Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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L'homme est ainsi fait. Petit mais ambitieux, au moins durant une courte période de sa vie. Ensuite, lorsqu'il est plein de tuyaux, crachant son cancer, qu'il est effondré sur le sol poussiereux, une jambe arrachée, qu'il hurle à la mort lorsque la tôle d'une caisse le broie, le voilà beau, te tirant des larmes, te plombant face à ton impuissante existence: on ne peut pas aider un être qui crève et on ne peut écrire quand on crève.
Michael Jackson est enterré pour la je-sais-pas-combien-de-fois aujourd'hui, et ça me fait penser à ce livre paru sur lui aux éditions Scali, l'année dernière, au moment où ma biographie de Bertrand Cantat & Noir Dez sortait. Aujourd'hui l'auteur vend pas mal sur Amazon et autres sites de refourgue de books, et ne touchera pas un droit. Et ce ne fut pas le seul. J'ai moi-même travaillé pour des prunes pour cet éditeur qui courait pour payer ses dettes, sans aucune forme de respect pour ceux qui pondaient comme des chiens, à des vitesses faramineuses, des livres de qualité moyenne mais bien en phase avec cette pute de scandale.
Je me rappelle cet échange que j'avais eu avec la nana qui avait écrit la biographie de Pete Doherty, sa colère contre Scali qui ne lui avait pas versé un pet de thunes ou presque... Elle n'était pas la seule. Nous n'étions pas quelques-uns mais nombreux. Un certain Stéphane Million, patron de collection chez Scali à "la belle époque", s'est cassé très en colère, remplacé en partie, et au pied levé par Patrick Eudeline qui navigua à vue - et le fit plutôt bien - et ne s'en tira pas tellement mieux au final.
Aujourd'hui, Bertil Scali sort un roman autobiographique qui raconte, en quelque sorte, sa chute en tant qu'éditeur mais aussi la ruine de sa vie sentimentale provoquée par cette chute. Je n'ai pas lu le livre, je n'ai pas non plus à dire ce que j'en pense. Il est libre que s'évider sans un ouvrage si ça l'enchante.
Je n'en veux pas à Bertil qui m'a appelé pour s'excuser de cet effondrement alors qu'il était dans la tourmente. Etrangement, ça m'a touché (ouais Vérol est touché) et très sincèrement, même si j'aurais vraiment vraiment aimé palper les 4000 - 5000 euros (les 10% de droits d'auteur sur le prix de vente HT pour plus de 2000 exemplaires vendus), je me disais qu'il n'était pas si escroc, si salaud ce mec (C'est peut-être ça les vrais escrocs et salauds, ils ont justement la tête du petit baby "teubé" qui sort de l'urinoir à maman).
J'allais trimer, sur le Boulevard de l'Oise, à Cergy-la-merdique, et Scali me parlait au téléphone, assez longtemps, plutôt très longtemps. Je n'avais jamais parlé à ce type. Je ne suis même pas sûr qu'il m'ait dit bonjour et même regardé quand j'attendais de voir celle qui deviendrait son ex peu de temps plus tard. Il avait une voix calme et la phrase sincère. Et ça a suffit à éteindre ma colère... C'est pourquoi, je n'ai jamais rendu public mon ressenti...
En fait, Bertil s'en sort bien, parce qu'il écrit magnifiquement ce qu'il croit être le fond du fond. Il écrit bien et inverse la réalité en sortant ce livre... Avec Un jour comme un autre, il me donne l'impression de se dédouaner, un peu comme le cadre sup' viré, qui se met à se lamenter devant son conseiller Apec ou Pôle Emploi, celui-là même qui se foutait bien de ceux qui rampent, qui lèchent les bouches d'égout, qui vide sa corbeille et rentre dans une vie lamentable en RER, direction les murs jaunes et les bâtiments qui puent, sans vie. Je ne jette pas la caillasse sur ce livre. Libre à lui, mais là où je colère, c'est à la lecture de l'article mièvre et connard de Yann Moix, un mauvais consensuel qui a préféré gâcher son talent pour parler de Claude François et de Michael Jackson au Grand Journal de Canal +from-shit.
Un article paru dans le Figaro, le "journal" des cons, des merdes, des crevards, des traders vieux,, des anti-tricards, des banquiers de province et des patrons à la con avec de la famille qui fait chier (je pense la même de Libération, L'express, Le Point, Le Nouvel Obs',etc, j'assume, ...), écrit par Yann Moix, le mec qui provoque les vulves "bijouteuses" et caresse les punks du Modem...
A lire ici: http://www.lefigaro.fr/livres/2009/09/03/03005-20090903ARTFIG00442-des-larmes-et-un-vieux-stylo-.php
A la lecture de ça, je me suis dit: "Je vais pas la faire l'interview de Bertil, c'est la honte. Yann Moix qui dit du bien d'un livre, c'est un peu comme si je caressais, d'envie, la cuisse pleine de bas et de veines d'Anne Parisot à l'Opéra Bastille, ou un truc pourrave du genre".
Alors j'hésite... Si Vérol interviewe Scali, il y a de forte chance que ça équilibre... Mais je ne suis vraiment pas certain qu'il le souhaite vraiment... lui.
Un jour comme un autre de Bertil Scali Anabet éditions, 296 p., 16 €.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:46:28 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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