Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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©Sonic Youth - Couverture de l'album Evol - 1986 - Geffen Records
Sais pas c'qui m'arrive ces derniers jours. Peut-être parce que je ressens le chômage comme une chance ultime de mourir en ne foutant rien, en me baffrant aux frais de tous les connards qui bossent encore dans ce pays de cons... Profiter du système... Comme disait les BB Docs (sorte de groupe keupon oublié): "La sécu tu la baises tu la niques, participe à son déficit! Rasta man!"
Bon alors je profite aussi que l'industrie du disque se pète bien la gueule dans la boue, que cette grosse salope d'industrie a commencé par virer les techniciens de surface, les archivistes, les exécutants au smic pour finir, aujourd'hui par ces directeurs "artistiques" de merde qui t'ont vendu du Pete Doherty et du Madonna comme s'il s'agissait d'agents transgressifs de la création moderne, dite contemporaine... Mais bon voilà, tout ça se casse la gueule. On commence à te vendre les coffrets-là, les trucs de DVD pour offrir à papa, à tonton, à Jérémie le fils à la belle-soeur... Tout ce bordel à vomir qui te donne envie de mettre Charlie Chaplin, Scorcese et Godard au pilon...
Moi direct je vais à la grande braderie. Je ne me suis pas résolu à télécharger les artistes que je vénère comme Dieu le père, son fils et la mère qu'a jamais couché pour enfanter. Je m'achète Evol de Sonic Youth. Et je me plonge cul nu dans le ventre de la création contemporaine au début de l'Apocalypse réel. En 1986, on savait déjà qu'on était plus que de la merde, que notre société, notre humanité n'était plus que le tas de viande compressé dans la machine teigneuse accouché par un capitalisme tout-puissant. La matrice comme disent les bouffons, tous ces mots modernes là comme "quintescence", "dommages collatéraux" ou "meuf". Les quatre-là, dans un ultime soubresaut de vie, ont fait un album qu'il faut faire rejaillir. Tu sais le morceau de zic qu'on te met pour illustrer l'émotion au-dessus de ton cercueil.
Je me dis que s'il existe encore des chaînes hifi, des amplis, des trucs qui crachent du son électrique à l'heure de ma mort, je voudrais qu'on me mette Evol en illustration sonore. Je la vois la gueule des tontons, des cousins, de la mama, des trous du cul d'amis de ma mère tout ça. Je vois la gueule de mes potes Arturo et Vidal, les yeux fermés de bonheur, éjaculant en scrède dans leurs frocs à l'écoute de "ce" Sonic Youth de haut vol, Evol. Je la vois, je l'entends partir avec moi, ma Verge, me sussurant quelques pensées de bonheur à mon âme se disloquant comme une fourmillière qu'on explose à coups de pied.
C'est tout.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:40:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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