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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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J'suis toujours la chose liée aux couilles à mon père... | 09 mai 2008

 

On se réveille vers onze heures, exceptionnellement... Tout le monde est parti, sauf les taches et la chaleur intenable sur la terrasse... La dalle de trucs façon petits cailloux liés les uns aux autres avec du béton tout subtil... Comme jouer au baby-foot dans un village vacances de Charente dans les années 80...

Se baiser dans la casbah, se lécher sur l'paillasson, glander dans une 205 sur la A86, l'pot d'échappement de mes pensées étouffées par cette chatte qui sentait mauvais...

Papa m'apporte un déca. Il a oublié l'Coca que je lui ai demandé.  J'suis à poil sur le matelas sale... Et ma queue molle sur la cuisse gauche, se relève un instant de la sueur engendrée par la chaleur... Avant de retomber, et de remercier dad, pincer un sucre et "sclofer" dans l'café noir chaud chiant pour la première gorgée. "Ta soeur elle..." Je lui fais l'bec de canard avec les doigts pour le faire taire...

J'ai l'visage impassible, du mec qui regarde la... télé... Simplement... Papa se penche au-dessus de mon entre-cuisses, dégage lentement mon sexe mollasson de mon boxer moulant noir, et y lance un coup d'langue experte... Je pense à des films de cul, pour essayer d'y croire, plus de trente-cinq secondes... Il y a évidemment la Bible posée sur une étagère vide, en face de mes yeux plein d'crottes d'yeux... et le soleil encore passant à travers les rideaux avant blancs devenus d'un gris clair... "J'veux pas papa, s'il te plait..." Il ne répond pas, et me prend en pleine bouche... "Arrête s'il te plait, j'pars demain..." Mon gras répandu sur le reste du matelas sale...

Et dans mes mains, une sorte de méduse... C'est une pensée... Dans mes mains... Gluante entre mes doigts dindon, ma capacité à l'mélanger l'soleil et l'goût de sa bouche experte et pleine d'alcool... Je rote... Et essaie de m'endormir, avant d'jouir...

Un homme clitoridien...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:00:54 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Où je range les paquets de viande papa? | 09 mai 2008

 

C'est en balançant la javel en rasade sur le sol qu'on parvient à niquer la crasse. Je remonte mon froc, j'allais dire, je remontre mon froc. Un jean Loïs comme on en fait plus la méga taille. On boit chacun une boîte de lait puis on se tient droit les mains sur les hanches fiers de notre travail. Le soleil cogne, a les poings durs qui frappe le dessus du crâne maintenant dégarni. On entend le gresillement des infos à la radio. Une bagnole, un 4x4 Chevrolet bombe sur la route droite direction une connerie à la Kerouac.

Le macadam, on se faufile les doigts les uns dans les autres. Je pose mes lèvres sur ses lèvres un peu moites et gluantes. "Je t'aime papa" j'dis en papillonnant d'la paupière comme une daronne fragile et amoureuse. Il pique. Rugueux. Mon oeil part à l'oblique et se pose le regard sur l'affiche des quatre mecs cagoulés du KKK. Mon dad et ses frères. Les cérémonies, et les nuits du dimanche au lundi où nous jouiions à balancer le feu et la peur dans les barraques des nègres.

"Ta soeur arrive ce soir. Elle va encore nous faire chier." Il dit ça avec une pointe de colère, de chagrin dans le grain de sa voix virile... 42 ans de clopes, de bière, de whisky et de sexe oral. On est à regarder, main dans la main, le désert plat qui s'étend rocaille jusqu'aux machoîres de loup méchant que forme les montagnes au loin. Le contre-jour et tout son tralala de trop beau à voir.

C'est à lui de saisir ma nuque et plonger sa langue chargée longue jusqu'à la gorge... Comme depuis l'enfance... Les premières fois...

La javel a séché.

La camionette rouillée rouille encore sur ses pneus lisses... On ne vend plus d'essence depuis belle lurette. On ne vend plus rien, mais on nettoie... On accueille aussi parfois ces nouveaux hippies, ces connards qui aiment la paix, qui aiment les couleurs, qui aiment l'art, et qui gagnent du fric, laissent crever le monde en faisant simplement des dons de dollars et des heures de bénévolat, de ci de là. On comprend pas ça... peut-être un peu quand on s'encule et qu'on se jouit dedans... Il y a tout juste quelques secondes où on transpire heureux l'gnangnan dans le creu de cerveau/la/queue soulagée...

Puis on se remet à l'ouvrage. On vaque à nos journées... "ça arrive souvent que des papas couchent avec leur fils tu sais?" ça me fait toujours une décharge de l'entendre dire ça. C'est comme si le sable, les graviers, la caillasse du désert entier se vidaient dans mon calbute. C'est beau. La poésie KKK d'un dad amoureux vraiment... J'ai 35 ans et du haut de mes 125 kilos, je me sens heureux...

Ma soeur arrive ce soir, je vais lui faire du choux rouge au vinaigre et aux lardons fumés. On boira du Cognac et de la Bud. On regardera un match de catch, et quand la nuit viendra, on regardera les étoiles ensemble, et...

Un homme clitoridien...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:31:42 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Adolf Hitler = Saddam Hussein = la Chine = les dictateurs africains = Fidel Castro = la junte birmane = les anti-capitalistes = les anarchistes... | 08 mai 2008

Ce site devient un espace de pleurnichard pathétique. Les textes s'enchaînent comme des merdes toutes plus liquides et infectes les unes que les autres.

C'est l'effet que produit l'arrivée des beaux jours chez moi. Mais le truc qui cloche, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'hiver digne de ce nom, avant ça. Les fusées ont transpercé la couche d'ozone me disait la grand-mère en retirant la peau de la surface du lait, avec une fourchette. "Tu veux manger la peau?" Oui je disais, et je la mangeais. J'avais des raisons de trembler, de flipper.

Avant qu'elle ne devienne folle, l'Irak de Saddam avait envahi le Koweit des fondamentalistes milliardaires. Elle avait peur. Les skuds de Hussein étaient censés avoir une portée de 4000 kilomètres ou 7000, 4000 je crois, et pouvaient donc s'abattre sur Nice. C'est ce qu'ils disaient au journal de TF1. Vas chercher dans les archives, tu trouveras. Des experts racontaient que si la france envoyait des troupes là-bas, le dictateur enverrait des missiles sur les Niçois... Le truc de folie. Du coup des millions de français, au mois des centaines de milliers étaient allés vider les stocks d'huile, de sucre, de farine, de sel... Comme en 40. Le mec était comparé à Hitler envahissant la Pologne. A Hitler gazant les juifs... Ma grand-mère, ça la projetait des décennies en arrière. On était au mois d'août, un vrai mois d'août de l'époque avec la chaleur et les orages... Les orages qui la figeaient de trouille, qui la rendait irrationnelle... Elle parlait des bombardements des allemands, des combats. Putain le trauma je me disais.

Tic tac de l'horloge énorme en bois. Puis le dong tous les quarts d'heure. Puis le nombre de dongs nécessaires toutes les heures. C'était ça qui me faisait flipper. Sa manie était d'acheter de l'huile, du sucre, du sel, etc. La presse rappelait que l'armée irakienne était la quatrième du monde avec des millions d'hommes, des armes de pointes vendues par les Etats-Unis et la France. La presse était déjà, et l'avait toujours été, et le sera toujours, la chienne du pouvoir...

Le pouvoir c'était les monarques, puis les bourgeois possesseurs de l'état puis les ultra-bourgeois propriétaires de multinationales, etc. La presse, c'est la bouche, la langue, les cordes vocales de ces connards. La grand-mère stockait tout dans la cave, et moi, du haut de mes 17 ans, je collectionnais les articles du journal l'Union, le journal populo de la région, avec ses chiens écrasés, sa rubrique nécrologique avec nous avons le regret de vous annoncer, les pages de mots fléchés, les cartes météo, les petites annonces payantes, les fêtes locales, les faits divers, les jeunes qui font chier, le vendeur de spiritueux, le sénateur qui a fait un discours à la fête des viocques, l'ouverture d'un nouveau magasin But, les encarts de pubs, l'encre qui colle au bout des doigts, les coquilles, les fautes de style, l'édito qu'on lit jamais, ... Je découpais les articles et les collais dans un cahier, que j'ai gardé. C'était bien. Contrairement à ce que disent les gens de gauche, il n'y a rien de grave à faire des effets d'annonce spectaculaire, des titres flippants, des accroches du type «à la veille d'une quatrième guerre mondiale »...

Ce qui fait que l'Homme est devenu l'enculé qu'il est, le maître de tout, jusqu'à s'en faire péter la panse et l'espérance de life, c'est parce qu'il ne réfléchit pas, il croit, il flippe, il voit l'avenir, et généralement en noir, très sombre, comme une ombre menaçante d'une main serrant couteau traversant le mur de la pièce et la tête de Nosferatu et tout le tralala... La peur, l'annonce de l'avenir comme un enfer promis, rend l'Homme, tout du moins les plus vaillants d'entre eux (et les mieux placés, avec le fric, le pouvoir, les bons réseaux, la chance qui sourit, la santé super, tout) capable de surmonter les obstacles. Il sait que ça va aller mal, et plutôt que de crever dans l'inextricable décadence économique, sociale et culturelle que cela entraîne, voilà qu'il surpasse, se dépasse, invente des trucs de malade, cesse d'être corvéable au quotidien et pousse ses ultimes forces, son intelligence pour se sortir du merdier dans lequel il s'est mis tout seul.

Dans le cas de ma grand-mère, en fin de vie, elle ne pouvait pas entrer dans ce schéma. Pour elle, il n'était pas question de retourner dans l'épaisse époque des guerres... Elle s'y refusait, ne s'en sentait plus la force. Elle faisait cuire ses petits biftecks, mijoter ses petits légumes du jardin, griller ses lardons dans le saindoux, etc. Elle faisait son ménage, regardait ses Chiffres et des Lettres, son journal, buvait eul'café avec ses voisins survivants, faisait ses courses au petit épicier, puis le boucher, puis le boulanger-pâtissier, puis la ferme pour les œufs et le lait... Elle ne pouvait pas supporter l'idée, à l'orée de sa vie, que ce con de monde de merde qui ne lui avait jamais demandé son avis, se remette à se pouiller dans une profusion d'obus, d'avions de chasse, de restrictions, etc.

Mon sadisme me poussait certains jours, tellement elle « psychotait », à lui dire « là on va vivre une nouvelle guerre mondiale là, pas le choix et les irakiens avec les arabes, tu verras, ils nous envahiront. Toute façon c'est normal, on a toujours abusé d'eux, alors ils veulent se venger. » Elle me disait de me taire et se remettait à ses taches quotidiennes... Elle devint folle, quelques mois plus tard. A la veille de l'invasion de l'Irak par la coalition des « alliés ». Sur la Cinq, Guillaume Durand, à grands renforts d'experts, d'hommes politiques et autres bêtises, annonçait la fin du monde, avec l'aplomb plan plan qu'on lui connait... On allait crever si on n'envoyait pas les troupes. On allait laisser prospérer un nouvel Hitler si l'on n'abattait pas le méchant... Plus de 70% des français, dans les sondages de merde, disaient soutenir l'intervention militaire... La presse la salope, unie avec les hommes de pouvoir nous vantait les frappes chirurgicales, la mise à disposition d'un arsenal infernal avec tous ces cons de militaires à subir, leurs formules toute faite, les héros putain les héros...

Finalement, tout ça permit de rendre le pétrole à l'occident, de faire couler des rivières de sang kurde et irakien, un brin occidental et israelien aussi, de plonger tout un peuple dans la famille, et un émirat dans la profusion... L'Occident avait permis à une dictature de milliardaires koweitiens de laisser accomplir leur tyrannique monarchique, en limousine ! Pas de problème. Des indiens, pakistanais, palestiniens, yéménites, et autres allaient, contre des salaires de merde (avec réquisition de passeport s'il vous plait !), reconstruire les centres commerciaux, les villas, les résidences, les routes de ses connards, ... Et nous de s'assurer un approvisionnement en pétrole pas cher, ... Et de tuer ma grand-mère qui perdit la tête, paniquée à l'idée que le méchant Saddam Hitler ne viennent déposer ses sunnites-ss dans le jardin ouvrier...

Je sais pas pourquoi j'ai écrit ça... Me ramollis sérieusement là.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 12:19:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Je mélange l'alcool et les médicaments, chaque soir, pour me sentir bien... | 07 mai 2008

 

J'ai déjà vu le zapping à midi durant la pause. La notice sur l'error survenue sur l'ordi, est en anglais, alors je n'y comprends rien. Le retour à l'underground est aussi un confort. J'aimerais me balader, cesser de roupiller la gueule sur une table à cause de ce poumon qui me fait un mal de chien. Bashung a un cancer des poumons, ce qui m'empêche d'écouter son nouvel album sereinement. Qu'est-ce que tu fais le mercredi? Tu gardes tes gosses? Tu bosses? Tu croupis au soleil? Moi j'accepte les mauvaises nouvelles... Je finirai jamais... J'ai niqué le bouchon d'la bouteille à vinasse en essayant de la déboucher que veux-tu que je fasse avec une bouteille bouchée... Après avoir mélangé. Je fais mon underground. Je tire sur la peau de mon gland en regardant des sites avec des mecs qui se tranchent l'épiderme... M'ont mis des taches d'herpès sur la peau du corps. Et m'ont obligé à essayer de faire des trucs bien. Mais je fais rien... Par exemple, j'ai plus de ton, plus de rythme. On dirait pas moi qui écrit là. On dirait plus moi...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:01:32 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

ça calme et ça fend. Talkie-walkie d'keuf qui grésille en bas... | 07 mai 2008

 

Martin, prénom un peu commun pour un type qui ne l'est pas. Qui écrit si mal cependant et qui pense que lire Marc Levy, c'est une démarche intellectuelle crédible j'dis trop crédible comme mot comme un ex pert. Les experts, les statisticiens, les consultants, les référants, les coachs, les managers, les han han han. J'en ai marre de lire Chronicart. Trop difficile d'accepter dans le même bois transformé en papier, des articles sur les mangas, des interviews de philosophes de toutes les espèces, une revue de blog et des chroniques de disques électroniques... Y en a qui vont se barrer quatre jours en jouant les plaintifs à leur retour: "Oh c'est passé trop vite! On était dans le Perigord, faisait beau, mais on s'est tapé des bouchons monstrueux au retour." Baiser dans la voiture au retour. Dans les chiottes d'Autogrill? Et des choses de ce genre. Eviter Martin, ne pas acheter Chronicart et détester le Périgord à la place de.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 08:20:43 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

Bibliographie

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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