Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
J'entreprends de nouveau de recopier des extraits des cahiers de mon frère, Duno. Pour celui qui ne le sait pas encore, il était le leader d'un groupe électro-punk français des années 90, qui connut un gros succès à l'époque. J'ai appris qu'il était mon frère, il y a quelques années seulement, alors qu'il était mort et enterré à Bordeaux. Ce mec était un pétard social et psychologique. Enfin v'là. J'ai choisi ce nouveau texte parce qu'il parle brièvement de Noir Désir, et comme je viens de sortir un book sur ce groupe, ben c'est pour ça quoi j'vais pas t'expliquer des heures.
« Putain de mal de dos. T'ajoutes cette dent pétée qui suinte comme un vagin juste avant les molaires, et t'as compris ma douleur. C'est vraiment con, mais quand j'écris dans mes carnets, j'ai souvent tendance à tutoyer un mec ou une meuf qui lirait. Alors que je les planque ces carnets comme je planque gentillesse et ma joie aux yeux de ces putes d'êtres humains arrogants prétentieux, mielleux. La ruche du XXème siècle c'est ça. On a joué à un festival avant-hier. Il y avait les Noir Désir. C'est fou ce que ça brasse comme monde un groupe comme ça. Nous, on fait salles combles souvent, presque tout le temps. Mais avec eux ça déborde. J'ai salué Cantat et les autres. On connait pas trop les noms des autres quand on n'est pas ultra-fan du groupe.
Je claque des doigts et j'doigte à volonté. On pourrait en faire un verbe. Le verbe « Volonter ». Je volonte volontiers quand j'entre chez des gens pauvres. Je leur donne à manger. Je volonte quoi. Je baise leur jolie fille qui s'ennuie. Oui un riche et célèbre qui baise la petite, c'est l'assurance, pour elle, d'un avenir meilleur. Je volonte mes relations avec les fans. Entre donc trou du cul. Tu veux voir le cul de Duno ? Mais bien sûr ! Pour une fois je vais t'montrer mes deux escalopes de cul. J'vais t'les exposer ces salopes d'escalopes de cul... J'ajouterai des bruits de portes qui claquent (imitation de mains qui claquent, mais ambiguïté, on sait pas s'il s'agit d'une door ou d'une paire de mains moites qui se baffent l'une et l'autre en vue d'faire un max de bruit pour remercier l'chanteur fétiche la star le rockeur beau beau beau). Je volonte dans le velours de sa race, ta face à pute. Je volonte et viole ton intimité délicate, petite fan fraîche, offerte ma vie salace... Suis à toi petite fan. Bruits de porte qui claque, bruits de mains qui applaudissent, bruits de mains qui claquent la peau fragile de la pe-ti-te...
J'me mets debout, en short, mon petit short, devant la pleine verte, verte comme la lentille (claque sous la dent la coquille d'la lentille la p'tite purée du milieu se répand sur la langue).
On a joué devant 5000 personnes je crois. Je fais mes courses de meufs là dedans. Je prends ma dose de vaginale entre mes doigts de dieu rock n'roll. C'est comme ce journaliste de la télé qui me demandait un jour : « Vous dégagez une violence telle que vous devez sans doute effrayer un paquet de jeunes filles en fleur, à l'inverse d'un Bruel ou d'un Cantat. »
J'étais peiné par la connerie du merdeux. Me suis dit « mais putain doit s'faire chier au pieu çui-là. M'a pris pour un soufflé l'connard ». J'ai pensé au film « Les Compères » où Depardieu donne une leçon d'coups de boule à Pierre Richard. J'ai souri, j'ai ri et j'ai décidé d'être volonte avec ce con. Je lui ai dit alors : « Lorsque je rencontre des jeunes fans chauffées à blanc par mon sex-appeal de crooner colérique, je suis doux, je suis attentionné ».
Il m'a regardé, presque ébahi, a souri, avant de déchanter. Je lui ai lancé :
« Une fois que la petite se sent plus sûre de son désir, que sa petite chatte trempe bien sa culotte, alors seulement là, je me déchaîne et lui fais connaître l'extase dans un tourbillon de violences, de cheveux tirés, d'ongles plantés, d'à-coups de queue façon marteau-piqueur... Ensuite, la petite rentre chez elle humiliée, et on peut imaginer qu'elle finira par haïr le sexe, être psychologiquement détruite ou qu'elle s'adonnera à fond dans des films de cul qui finiront dans une cassette, dans ton meuble télé. »
Puis je m'étais levé, et j'ai réalisé que, putain, décidément, je ne ferai pas long feu dans cette vie. »
Duno & Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:10:34 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (2) | Permaliens
Le Cercle Pan! propose le finissage de l'exposition PAN! DIMANCHE 012 qu'il organisait avec l'association artistique Point Rouge et le curateur Samuel Le Coeur. Et ceci à partir de... Vers 19h le dimanche 13 juillet 08 à la maison Cercle Pan! (45 rue du Fbg du Temple, Paris 10) à partir de 20h, dirons nous. Le 13 juillet, il y a des feux d'artifice fusent, les pétards ne cessent, les chiens ont peur, aboient, ainsi que les enfants, les anciens tressautent, la police veille puis intervient quand le vin a rincé les pompiers qui finissent par danser à coups de poings dans les bals de merde qu'ils organisent, non aux pompiers, oui aux fumeurs ! Publié par hirsute à 19:32:58 dans Infos cul-ture | Commentaires (1) | Permaliens
Vous aimez la poésie? Vous aimez la poésie? Je sais pas. Je lis pas beaucoup. Je crois pas que la poésie soit ma tasse de thé. J'ai rêvé un jour de Dieu. C'était un moment où tout allait bien. Il avait l'air d'un vilain p'tit bonhomme... Que personne ne l'a jamais été. Sous un mètre de neige! Ce sont ses cicatrices! Et si elle a pris l'avion. Vous ne m'avez pas écouté. Je ne sais pas quelles sont les habitudes à Los Angelès.
Je ne serai vraiment jamais là. Je serai toujours assis juste derrière toi. Mais tu ne me verras pas. Peut-être je me branlerai, je jouerai aux dés, un peu au poker. Je regarderai aussi le ciel et la sueur. J'ferai des petits massages pétillons aux boules de cuir qu'on appelle Ton Cul. On fera des bisous milliers, on essaiera aussi de suer ensemble dans l'souk de nos rêves han,... Patrice tu es un jeune français de trente... ans... J'suis un anglais d'soixante l'an qui bande encore, pas menu, costaud... L'Europe. On est l'Europe. L'union. Je ne m'inquiète pas pour toi. J'ai des couches sans marque et des vins épais à te faire goûter. Il est seul. Mais je le surveille. T'es un petit merdeux français Patrice. Un noir beau comme l'fromage qui pue mélangé au délicieux vin qu'on paie cher euh chez nous. T'as le bambou raide Patrice. Tes implants mamaires sont malaxés par mes mains qui ont tenu délicieux le volant d'une bagnole le monde entier avec.
T'es comme un funk sensuel pour moi Patrice. T'as les mains caleuses qui glissent facilement sur le creu de mon dos pourri pas la skoliose... ça sent l'verni de femme sur tes gros ongles d'homme ouvrier...
Les femmes ont un fétiche, et ce sont les odeurs...
Tu as les faux seins dont je rêve, tu es l'escalator d'mon centre commercial, hue han, d'ma ville volée moche d'banlieue...
C'est à Polo de m'enquiller une grosse baffe dans la gueule... Je te cracherai comme la mer à boire... Tu verras. Tu sentiras.
Mon Usine, la suite...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:40:58 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
C'est l'Europe qui portait la culotte... Polo ne s'endort pas. Je viens de lui mettre une belle mandale dans la gueule. « Oh t'es fou toi ou quoi ?! » Je lui réponds : « Tu t'endormais l'portos, j'viens de te sauver la mise, la vie, l'existence... t'es pas prêt de dis paraître dans les bras de Morphée, tu vas morfler encore l'portos dans c'monde de con... Là, juste au bord de la cuvette à merde. »
Les émanations de merde et d'essence sont enivrantes. Je traine dans la fiction et y largue ce que je veux. Je veux sortir de là. La maison est à deux pas de nous, mais nous campons là. L'impression d'être morts, d'avoir à nous réveiller dans l'bras de « l'humiliant », cette sorte de pinard invisible que les époques passées nous ont habitué à boire. Voire à accepter. Tuer le temps encore en nous shootant fumeux aux gaz poubelles et d'échappement. « L'portos ! Oh Polo ! Merde ! On est reclus là, on s'y est jeté de nouveau sur les genoux puants... » Il dit, « tu dis quoi là ? ».
Quand Malik posait sa main sur ma cuisse, j'avis des frissons. On n'avait pas les mêmes jeux au début des années 80, cloîtrés dans nos Ardennes merdiques. On se postait, accroupis le long d'une rigole courant le long d'un trottoir et on y faisait flotter, couler parfois, des brindilles-navires, des bout d'bois-bateaux... On avait ça et notre imaginaire puissant pour s'amuser, se transporter dans des mondes ailleurs. Avant de s'embrasser goulument dans les ronces et ressortir en courant de là-dedans en faisant mine de rien. Pas trop de télé à ce moment-là. La télé était l'amie-ennemie encore. Quelque chose de ce genre-là, avant que la France comme tout l'Occident, le reste du monde, ne sombre dans le pathétique des écrans partout, des images, des films, des clips des pubs, des infos choc... Les idéologies noyées... Dans le flux de pixels incessant qui, sans pitié, énucléait les plus vigilants...
Tu avais le jeu des pétards qu'on balançait à la gueule des passants, surtout les chétifs, les minables, les petits. On riait après avoir détalés, courageux froussards que nous étions... Etions.
Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:47:34 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLE PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLE PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!
Bon alors le mec offre Gaz de France à ses potes à ses potes milliardaires, donne la pub à ses potes milliardaires, renforce les lois anti-immigration européennes, va malaxer ses couilles à Pékin, y trempe le gland dans les nouilles... Derrière les murs...
"On est sur la cuve à humer la merde, la chiasse, ce mélange de pétrole ultra-fluide, de merde, de vomi et autres matières organiques moisies, pourries, rongées par l'essence. Polo semble mourir luttant encore les yeux ouverts. Ils disaient tous que les mecs qui se battaient dans des guerillas n'étaient que d'horribles monstres. Ils ne réfléchissaient pas les français de cette époque-là. Ils offraient leurs dirigeants, leurs soupes à milliards... On voyait s'éroder les classes moyennes, au bénéfice des classes populaires, pauvres, zonant dans des jobs mal payés, à l'écart des lois de protections des salariés, ... C'était ça ou zéro revenus. A cette époque-là, il existait encore des systèmes solidaires, des systèmes collectifs organisés par des "partenaires" sociaux. Ceux qui possédaient, les classes moyenneux et les bourgeois votaient "sécurité", performance économique et libéralisation. Pour faire voter en ce sens ces cons de pauvres ou de miteux besogneux des quartiers qu'ils ne fréquentaient jamais, ils injectaient des milliards dans la communication, avaient la mainmise sur les télévisions, les radios... Oui, c'était la France des années 2000. Les opposants à cette logique de pute collective, étaient inaudibles, écrasés dans la multitude des blogs, sites, myspace, youtube, ... Inaudibles, plongés dans les voix-millions d'autres opposants connectés au réseau internet mondial... Il n'existait plus aucune possibilité de transmettre les vertiges de pensées-autres...
Polo dégueule encore..."
Mon Usine, la suite... (Roman à achever)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 07:52:08 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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