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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.

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Les friches culturelles | 31 mars 2012

dès sa naissance, la société industrielle parjura la nature et ses vies grouillantes... LE mot friche fut peu à peu assimilé au mot industriel, faisant oublier à tous, son sens initial...

L. Houssam

Publié par hirsute à 20:13:29 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

La place croissante des religions dans la société | 31 mars 2012

Afin d'assurer la sécurité des clients de Mon Usine, j'ai condamné l'ouverture des fenêtres du premier au dernier étage sur l'ensemble du site. Il s'agit essentiellement de prévenir les vols, bien sûr, mais aussi les suicides. J'y ai longuement réfléchi. Non que j'ai la moindre compassion pour ceux qui se balancent dans le vide, disons plutôt que je ne veux pas ternir l’image de Mon Usine. Les produits innovants procurent un plaisir décuplé mais aussi, dans une grande majorité des cas, des troubles du comportement pouvant mener à la dépression, la folie et même la mort. Mon objectif est de faire en sorte que les clients aillent vivre ces effets secondaires en dehors de mes murs. Il est difficile pour moi de dire si je suis à l’initiative des nouveaux produits ou s’il y a cette équipe de chercheurs que je ne vois jamais qui invente toutes ces choses. Quoiqu’il en soit, je valide tout ce qui peut, de près ou de loin, créer une émulation, auprès des plus curieux et des plus aventuriers dans un premier temps. Auparavant, l’invention de la voiture, des armes à feu, des micro-ordinateurs, des téléphones, d’Internet, de l’écriture, des religions, des stars de cinéma, des machines à café à dosettes, des régimes alimentaires, ou même de la démocratie ou encore des vacances, a inexorablement modifié les individus, provoquant chez eux, mais aussi collectivement, une forme de mutation entrainant des complications de plus en plus grandes : individualisme, quête du bonheur impossible, état dépressif permanent, désir d’oisiveté, recherche chronique de dépendances diverses. Tant qu’une innovation ou une création reste aux mains du démiurge, cela n’a aucune incidence sur les Hommes. Mais lorsque celui-ci décide enfin de la diffusion de son produit (à compter de la seconde moitié du XXème siècle, le commerce, la communication et l’information sont devenus les meilleurs vecteurs pour la propagation des créations), il peut tout aussi bien se planter et rester à l’état de fœtus, ou bien devenir une véritable pandémie déstructurant l’ensemble des sociétés. Les pionniers du Monde global industrialisé bénéficiaient d’une concurrence relativement faible, si bien qu’ils ont généré les grandes dynasties dirigeantes pour des décennies. La mondialisation, en tant qu’idéologie politique dominante, a  eu pour conséquence de « marchandiser » toutes les initiatives. Des fondamentalistes aux anarchistes, en passant par les rebelles, abstentionnistes, collaborateurs de régimes autoritaires, délinquants, mafieux, sectaires et autres combattants du « système », tous ont finalement opté pour la commercialisation, la communication et l’information, les trois piliers pour une meilleure propagation de la « bonne parole », avec comme pour la vente massive d’un style musical infantilisant tel que la variété, la pop ou encore les genres rebelles de l’époque tels que le Hip-Hop ou le Hard-Rock, le désir d’imposer sa vision contre celle des autres. La crise ne fut pas tant financière que psychologique. L’offre était diverse, permanente, grouillante. Chaque individu, où qu’il se trouva sur la Planète, et s’il avait assez de moyens pour accéder au statut tant envié de « personne de classe moyenne », piochait dans ce supermarché mondial pour se créer un être, une existence. Des extrémistes anticapitalistes arboraient des tennis Adidas, mais aussi des barbus fondamentalistes circulaient dans de ravissantes BMW ou des 4x4 Toyota. L’un des effets secondaires de la mise sur le marché d’un produit innovant, était de contraindre chacun à se dissocier de lui-même pour finalement sombrer dans une forme de schizophrénie légère dans le meilleur des cas. La seule richesse produite par l’Homme fut l’innovation technique, technologique… Dans celle-ci, il était possible d’y injecter n’importe quel « produit ». On pouvait vendre des opinions sous forme de sondages qui exaltaient tous les citoyens d’une démocratie (en bien ou en mal), et qu’on le veuille ou non, la pénétration du marché dans toutes les couches de viande d’un être était inexorable… Mon Usine produit et commercialise le meilleur. A la boutique des libertés, nous offrons une panoplie de livres alternatifs mais aussi des produits révolutionnaires. Le dernier en date est sorti de ma tête à la suite d’une nouvelle injection dans le cul de la main de Dieu. Mari-Lyne, tortillant de la fesse, déposa un jour un magazine de vulgarisation scientifique sur mon bureau. En couverture, un titre accrocheur : « La foi prouvée scientifiquement ». Dans le long dossier, il y avait tous les rappels historiques, la « genèse » de la foi mais aussi les résultats d’une batterie d’expériences faites par des scientifiques américains, australiens, japonais, brésiliens et anglais. Tout ce petit monde avait réussi à prouver qu’une zone du cerveau était particulièrement active lors des actes de foi, quand l’individu s’en remettait à Dieu. Cette zone n’était active que pour ce motif-là, restant éteinte quand la personne était accaparée par autre chose, ou quand celle-ci n’était pas pourvue de la moindre croyance en quelque divinité que ce soit. L’étude avait été faite auprès de milliers de cobayes : des citoyens lambda, des prisonniers salafistes, des prêtres, des évangélistes mais aussi des laïcs antireligieux. Ce fut passionnant. Je restai calme et serein durant plusieurs mois, réduisant ma consommation de pilules et autres substituts de conscience. Ma vie de huit mètres carrés capitonnées était soudainement embellie. J’en vins à faire mes recherches et c’est alors que naquit « Sirop de Foi » et « Sirop de pêchers », deux canettes de soda, l’une à la saveur citronnée, l’autre à la saveur de pêche. La première contenait une enzyme agissant directement sur la zone de foi du cerveau et l’activait de façon artificielle. L’autre contenait une hormone qui éteignait cette zone… Un carton ! Les clients se ruèrent dans la boutique, mais la plus grande partie des ventes se fit sur Internet. Des milliers de personnes totalement soumises à un dieu, utilisèrent Sirop de pêchers afin de casser leur dépendance à leur religion. Cela permit à certains de commencer une vie sexuelle délurée – les chaines des interdits religieux étant brisées – ou encore de s’adonner à des pratiques prescrites par leur religion. Dans certains cas, ce sont les autorités qui achetèrent mon produit. Elles traitèrent des fanatiques religieux en toute discrétion (en retirant la marque du produit afin de ne pas éveiller les soupçons), des êtres incarcérés pour terrorismes ou actes de violence directement liés à leur foi (exemple des lycéens tueurs en masse sataniques ou vouant un culte religieux à Hitler). Des milliers d’autres personnes utilisèrent Sirop de Foi, mais de façon moins « honteuse », pour tenter de donner un sens spirituel à leur existence. Des cancéreux athées, des révolutionnaires perdus, mais aussi des citoyens banaux, s’enfilèrent l’élixir et touchèrent l’extase (au point d’entendre dieu en personne leur parler). Les autorités ont aussi massivement acheté le produit, pour traiter des êtres sans foi ni loi tels que des serials killers non-mystiques, des intellectuels luttant contre la place croissante des religions dans la société (et souvent enfermés en HP ou vivants sous l’égide de syndicats, d’associations prônant la disparition de toutes les formes de clergés). Je ne peux pas vraiment développer tous les usages possibles pour ces produits révolutionnaires, mais je sais que Mon Usine a vu ses actions monter en flèche et ses parts de marché grandir sur le secteur des « produits de loisirs, de divertissement », des boissons d’appoint et plus à la marge, des produits pharmaceutiques… Je suis fier de moi, je suis fier de tout ce que Mon Usine a fait pour le monde. Et même si je sais aujourd’hui que je dois rendre les armes, je ne mourrai pas sans une certaine forme de fierté. Il n’y a plus de café. J’ai laissé tous les écrans allumés même s’ils sont éteints faute d’électricité. Les filtres de mon esprit sont puissant et ma veille, malgré des heures sans sommeil, est toujours aussi vivace. Hein ? Il faut que je finisse l’écriture de cette vie. Je n’ai plus assez de temps… Il faut accélérer, il faut aller vite, c’est vitré, c’est beau, c’était climatisé, c’était la vie, la liberté, je dois terminer, hein, je dois !! Une odeur de sueur sur soi est toujours moins agressive que sur une autre personne…

 

Mon Usine, la suite... Roman en cours d’écriture.

 

L. Houssam.                 

Publié par hirsute à 13:05:03 dans Mon Usine, la suite... | Commentaires (0) |

Andy Vérol est mort without you | 29 mars 2012

Publié par hirsute à 22:03:48 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

musulmans, juifs, chrétiens, c'est combien le litre d'essence? | 26 mars 2012

Publié par hirsute à 23:35:51 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

The Cure - Boys Don't Cry | 26 mars 2012

Publié par hirsute à 23:01:29 dans Infos cul-ture | Commentaires (1) |

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