennent pour des cow-boys  justiciers sans foi ni loi. Et qui partagent entre seuls initiés le secret de cette geôle où ils enferment ceux qu'ils jugent comme des terroristes.

 

Tard dans le récit, on apprendra que c'est par l'intermédiaire du boucher de Montmartre qui le personnage s'est procuré l'adresse du Gourou Mimou avec qui il vit une expérience initiatique hallucinatoire, trash et déjantée... Ce Mimou était sur la liste des flicards de cow-boys. Ils n'avaient pas prévu que le personnage (qui sera baptisé par Mimou le gourou du nom de La Vérole) allait se confier à lui corps et âme.  Et c'est face à ce même flic (le boucher de Montmartre) et tous ses anciens collègues que La Vérole finira, après avoir commis des crimes ultras violents sous l'emprise des herbes macérées de son gourou. Les flics sont là du début à la fin du récit, ils sont impliqués, ils sont mouillés, leur culpabilité ne fait aucun doute et pourtant ils restent intouchables...Voilà pour la toile de fond : Les Derniers Cow-boys Français, c'est une histoire sale, trash à vous filer la nausée. Et le vomi est très présent tout au long de l'histoire : déjà, avant que tout ne commence, les frasques de sa femme font littéralement gerber le personnage narrateur. Quant elle le quitte, c'est ses souvenirs qui le font gerber... Et ensuite, ce sont les tisanes d'herbes macérées que lui refile son gourou barge qui lui détruisent le système digestif. Nausées, diarrhées, le récit est truffé de détails gastriques plus ou moins dégueus du genre : «  Mon vomi est consistant : un mélange de whisky, de cannabis, d'anxiolytiques et de choucroute en boîte ». Et ça n'est pas anodin : le personnage est littéralement écoeuré : de sa vie, de sa femme, de son boulot, de sa propre lâcheté... et grâce à son gourou Mimou, il ira jusqu'au bout du bout de cet s'écoeurement... Ecoeurement de lui-même, écoeurement du monde, le récit oscille entre ces deux pôles : d'un côté une critique sociale éparse mais récurrente, de l'autre une quête de soi-même. Comme si la véritable identité de La Vérole ne pouvait apparaître qu'une fois toutes les choses dégueulasses rendues au monde...Car le personnage est totalement noyé dans son vomi. Il ne sait plus qui il est, il ne sait plus ce qu'il est : par exemple, il a pris l'habitude de se travestir avec les vêtements de sa femme... Pour l'incarner elle, mais elle épurée de toutes ses souillures , épurée de tout le foutre étranger dont elle se saoule. Des fois il est lui, des fois il est elle...il a de véritables troubles de la personnalité. Et les herbes macérées n'arrangent rien à cette perte d'identité sexuelle et d'identité tout court...

 

 

Pour savoir où ça le mène, pour décider vous-même de la réussite ou de l'échec de cette quête, il n'y a qu'une solution : plonger vous-même dans ce récit de l'écoeurement, faire le tri entre éclairs de lucidité et hallucinations, crises de personnalité et prise de conscience... Les Derniers Cow-boys Français, c'est un récit aussi dense et  épais qu'un vomi consistant avec plein de trucs dedans : on identifie certains morceaux, on s'étonne de la dégradation précoce des autres... Le récit est constitué de cette façon : au lecteur d'en analyser les morceaux et de se faire une idée de ce dont le plat avait l'air au départ...En tous cas, ce qui est certain c'est qu'Andy Vérol, l'auteur, a totalement maîtrisé cette écriture de la quête du sens par la déconstruction...

 

Pour lui ce premier roman n'est qu'une étape :« Je transgresse nombre de règles de la littérature non par esprit de provoc, mais parce que j'y travaille dur. Je veux traduire ce que j'ai en moi, les images et les sons que je me fais du monde, comme je les perçois, sans me censurer. Pour ça, j'y vais sans complexe. Ce roman, c'est une des étapes de ce que je fais... J'adore les huit clos, les personnes qui à plusieurs, créent leurs existences déjantées... ça fait plus de 20 ans que j'écris, mais depuis 15 ans, j'ai compris que je n'écrivais pas pour être un mec respectable, accepté dans le métier, etc. Je me sens comme une ouvrier non qualifié de la littérature. J'ai la droiture, le courage, de la force pour moi qui me permet de maintenir ma tronche juste au-dessus du niveau de la noyade. Ce roman, pour mon éditeur et moi, c'est le redémarrage d'une certaine façon d'écrire contemporain. Prendre des risques, quitte à se faire cracher dessus par le pouvoir culturel et médiatique central... Je suis très bien accueilli dans les "sphères" alternatives, les publics populaires mais qui en ont dans la tronche... Le rejet des possesseurs du pouvoir médiatique et culturel est symptomatique de toutes les époques. Et l'édition en France est une vraie catastrophe. Plus aucune prise de risque, aucune capacité à décentrer la création... Ce pays est maintenant en queue de peloton en matière de littérature... La littérature francophone en général est plus dynamique. Les belges, canadiens, etc. ça bouge. En France on pense que publier une femme qui parle de "bite" et de "sucer"suffit à renouveler le genre... Moi je cherche plutôt à faire ce que je veux... Sans m'inscrire dans le "il faut faire ci ou ça".Dans son dernier mail Andy Vérol m'a confirmé que la critique littéraire « officielle » l'accueillait très mal... Son livre est soi-disant trop trash... et bien moi, qui suit pourtant sensible, je l'ai trouvé beaucoup plus supportable, beaucoup plus riche surtout que les Houellebecq ou les Catherine Millet ...Si le livre d'Andy Vérol est trash, c'est parce que le monde est trash... C'est une fiction, rien n'est vrai... mais la violence du ressenti est bien réelle et la violence de l'écoeurement n'étonne personne (en tous cas, moi pas). Le lecteur qui n'a pas peur de faire face plonge avec La Vérole dans cette perception exacerbée d'une horreur banale.

Comment peut-on reprocher à un écrivain de traduire ça ? A mon sens, les critiques qui préfèrent se vautrer dans la facilité du trash porno littéraire n'ont surtout pas envie de dénicher un auteur qui dérange à la façon d'un Céline...

 

Mademoiselle Poussin. Son Myspace ici

Ecouter la chronique avec la voix de la demoiselle pour l'émission La Backroom ici

Publié par hirsute à 18:08:55 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

Faut arrêter se manger les lèvres comme ça... Nouvel extrait des carnets de Duno | 12 avril 2008

©Andy Vérol - Discretos - 2008

J'ai repris un carnet de mon frère Duno (pour les nouveaux venus, mon frère était le leader d'un groupe de punk-rock-électro qui eu un certain succès dans les années 90. Il s'est suicidé, et je n'ai appris son existence que récemment. Je recopie et mets en ligne, parfois, des extraits des carnets qu'il écrivait presque quotidiennement).

Carnet sans numéro. Un cahier vert Clairefontaine. 06 janvier 1994:

"La réalité, c'est qu'il n'y a pas d'amour, de régimes efficaces et de mouvements politiques vraiment généreux. Il n'y a rien d'autre à faire que se bouffer la bouche en se persuadant qu'on sert à quelque chose...

La scène, c'est du parquet, avec ma sueur et celle des musicos aussi. Je gueule dans le micro que je vais me suicider, je répète que je vais me suicider et le public trouve ça cool, ils aiment que je sois une loque humaine. Ils aiment ce genre de héros maintenant, dans les années 90. ça les fait bander et mouiller à ces cons d'être désespéré dans un pays où il n'y ni guerre ni menaces physiques directes réelles... Ils prient pour que je me suicide sur scène ce soir, leur messie XXème siècle est un Jésus suicidaire et punk, ou l'inverse. Ils se branlents la queue quand une infirmière ou autre connasse leur annonce qu'ils ne sont pas séropositifs. Ils se promettent de remettre des capotes, de plus baiser sans, même s'ils sont raides défoncés... Ils sont lâches, payent gentiment leurs billets et lèvent les bras vers le ciel, pogottent, mimant lamentablement les punks des années 70... Ils trouvent ça bandant qu'un mec sincère déjanté comme moi, leur annonce son suicide. Ils auraient aimé les soldats crevés au front en 14-18, maintenant les matyrs de leurs causes vides, c'est le chanteur keupon qui sue et jure qu'il se shootera jusqu'à la mort, parce que la mort c'est cool quand on est mal dans sa peau... Ils savent pas que je me suis fait enculer hier par un roady, que j'ai pas aimé ça, mais tout le long où je morflais des boyaux, j'ai pas une seconde pensé à la vie et à l'envie de mourir. Il me limait dans la caravanne. Il avait une grosse bite cet espingouin dégueulasse de pédé de merde. Il m'enculait en m'injuriant dans sa langue de peuple qui a trempé dans l'massacre d'indiens d'Amérique et d'anti-franquistes et d'anti-royalistes... Et plus il m'enculait, plus je le haïssais, je n'avais que sa queue dure dans mon fion qui me tapissait le crâne... Je gueule au public que je vais me faire sauter la gueule à la drogue alors que je n'ai que la bite dure de ce roady espingouin pédé que je vais faire virer... Me faire mettre comme ça, c'est prolonger ma vie, me sortir de mon nihilisme mon instinct suicidaire, ça me sauve, ça fait de moi un poilu dans la tranchée boueuse canardée par les obus des boches devant, ces gueules crasseuses qui parle le choucroute et chante la bière... Un espagnol roady punk pédé, c'est un boche casque à pointe... C'est la vie. Il m'a éjaculer dans l'intestin... ça a coulé toute la nuit, un fluide qui me donnait l'impression de ne plus avoir de rectum... Ma nuit sur la cuvette, le matin même, à faire des diarrhé à répétition... J'ai bu et chié, c'était mieux que me flinguer... Je pense qu'à ça quand je braille dans le micro. Je sais qu'un suicidaire est beau pour tous ces petits blancs-bec blindés d'hormones, incapables d'accepter qu'ils ne joueront plus au Playmobil, qu'ils deviendront des reproducteurs comme leurs cons de parents, pour faire les petits soldats du prochain conflit mondial. Armes."

Duno & Andy Vérol

Publié par hirsute à 15:42:01 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| 242| 243| 244| 245| 246| 247| 248| 249| 250| 251| 252| 253| 254| 255| 256| 257| 258| 259| 260| 261| 262| 263| 264| 265| 266| 267| 268| 269| 270| 271| 272| 273| 274| 275| 276| 277| 278| 279| 280| 281| 282| 283| 284| 285| 286| 287| 288| 289| 290| 291| 292| 293| 294| 295| 296| 297| 298| 299| 300| 301| 302| 303| 304| 305| 306| 307| 308| 309| 310| 311| 312| 313| 314| 315| 316| 317| 318| 319| 320| 321| 322| 323| 324| 325| 326| 327| 328| 329| 330| 331| 332| 333| 334| 335| 336| 337| 338| 339| 340| 341| 342| 343| 344| 345| 346| 347| 348| 349| 350| 351| 352| 353| 354| 355| 356| 357| 358| 359| 360| 361| 362| 363| 364| 365| 366| 367| 368| 369| 370| 371| 372| 373| 374| 375| 376| 377| 378| 379| 380| 381| 382| 383| 384| 385| 386| 387| 388| 389| 390| 391| 392| 393| 394| 395| 396| 397| 398| 399| 400| 401| 402| 403| 404| 405| 406| 407| 408| 409| 410| 411| 412| 413| 414| 415| 416| 417| 418| 419| 420| 421| 422| 423| 424| 425| 426| 427| 428| 429| 430| 431| 432| 433| 434| 435| 436| 437| 438| 439| 440| 441| 442| 443| 444| 445| 446| 447| 448| 449| 450| 451| 452| 453| 454| 455| 456| 457| 458| 459| 460| 461| 462| 463| 464| 465| 466| 467| 468| 469| 470| 471| 472| 473| 474| 475| 476| 477| 478| 479| 480| 481| 482| 483| 484| 485| 486| 487| 488| 489| 490| 491| 492| 493| >>

Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

Medias

Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

Album

Juillet

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 22-09-2006 :
712724 visiteurs
Depuis le début du mois :
42691 visiteurs
Billets :
2461 billets

e-Torpedo

e-torpedo.net

...


mesure audience

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03