Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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La violence urbaine est pénible à vivre si elle n'est pas compensée par des distractions proportionnelles... Léonard a récupéré un de ces élastiques que des cadres sup' d'entreprise ou des sportifs bourgeois utilisaient pour se distraire et se faire des sensations dans l'pénis, dans l'anus et le ventre... Et tout un tas d'autres endroits innommables. Afin de redonner la pêche à ces gros cons qui servaient de DRH, de technico-commerciaux, de PDG et de managers décontract' mais efficaces, les entreprises dépensaient plein d'argent pour motiver les troupes, pour booster des équipes qui, plutôt que de massacrer leurs adversaires à coups d'obus, de flingues perfectionnés, de tanks et d'avions de chasse, préféraient exploser l'adversaire à coups d'OPA hostiles ou non, promos sauvages, dumping, fusion, scission, délits d'initiés, corruption de fonctionnaire, financement des partis politiques, etc. La bonne humeur et le bonheur du capitalisme débridé des années 2000. On en pleure encore et pour très longtemps (je répète, je répète, j'veux qu'ça rentre, je répète).
L'élastique sert désormais au jeu du tir à la corde que Léonard tête d'anar a organisé, pour le plus grand plaisir de tous et toutes (des femmes en spectatrices surtout, mais aussi quelques-unes un peu molosses qui se lançaient dans la compèt'). Alors dans la poussière, la bête affamée qu'est la foule des plus-rien que nous sommes devenus, on s'entasse autour des deux équipes de costauds qui tirent d'un côté et de l'autre côté...
ça ne paraît pas comme ça. Ce genre de jeux, lorsque j'étais gosse, permettait de se marrer. Ici, maintenant, il s'agit de vider sa rage, sa faim, son mal-être. Il faut évacuer, d'une façon ou d'une autre... Et quand Léonard gueule "Partez", pas un flic à l'horizon. Les uniformes ont toujours été au service des puissants, des possédants. Ils ont toujours défendu un monde sans justice parce qu'ils ont, pour l'essentiel, l'intime conviction, dès l'arrestation d'un quidam, de sa culpabilité ou de son innocence.
Pas de flic, pas de vigile. Pas d'ordre qui vive gesticulant autour de cette furie collective et poussièreuse.
A suivre...
Mon Usine, la suite...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:06:05 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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