Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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On ne fonctionnait plus qu'en génération. C'était le terme: génération. Il y avait les "jeunes", les "trentenaires", les "séniors". On zonait dans des supermarchés, avec des cartes de crédit. Les années passant, nous avions oublié l'Histoire, nous aimions être gay, gouine, nous parlions librement de cul à défaut de le pratiquer vraiment... Nous ne savions plus exactement la raison pour laquelle nous continuiions à lécher la fente sèche de nos existences...
Nous n'étions plus les progénitures, mais les flatulences de nos parents... Parce qu'après la seconde guerre mondiale, après s'être fait tabasser par la destruction, les nuits en biclou à trafiquer du pain, ceux qui deviendraient nos daddies/mummies, ceux qui allaient divorcer, voter à gauche, acheter des frigos, pécho des crédits, crever de cancers, n'arrêtaient pas de baiser, nous obligèrent aux capotes contre le sida, aux dons pour sauver des pauvres, à faire des études supérieures/garage, aux ambitions de merde (passe des concours, au moins tu auras la sécurité de l'emploi), puis aux "comment ça se fait que tu sois si déclassé? Je t'ai pas élevé comme ça!".
On baisait aussi, mais on débandait en filant la capote, on étudiait pour pouvoir s'inscrire à l'ANPE ou remplir des missions interim de merde... On était virés tout le temps... A 40 ans, nous étions des brèles sociales, des fonds de tiroir, cloîtrés en HLM, à recevoir encore des thunes à Noël de nos parents (les survivants), qui n'avaient plus que pitié de nous. Nous ne faisions pas la grêve, nous ne nous révoltions pas. Nous étions même fiers de dire que nos baiseurs de géniteurs n'étaient que des enculés de privilégiés égoïstes...
Nous avions raison. Les murs de nos cauchemars dégoulinaient de la peinture/salope que nous y avions plaqué... Nous étions lâches, abstentionnistes, addicts à tous les écrans que l'hyper-économie nous fournissait... Nous n'osions même plus aller aux putes... NOus ne faisions plus que nous branler par écrans interposés... Notre misère n'était plus sexuelle, mais humaine...
Nous n'aurions même pas su organiser l'enterrement de nos connards de parents... Nous laissions ça à des sociétés d'assurance, des sociétés de service, des croque-morts moustachus aux devis fastoches... NOus étions des humains fantoches, juste avant l'effondrement complet...
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:28:31 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
07-10-2009 00:24
De lilith Sujet:
belle utopie ..
Commentaires