Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Je suis complètement ramolli devant la longue table pleine de bouffe de luxe. Je chope un mini-fraisier qui se trouve être succulent sa mère, bien que je me sente plus à l'aise en homme invisible. On m'a appelé pour travailler à l'Elysée pour les six mois prochains. C'est aussi pour ça que je suis un peu plus absent du site et du collectif Hirsute. J'ai été contacté afin de monter des soirées trash-anarchistes underground pour le compte de la Présidence de la République. Le conseiller Duval qui est en charge de mon embauche, de mon dossier, de mon profil et de mon positionnement dans l'équipe, m'a bien précisé que ceci constituait une opportunité de carrière, et une façon, pour moi de ne pas me faire épingler par les autorités.
J'ai bouffé une religieuse et une tranchante de pain croustillant à la mie alvéolée à souhait. Duval a ajouté que je ne devais parler de ce projet à qui que ce soit. Pour ce week-end, je suis libéré de mes obligations. J'ai quitté mon bureau étroit de l'Elysée et suis rentré chez moi en RER. RER A et ses odeurs de sueurs... Et moi de me frotter aux passagers entassés... Héhé... Mon psoriasis et ma teigne répandus sur mes bras que je frottais sur la peau des autres... Contamination.
On m'a appelé à la mi-avril. Une voix caverneuse dans le téléphone, un homo au timbre de Constantin-l'acteur, m'expliqua qu'il avait récupéré mon portable, que je devais retirer ma déclaration de perte, que je devais me pointer à l'Elysée, dans son bureau, pour faire le nécessaire, pour m'éviter des problèmes.
J'ai cru à un canular de lecteurs, comme j'ai eu à en subir depuis des mois, mais j'ai compris que c'était une affaire tout à fait sérieuse, hum, douce sur ma peau dégueulassée par les champignons et autres lésions, quand deux gendarmes sont venus me chercher directement dans mon HLM. Rélkélélé, l'envie de chier de trouille. J'ai fait quoi, qu'est-ce qu'ils me veulent ces putasses de fliqueux.
Cap vers l'Elysée, toutes sirènes sa mère hurlantes...
Ma peau visage luisante, les pensées pesantes, j'étais extirpé comme une daube de l'écriture de ce texte avec le fils baisant avec son père l'ébauche un choix qui en a choqué plus d'un, nan nan nan! J'veux pas. J'avais l'impression d'être dans une marmite de glaviots, un cauchemar, avec ces gendarmes silencieux. Les essieux crissant et la mollesse de la banquette arrière de cette Ford Sierra break de gendarmeux... han han envie de lait entier.
L'Elysée, je savais même pas où c'était vraiment. Me balade jamais dans le Paris des bourges encore que y a presque plus que ça dans tous les coins de cette ville capitale de merde le contraste avec le reste du monde le mien la banlieue et mes voyages putain en Modus à travers la france c'est trop cher les carburants tant mieux fini les bouchons de beaufs de tous les ans. Han han.
On m'a trimballé dans des couloirs. J'ai vaguement aperçu l'ennemi Sarko se ruer en baskets dans les jardins de cette merdique batisse asshole... Hue l'président.
Je me demandais pourquoi la Vérol était ainsi encadrée par le sommet d'un Etat sur lequel je chie, je crache! Avec mes vieilles pompes noires, mon tee shirt couvre gros bide et mon jean Célio à la con, j'entrais dans le bureau de la pédale Duval, conseiller s'il te plait du président la République. "Asseyez-vous j'vous en prie". Putain le siège mou sous le cul. Les mains moites. Je veux retourner devant mon ordi pour écrire, ne pas cesser d'écrire, bidouiller un texte qu'un lecteur viendra flinguer avec sa haine han han la haine "toutes les tâches de mon quartier font du smeurf dans l'escalier" hue!
"Monsieur Vérol, vous êtes ici parce que nous avons besoin de votre talent. Je ne vous cacherai pas que le Président de la République n'a que de la répugnance pour vos écrits et vos provocations perpétuelles. Mais monsieur Sarkozy n'a pas choisi d'agir à contresens de ce que vous faites. Vous l'insultez, soit. Vous ne cessez de le provoquer, et cela provoque certains remous. Vous risquez des années de prison pour les propos dont vous usez pour salir son image et manquer de respect pour sa fonction. Je passe. Nous voudrions bénéficier de votre capacité à sentir l'underground, à porter un public de marginaux, d'anarchistes. Nous voudrions que vous mettiez votre sulfureuse réputation au service de l'Etat, et particulièrement de l'Elysée. Nous avons pour projet de monter des nuits trashs. Et c'est vous qui vous en occuperez. Pour cela, vous disposez de gros crédits, d'un salaire très important, de deux assistants et d'un bureau tout équipé pour vous exécuter."
J'ai accepté. Et je suis allé bouffer des trucs délicieux au buffet organisé en l'honneur de je ne sais quelle diplomatie. T'es là-dedans. T'es plus Vérol. T'es trop bien. T'en n'a plus rien à foutre de la misère... T'imagine pas les idées qui ont couru dans ma gueule. Des soirées BDSM financées par l'Elysée, des concerts ultra-anarchistes avec les euros de contribuables... Mieux encore que les journées internationales du Chaos que j'avais mises en place, il y a quelques années, avec le collectif Hirsute... Un pied! Et alcool à volonté. Cocaïne aussi. Dans mon bureau, à moi... La semaine j'écris mes textes anti-France-la-Connasse dans l'antre de la Répoublique le sacro-saint suaire d'la présidence sa mère! Pour plein de thunes! Je chie je chie je vomis sur le truc DANS LEQUEL je taffe pour quelques mois...
La semaine prochaine, l'président va me rendre visite m'a dit l'DUval... On va bien s'marrer. han!
A suivre...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:08:57 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Oh!!! Par la saint cul de Mahomet! Tant de propositions indécentes Excitent mon Ego et branlent ma morale! M'identifier? Je n'en vois pas l'intérêt étant donné que vous même vous vous masquez derrière un pseudonyme ridicule. Poursuivons donc en parfaite égalité avec nos masques respectifs ce petit débat dionysiaque. Serait ce de la frustration mon pitoyable ami? Votre colère me surprend et tel un Candide renommé, mes yeux roulent et suintent de la plus délicate des humeurs à la lecture de vos Maux. Votre colère semble mal dirigé. Je ne suis rien de plus qu'un de vos lecteurs assidu. Je souhaite tant lécher votre divin cul bordé de poésie ordurière que ma langue en frétille de plaisir, que le sperme dont vous parlez tant, me goutte aux lèvres. En temps que Fan, j'applique vos enseignement et désespérément je ne désire que vous déplaire. Monsieur de la Vérole, vous semblez si apte à délivrer insultes et conseils pitoyables, offrez moi vos secrets! Apprenez moi à être aussi inapte de la plume et aussi méprisable que vous! Je le souhaite tant!
La lecture de votre livre que j'ai débuté m'a apporté tant de réconfort...Tant de vertiges, tant de douceur... Rassuré que je suis désormais face à une telle pauvreté littéraire et intellectuelle. Je pensais réellement que cela n'était plus possible. Pour ce qui est de ma "bouse", je puis vous l'envoyer par la poste avec un petit ruban rose de circonstance, ou peut être préférez vous que j'use d'un Mail? Si vous vous préoccupez tant de mes écritures fécalo-vérolesques, je m'engage à vous les joindre avec la sourire. Toutefois, afin que le jeu soit complet, engagez vous à les publier ici! Oh!!! Monsieur le Marquis deviendra une étoile! une merveilleuse étoile dans votre nébuleuse littéraire! Pour ce qui est, revenons en voulez vous bien, de vos attaques envers ma personne. Je ne suis nullement un planqué, ou du moins autant que vous mon seigneur, et je ne suis pas ingénieur de la langue française mais seulement ouvrier dans l'usine qui publie vos ouvrages Monsieur Vérole... étant donné que j'ai tenu en mes mains nombres de vos déjections reliée, je vous prierai de bien vouloir m'accorder la gentillesse d'un mépris bien plus agréable. J'attends de vos nouvelles avec l'impatience d'un éjaculateur précoce Monsieur de la Vérole.
Le Marquis de Sartre.
Se procurer les Derniers Cow-boys français ici
Publié par hirsute à 12:05:52 dans Le marquis de Sartre | Commentaires (1) | Permaliens
Se procurer le roman ici
Certains d'entre vous connaissent peut-être déjà Andy verol ( http://andy-verol.blogg.org/ ) puisqu'il sévit énormément sur le web. Il fait partie du collectif Hirsute. Hirsute, c'est une nébuleuse littéraire sur Internet, un collectif qui s'est dissous, reconstitué, agrandit, diminué...
Hirsute :« C'est une nébuleuse très floue, très étendue qui touche des poètes amateurs, des errants Internet, des scribouillards énervés, etc. De tout. Vraiment. Je garde l'appellation Hirsute sur mon site parce que chacun peut venir y vomir, y crier, y gueuler. Des souffrances sont exprimées, des illuminés parlent, des tarés, des dépressifs, des gens décalés, ... Toute la frange du monde qui me plait... Je ne suis pas le chef, ni le leader, ni le directeur de publication. Je mets en ligne un tas de choses, parfois sans corriger... »
Sur son blog, il vous invite à : « plonger dans (m)a littérature de qualité aléatoire, imbibée de contradictions, mais qui n'est autre qu'une quête... Nier le monde, déformer les idées reçues, emmerder tout, tout le temps, éternellement, merde ! Je m'y engage solennellement devant vous, quidams affamés ! ».
La suite ici
Publié par hirsute à 21:27:36 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) | Permaliens
Se procurer le roman ici
> Hello Andy
>
> Bon , je vais pas te dire que je suis fan , tu le sais déjà , fan discrète et timide ( pas toujours ) mais sérieusement accro à ce qui se passe dans l'univers hirsute ( heu pas toujours non plus vu que des fois ça part un peu en live et, là je n'arrive plus à suivre)
> Suis allé fouiner partout , en vilaine voyeuse abusive et avide que je suis de lectures-émotions-passions-violence-à fleur de peau , j'y retrouve une rage qui me rassure.
> Et depuis , je ne sais pas trop quand en fait , je me suis familiarisée avec un style, un mouvement dans lequel je me retrouve par bribes , en désordre .
>
> Je suis à fond dans ton bouquin , j'en ai bouffé la moitié d'une traite , j'ai retrouvé des quartiers d'une époque parisienne ( suis parisienne exilée , la République m'a vu naître) une ambiance , j'ai souris en lisant la voix rauque de Justine , je crois que j'ai la même , mais bref à part ces détails égo centristes , je suis prise dans un vrai tourbillon , un bordel qui crispe les boyaux , qui coupe le souffle ... et puis je crois que si j'avais lu cette histoire sans que l'on me donne le nom de l'auteur , aujourd'hui, j'aurai de suite su que c'était du Vérol , of course !
>
> Ravie de te lire ... manque la dédicace ;))
>
> Lilith
Publié par hirsute à 19:12:48 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) | Permaliens
Ben non, pas cette année... L'adaptation des "Derniers Cow-boys français" n'a même pas ta mère qui est cinéaste... Je me transforme en Vérol. Vraiment. Des lésions sur tout le corps... Je te ferai une photo... J'aurais du aller à Cannes cette année, pour déverser mon sperme frelaté par ce virus, dans les gorges sèches des putes qui gueulent derrière les barrières, histoire de choper un regard, un sourire d'une star qu'on connait même pas son nom... Tu l'crois toi? Mon roman est au Top 50 des ventes de polars depuis une semaine... Et tout le monde s'en branle. Moi ça me donne envie d'être capitaliste, aimer la police, les producteurs de pétrole, les banquiers, Coluche et les pavillons d'banlieue...
Dire des conneries.... Plus un rond... La maladie qui couvre mon corps et l'emploi du temps qui se limite à l'odeur des sueurs et des haleines des neuneus d'français qui chopent un salaire pour faire les décos de leurs maisons... Me suis cassé la gueule à vélo, pété l'avant-bras et cessé de jouir, trop inquiet qu'est ce que je raconte là non je re les flans fluide j'essaie de faire en sorte que mon regard fasse flipper le passant que je croise... Réduction sur la boîte en bois direction l'terreau... Vous le saviez... Vous auriez du le savoir.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:54:21 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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