Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Bon hier, j'ai recopié ce texte de folie de mon frère. Je vois surtout qu'il se sentait seul malgré le succès de son groupe. Il était seul, pire isolé. Duno avait un regard perçant, percutant, en tout cas sans concession sur le monde qui l'entourait. Ce texte (daté d'août 1993) est tiré d'un carnet bleu non numéroté:
Ça m'a donné un coup de fouet. Patrice, je lui parlais pas avant cette expédition. Pendant les tournée du groupe, il y a un tas de personnes qui gravitent autour de nous sans que nous sachions vraiment qui ils sont. On te donne à bouffer en se présentant.
« Salut j'm'appelle Jérémie, c'est moi qui te sert tes pâtes ce soir. J'adore c'que tu fais. T'es un pur, un destroy, tu déchires. »
Et Patrice, c'est juste le frère du manager. Il a une tête de rouquin. Je fais partie de ces cons qui pensent les rouquins ça pue de la tête. Dans mon intérieur de con, je sens qu'ils puent, et que leur rousseur est un défaut de la nature insupportable. Ça ne vient pas de moi toutes ces conneries. C'est le fait d'une éducation. Quand j'avais 12 ans, j'étais dans une famille d'accueil. Jeanne et Bernard, les pires beaufs de la planète, gentil et tout à qui on confiait des gosses à gogo. J'étais le énième à être recueilli chez eux. Doux, aimants, délicieux. Jeanne c'était une fausse maman. J'aimais regarder ses énormes nibards et me caresser ma jeune bite derrière la toile cirée. Elle avait de gros mamelons, des aréoles aussi larges que le vaisseau-mère de la série « V » (comme vulve argh on disait avec les potos du bahut). Des ballons à jute. Sans avoir jamais vu un seul film de cul, à cet âge-là, j'avais déjà compris l'intérêt jubilatoire qu'il y aurait à juter sur ses nibards pleins de lait... La jute blanche sur la toile jaune zip ripait flan ! et dégoulinait rebelote sur la cuisse. J'ai éjac dès l'âge de 12 ans. Quand je faisais ça, je gueulais dans ma tête « MAMAN SALOPE T'ES BONNE ».
Bref Jeanne et Bernard, c'était aussi des racistes. Des bons français racistes. Mais contrairement à ce que disent les immigrés ou les enfants d'immigrés ou les gauchistes, le racisme de ces vieux français n'étaient pas pire que celui des anti-racistes qui parlent avec une haine et un mépris inégalable des « fachos ». Qui l'est ? Qui ne l'est pas ? Je prédis que dans quelques années, les « universalistes », les « humanistes », les « droit-de-l'hommistes » diront des anti-cléricaux, des anarchistes anti-religieux, des athés anti-mollah anti-curetons anti-moines bouddhistes et autres, que ce sont des gens intolérants pour la religion et la foi des autres, qu'ils sont dangereux, voir racistes, extrémistes et radicaux. Retour à la case départ. Dans quelques années, lorsque nous serons dans les années de l'après-an 2000, le XXIème siècle deviendra religieux, spirituel, et donc, primitifs, archaïques malfaisant. Croire en un dieu est une chose. Se soumettre individuellement, à la rigueur. Mais ça n'est jamais un choix personnel, et bien un conditionnement culturel pitoyable, le moyen le plus efficace que les puissants aient trouvé pour assujettir les masses. Bernard était donc raciste, infecte dans le style, mais pas pire que tous ceux qui veulent construire des églises, des mosquées, des synagogues et des temples protestants ou bouddhistes sur le territoire de la France, gros pays qui n'a eu qu'un mérite : celui de mettre des gros coups de boule, de bite, de pieds dans le fion puant des religions... Je m'embarque dans un merdier de pensées là.
Donc le groupe, et surtout moi, je bouffe à part, avant chaque concert. Je suis semi-bourré, c'est-à-dire que je plafonne ma conso de stups et d'alcool. Parfois j'enfile une lycéenne bénévole qui est venue pour aider. C'est comme ça que j'ai baisé Isa, une jeune fille de 16 ans qui faisait super mal les nouilles mais gravement bien les pipes. Je me disais « putain qu'elle pompe bien la petite ». Et quand je lui ai giclé dans la gueule, j'ai lâché d'un flan : « C'est ton gentil papa qui t'a appris à faire ça ? » L'a pas osé me gifler la petite, mais j'ose imaginer que dans quelques mois elle demandera à son boyfriend lambda de lui baffer la gueule avec son gland gluant. Guerre.
Patrice passait et repassait devant moi. Je disais au manager ce qu'il foutait là, mais l'autre faisait celui qui n'avait jamais le temps de répondre. Notre groupe, c'est ça. On paye des gars à faire on ne sait quoi, on ne sait où, et tout le monde, surtout la maison de disque et le manager, nous disent que c'est normal t'inquiète pas on s'occupe de tout.
Alors je lui ai dit que tant qu'à faire, je voulais que le Patrice devienne mon chauffeur perso pour aller en Ukraine. Ça lui ferait les pieds, et je pourrais m'enfiler des autostoppeuses sur la banquette arrière.
Bagnole pleine donc. Et c'est alors qu'une trisomique de vingt ans à peine, s'est ruée sur moi en gueulant : « J't'aime Duno, t'es mon chanteur préféré réré... » Oh putain.
A suivre...
Duno & Andy Vérol
Publié par hirsute à 07:54:55 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (0) | Permaliens
Ceci dit j'ai pas l'choix, alors je prend... J'la prend...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:17:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Ça n'a jamais été mon truc vos conneries de VIP/star/vedette blah blah blah... Je passe le périph pour m'engouffrer dans les bras bourgeois de Paris pour businesser pas baiser. Ici c'est banlieue, c'est mieux, c'est mort, ça ment pas, ça le fait pas. J'écris mal en ce moment. J'aime pas les pétasses belles que je trouve pas belles qui ouvrent les portes m'empaffent un « oh salut c'est pourquoi » dans la gueule. J'en suis pas à écouter l'zouk cochon des bourges socialos, j'regarde pas les 4x4, pas plus que les Vélibs. J'vais pas la capitale l'ami. J'vais dans mon trou, j'reste dans mon trou. Le trou béant de mon monde. Ma banlieue pékinoise à la française, ici à la çaisfran, Cergy ça ment pas, ça roupille, ça bouchonne pas, ça racaille un peu et ça beauf à mort. Dans les pubs y a l'ambiance pourrave. Viré de tous les pubs, tous les bars, j'erre comme un con sur les grands boulevards qui puent, les flics qui passent sur le qui-vive, z'ont mis des noirs dans la police, ça doit faire passer mieux les coups. J'aime pas la Capitale, ça pue, ça prétend, ça han han la bite molle dans l'hole moitié sec, ça met des trucs pour faire style cool, ça montre sa ganache à chier dans les soirées à shit cher... Je regarde des vidéos de bastons de rue, des mecs qui s'explosent les os le cartilage ça m'excite pas que les films de cul , les films de baston de rue, j'aime bien, comme les mecs pulvérisés par des sniper leurs têtes en steak la viande de leur corps dans la poussière. J'aime pas me fais chier, je pense à la guerre. J'ai envie de guerre. Que ça pète que ça détruise tout que tous mes proches crèvent explosés la cervelle viande dans la poussière surgit du macadam éclaté. J'aimais manger de la cervelle quand j'étais petit. J'aime pas qu'on m'ouvre avec une tronche de bombasse actrice ou mannequin « salu-eee qui es tu-eeee ? Tu viens vouarrre qui ? » Merde, je suis dans Paris pour le business, ou me balader seul, picoler à mort, enregistrer les voix des bourges de gauche parisiens et les foutre en boucle sur mon site de crevard avec des images de baston de rue de la bonne zic façon Dubstep qui claque qui pue pas la bourgeoise du bon la sueur de banlieue le mauvais esprit la tension des relations le côté pas fun de rien jamais jamais jamais...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:01:02 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Non en fait on s'en branle des JO, du Tibet, de la guerre en Géorgie ou encore la récession économique. L'essentiel, c'est ma connexion internet qui fonctionne bien, ma vaisselle qui est faite, les pompes cirées, la possibilité de gagner du fric en revendant des clopes de contrebande. On s'en fout maintenant du Darfour, y z'en parlent plus, alors on s'en branle. La bande de Gaza, c'est pareil. L'important, c'est la sécu qui couvre mes frais médicaux, la retraite qui me garantie des croisières rigolotes. L'important, c'est de trouver un film de cul avec des filles judokas bien mastos qui se gouinent sur un tatami. C'est important aussi d'en trouver un avec des nageurs qui bourrinent des gymnastes sur des barres asymétriques... Me lancer dans ce business. Les films de boules spécial JO! MAis aussi les films porno special Géorgie (Y a un état du même nom aux US, paraît que les russes y mettraient pas les pieds-petons-petit-patapon ASSHOLE). L'important c'est de ne surtout pas dire que tout ça est du au pouvoir, à l'accumulation de tous les pouvoirs entre les mains d'une grosse bande de crevards... On pense oui, on envisage d'élaguer chez les riches, en réinstaurant le terrorisme salvateur. Couper la gueule d'un système pour qu'il croule. Essayer de faire des films de boules avec des chefs d'état qui se font enculer par des black blocs carrément bandés à mort...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 07:54:43 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
On avait rempli la voiture. La voiture était remplie. Pleine de mes valises. J'avais pensé à tout. Il ne fallait pas oublier. Ne rien oublier. Patrice me faisait chier: " Tu peux pas prendre ça. Franchement. ça blinde la bagnole. On le fera expédier par avion le reste, fais pas chier Duno."
J'ai dit "non". J'étais en boucle dans le boudin de mes pensées. Ne pas hésiter à lâcher des formules. Je brûlais d'arriver. France - Ukraine en voiture, c'était absolument abusé. Mais j'avais pas envie de l'avion. J'avais envie de me faire mal, d'arriver chez les ukrainiens sur les genoux. C'était un beau projet. Patrice, c'est le frère de notre manager. C'était lui le chéquier, l'approvisionnement, les nuits au volant, le punching-ball. Il allait morfler. J'en étais intimiment persuadé.
A suivre...
Duno
Publié par hirsute à 08:06:10 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (1) | Permaliens
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