Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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"Lève-toi mon petit, t'as besoin de laver ton sexe et tes pieds, chercher du travail... et ranger ta chambre, couper ton ordinateur, éteindre ta console, ton MP3, ton portable. Il faut que tu donnes des caresses. Il faut que tu changes ta chambre, que tu mettes les meubles autrement. Il faut que tu ailles aux Etats-Unis, pour apprendre l'anglais, c'est important d'être bilingue dans le monde dans lequel on vit, c'est comme ça que tu trouveras un travail digne de ce nom, que tu comprennes la politique, que tu arrêtes d'essayer mes robes de gala, les robes de gala de papa, c'est pour qu'on puisse manger correctement. Que dans l'hiver canadien, je puisse proposer des spectacles travestis pour aider à sauver les ours blancs, faut avoir des bonnes notes à l'école hein?."
"Tu fais chier papa."
Je lève ma grande paluche vers le ciel avant de l'éjecter contre la joue du fiston.
"Tu dois le respect à daddy/papa. Tu n'es qu'un merdeux. Tu t'amuses, tu vis à la cool dans ta piaule dégueulasse. Mais c'est moi qui te nourrit. Tu me rentres dedans sans cesse pour me dire que les africains sont tes frères, que tu es solidaire des asiatiques qui se font buter, des sud-américains qui luttent pour leurs droits. Quels droits? Tu m'expliques? T'as des droits ici non? Mais tu me balances que je te fais chier. Et je vais te dire pourquoi tu me lances des trucs de connard comme ça à la gueule. Parce que tu as plein d'hormones dans ton corps. T'as juste envie de baiser tout le temps, tu n'as aucun courage, tu joues au coq qui veut contrôler la basse-cour pour te dire que tu es quelqu'un. Mais moi je suis papa-daddy, et tu sais que si tu lèves la main sur moi aujourd'hui, je te pulvériserais contre un mur... même si tu fais du Kick Boxing et du Karaté. Je te pulvériserais."
Je referme le cahier. La Vérole a écrit ça en janvier 2008. Apparemment, il avait un fiston et retranscrivait intégralement leur relation sur ses cahiers pourris.
"Oh shit, What a fuck... Yé Truuuu".
J'écoute un vieux truc. Le rap c'était bien. ça a contribué à la destruction du monde et sa grosse queue bien raide, pour le bonheur de chaucun. La Vérole est tordu de douleur. Il a des diarrhés depuis des jours et des jours. Une fièvre colossale. Le maître du monde qui croupit comme une huître sur le macadam de la cave.
"Tu vas tenir le coup la Vérole? Parce que je te rappelle qu'à cause d'enculés comme toi, on n'a plus de système de santé rentable. Tout comme les Arabes ont niqué leurs avancées fondamentales en se laissant submerger par une nouvelle religion et baffer par l'occident,...; les occidentaux sont en phase de finir dans le même coulis de décadence non assumée... Et..."
La porte de la cave s'ouvre. La lumière artificielle déboule dans les pupilles comme une explosion atomique de forme rectangulaire.
"La relève".
Je ramasse ma serviette, mon coussin et mon flingue. Mes clefs sont restées dans la poche.
"Salut la Vérole, je récupère et je reviens à toi."
Polo fait sa gueule de con. Les séances de surveillance nous extirpent de notre confort volé.
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:54:00 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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