Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Ce matin, je descends sur Antibes histoire de changer d'air. J'ai des crampes partout parce que je bois deux litres de vin tous les jours, que je ne mange presque plus rien, sauf quelques fruits, que j'ai perdu 17 kilos en deux mois. L'échec des biographies de Noir Désir et Manu Chao m'a décidé à refuser toutes les compromissions.
Sur Antibes, je décide d'entamer ma gueule avec un demi pression dans un rade de touristes. Il est 9h13 sur ma grosse montre Diesel, et j'ai les idées assez claires pour m'apercevoir que je ne suis qu'un looser. Hier soir, j'ai encore levé une pauvre fille qui kiffe mes écrits. Elle m'a accosté dans Mandelieu. J'avais ma dégaine de mec bourré: pantacourt en lin blanc taché de vinasse, tee-shirt crade de trois jours, tongues en cuir façon Doc Martens (avec la couture jaune). Elle était mimi, même si un peu ronde. Mais elle avait les formes là où il fallait: gros nichons, hanches larges et bouche de s'.
J'avais les écouteux de mon Mp3 vissés dans le trou des oreilles-cérumen et écoutais Everything's Different d'High Contrast (pour la deux millième fois au moins en six jours) et la fille arrivait en face de moi. Elle avait des tongues bleues, une robe bleue et des boucles d'oreilles bleues (j'ai imaginé qu'elle portait un string rouge dentelles façon vieille salope, qui lui tranchait le cul en deux).
Elle marchait lourdeaude bien qu'elle tenta de faire sa mannequin dès qu'elle croisa mon regard aviné. J'ai tout de suite compris qu'elle m'avait reconnu. Toujours la même histoire. Quand des gens reconnaissent quelqu'un d'un peu connu, ils ont ce petit recul vif du menton vers l'arrière, comme s'ils se prenaient une pichenette dans l'pif...
On se croisa, elle ne dit rien, puis j'avançai. On sent toujours quand quelqu'un fixe sa nuque. ça glace le dos, ça fait bouger les testicules comme le corps d'une pieuvre agonisant sur le sable d'une plage. Alors j'enlevai l'écouteur droit et fis mine de décrocher mon portable, un Samsung sur lequel je fais plein de photos de touriste (culs de passantes, entre-jambes de beaux mecs ou de belles meufs vautrés sur la plage, couples se galochant dans l'eau, etc.)... C'est alors qu'elle s'est évidemment décidée à me tapoter sur l'épaule fébrilement et me lancer la phrase rituelle:
"T'es Andy Vérol non?
- Non je suis Antonin Artaud désolé."
La vanne était grotesque, à la hauteur de mon taux d'ivresse avancée (Deux bouteilles de blanc et cinq canettes en cinquante de 1664).
On a marché côté à côté et je lui ai pris la main direct. Elle s'est crispée un peu, sur l'instant, puis s'est relâchée, avant de se tourner vers moi et m'embrasser goûlument... Etc etcEtc Etc etc ...
A Antibes, il fait lourd ce matin. Je n'ai rien à écrire. Soulagé pour un temps, niveau cul, je lis Nice Matin, les pages locales, parce que ça m'éclate. Un mec au bar braille:
"Putain! Y nous font chier ces parigots de merde! Y se pointent partout et se croient chez eux! Putain! Un d'ces jours on va leur montrer de quel bois on s'chauffe..."
C'est vrai que je me sens chez moi ici. C'est vrai. Ce mec a raison, je me crois chez moi, et j'trouve ça doux et jouissif...
Comme elle s'appelait Rebecca la fille, v'là:
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:51:06 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
14-08-2009 14:06
De brigitte Sujet:
coucou
Commentaires