Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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Je ne la vois pas beaucoup, pas tellement, pas assez. Elle me donne l'impression d'être sèche l'Amanda. Moi j'écris bien, je m'exprime bien, mais je la sens sèche comme le dentifrice en dépot sur la joue. Elle est osseuse et Natif y voit des seins, des hanches, une croupe à faire frémir les porteuses. Les petits objets posés au-dessus de son lit me fascinent. Il y a ceux qui remontent à son enfance et à son adolescence, le genre de poney à la longue crinière blonde à coiffer. J'ai pas peur de faire chier le lecteur en écrivant ça. Me sens assez libre pour mélanger les moi, les toi et les propos sur Amanda, libre comme l'air, sèche au sexe, bavarde, gesticulant tout le temps... Son histoire de mannequinat, j'y crois pas. Je la vois pas sur un podium, ou en train de faire la chienne devant l'objectif d'un photographe grisonnant. Je la vois bonne soeur ou soubrette coincée, la Amanda, sèche comme un coup d'trique, ma trique vient de là... Je ne lui dirai pas, mais son corps anorexyque me fait bander. C'est sans doute l'effet d'une mode, comme cette fille-squelette qu'on expose en affiches géantes à la vue de tous... C'est du vomis de propagande... C'est de l'action-bonne-conscience ce genre de propagande... Tout est fait comme ça par ici, en France, la connasse. On détruit en amont, on crie "oh je savais pas, faudrait pas que ça se passe, c'est la faute à ceux qui abusent d'un système pourtant si parfait" en aval. Amanda sait tout ça, elle ne s'en "plein" pas, en tout cas pas avec les mecs du garage que nous sommes. En somme, elle assume en visu avec nous, mais nan, han, elle ne dit pas tout... Je lui parle assez peu, mais elle me donne envie de pleurer d'envie, de sexe, ma queue congestionnée par ses épaules pointues, ses tétus pointus tendus sur des embryons bouillons de nibards... Des milliers d'barres de pression on/in my sex... Je serais sa chienne à la belle si simplement, elle se tournait vers moi, et me murmurait: "Occupe-toi d'mon ossature." Je sature de pensées comme ça, j'ai les flans flasques d'émotion, les cuisses cuites, le coeur l'marteau piqueur han, le ventre brouillé et les yeux girouettes... Les orifices de mes yeux.
Amanda, c'est l'opposée des minettes/meufs/nanas/gonz/tassepés que je course dans les pubs glauques et bidons où braillent Nelly Furtado/c'cul et autres sauvageries... Tant que possible, j'essaies de ne pas croupir au garage. J'fais toujours des phrases belles et bandantes... On en est tous là les étudiants, écrivant, bruyants, sans idées blindés d'hormones et de clichés d'pensées... Je sais que les vieux ont déjà pensé comme nous, mais nous sommes persuadés d'être les premiers à se rebeller, à bander, à s'éjac les uns dans les autres, p'tain la flaque à fffhhh.?
Les deux autres ne trouvent rien de bon dans la belle squelettique. Ils triquent ailleurs eux. Ils font semblant, ils flirtent (ressortir du vieux mot d'vieux pour r'nouveller l'concept d'kiff), ils vont se frotter ailleurs, sur des filles en chair, des seins, des culs rebondis... Amanda passe l'aspirateur avec tous ces soubresauts dans sa silhouette. La lutte avec les poussières, les boues séchées éclatées... J'ai une boule dans la gorge tellement je la veux, tellement je l'aime... Comme si j'avais 13 balais, première meuf, baisés, doigts sur les hanches et silences longs génés... Jouir vite fait avec la main et se murer dans un brouhaha de fêtes sans fin, de longues nuits en boîte, en free, en concert, en soirées privées à assimiler les codes de la drague, des mots pile-poil, des regards ajustés-prédateur-romantique-viril-attentif, la langue précise, la respiration exacte, les jeux de doigts, les sexes significativement armées pour se rencontrer, se contracter et se tester pour se libérer. Jouir à en pâlir... Le souffle perturbé, les râles ridicules, les tremblements qui pullulent sur la peau trempée de sueur. Amanda, elle, est pour moi, la femme-sèche, attaquée par la famine et des souvenirs de traumatismes lourds... Prolongation de teen en elle...
Ils se définissent contre... (Roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 09:45:59 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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