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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Andy Vérol répond à mhell, adolescence biactol et maudite... | 26 janvier 2008

Je reçois un commentaire extra, ce matin en me levant - Ouais enfin 13h30 quoi t'avais compris - dans l'espace Myspace de Rupert Murdoch. mhell, c'est l'acnée juvénile de l'écriture. et ça j'adore, c'est un peu comme des p'tits bonbons au goût bizarre qui finissent par laisser une trace délicieuse dans le gosier. Un de ses potes avait fait le même coup. Mais moi, j'ai ce côté proche des d'jeunes poètes, qui prend soin de lire leurs "attaques" à mon encontre, parce que j'y décèle tous les ravages d'une libido naissante surpuissante. C'est un peu à l'adolescence que l'on vit les choses de façon exacerbée. Des choses parfois minuscules, très auto-centrées... Des choses quoi... L'adolescent occidental a ceci de spécifique que j'en ai moi-même été un des illustres membres. Une époque nulle à chier mais que tu vis comme un traumatisme jouissif. Peu importe que le capitalisme zigouille des millions d'enfants d'ailleurs, d'adultes, de vieux, l'adolescent poète SAIT, l'adolescent SENT. L'adolescent occidental blanc aime à pleurnicher sa race... Tout ça pour devenir un salarié minable aux rêves chiassards (l'adolescent te dit que lui, ça lui arrivera jamais! Parce que l'adolescent pense que le frigo, ça doit pas être bien compliqué à remplir).

Bon alors déjà, voici le commentaire de mhell ( http://www.myspace.com/stillmhell , qui, sans doute, est la meuf d'Ende qui avait déjà tenté une valse avec moi), suivi de ma réponse:

certains ne t'apprécient que parce qu'il parviennent enfin à comprendre un écrit. la littérature pour la masse ne signifie pas littérature de qualitée, bien au contraire. on peut être vulgaire tout en restant poétique, ce qui n'est malheureusement pas ton cas. la vulgarité n'est pas le motif du manque de qualité mais parfois elle traduit un manque de talent. un écrit ne doit pas forcément être compréhensible par la masse, la littérature est élitiste, cela est avéré. apprenons alors à jouer de ce fait établie plutot que de vouloir le détourner et faire de l'écrit pour tous. j'écris avant tout pour moi même, et alors ? si cela te gène éventuellement (encore faudrait-il que tu m'accordes une once d'intérêt pour cela...) sache que je m'en tape. ma démarche (que je pense similaire a celle d'EndE) est à l'opposé de la tienne et si l'intolérance et l'incompréhension sont les maître mots de ta religion, je te souhaite d'être épanouie dans cette démarche restrictive.
l'introspection est le maître mot de l'écriture. ton environnement fait partie de toi. l'introspection te permet donc alors seulement de mieux écrit sur toi même et sur ce qui t'entoure. l'écriture est pour moi le moyen de mieux me connaître, d'accepter la cohabitation qui m'est imposée avec moi même. si la masse ne comprend pas ce que je raconte cela m'indiffère au plus au point. je ne pense pas bien écrire. mais je suis sure d'une chose, toi non plus. tout le monde te comprend, tout le monde aime la merde (regarde le nombre de gens qui payent chaque année la redevance télévisée... toi le premier je suppose -ok c'était facile- ...). si tu te satisfait de si peu, tant mieux pour toi, mais ne crache pas dans la soupe de ceux qui aspirent a plus élevé...

bonne journée.

mhell

La réponse de moi-même:

Quelle leçon! Toi tu fais partie des derniers cow-boys français! (C'est le titre de mon roman pour le public que c'est vulgaire que c'est de la pub que ça sort en avril, tu veux d'la moutarde avé ta tarte à la crème dans la face?)...

Bravo! J'ai l'impression de retrouver le petit mégalo pseudo-introspectif que j'étais à 16 - 17 balais. J'étais tellement persuadé d'être un écrivain et de savoir ce qu'était la littérature, que je ne voyais pas les milliers de fautes de style, de rythme et de sens qui jalonnaient mes écrits.

Je ne suis pas dans ta démarche. Plus du tout. J'ai passé près de 15 ans à me palucher en me persuadant sans l'avouer mais en me le disant certaines nuits, que j'étais un écrivain maudit, c'est à dire, l'incompris de mon temps. En fait, je pensais que je pouvais saisir le monde entre les deux paumes de mes mains jolies. J'avais les yeux qui pleuraient lorsque, sur le balcon, dans mon attirail de keupon de classe populaire/moyenne blanche, je regardais la lune à trois heures du matin. Seul. Le monde m'appartenait. Ce monde-là m'appartenait. J'étais maître d'un univers que l'Humanité ne saisissait pas.

Bon soit, c'était bien de se sentir blottis dans ce furoncle intellectuel qu'est la certitude. Je ne savais pas, durant toutes ces années, qu'en fait mon stylo, mes textes, c'était ma queue et mes flux permanents d'hormones adolescentes et post-adolescentes... Je vivais dans un monde de télé, de frigo, d'associations humanitaires, de symboles du passé que je prétendais comprendre, de bagnoles pare-choc à cul dans les bouchons, etc. Je vivais en Occident moderne, celui qui s'est gauffré dans la seconde guerre mondiale, les luttes post-coloniales, les felûres, les idéologies purrulentes... Et j'y vivais avec ma bite en feu d'adolescent (Statut somme toute, qui n'existe que depuis les Beatles finalement), ma scolarité dans des établissements mixtes, et mes vaseuses tentatives de mimer le talent des poètes dont les profs ne cessaient de nous bourrer le mou sans en comprendre les conséquences...

Les conséquences, j'y viens mon pote (ou potesse, j'ai pas réussi à déterminer ton sexe)... La conséquence, c'est ce long flux de fautes de goût, de sens, de style qui dégouline dans ton propos. Je trouve ça tout attendrissant, du haut de ma vieillitude, mon incapacité à trouver la baise aussi tripante qu'avant, sauf si elle est d'une perversité sans limite, de voir que l'Occident capitaliste post-culturel continue à pondre sans fin les mêmes "no life" (c'est un terme moderne très explicite et efficace) qui re-disent les mêmes poncifs... Pour les jeunes gens en mal de quéquètes, qui ne savent pas encore s'ils sauront bien se servir de tout ça, la littérature reste "élitiste", un acte noble, quelque chose de sublime... Mais à y regarder de près, je ne sais pas ce que tu deviendras dans quelques années, mais sans doute seras-tu très loin de ces écrits introspectifs qui ne sont, au fond, qu'une auto-psychanalyse de gestion de trop-plein hormonal. Un truc du genre. Peut-être seras-tu encore à écrire dans ta chambre, de longs poèmes relous (J'en ai plus de 600 dans mon cagibit) où tu transpires de tristesse, de mélancolie, de culte du passé et autres lamentations toutes droits chopées au XIXème siècle. Peut-être seras-tu édité, pourquoi pas lu par nombre de crétins dont tu ne connaîtras jamais le nom. Et là tu relieras ton propos et tu riras à gorge déployée. Pire, un jour tu seras le nouveau Ellis Semoun, celui-là même qui écrivait des petits poèmes pseudo-stylisés introspectifs et qui a fini comme le plus grand humoriste français (en tout cas l'un des plus grands). Je préfèrerais, pour toi, que tu finisses comme le dernier.

Et pour reprendre ta phrase fameuse (comme une vieille soupe?): "mais ne crache pas dans la soupe de ceux qui aspirent a plus élevé..." Je pense que ma grosse giclette suranée de vieux donneur de l'çon, te fera le plus grand bien pour t'élever et t'écraser la gueule sur le plafond de ta cave froide, poussièreuse et imbibée d'odeurs de tabac froid, de sperme frelaté et de sueur d'poète maudit...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 15:27:16 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

27-01-2008  13:09  27-01-2008 13:09
mhell présidente!  De  hirsute identité certifiée Sujet:  mhell présidente! Url: [Liens]
Ce "bonne journée", c'est une façon à elle de dire, "maintenant je suis une femme, je mets des serviettes hygiéniques correctement, ça déborde plus, et mon mec il adore me lécher quand j'ai mes règles, mais moi ça m'dégoûte un peu, on dirait un vampire!" Bonne nuit...
27-01-2008  12:38  27-01-2008 12:38
 De  Arturo B.  Sujet:  "Bonne journée"
Évidemment, le plus drôle dans cet implacable pamphlet de mhell ce sont ses 2 derniers mots !
26-01-2008  18:14  26-01-2008 18:14
Aspiration élevée ?  De  Malbrouck  Sujet:  Aspiration élevée ?
Sacré Andy Vérol ! Je peste aussi assez souvent sur cette jeunesse là non pas parcequ'elle serait jeune mais parcequ'elle mime et parodie de manière très effrayante et pathétique une pensée dominante ! Comme si on était parvenu à stéréotyper toute forme de sentiment ! Des robots formatés et figés qui répètent exactement tous la meme chose à la virgule près ! Cette brave Mehll n'est meme pas consciente qu'elle est clonée à des milliers d'exemplaires ! Elle est plutot bonne élève et a bien retenu la leçon puisqu'elle pour but et sens existentiel d'avoir une "aspiration plus élevée" que son interlocuteur ! Les thèmes de l'ambition et de la compétition ont encore de beaux jours devant eux ! Qu'elle se rassure, pour etre aspirée elle sera aspirée ! L'aspirateur est aussi puissant qu'inspiré ! Je m'arrete moi aussi assez souvent sur ce que disent de leurs reves ces jeunes justement pour naivement y dénicher un hypothètique vent nouveau ou une possible espérance pour l'humanité ! Parmi eux est peut etre déjà né mon fameux homme universel ? Pour l'heure rien à l'horizon : Godot semble encore vouloir se faire attendre ! Permettez alors que je continue à aspirer au plus bas possible ! J'ai raté ma vocation de spéléologue ou d'archéoloque peut etre ? Les sous-sols m'intéressent de plus en plus ! ;-)

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