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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Le domaine du secret de l'amour - Police... Suck..sssssssss | 23 décembre 2008

 

"En rêve je marche avec toi,

en rêve je parle avec toi..." (Coil "Love's Secret Domain")

 

Polo a l'habitude de passer la main dans son short, glisser deux doigts dans la raie de son cul, puis les sentir avidement ensuite.

"J'adore l'odeur de mon cul. J'adore ça. C'est comme un parfum.

- C'est pas faux. Je ressens ça aussi.

- Certains flics aimaient bien faire ça quand ils me chopaient, me mettaient en garde à vue. Ils me faisaient sentir la raie de leurs culs parce que je n'étais qu'un sale pède junky à leurs yeux. Ils avaient toujours le visage apaisé quand ils commettaient leurs brimades. Des gens bien dans la vie, qui lâchaient leurs merdes intérieures sur des types qu'ils considéraient comme des ordures. Leur truc, c'était la haine ficelée dans un code pénal... Leurs potes les "des-putes" faisaient des lois, qu'ils appliquaient en bons chiens dressés par l'Etat et leurs ancêtres héroïques qui s'étaient faits massacrer pour la France... Ah putain de merde. J'ai parcouru le monde, mais les flics français et les amerloques, c'était les mêmes, des papas "honnêtes", propres sur eux qui auraient volontiers tué les juges pour appliquer leur sentence de merde. Remarque, y'avait rien de bon chez ces types en uniforme, mais ils étaient uniformément tarés, honteusement sans talent, sans esprit, sans intelligence.

- Quelle envolée ma poule. T'as bouffé des livres cette nuit?

- Te fous pas de ma gueule, ces flics en ont fait baver toute ma famille. Pour choper mon frère, ils frappaient mon autre frère. Pour faire condamner mon père, ils cassaient la gueule à ma mère pour lui faire avouer des vols qu'ils n'avaient jamais commis. Ils valaient pas mieux que les cannibales ces mecs. Ils bouffaient les détraqués au nom des détraqués qui nous dirigeaient.

- La Vérole en est un.

- Ouais et on devrait pas le laisser comme ça.

- On va pas se comporter comme ces flics qui t'ont ruiné pour défendre un système, un Etat, une pseudo-République.

- On a bu du sang d'intello j'crois.

- Yep Polo."

J'arrête mon repassage. M'approche de lui. Tu as le soleil qui prépare nos transpirations derrière les rideaux. Il y a le vent qui passe par ce hublot creusé dans le mur. Pour faire beau. "Je reviens, et j'aime ça." Je murmure. Il dit: "Chut, fais attention, les autres pourraient nous entendre."

Je me réveille en sueur et à poil sur le canapé en cuir blanc. J'ai la peau du cul collée sur cette merde. Douché à la sueur. "J'ai l'impression de tomber là." Il n'essaie pas de monter plus haut que moi, dans l'escalier d'mon désir. "Chut, il ne faudrait pas qu'ils nous attrapent". C'est pas très beau. C'est magnifique. Le soleil s'arrache à la ligne de l'horizon, tressaille un instant et débute sa longue glissade en arc de cercle... "Incalculable. Tu es incalculable..." Polo se penche au-dessus de moi. "Chut, il ne faut pas que les autres nous entendent." Je me réveille de nouveau. J'ai la peau de la hanche qui est collée au cuir épais du canapé. Je pue un peu. Surtout les émanations doucesacides venues de mon gland, mes couilles et mes aisselles. J'ouvre doucement mes yeux, et ne vois personne.

La télévision est allumée. Le fer à repasser soupire. Une émission de télé-boutique me tient par le colbac et tente de me vendre un tir-bouchon électrique...

"Chut."

Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:20:28 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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