Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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©Andy Vérol - Il est trop tard pour faire jouir l'autre - 08/2009
Voilà deux jours qu'on galipette bien ma pauvre Sophie et moi. Elle est sortie ce matin pendant que je dormais, pour s'acheter une paire de bas noirs et une nouvelle culotte... A mon réveil, la gueule défoncée par une migraine chimiothérapique ou presque (je n'avais plus aucun souvenir de la seconde moitié de la nuit passée), j'ai vu l'hideuse se pencher sur moi, me poser un baiser épais sur ma bouche pâteuse, et me tendre un plateau, avec du bacon grillé, des oeufs brouillés, du jus de chaussette et une rose rouge.
Putain... terrifiant... pas dans le sens où la vision de cette fille m'horrifiait. Bien au contraire, j'ai eu immédiatement une érection, et j'ai pensé à toute cette société neuneu avec des canons de beauté hue-hue, qui se prive du meilleur plat de sexe que le bon dieu ait inventé.
Elle portait ses bas et je voyais quelques longs poils au travers, sur les cuisses et les mollets. Ses pieds pourris, hyper larges et abîmés comme une travailleuse de chantier. Sophie sentait un peu mauvais. Sentait un peu le vieux, le kitch, le vioque, la croûte de gruyère qui se coince entre le prepus et le gland quand on a perdu l'hygiène pour cause de dépression (ce qui est mon cas, con).
J'ai peloté ses cuisses. Je bandais direct.
"Il faut que tu déjeunes petit coquin! Oh quel fougueux!"
Argh, sa politesse acharnée, sa manière vieillotte de parler me renvoyaient sans cesse à ma propre incapacité à me détacher de la grosse bestiasse fanatique que je suis depuis l'adolescence.
"Y'a pas un peu de bière ou de vodka plutôt que ton mauvais café du Missouri?"
Elle a commencé à faire la gueule, alors je lui ai chopée la nuque et l'ai retournée sur le lit, son gros dos broyant l'intégralité de son petit dej' pourri. Pendant que je léchais ses seins étranges (blancs, totalement différents l'un de l'autre, avec quelques poils sur les aréoles), je pensais à des factures à payer, et le fait que je n'étais qu'un looser. Hier, j'ai encore jeté un journaliste, celui-là du papelard Le Parisien, parce que sa voix me cassait les couilles... Mon éditeur perd patience... Il m'a braillé au téléphone:
"C'est la dernière fois que tu bosses avec les éditions Pylône connard! On écoule le Manu Chao et le Noir Désir, et ensuite, tu prends tes clics tes clacs et tu déguerpis."
Le fait que tout cet été m'ait entrainé dans l'enfer, me rend fragile... Des années que j'écrivais, et voilà que je n'ai plus rien à dire, que je ne défend plus rien alors que les médias commencent à se ruer sur ce que je fais, que des dizaines de milliers de blaireaux savourent la vulve de mes mots...
Bref... J'ai baisé Sophie en missionnaire, comme une demi-feignasse... puis je l'ai fait tomber du lit en la poussant avec mon talon gauche (le tien lecteur, c'est ton talon qui l'a balancée par terre)... Elle s'est relevée en saignant du nez.
"Non surtout pas en arrière la tête! Il faut faire un point de compression!"
Elle m'a remercié et a stoppé la narine glicleuse toute seule dans la salle de bain.
J'étais aux anges. On avait forniqué dans la bouffe du dèj', j'avais un peu de soleil de dehors dans la gueule, et j'étais résolu à sortir, pour aller me bourrer la gueule dans mon bar perpétuel depuis 18 ans: La Musarde.
Sophie irait à son taf, couturière et aide à domicile "pour pouvoir payer les dettes de papa".
Moi je resterais chez moi... en écrivain hardcore adulé, abandonné aux Xanax, à l'alcool, au shit et la coke... (les odeurs de sueur aussi)... Je regarderais sans doute encore, et en boucle Electroma de Daft Punk, ponctué par des morceaux de Damny, son prochain album, Nonstop de Fredo, Agent Réel et son ex-Programme... Il est si loin le temps où on joue aux Playmobils et à rêver de devenir astronaute... (ou vendeur de glaces dans la camionnette)
A suivre...?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:48:26 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
29-08-2009 23:35
De Julie Sujet:
La vieille peau... Url: [Liens]
28-08-2009 21:30
De personne Sujet:
savourent
Commentaires