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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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<< PAN! DIMANCHE 02 | Cause anthropique de la disparition de lHomme? | Dans l'Empire de "Je t'encule" >>
Mouliner l'air à l'infini en se persuadant que demain sera le nôtre, que demain brillera l'Amour, l'Intelligence... Brasser de l'air. A l'échelle planétaire. L'Homme s'est lui-même séquestré sur la planète. Peut-il seulement se résoudre à sa propre disparition par étouffement ? L'Homme/geôlier, l'Homme/prisonnier. Son monde/pénitencier. Sa préventive. Sa mort sans jugement.
Le corps lardé de coups de l'Humanité, croupit, s'étale, se gaufre. Le corps brûlé. L'amas/viande des êtres cumulés, entassés, comme dans ces monstres de modernité technologique que sont les avions de ligne. La mondialisation, c'est la promesse de la fin inéluctable de l'Histoire, de l'âme des Hommes, réduits à leur seule capacité à consommer, à innover, inventer, proposer... Exclus les pensées/déjà/poussières sur le sens, sur l'attente, sur l'ennui, sur l'envie de vie, le désir de mort, sur l'attente de l'immortalité, sur le pourquoi/pas/l'oisiveté. Exclus les regards sévères portés par un ou des dieux tonitruants. L'Humanité est devenue un taulard gesticulant furieusement dans une cellule trop petite. L'Humanité est ce séquestré qui se branle sans apprécier l'orgasme, qui se shoote sans planer, qui encule sans jouir.
100, 200, 400 imbéciles partent à destination de quelque part avec des milliers de tonnes de carburants, des ordinateurs partout, des circuits, des micro-processeurs, des fils électriques, des tonnes de tôles, de matière, de structures modelées à la force des machines, robots et autres bras puissants, des plans, des comités d'ingénieurs, des techniciens consciencieux. L'assemblage. La matérialisation d'un véhicule aérien extraordinaire...L'avion, arme de perdition et de séquestration massive. Moyen ultime d'entériner l'idée selon laquelle nous devons vendre nos emplois pour vendre des Airbus. L'avion de ligne, sa gueule profiler, ces 100, 200, 400 imbéciles tournés vers l'avant, en ligne... Avion de ligne. Outil ultime de lavage de cerveaux. « Vous désirez un café ? Un jus d'orange ? Un thé ? Un croissant », l'hôtesse et son uniforme. Le sourire. La façon insipide d'être correct, respectueux... L'homme voyageur est séquestré. S'il insulte l'hôtesse : «Arrête de faire ta connasse ! Arrête de me proposer ton gavage ! Tes magazines et journaux de merde ! »
Des hommes sur-entraînés se jettent dans le cockpit, des panaches de fumée, les cris. Allah Akbar ! L'avion est vaincu. Les 100, 200, 400 imbéciles aussi... Les 2500 autres... Les imbéciles.La liberté à coup de « vous pouvez retirer votre ceinture. Vous ne pouvez cependant pas rallumer vos téléphones, ni fumer. » Boire. Supporter l'air conditionné, cette fraîcheur sèche qui fossilise les crottes de nez en un rien de temps. Les consignes en anglais. Les indications du commandant de bord. L'uniforme. Le chef absolu de la boîte en l'air. Les sièges trop petits qui obligent à une promiscuité. L'haleine des autres. Les goûts des autres. Celui-là et son magazine de bagnole. L'autre-là qui mate les jambes de l'hôtesse. La maman qui ne sait pas faire taire son gosse. Le cadre endormi, la bave aux lèvres.
L'Humanité/Occident traîne dans les aéroports. Les boutiques sont judicieusement placées, prix majorés. Les zones d'embarquement sont immenses. On scrute les sacs à mains. On fait enlever les talons des femmes, les boucles de ceinture des hommes... En souriant. En crevant.
Paris Rue Montorgueil 9h26 29 mars 2007
Tout ce fric qui m'incendie. Les gens/pourboires, les citoyens cadenassés au pognon. Concentrations économiques. Dispersion sociale. L'éclatement de l'homme. Nuit noire.Nos vies détournées.
Se sont reproduits comme des cochons juste après la guerre, et ont livré les fermes et les usines à des marchands de mort, leurs germes et leurs urines comme éléments de décor. Ont laissé des villes/prisons, des avions de ligne luisants. Des lignes de vie plus longues et des rêves éteins.
Hiatus. Eoliennes. Hier. Pourquoi faire ?
Andy Verol
Publié par hirsute à 21:22:43 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
30-03-2007 12:46
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