Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
La France, tu l'aimes ou tu la quittes, tu l'aimes ou tu la quittes, tu l'aimes ou tu la triques, tu l'aimes ou tu gastriques, tu l'aides ou tu l'astiques, tu laines ou tu la sticks, tu l'aimes où ? Tues la vite !
La France tue les mous, tu l'acquittes.
La France, tu l'aimes ou tu la quittes, tu l'aimes ou tu l'as kick, tu lèves ou tu lévite, tu l'as en kit, l'affrance, Tulle Emo-Kievite, la fronce tues l'homme ou tues la bite, tu l'aimes ou tu la quittes, tu m'aimes ou tu la quittes, la FranXe, tu L'M ou tu la split, la Transe, tue l'humour du trappiste, tu l'aimes ou tu m'astiques, tu laides ou tu m'as vite, la Krance, tu neiges ou tu la quilt, tu l'aimes ou tu la mythes, tu gênes ou tu la quittes, tu games ou tu la frittes, la Grange, tu l'aimes ou tu l'Afrique, la Panse, tu heil ou tu la cites, tu l'haine ou suce ma bite.
L'affreuse, t'alien ou tu marmittes, tu l'aimes ou tu la quittes, tu l'émeut tu la rixes, tu l'aimes ou tu la kill, la Drance, tu l'aimes ou tu la gicles, tu m'aides ou tu m'invites, tu limes ou casses toi vite, la Ce-Fran, tu la kiffes ou tu vires, t'ulcères où tu habites, tu l'aimes ou tu la biles, la Ce-Fran, la France, tu l'aigres ou tu l'as dite, France Galle, tu l'aimes ? Suicide toi vite, la france, tu l'aimes ou tu la quittes, trop laide pour suce ma weed, la franfrance, tu l'aimes ou tu la quiquittes, la Gaule, tu l'as ou tu médites, la France, tu l'aimes ou tu la flippes.
Tu m'aimes ou tu la quittes. Tu m'aimes ou tu la quittes. Tu m'aimes ou tu la quittes. Tu m'aimes ou tu la quittes.
Publié par hirsute à 17:38:24 dans Oscar Najh | Commentaires (0) | Permaliens
Merci à Gaëlle d'avoir débusqué ce bijou d'Histoire immédiate française.
On a mis un peu d'accordéon dans ce morceau de rap non? T'as l'profil pour écouter des trucs comme ça han... Prolongement de la durée de cotisation pour la retraite les mecs. Han. On va s'régaler. Pour les castings sauvages avé les vieilles surtout. Les vieux aussi. On y taffe. On fait s'qui faut pour recruter d'la viocque pour les films eud'boules. Mathias a pécho Rita, une espingouine en chaleur. Scénario: Mat va voir sa vieille tante et la baise comme une chiennasse...
Elle refuse. Elle lutte. Putain elle jouait super mal la vieille. J'arrêtais pas d'couper la cam. Elle était en feu. Avec sa bouche ridée qui suçait aussi mal qu'une bonne soeur, j'étais gâté. Je parle pas un mot d'espagnol. C'était lourd. Mathias cessait pas de débander. "Putain c'est toi l'vioque ou quoi?" Je lui gueulais. Il était pas penaud l'poto. Lui te file une baffe à chaque incursion vexatoire.
"Déconne pas, dis-lui de jouer mieux la résistance!"
ça me fout les boules de faire ça parfois. Je suis au resto avec ma gonz et j'ai des hauts le coeur en me disant que je risque une jolie place en enfer. Mais rien de tel qu'un nouveau tournage et l'assurance d'entrées conséquentes de pognon. Le net est un fleuve de fric si tu fais du cul. Le filon "Vieilles et vieux" et scénarii ambigus sont incroyables. T'as des millions de personnes qui se ruent là-dessus. Hé ho. Mat qui boit une orange pressée avant de se remettre à l'ouvrage. El'cochon libertaire va nous faire le Siffredi de l'underground du cul.
Après plusieurs prises, j'ai saisi un moment de vérité. La vieille a eu un renvoi juste après avoir été défoncée par la queue redevenue ferme du Mat. Han! Dans la boîte... c'était parti: "Bueno la vieillasse, on va pouvoir faire quelque chose de toi..." Elle s'était allumée une clope pendant la pause. Faudrait qu'elle se repeigne la bouche avant la reprise. Mégo rouge à lèvres. Et me tournant vers Mat qui s'enquille son cinquième jus d'orange: "Quand tu penses qu'une meuf comme ça, ça a été jeune, que ça s'est fait troncher par des ringards seventies, et que ça s'étale comme la fin du monde à la vue de tous. ça m'excite bien." Parle pas beaucoup le Mat. Il a pas mon approche intellectuelle de notre boulot.
Boîte de Baise... (Nouvelle sociale hardcore en cours d'éxécution)...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:32:58 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Rythmiquement c'est vraiment pas si mal, mais mélodiquement, ça ne casse pas des briques. Ils fument comme des cochons dans le studio. La moquette collée au mur a jauni. J'essaie de terminer un article de Libé contre Sarko encore. Ils sont en pause. Moi aussi. Emilie m'appelle et hurle: "T'es qu'un gros connard Vérol! Un connard! T'es parti! Tu me laisses! J'ai pas un rond pour payer le loyer." Ah oui, le loyer, merde, je savais que j'avais oublié quelque chose, mais là, c'est vraiment très gros.
Je dessine un clown vert avec une grosse bite dans la bouche on dit gueule pas bouche pour un clown selon moi. Et je reprend la lecture de mon orticle après avoir dit à la douce et conne Emilie qu'elle n'avait qu'à recommencer à sucer son père si elle avait besoin de thunes. Avec les ventes correctes des Derniers Cow-boys français et l'avance reçue pour mon nouveau projet, je suis plutôt tranquille. L'anarchiste de banlieue, le fana de connards de rue, commence à engranger du pognon. Je m'aperçois que les idées ne viennent plus comme avant. Ecrire une phrase ça va. Mais écrire une bonne phrase, c'est pas ça. ça le fait pas. En refermant Libé, je suis saisi de trouille en voyant mon portable sonner de nouveau. Je déteste me confronter aux difficultés depuis quelques temps. ça m'angoisse la merde des autres. Les autres me font chier, et surtout une pouf que j'ai plaquée parce que je me faisais trop chier avec, parce que j'ai des sortes de fans dont je peux abuser et parce que je me la pète j'la pète jeum mla pete, j'me sens au-dessus des gens.
J'étais un con. Maintenant, je suis un connard. Tiens y a le con de chat du studio qui miaule. Putain. Aux autres, j'ai dit que je voulais déclencher une révolution locale à l'arrache et me barrer en 4x4 et laisser ces abrutis se faire déglinguer par la flicaille. J'ai bon fond, au fond. Mais bien au fond. Fesses. Mon cul.
Suck all merdique han hip dans l'han l'han...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:43:29 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. Tu t'fais chier à lire ce texte. Tu rumines. Tu es con. Tu fais quoi? Tu crois que ça va te mener où de continuer à lire. Les pompiers? T'en pense quoi? T'as peur du cancer? T'as les graviers sur le trottoir. Et les pensées dans l'boxer. T'as relu le passage. Tu as repris depuis le début. Tu lis en boucle... Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. Tu t'fais chier à lire ce texte. Tu rumines. Tu es con. Tu fais quoi? Tu crois que ça va te mener où de continuer à lire. Les pompiers? T'en pense quoi? T'as peur du cancer? T'as les graviers sur le trottoir. Et les pensées dans l'boxer. T'as relu le passage. Tu as repris depuis le début. Tu lis en boucle...Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. 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Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:10:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'était plus facile de trouver un couteau suisse qu'un disque de Front 242. En même temps, j'aimais pas ce groupe et sa musique pour nazillons inassumés. Quelque chose comme ça. ça veut dire quoi, après tout, d'être surveillant dans un lycée privé? C'est comme être flic dans le désert de Gobi. Je ne sais pas si c'est gerbant, mais tout de même, un monde où tu as des H&M, des Midas et des Buffalo Grill partout, c'est quand même pas hyper rassurant. Un monde où t'as peur de mourir parce que t'as bouffé un yaourt à la date de péremption dépassée, où tu considères le groupe Trust comme une formation quasi-révolutionnaire, ou un mec comme Coluche est devenu une légende. Je rêve de relationships saines avec un mec pas asiatiaque surtout, qui me rapperait un truc romantique dans l'oreille, y lécherait du gruyère râpé. Un mec, qui détesterait le slam et les baggys, qui aimerait devenir un leader de groupe suédois électroque, un truc du genre. C'est flippant un monde où l'on construit des couloirs de bus avec des tonnes de béton, de macadam, de peinture chimique pour lutter contre la pollution... La sueur dans le bus. Les haleines de merde. Date de péremption dépassée aller chez l'dentiste avec votre franchise sécu ça t'apprendra à avoir des dents nazes et pas beaucoup de tunes.
Un monde où les gens trouvent ça efficient de lutter contre le Front National, où l'on organise des journées du goût, où le patron de la LCR participe à l'émission Groland, où des nuits des publivores sont organisées, où l'on vend des écrans plats construits en Turquie, où l'on trouve ça efficace de foutre des tentes Queshua à dispo des clochedus, où l'on aime les associations, où l'on parle des droits de l'Homme... C'est chelou. C'est flippant d'imaginer que des personnes se sentent importantes dans tout ce" bordel... Un monde où les gens ne croient plus au chaos, ... Un monde où des militants d'extrême-gauche font de la distribution de tracts à l'entrée des centres commerciaux...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:05:56 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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